La signification prophétique et spirituelle du Jour des Expiations

Tableau blanc : La signification prophétique et spirituelle du Jour des Expiations

Le Jour des Expiations était sans doute le Jour saint le plus spécial observé par l’ancien Israël et s’accompagnait d’une cérémonie inhabituelle. Dans cette vidéo, nous nous servirons du Nouveau Testament pour expliquer la signification du Jour des Expiations et de ses rites.

[Le texte ci-dessous est l’adaptation de la transcription de ce tableau blanc du Monde de Demain.]

Le Jour des Expiations était sans doute le Jour saint le plus spécial observé par l’ancien Israël et s’accompagnait d’une cérémonie inhabituelle. Il était unique car c’était le seul Jour de l’année où Dieu commandait de jeûner, et c’était aussi le seul Jour de l’année où quelqu’un pouvait entrer dans le Saint des saints, à l’intérieur du Temple.

La cérémonie du Jour des Expiations

La cérémonie inhabituelle consistait à choisir deux boucs par tirage au sort (une méthode utilisée dans l’Ancien Testament pour déterminer la volonté de Dieu sur une question). L’un des boucs était immolé tandis que l’autre était emmené et chassé dans une « terre désolée ».

Or, la signification prophétique et spirituelle de ces rituels physiques n’est révélée que dans les écrits du Nouveau Testament, de sorte que l’ancien Israël ne comprenait pas pleinement leur sens. Dans cette vidéo, nous nous servirons donc du Nouveau Testament pour expliquer la signification du Jour des Expiations et de ses rites.

Trois aspects importants du Jour des Expiations

Mais, nous devons d’abord examiner quelques aspects importants de ce Jour, retrouvés dans l’Ancien Testament. Le premier aspect se trouve dans Lévitique 23 :27, où Dieu ordonna que ce Jour soit observé. Il dit :

« Le dixième jour de ce septième mois, ce sera le jour des expiations : vous aurez une sainte convocation, vous humilierez vos âmes [c’est-à-dire, jeûner voir Psaume 35 :13 ; Ésaïe 58 :3] […] C’est une loi perpétuelle pour vos descendants dans tous les lieux où vous habiterez » (Lévitique 23 :27, 31).

Dieu ordonna donc au peuple de jeûner pour observer ce Jour. Et ce Jour serait encore en vigueur même après l’instauration de la nouvelle alliance car nous lisons qu’il devait être observé chaque année comme une loi perpétuelle. En outre, tous les 50 ans, le Jour des Expiations marquait le début d’une année très spéciale, un deuxième aspect du Jour qui se trouve dans l’Ancien Testament mais ayant aussi une signification prophétique révélée dans le Nouveau Testament. Il s’agit de l’année du jubilé, une réinitialisation économique, agricole et sociale que Dieu conçut pour l’ancien Israël afin d’assurer un certain niveau d’égalité, de restauration et de renouveau. Voici ce qu’il est écrit dans Lévitique 25 :

« Le dixième jour du septième mois, tu feras retentir les sons éclatants de la trompette ; le jour des expiations, vous sonnerez de la trompette dans tout votre pays. Et vous sanctifierez la cinquantième année, vous publierez la liberté dans le pays pour tous ses habitants : ce sera pour vous le jubilé » (versets 9-10).

Un troisième aspect important du Jour des Expiations concerne le rituel impliquant deux boucs qui avait lieu chaque année ce Jour-là, préfigurant des événements prophétiques majeurs. La cérémonie complète est décrite dans Lévitique 16. Nous vous encourageons à lire le chapitre dans son intégralité, mais pour cette vidéo, nous nous concentrerons sur les deux boucs.

Le rituel du Jour des Expiations

Nous lisons : Le souverain sacrificateur « prendra les deux boucs, et il les placera devant l’Éternel […] Aaron [le souverain sacrificateur de l’époque] jettera le sort sur les deux boucs, un sort pour l’Éternel et un sort pour Azazel » (Lévitique 16 :7-8), ce que la version Semeur appelle le « bouc émissaire ». Nous parlerons de ce bouc « pour Azazel » dans un instant, mais continuons avec le passage.

« Aaron fera approcher le bouc sur lequel est tombé le sort pour l’Éternel, et il l’offrira en sacrifice d’expiation. Et le bouc sur lequel est tombé le sort pour Azazel sera placé vivant devant l’Éternel, afin qu’il serve à faire l’expiation et qu’il soit lâché dans le désert pour Azazel […] Il égorgera le bouc expiatoire pour le peuple, et il en portera le sang au-delà du voile […] il en fera l’aspersion sur le propitiatoire et devant le propitiatoire. C’est ainsi qu’il fera l’expiation pour le sanctuaire à cause des impuretés des enfants d’Israël et de toutes les transgressions par lesquelles ils ont péché […] Lorsqu’il aura achevé de faire l’expiation pour le sanctuaire, pour la tente d’assignation et pour l’autel, il fera approcher le bouc vivant. Aaron posera ses deux mains sur la tête du bouc vivant, et il confessera sur lui toutes les iniquités des enfants d’Israël et toutes les transgressions par lesquelles ils ont péché ; il les mettra sur la tête du bouc, puis il le chassera dans le désert, à l’aide d’un homme qui aura cette charge. Le bouc emportera sur lui toutes leurs iniquités dans une terre désolée ; il sera chassé dans le désert […] Celui qui aura chassé le bouc pour Azazel lavera ses vêtements, et lavera son corps dans l’eau ; après cela, il rentrera dans le camp […] Ce sera pour vous un sabbat, un jour de repos, et vous humilierez vos âmes. C’est une loi perpétuelle » (versets 9-31).

Il y a beaucoup à dire à ce sujet. Mais ce rituel institué par Dieu était différent de tous les autres dans l’Ancien Testament. Maintenant que nous avons examiné ces aspects clés de l’Ancien Testament concernant le Jour des Expiations, explorons la signification spirituelle et prophétique de ce Jour à partir des éclaircissements fournis par les écrits du Nouveau Testament. Commençons par les boucs.

Qui représente le premier bouc, celui pour l’Éternel ?

Le premier bouc, sur lequel tomba « le sort pour l’Éternel », devait être offert en sacrifice d’expiation pour les péchés du peuple, son sang étant répandu sur le propitiatoire dans le lieu très saint. Nous pourrions nous demander : « Quel sacrifice a expié nos péchés, et le sang de qui a été versé pour nous ? » Mais nous n’avons pas besoin de deviner, car ce que représente ce bouc est expliqué dans le livre des Hébreux, où plusieurs versets des chapitres 9 et 10 se rapportent à la cérémonie même accomplie le Jour des Expiations.

« Mais Christ est venu comme souverain sacrificateur des biens à venir ; il a traversé le tabernacle plus grand et plus parfait, qui n’est pas construit de main d’homme, c’est-à-dire qui n’est pas de cette création ; et il est entré une fois pour toutes dans le lieu très saint, non avec le sang des boucs et des veaux, mais avec son propre sang, ayant obtenu une rédemption éternelle » (Hébreux 9 :11-12).

« Car il est impossible que le sang des taureaux et des boucs ôte les péchés » (Hébreux 10 :4). Mais le « Christ […] s’est offert une seule fois pour porter les péchés de beaucoup » (Hébreux 9 :28) et « pour effacer le péché par son sacrifice » (verset 26). Ainsi, le premier bouc, qui était offert comme sacrifice pour le péché le Jour des Expiations, ne préfigurait nul autre que notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ.

Qui représente le second bouc, celui pour Azazel ?

Le second bouc, celui pour Azazel, représente un être très différent. Le mot hébreu Azazel est incorrectement traduit par « bouc émissaire » dans certaines versions de la Bible, telle que celle de la version Semeur. Azazel est en fait un nom propre. Cela ressort clairement du contexte. Le texte en hébreu au verset 8 présente les deux boucs parallèlement, comme traduit correctement dans la grande majorité des versions françaises, entre autres : « un sort pour l’Éternel et un sort pour Azazel ». Cela implique qu’un bouc est « pour l’Éternel », tandis que le second bouc ne l’est manifestement pas, mais est pour un autre, soit pour Azazel.

Ainsi, le bouc marqué « pour l’Éternel » était égorgé en tant que sacrifice pour le péché. Son sang servait à faire l’expiation pour le peuple, c’est-à-dire qu’il réconciliait le peuple avec Dieu en effaçant sa culpabilité.

« Il égorgera le bouc expiatoire pour le peuple, il en portera le sang au-delà du voile […] il en fera l’aspersion sur le propitiatoire et devant le propitiatoire. C’est ainsi qu’il fera l’expiation pour le sanctuaire à cause des impuretés des enfants d’Israël et de toutes les transgressions par lesquelles ils ont péché » (Lévitique 16 :15-16).

D’autre part, le bouc pour Azazel n’était pas immolé en sacrifice pour le péché, et l’expiation était faite sur lui. Le verset 10 dit : « Mais le bouc sur lequel le sort sera tombé pour Azazel, sera placé vivant devant l’Éternel, afin de faire sur lui l’expiation » (Lévitique 16 :10, Ostervald).

Il faut comprendre que le bouc pour Azazel ne faisait pas l’expiation pour le peuple. Plutôt, les péchés du peuple étaient placés sur sa tête et il était renvoyé vivant dans le désert. Le souverain sacrificateur confessait tous les péchés du peuple sur la tête du bouc pour Azazel, et celui-ci devait les emporter sur lui et être chassé dans le désert (verset 22).

Tandis que Jésus-Christ donna volontairement Sa vie pour être notre sacrifice pascal, le récit en hébreu laisse entendre que le bouc pour Azazel était chassé, forcé à se rendre dans le désert. Il convient également de noter qu’il était chassé dans le désert à l’aide « d’un homme qui aura cette charge » (verset 21), renvoyant le bouc dans « une terre désolée » (verset 22), qui n’était pas le souverain sacrificateur.

Si le premier bouc, celui pour l’Éternel, représente Jésus-Christ, qui représente donc ce mystérieux bouc pour Azazel ? Il ne représente nul autre que Satan, le diable. Dans une large mesure, Satan est coupable des péchés de l’humanité depuis le tout début (Genèse 3 :1-5). Apocalypse 12 :9 dit qu’il a séduit « toute la terre ». C’est sur la tête de Satan que repose une grande partie de la responsabilité du péché. En tant qu’instigateur du péché et séducteur de toute l’humanité, il doit porter la responsabilité de ces péchés, confessés sur sa tête, devant Dieu.

La signification prophétique du Jour des Expiations

Le Jour des Expiations a lieu entre la Fête des Trompettes, qui symbolise le Jour du Seigneur et le retour de Jésus-Christ, et la Fête des Tabernacles, qui symbolise le règne millénaire de Jésus-Christ. Ce placement chronologique ne s’agit pas d’une coïncidence, mais d’un dessein divin.

Le bannissement du bouc pour Azazel, chassé loin du peuple vers une terre désolée le Jour des Expiations, représente une étape absolument essentielle de la prophétie qui doit encore s’accomplir, à savoir le bannissement de Satan le diable, lequel aura lieu peu après le retour de Jésus et juste avant l’établissement de Son Royaume. Cela est décrit dans Apocalypse 20 :1-3 :

« Puis je vis descendre du ciel un ange, qui avait la clé de l’abîme et une grande chaîne dans sa main. Il saisit le dragon, le serpent ancien, qui est le diable et Satan, et il le lia pour mille ans. Il le jeta dans l’abîme, ferma et scella l’entrée au-dessus de lui, afin qu’il ne séduise plus les nations, jusqu’à ce que les mille ans soient accomplis ».

Ainsi, grâce au sacrifice de Jésus qui ôta le péché du monde, et après le bannissement de Satan, le diable, pendant mille ans, l’humanité pourra enfin devenir un avec Dieu. Le mot « expiation » signifie littéralement « réconciliation », car il s’agit de la réconciliation entre Dieu et l’humanité, comme le symbolise ce Jour.

Il est intéressant de noter que le jeûne qui a lieu ce Jour-là nous invite à l’humilité devant le Créateur de l’Univers et à nous aligner sur Sa volonté. C’est un outil spirituel qui nous aide à résister à Satan, à éliminer les distractions et à nous rapprocher de Dieu. Jacques dit :

« Soumettez-vous donc à Dieu ; résistez au diable, et il fuira loin de vous. Approchez-vous de Dieu, et il s’approchera de vous. Nettoyez vos mains, pécheurs ; purifiez vos cœurs, hommes irrésolus […] Humiliez-vous devant le Seigneur, et il vous élèvera » (Jacques 4 :7-10).

La signification prophétique de l’année du jubilé

Enfin, tout comme le Jour des Expiations marquait la proclamation de l’année du jubilé – temps de restauration et de renouveau – il annonce le règne millénaire de Jésus-Christ. Cette période est appelée les « temps du rétablissement de toutes choses » dans Actes 3 :21. Avec Jésus-Christ comme Roi des rois, Ses saints régnant sous Son autorité (Apocalypse 20 :4), Satan le diable banni pour mille ans et l’humanité enfin capable d’être en harmonie avec Dieu, la Terre sera remplie de paix, de joie et de toutes les bonnes choses qui lui font défaut actuellement.

Comme tous les Jours saints, le Jour des Expiations n’est pas réservé qu’aux Juifs. Dans Lévitique 23 :2, Dieu les appelle « Les fêtes de l’Éternel […] voici quelles sont mes fêtes ». Il nous a commandés de les observer (Lévitique 23 :14, 21, 31, 41). Ces Jours saints bibliques révèlent le magistral plan divin et nous aident à comprendre la chronologie des événements prophétiques clés de ce plan.

Oui, l’ancien Israël avait reçu l’ordre de les observer, mais l’Église du Nouveau Testament les a observés également (Actes 27 :9), et elle continue de les observer.

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