Apprendre de ses erreurs

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Comment savez-vous que vous avez commis une erreur ? Parfois, par votre propre expérience. Mais parfois, une autre personne doit vous signaler votre erreur. Lorsque nous sommes jeunes, nous sommes surtout corrigés par nos parents. Comment prenons-nous cela ?


Les Écritures disent aux parents : « Instruis l’enfant selon la voie qu’il doit suivre [car] quand il sera vieux, il ne s’en détournera pas » (Proverbes 22 :6). Amener les enfants à révérer Dieu et à Lui obéir est la plus grande responsabilité donnée par Dieu aux parents. Dans ce processus, les parents doivent discipliner leurs enfants : « Celui qui ménage sa verge hait son fils, mais celui qui l’aime cherche à le corriger » (Proverbes 13 :24). Si les parents remplissent correctement leur rôle, ils doivent discipliner et corriger leurs enfants avec fermeté et amour.

Il est très important pour les jeunes de comprendre que les parents ont plus d’expérience et de sagesse que les enfants. C’est pourquoi les enfants sages sont réceptifs aux instructions de leurs parents. « Un fils sage écoute l’instruction de son père, mais le moqueur n’écoute pas la réprimande » (Proverbes 13 :1). Le sage roi Salomon a écrit : « Celui qui aime la correction aime la science ; celui qui hait la réprimande est stupide » (Proverbes 12 :1).

Mais la correction ne vient pas seulement des parents. Elle peut venir des enseignants, des entraîneurs, des encadrants pendant les camps d’été, des ministres ou des employeurs. Chacun d’entre nous verra la main de Dieu nous corriger tout au long de notre vie. « Mon fils, ne méprise pas la correction de l’Éternel, et ne t’effraie point de ses châtiments ; car l’Éternel châtie celui qu’il aime, comme un père l’enfant qu’il chérit » (Proverbes 3 :11-12).

Nous faisons tous des erreurs

Nous péchons tous et faisons des erreurs de jugement de temps à autre. En tant qu’êtres humains, nous sommes enclins à trébucher spirituellement, « car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu » (Romains 3 :23). Aussi, nous devons développer l’habitude de reconnaître nos erreurs et de les corriger. Reconnaître nos erreurs n’est pas un signe de faiblesse, c’est le signe d’une force de caractère essentielle pour les vrais chrétiens. Et c’est la base du processus de conversion.

La croissance chrétienne se produit lorsque nous nous détournons de nos fautes et nos péchés, et que nous les confessons devant Dieu. Nous devons constamment essayer de vaincre nos penchants humains et l’influence négative de la société, ainsi que les tentations de Satan et de ses démons, pour vivre en harmonie avec Dieu et Son mode de vie. Ce ne sera pas toujours facile, mais c’est la voie qui conduit à la vie éternelle !

Lorsque nous péchons, la correction arrive. Pourquoi ? « Il est vrai que tout châtiment semble d’abord un sujet de tristesse, et non de joie ; mais il produit plus tard pour ceux qui ont été ainsi exercés un fruit paisible de justice » (Hébreux 12 :11). Accepter la correction et reconnaître nos erreurs produit de la croissance ! C’est l’essence même de la vie. Nous sommes des êtres mortels, créés de chair et de sang, mais notre Créateur édifie en nous Son propre caractère lorsque nous Lui soumettons chaque aspect de notre vie. Lorsque nous changeons suite à une correction, nous vainquons et nous grandissons – c’est ici la volonté de Dieu.

Au cours de notre vie, nous serons corrigés de diverses façons et par différentes personnes – pas uniquement par nos parents. Parfois, elle viendra de la bonne manière et nous y prêterons attention. Mais que devrions-nous faire lorsque nous pensons être corrigés injustement ? Même dans ces circonstances, nous pouvons en tirer des bénéfices – et notre caractère peut s’en voir renforcé – si nous gérons la situation correctement. Si la correction était justifiée, mais qu’elle a été donnée de la mauvaise manière, une personne sage l’acceptera quand même et elle cherchera à croître.

Et si la correction ne se justifie pas, une personne sage n’oubliera pas l’engagement d’un chrétien – même dans une situation conflictuelle – de chercher la paix et de la poursuivre (Psaume 34 :15 ; 1 Pierre 3 :11). Même dans une situation de conflit, nous ne devons pas laisser les autres nous dicter nos émotions et nous devons considérer objectivement la correction que nous recevons. C’est le reflet d’une attitude enseignable et humble. « Il y a une grande paix pour ceux qui aiment ta loi, et rien ne peut les renverser » (Psaume 119 :165, Ostervald).

Ne soyez pas hypersensible

Lorsque nous recevons une correction, nous devons y être réceptifs – vouloir nous repentir, changer et croître – mais nous ne devons pas commencer à craindre constamment toutes les critiques potentielles. Nous devons nous souvenir du principe divin, souvent ignoré, de ne pas être hypersensibles à la correction. Voyez ce conseil inestimable : « Ne fais donc pas attention à toutes les paroles qu’on dit, de peur que tu n’entendes ton serviteur te maudire ; car ton cœur a senti bien des fois que tu as toi-même maudit les autres » (Ecclésiaste 7 :21-22).

Salomon nous rappelle une caractéristique de la nature humaine – un fait qui devrait nous aider à être plus miséricordieux envers les autres, si nous le comprenons. Si des gens vous blessent par leurs paroles, pardonnez-leur – comme vous voudriez qu’ils vous pardonnent si vous les aviez blessés avec de telles paroles (ou pensées) ! En tant que chrétiens, nous comprenons combien nous avons besoin de la miséricorde et de la bonté de Dieu. Cela devrait nous motiver à éviter « d’être offensés » par les paroles des autres.

Être « enseignable » ne signifie pas trembler de peur à chaque réprimande prononcée par vos parents ou vos semblables. Cela signifie être honnête avec vous-même. Cela signifie désirer devenir la personne que Dieu désire voir – même s’il faut passer par des changements douloureux. Dieu possède un caractère parfait, saint et juste – et rien, ni personne, ne peut être comparé à Lui, ni à Sa magnificence. Et pourtant, Il veut développer ce même caractère en vous !

Mais Il peut seulement y parvenir chez ceux qui sont humbles et réceptifs à la correction. « Car ainsi parle le Très-Haut, dont la demeure est éternelle et dont le nom est saint : J’habite dans les lieux élevés et dans la sainteté ; mais je suis avec l’homme contrit et humilié, afin de ranimer les esprits humiliés, afin de ranimer les cœurs contrits » (Ésaïe 57 :15). Et Dieu réaffirme ces paroles : « Voici à qui je regarde : à celui qui est humble, qui a l’esprit abattu, et qui tremble à ma parole » (Ésaïe 66 :2, Ostervald).

Finalement, seuls ceux qui resteront enseignables entreront dans le Royaume de Dieu. Apprenez donc la valeur de la correction et progressez ! La récompense en vaut assurément la peine : « Humiliez-vous donc sous la puissante main de Dieu, afin qu’il vous élève au temps convenable » (1 Pierre 5 :6).

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