Des excuses…

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Un jour, sur le parking d’un supermarché, j’ai vu une petite camionnette reculer lentement – droit vers un fossé à l’extrémité du parking. Je me suis arrêté derrière la camionnette et j’ai remarqué qu’il n’y avait personne à l’intérieur. Au prix de quelques efforts, j’ai réussi à la retenir, mais je n’ai finalement pu l’immobilier qu’en plaçant une pierre derrière les roues arrières. Lorsque le conducteur est revenu et qu’il retrouvé sa camionnette, je suppose qu’il a dû se dire : « Ça alors, je pensais avoir enclenché une vitesse ! » Ces fameux mots : « Je pensais »

Bien entendu, il existe d’autres mots d’excuse couramment utilisés. Nous entendons souvent : « J’ai oublié », « Ça m’a échappé », « Ce n’est pas de ma faute », etc. La nature humaine est très douée pour blâmer les autres. Cependant, nous devrions essayer d’être plus attentifs afin de commettre moins d’erreurs et d’avoir à chercher moins souvent des excuses. Aussi, en assumant promptement nos erreurs et nos retards, nous apprenons à ne pas les répéter. De nos jours, nous avons de plus en plus l’occasion de faire des erreurs à cause de notre mode de vie effréné. Nous manquons à tout moment de marcher sur les pieds d’autres personnes dans les transports en commun et de heurter les autres dans nos déplacements, alors que chaque personne semble absorbée par ses intérêts personnels. Arrive alors le moment fatidique où nous entendons : « Oh non ! », et nous voyons des accidents et l’allumage des feux de détresse – ou nous lisons des catastrophes dans les journaux.

Les excuses sont souvent médiocres et inutiles lorsqu’il s’agit de calculer les dommages et intérêts, particulièrement lorsque des personnes sont tuées ou blessées. Nous commettons tous des erreurs, mais le fait de reconnaître ses torts et de prendre ses responsabilités est beaucoup plus important qu’il n’y paraît. Trop souvent, le but universel consiste à éviter les conséquences. Dans le livre de la Genèse, nous lisons un récit relatant la première fois où une personne a blâmé quelqu’un d’autre pour fuir ses responsabilités personnelles. Lorsque Dieu interrogea Adam car il avait mangé du fruit défendu, il rejeta la responsabilité sur sa femme : « La femme que tu as mise auprès de moi m’a donné de l’arbre, et j’en ai mangé » (Genèse 3 :12). Malheureusement, nous avons probablement tous utilisé cette excuse. Il est très facile de blâmer les autres, mais cela peut engendrer de graves conséquences (Genèse 3 :17-19 ; Romains 5 :12).

Nous pouvons lire un autre exemple célèbre dans 1 Samuel 15. Nous y lisons une conversation entre Samuel et le roi Saül. Dieu avait ordonné à Saül de détruire les Amalécites et lorsque Samuel lui demanda pourquoi il n’avait pas obéi, Saül blâma le peuple qui était sous ses propres ordres ! « C’est la société », « ce sont les autres », « on m’a forcé à faire cela » ! Au verset 22, Samuel déclara à Saül : « Voici, l’obéissance vaut mieux que les sacrifices, et l’observation de sa parole vaut mieux que la graisse des béliers. » Nous devons assumer nos responsabilités.

Une autre façon de trouver des excuses est de renier nos croyances. Nous sommes tentés de nous justifier pour nous protéger. Ce fut le cas de Pierre lorsqu’il renia le Christ par trois fois, avant de se rendre compte de son erreur (Matthieu 26 :69-75). La vie est pleine de surprises, et parfois nous nous trouvons dans des situations embarrassantes, gênantes ou effrayantes. Mais si nous ne sommes pas honnêtes dans nos engagements et que nous faisons ce qui est mal, nous ne pouvons nous en prendre qu’à nous-mêmes et assumer notre embarras (sans parler des punitions). Si la peur ou l’égoïsme nous amènent à nous renier, lorsque nous faisons ce qui est juste, comme Paul faisait ce qui est juste en suivant le Christ, alors nous sommes coupables de nous laisser emporter par « les soucis de la vie » qui nous conduisent loin de nos responsabilités (Matthieu 13 :2 ; Luc 21 :34).

Éviter d’utiliser des excuses est une de nos responsabilités sociales. Les excuses astucieuses et récurrentes nous permettent seulement d’éviter les problèmes temporairement – et encore, ce n’est pas garanti ! Mais Dieu nous enseigne que l’obéissance et l’honnêteté nous apportent davantage de choses positives en fin de compte. Le psalmiste nous dit que Dieu respecte celui qui « ne se rétracte point, s’il fait un serment à son préjudice » (Psaume 15 :4).

Dieu nous enseigne un mode de vie qui engendre des bénédictions pour ceux qui assument leurs responsabilités et qui font le nécessaire pour réparer les dommages causés lorsqu’ils « dérapent », au lieu de fuir les conséquences. Pour en apprendre davantage, étudiez dès à présent nos brochures Les Dix Commandements et Qu’est-ce qu’un vrai chrétien ?