Attention à l’IA : 3 dangers spirituels à ne pas ignorer

Tableau blanc : Attention à l’IA : 3 dangers spirituels à ne pas ignorer

Si l’IA est un outil très puissant, il ne fait aucun doute que, tout comme les effets néfastes des réseaux sociaux et des smartphones sont devenus évidents ces dernières années, nous pouvons aussi nous attendre à des dommages émotionnels, psychologiques et culturels croissants dus à l’utilisation abusive répandue de l’IA. Examinons donc trois limites personnelles que chaque chrétien doit comprendre et se fixer pour nous aider à utiliser de manière responsable les plateformes d’IA.

[Le texte ci-dessous est l’adaptation de la transcription de ce tableau blanc du Monde de Demain.]

L’intelligence artificielle et son impact sur notre vie vont exploser au-delà de tout ce que nous pouvons imaginer. Si les réseaux sociaux et les smartphones nous ont appris quelque chose, c’est bien ceci : les entreprises technologiques sont prêtes à sacrifier tout ce qu’elles peuvent pour gagner de l’argent. Rien n’est sacré.

Leurs produits et plateformes sont conçus pour créer une dépendance. Le marché mondial de l’IA devrait passer de 189 milliards de dollars à 4 800 milliards de dollars au cours de la prochaine décennie. Cela représente une multiplication par 25 (“AI market projected to hit $4.8 trillions by 2033, emerging as dominant frontier technology”, UNCTAD.org, 7 avril 2025).

Si l’IA est un outil très puissant, il ne fait aucun doute que, tout comme les effets néfastes des réseaux sociaux et des smartphones sont devenus évidents ces dernières années, nous pouvons aussi nous attendre à des dommages émotionnels, psychologiques et culturels croissants dus à l’utilisation abusive répandue de l’IA.

Souvent, le mauvais usage d’une chose peut devenir en soi un péché. L’alcool, par exemple, n’est pas un péché en soi. C’est la consommation excessive d’alcool qui devient un péché. Examinons donc trois limites personnelles que chaque chrétien doit comprendre et se fixer pour nous aider à utiliser de manière responsable les plateformes d’IA telles que ChatGPT, Grok, ou Claude, si nous nous en servons. Aujourd’hui, beaucoup de gens pourront considérer ces limites comme dépassées, d’autant plus que l’IA devient davantage avancée. Mais nous pensons que ces trois limites sont intemporelles, car elles sont basées sur des principes bibliques. La première limite est la suivante :

N°1 : N’utilisez pas l’IA pour obtenir des connaissances spirituelles, de l’inspiration ou des conseils.

Cela peut sembler évident, mais le fait de se tourner vers l’IA pour obtenir de l’aide sur des questions spirituelles, ce que beaucoup font désormais régulièrement, peut rapidement mener à la confusion, voire à l’idolâtrie. L’IA peut produire instantanément des réponses à consonance spirituelle très convaincantes. Ces réponses peuvent sembler pratiques et parfois même être en partie correctes, ce qui les rend particulièrement trompeuses.

Si nous commençons à nous fier à cet « oracle » technologique facilement accessible, nos interactions avec l’IA peuvent peu à peu devenir plus réelles pour nous que notre relation avec Dieu Lui-même. C’est là le danger.

Si cela vous semble exagéré, réfléchissez à ceci : tout au long de l’Histoire, les hommes ont fabriqué des « dieux » en bois, en métal, se sont prosternés devant eux, les adorant et attendant leur aide. Aujourd’hui, l’IA, fabriquée par des hommes, est bien plus puissante, plus séduisante qu’un morceau de bois ou un morceau de métal, et devient rapidement une nouvelle idole.

En parlant d’un morceau de bois, Ésaïe dit :

« Le charpentier étend le cordeau, fait un tracé au crayon, façonne le bois avec un couteau […] et il produit une figure d’homme […] il en fait une idole, devant laquelle il se prosterne. Il brûle au feu la moitié de son bois, avec cette moitié […] il apprête un rôti, et se rassasie ; il se chauffe aussi, et dit : Ha ! Ha ! Je me chauffe […] Et avec le reste il fait un dieu, son idole, il se prosterne devant elle, il l’adore, il l’invoque, et s’écrie : Sauve-moi ! Car tu es mon dieu ! » (Ésaïe 44 :13-17).

En fin de compte, Satan est « le prince de la puissance de l’air […] l’esprit qui agit maintenant dans les fils de la rébellion » (Éphésiens 2 :2). Il fera tout ce qu’il peut pour brouiller la frontière entre l’intelligence artificielle et la compréhension divine.

L’utilisation de l’IA pour la recherche dans le domaine des langues, par exemple, des faits ou de l’Histoire, peut être utile. Mais nous devons éviter de nous tourner vers l’IA pour obtenir des connaissances spirituelles, de l’inspiration, des doctrines ou des conseils.

Par exemple, nous pourrions demander à l’IA de dresser une liste de versets bibliques sur un sujet spécifique, ou d’identifier où un certain mot hébreu ou grec apparaît, en l’utilisant un peu comme une concordance biblique numérique. Nous pourrions lui demander des informations historiques au sujet d’une culture de l’antiquité afin de mieux comprendre un passage des Écritures. Ces utilisations sont généralement acceptables, mais nous devrions lui demander de citer ses sources afin de pouvoir vérifier ses réponses et approfondir nous-mêmes nos recherches.

Mais comme pour toute ressource extrabiblique, telle qu’un commentaire, nous devrions toujours évaluer ce qu’elle dit à la lumière de la parole inspirée de Dieu, en nous demandant : « Est-ce conforme aux Écritures ? » Lorsqu’il s’agit de la vérité de Dieu, nous ne devons jamais apprendre aveuglément. La deuxième limite est la suivante :

N°2 : Ne vous laissez pas influencer émotionnellement par l’IA

Nous ne devrions pas partager nos émotions, nos inquiétudes ou nos préoccupations les plus profondes avec elle. Ce serait une mauvaise utilisation de cet outil. Il peut être très facile de parler de ces choses à l’IA et de lui accorder peu à peu notre confiance. Beaucoup de gens développent déjà une dépendance affective envers l’IA. En fait, plus de la moitié des adolescents interagissent régulièrement avec des « compagnons » IA, et un tiers d’entre eux déclarent discuter de sujets sérieux ou importants avec l’IA plutôt qu’avec de vraies personnes (“Talk, Trust, and Trade-Offs: How and Why Teens Use AI Companions”, CommonSenseMedia.org, 2025). 

Mais ce sont là des choses que les chrétiens doivent confier à Dieu. Les problèmes de votre vie ne sont pas du ressort de l’IA. Les Écritures nous disent : « Ne vous inquiétez de rien ; mais en toute chose faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces » (Philippiens 4 :6).

C’est Dieu qui nous donne la sagesse et nous aide à traverser nos épreuves. L’apôtre Paul demande dans 1 Corinthiens 2 :11 : « Qui donc, parmi les hommes, connaît les choses de l’homme, si ce n’est l’esprit de l’homme qui est en lui ? ».

L’IA n’est pas une personne, et elle n’a pas l’esprit de l’homme, aussi humaine qu’elle puisse paraître. Elle ne ressent rien. Elle ne fait pas preuve d’empathie. Elle ne se soucie pas vraiment de nous, même si elle semble convaincante. Au lieu d’ouvrir notre cœur aux machines, nous devrions parler à Dieu, à notre conjoint, à nos parents, à des amis de confiance ou à notre pasteur des défis que nous rencontrons dans notre vie.

N’oublions pas que l’IA est conçue pour faire plaisir à ses utilisateurs : « Les blessures d’un ami prouvent sa fidélité, mais les baisers d’un ennemi sont trompeurs » (Proverbes 27 :6). Un véritable ami, un parent aimant ou un conjoint nous dira parfois ce que nous avons besoin d’entendre, et pas seulement ce que nous voulons entendre. Quelque chose qui est programmé pour nous faire plaisir à tout prix finira par nous décevoir.

Comme l’IA est conçue pour nous maintenir captivés, l’attachement émotionnel peut rapidement devenir addictif. C’est pourquoi nous devons rester vigilants. « Comme une ville forcée et sans murailles, ainsi est l’homme qui n’est pas maître de lui-même » (Proverbes 25 :28). Nous évitons la dépendance émotionnelle à l’égard de l’IA en refusant de partager avec elle nos émotions, nos désirs et nos luttes personnelles, des choses qui ne devraient être partagées qu’avec Dieu ou d’autres personnes. Et la troisième limite est :

N°3 : Ne cessez jamais d’utiliser votre cerveau

Un auteur a fait remarquer :

« Les modèles linguistiques à grande échelle, comme ChatGPT, ne sont plus des outils passifs. Ils participent activement aux processus cognitifs, résumant nos pensées, élaborant nos arguments, voire prenant des décisions. Comme ils le font avec tant d’aisance et d’assurance, nous les laissons faire. Le cerveau… leur cède volontiers les commandes » (“Dopamine Loops and LLMs: How AI Addiction is Hacking Your Brain”, AllAboutAI.com, 20 juillet 2025). 

Lorsque nous voulons apprendre quelque chose, il peut être tentant de prendre des raccourcis : sauter l’étape de la lecture, éviter la réflexion approfondie et laisser l’IA tout résumer pour nous. Pour les sujets dont nous n’avons besoin que d’une compréhension superficielle, cela peut être acceptable. Mais pour les sujets qui nécessitent une réelle compréhension, nous nous devons d’étudier, de réfléchir et de nous confronter aux idées.

Une utilisation inappropriée de l’IA encourage la paresse intellectuelle, lorsque nous abandonnons progressivement notre réflexion aux machines. Cela peut sembler efficace, mais si nous ne faisons pas attention, nous finissons par nous mettre en retrait tandis que la technologie réfléchit à notre place.

Proverbes 18 :15 dit : « Un cœur intelligent   acquiert la science, et l’oreille des sages cherche la science. » Et 2 Timothée 2 :15 de dire : « Efforce-toi de te présenter devant Dieu comme un homme éprouvé, un ouvrier qui n’a point à rougir, qui dispense droitement la parole de la vérité. »

En d’autres termes, nous devons activement engager notre esprit et faire l’effort d’apprendre. En refusant de déléguer notre réflexion, nous évitons la dépendance et nous nous préparons à acquérir une force spirituelle et intellectuelle durable.

En fin de compte, l’utilisation abusive de l’IA aura de graves conséquences émotionnelles, psychologiques et culturelles sur nos sociétés, et beaucoup de gens seront pris au dépourvu. Mais nous ne devons pas l’être.

En tant que chrétiens, si nous établissons et protégeons des limites personnelles claires, nous pouvons éviter bon nombre des problèmes auxquels le monde sera confronté.

Certains pensent que l’IA jouera un rôle dans l’émergence de la bête et du faux prophète à la fin des temps, et que cela soit vrai ou non, la Bible avertit effectivement que les séducteurs se multiplieront à la fin des temps, conduisant finalement à la montée de l’Antéchrist.

Pour apprendre davantage sur l’avènement du faux prophète, regardez notre émission « Le faux prophète de l’Apocalypse ».

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