“Ave César, ceux qui vont mourir te saluent !”

Marc Arseneault
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Dans les bandes dessinées d’Astérix le Gaulois, il y avait souvent des scènes où des gladiateurs, entrant dans le Colisée bondé, se présentaient devant César en disant : « Ave César, ceux qui vont mourir te saluent ! » Puis, s’en suivaient des combats qui, dans Astérix, tournaient à la dérision et en plaisanteries. Mais la réalité des véritables gladiateurs était toute autre.

Lorsque nous lisons les récits historiques du temps de la Rome antique, nous y voyons la violence, la torture et la cruauté que des êtres humains infligeaient à d’autres êtres humains dans le Colisée, et cela nous révolte ; nous trouvons barbare que dans les combats jusqu’à la mort, la vie du perdant repose entre les mains du monarque. Face aux atrocités des guerres passées, où des champions s’affrontaient jusqu’à la mort sous les cris de leurs congénères, afin que leur dirigeant obtienne un territoire, ou autre chose ; ou encore face aux exactions et aux traitements menant à l’extermination de peuples à travers l’Histoire, nous sommes scandalisés et nous souhaitons que de telles choses ne se reproduisent plus jamais.

Pourtant, que se passe-t-il actuellement dans les cours d’école ? De jeunes garçons et de jeunes filles se battent sous les encouragements de ceux qui les regardent. Personne n’intervient pour les arrêter. D’autre part, quelles sont les disciplines sportives qui ont enregistré une montée vertigineuse de popularité ces dernières années ? Il s’agit des sports extrêmes, où le risque de blessures graves, voire de mort, sont accrus. Combien de personnes sont, de nos jours, accrochées aux combats ultimes, dans lesquels deux « gladiateurs » s’affrontent jusqu’à ce que l’un d’eux soit incapable de continuer, et dont une règle dit : « Défendez-vous en tout temps ». Tout cela sous les yeux de milliers de spectateurs remplissant les arènes. Oh ! Excusez mon lapsus… des arénas ou des amphithéâtres. Des millions de gens paient pour regarder à la télévision ces combats sanglants sur des chaînes spécialisées. Il est à noter que, pendant ces jours de combats, les pubs et les brasseries se remplissent également.

Quant aux jeux vidéo en ligne, qui sont de plus en plus populaires, quels sont ceux qui prennent la plus grande part de marché ? Les jeux de guerre, de combat et de destruction, où le sang coule à flots. Ces dernières semaines, une frénésie a commencé à s’emparer des jeunes cinéphiles en Amérique du Nord et en Europe, après que le film « Hunger Games » ait envahi les cinémas. Dans le scénario du film, quarante adolescents, garçons et filles, sont placés dans une arène, où ils doivent se battre jusqu’à ce qu’un seul survive. Dans le film, la population est obligée de regarder, mais le plus triste est que dans les salles de cinémas en Amérique et en Europe, les foules paient pour aller voir des adolescents s’entretuer.

Où allons-nous, en tant que société, lorsque nous encourageons, tolérons et permettons que de telles atrocités soient présentées ? Pensons-nous vraiment que de tels divertissements n’auront pas d’effets sur la société ? Le Dieu Tout-Puissant nous donne plusieurs avertissements à ce sujet : « Je ne mettrai rien de mauvais devant mes yeux » (Psaume 101 :3). « L’œil est la lampe du corps. Si ton œil est en bon état, tout ton corps sera éclairé ; mais si ton œil est en mauvais état, tout ton corps sera dans les ténèbres. Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, combien seront grandes ces ténèbres ! » (Matthieu 6 :22-23). Nous ne devons pas mettre le mal devant nos yeux. Il absurde et irréaliste de croire qu’en regardant de telles scènes et de tels spectacles nous ne serons pas affectés.

Les paroles que Dieu prononça par la bouche de l’apôtre Paul se réalisent sous nos yeux. Lisez 2 Timothée 3 :1-5. Voyez par vous-même où nous en sommes rendus. D’autre part, il existe une promesse pour ceux qui contrôlent leurs yeux et qui s’abstiennent de voir et de faire le mal. L’Éternel promet qu’un jour prochain, plus personne n’apprendra la guerre, que la paix règnera et que nos enfants et nos adolescents pourront jouer dans les rues. Gardons espoir !