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Nous vivons dans un monde offrant beaucoup de choix. C’est une bonne chose d’avoir plusieurs options pour les biens de consommation afin de satisfaire les différents goûts personnels.


 

Tout le monde ne veut pas la même voiture, aussi les constructeurs nous laissent le choix entre la Laguna, la Passat, la Prius, l’Accord, la Mondeo et bien d’autres. Certains se précipitent sur le dernier iPhone, tandis que d’autres préfèrent les derniers smartphones Android ou Windows Phone. Certains préfèrent des céréales croustillantes et d’autres les flocons d’avoine. Bref, dans pratiquement tous les aspects de la vie, nous avons été conditionnés à avoir une grande variété de choix.

À cause de cette diversité, il est parfois difficile de s’arrêter sur un choix. Dans son livre précurseur Le choc du futur, publié il y a plus 40 ans, le chercheur Alvin Toffler décrivait « l’hyper-choix » ou la « surabondance de choix » (éditions Denoël, page 258). Par exemple, une étude a montré qu’en proposant 30 sortes de lessive en rayon au lieu de 3, les acheteurs passeront logiquement plus de temps à choisir, mais certains finiront même par ne rien acheter du tout.

Si cet exemple relève de l’anecdote, les conséquences deviennent beaucoup plus sérieuses lorsqu’il s’agit de s’engager dans une carrière professionnelle, un mariage ou dans la foi.

Une tendance à éviter les engagements

Chez les jeunes de moins de 30 ans, les « relations à temps partiel » sont une nouvelle tendance qui se développe. Ces couples passent 3 nuits par semaine ou plus ensemble, tout en retournant chez eux les autres nuits (USA Today, 5 août 2011). Ils veulent « garder leur liberté » tout en profitant des avantages d’une relation. « “De nombreux adultes en âge d’aller à l’université sont des étudiants qui atteindront bientôt un point de transition dans leur vie”, explique l’auteur de l’étude, Tyler Jamison. “La plupart des étudiants n’ont pas de plan défini concernant leur logement ou leur travail après l’obtention de leur diplôme et les relations à temps partiel sont une option pratique et confortable pour les couples, sans pour autant s’engager à vivre ensemble ou faire des plans à long terme. »

Les jeunes de la génération précédente « vivaient ensemble » pour éviter de s’engager dans le mariage. De nos jours, les « relations à temps partiel » évitent même l’engagement minimal de vivre ensemble. Non seulement cela n’est pas biblique, mais cela caractérise une tendance à chercher un mode de vie « pratique et confortable » qui empêche les gens de prendre des engagements importants. Qu’y a-t-il derrière cette tendance ? Un documentaire, diffusé en 2006 sur PBS, mettait en avant « le désir d’aventure, l’avancement professionnel et l’adolescence prolongée. Le manque d’engagement touche aussi avec force la religion. Les études montrent que la génération iPod choisit les aspects de la foi qui l’intéressent pour créer sa propre playlist spirituelle » (Christianity Today, Chuck Colson avec Catherine Larson, 4 août 2010).

Qu’en est-il de vous ? Voulez-vous être célibataire à 30 ans et vivre encore chez vos parents ? Avez-vous peur de vous « lancer » dans la vie adulte ? Si la réponse est non – si vous voulez entrer dans la vie adulte avec de bonnes bases – vous devez commencer à prendre des engagements sérieux et à vous y tenir !

Les difficultés sont inévitables

Un ami d’université me disait que « la vie est comme une boule de bowling : c’est dur ! » La vie nous oblige souvent à faire des choix difficiles. Pourtant, le monde qui nous entoure semble se consacrer à rendre la vie la plus facile possible – depuis les progrès scientifiques jusqu’aux derniers biens de consommation. Si vous ajoutez à cela les films et les séries télévisées montrant des jeunes qui passent leur vie à la terrasse d’un café ou à se divertir, il n’est pas surprenant que tant de gens espèrent vivre sans rien faire de compliqué.

Le problème de cet état d’esprit est qu’il n’est pas réaliste et qu’il prépare les gens à être déçus lorsqu’ils se rendront compte que la vie n’est pas toujours facile. En évitant de faire un choix difficile, nous faisons tacitement un autre choix – celui de stagner, voire d’échouer.

Tôt ou tard, la vie force chacun d’entre nous à affronter les choix du monde réel qui sont rarement mis en scène dans les comédies télévisées sirupeuses. Lorsqu’une maladie, une relation tendue ou le décès d’un proche surviennent, nous devons prendre des décisions personnelles importantes qui affecteront le reste de notre vie. Nous devons aussi prendre des décisions avec nos études et notre carrière. Dans ces domaines, ne pas s’engager à faire les bons choix n’éloignera pas cette prise de décision difficile, cela garantira uniquement une issue bien pire que si un engagement sage avait été pris.

Allez-vous fuir les réalités désagréables de la vie ? Ou allez-vous les affronter et travailler dans la bonne direction ? Affronter les problèmes de la vie est suffisamment difficile au jour le jour. Le fait de travailler sur un engagement à long terme pour relever chacun de ces défis vous aidera à avoir la force de réussir et de bâtir les meilleures fondations possibles pour réussir dans la vie.

Un engagement est-il la garantie que chacune de nos décisions fonctionnera parfaitement ? Pas nécessairement, mais cela sera une grande aide. En prenant de bons engagements et en s’habituant à les respecter, nous aurons plus de confiance et d’estime de soi – et plus d’estime de la part des autres lorsqu’ils verront que nous tenons nos engagements.

Un engagement-clé

La Bible rapporte que « de grandes foules » suivaient Jésus pour entendre Ses enseignements et voir Ses miracles – ou simplement manger gratuitement. Jésus savait qu’ils n’étaient pas tous engagés à « tenir la distance » avec Lui en faisant ce qu’il fallait pour faire partie de Ses véritables disciples. Il déclara un jour à la foule : « Si quelqu’un vient à moi, sans me préférer à son père, à sa mère, à sa femme, à ses enfants, à ses frères, et à ses sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut être mon disciple. Et quiconque ne porte pas sa croix, et ne me suit pas, ne peut être mon disciple » (Luc 14 :26-27).

Oui, Jésus demanda un certain niveau d’engagement personnel à Ses véritables disciples. Il donna l’exemple suivant pour illustrer ce que signifie un engagement : « Car, lequel de vous, s’il veut bâtir une tour, ne s’assied d’abord pour calculer la dépense et voir s’il a de quoi la terminer » (Luc 14 :28).

Le Christ veut que nous « calculions la dépense » – comprendre les conséquences et les implications – avant de nous engager. Ce principe doit s’appliquer dans tous nos engagements, grands ou petits. Mais trop souvent, les gens se précipitent sans réfléchir, puis ils souffrent car ils n’ont pas suivi ce principe simple. Combien de vies ont été ruinées car les gens n’ont pas respecté leurs engagements ou se sont précipités impulsivement dans un engament irréfléchi ?

Vous avez peut-être entendu l’adage « Si vous n’avez pas de plan, vous courrez à l’échec. » Examinez votre vie et voyez ce qu’il vous manque. Examinez ce que vous devez changer et engagez-vous à le faire. Persévérez ensuite dans l’engagement que vous avez pris. Que vous soyez étudiant, bientôt marié ou chrétien, il n’est pas toujours facile de suivre l’exemple du Christ, mais cela devient impossible sans un engagement. Calculez la dépense, puis engagez-vous !

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