Qu’est-ce que le temps ?

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En tant qu’êtres humains, nous habitons le temps et l’espace. Mais qu’est-ce au juste que le temps ? Nous pouvons prendre le temps et nous pouvons en donner, nous pouvons en perdre et nous pouvons en gagner. Le temps est un concept difficile à saisir et à définir. Nous pourrions dire de manière générale qu’il s’agit de la mesure définissant la durée des choses et des événements.


Nous pouvons distinguer deux catégories de temps. D’une part, il y a le temps physique mesuré par les montres et les calendriers. Il est stable, absolu et immuable : il est le même pour tous. D’autre part, il y a le temps individuel intérieur propre à chaque individu, qui s’évalue en termes de perception, en fonction des circonstances, des situations et de l’intensité des événements. Par exemple, nous ne percevons pas une journée de joie comme ayant la même durée qu’une journée de peine et nous ne percevons pas non plus une heure de plaisir comme ayant la même durée qu’une heure de souffrance.

Le manque d’activités et l’ennui font paraître le temps très long, alors qu’une succession rapide d’événements ou un grand nombre d’activités le font paraître comme très court. En comparaison du temps extérieur immuable, le temps personnel intime est ressenti et évalué en fonction de notre situation, de notre état, des événements et des circonstances. Si vous demandez l’heure à des gens habitant les Îles-de-la-Madeleine, au Québec, certains de ces insulaires au langage coloré vous répondront : « Ici il n’y a pas d’heures : il n’y a que du temps ! »

Le temps existait bien avant que les heures ne soient établies. La perception individuelle du temps diffère d’une personne à une autre, d’une société à une autre, d’une époque à l’autre, d’une période de la vie à une autre. Un adolescent ne perçoit absolument pas le temps et sa durée de la même façon qu’un vieillard. Quand nous sommes très jeunes, le jour tant attendu de pouvoir conduire une voiture nous semble tellement éloigné. Un temps interminable ! Marcel Proust, l’auteur de l’œuvre littéraire « À la recherche du temps perdu », avait raison d’écrire dans ses chroniques : « Les jours sont peut-être égaux pour une horloge, mais pas pour un homme. »

 

Le temps est court

À la maison, il y avait une très grande différence d’âge entre notre père et nous, les deux derniers garçons de la famille, issus d’un second mariage après le décès de sa première épouse. À plusieurs reprises dans sa vieillesse, il nous a dit : « Les garçons, c’est très court une vie ! Quand je regarde en arrière, c’est comme si toute ma vie s’était déroulée en quelques instants ! »

Dans la présente création, nous vivons à l’intérieur du temps. Cela fait partie de l’expérience qui nous est donnée. C’est une durée limitée qui est allouée à chaque individu. Et ce temps qui avance inexorablement est irréversible ! Il n’y a jamais de retour en arrière sur le fil du temps où chacun ne passe qu’une seule et unique fois au cours de sa vie. D’où l’importance absolue de bien utiliser ce don précieux et de réaliser que chaque choix ou chaque décision prise en cours de route aura des répercussions réelles, positives ou négatives, sur le reste de notre vie, à court terme ou à long terme. C’est pour cette raison que Salomon invita les jeunes gens à s’appuyer sur Dieu dès leur jeunesse : « Souviens-toi de ton créateur pendant les jours de ta jeunesse… » (Ecclésiaste 12 :3). Le fait de se tourner, ou non, vers le Tout-Puissant au début de la vie fait toute la différence lorsqu’il s’agit de s’appliquer à vivre selon Ses lois et à en tirer tous les bénéfices qui en découlent.

Moïse parle de la brièveté de la vie lorsqu’il déclara dans sa prière : « Enseigne-nous à bien compter nos jours, afin que nous appliquions notre cœur à la sagesse » (Psaume 90 :12). Quel que soit notre âge au moment où Dieu nous appelle, en nous permettant de comprendre Sa parole, il est essentiel de réaliser que la vie est courte : « Voici, tu as donné à mes jours la largeur de la main, et ma vie est comme un rien devant toi. Oui, tout homme debout n’est qu’un souffle » (Psaume 39 :6).

Dieu a créé toutes choses, y compris l’espace et le temps. Lui-même est hors du temps, dans une autre dimension. En fait, Il vit à un autre niveau d’existence et c’est précisément à ce niveau d’existence unique qu’Il a projeté d’élever les êtres humains qui choisissent librement d’abandonner leurs voies mauvaises, pour vivre selon Ses lois et développer Son caractère.

Pour ce faire, Dieu a donné le « temps » aux êtres humains, comme une plate-forme limitée dans la durée, pour expérimenter des choses et faire les choix qui détermineront leur avenir.

Le Créateur a même créé une remarquable horlogerie céleste pour marquer les temps et révéler Son plan. « Dieu dit : Qu’il y ait des luminaires dans l’étendue du ciel, pour séparer le jour d’avec la nuit ; que ce soient des signes pour marquer les époques, les jours et les années » (Genèse 1 :14). « Il a fait la lune pour marquer les temps… » (Psaume 104 :19). Ces marqueurs servent également à désigner les Fêtes qu’Il a décrétées : « Sonnez de la trompette à la nouvelle lune (Fête des Trompettes), à la pleine lune, au jour de notre fête (Fête des Tabernacles, 14 jours plus tard) » (Psaume 81 :4).

 

Une vie éternelle

Sous l’inspiration divine, Salomon a écrit : « Il n’y a de bonheur pour l’homme qu’à manger et à boire, et à faire jouir son âme du bien-être, au milieu de son travail ; mais j’ai vu que cela aussi vient de la main de Dieu » (Ecclésiaste 2 :24). Il décrit ici la plus grande satisfaction possible au niveau humain.

Toutefois, dans le livre d’Ecclésiaste, Salomon explique en long et en large que cela ne suffit pas à l’homme et ne lui permet pas d’atteindre le véritable but de l’existence, qui se situe dans l’immortalité, au-delà du temps, dans la vie éternelle. Dieu, qui a tout prévu et planifié en conséquence, a mis dans le cœur de l’humain un désir de vivre à jamais. C’est pourquoi Salomon pose ensuite la question : « Quel avantage celui qui travaille retire-t-il de sa peine ? » (Ecclésiaste 3 :9).

Dans l’espace et le temps où nous vivons, tout a un commencement et une fin. Même les vies les plus accomplies n’apportent pas une satisfaction totale. C’est pourquoi Salomon précise, en parlant des êtres humains, que Dieu « a mis dans leur cœur la pensée de l’éternité, bien que l’homme ne puisse pas saisir l’œuvre que Dieu fait, du commencement jusqu’à la fin » (Ecclésiaste 3 :11). Le Créateur ne considère pas l’être humain comme l’être d’un temps limité, mais comme jouissant plutôt de l’incroyable potentialité de naître dans Sa Famille en tant qu’être éternel, possédant la même nature et le même caractère que Lui. Le temps qu’il nous reste est très précieux !

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