Des émeutes en France et en Italie

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Les émeutes en France et en Italie pourraient-elles accélérer la construction européenne ?

Selon la ministre française de l’Economie, les grèves de la semaine dernière, contre le report de l’âge de la retraite, et les émeutes en marge des manifestations, ont coûté entre 200 et 400 millions d’euros par jour à la France (AFP, 25 octobre 2010).

Dans le sillage du mouvement français, des émeutes ont éclaté dans la région de Naples pour protester contre l’extension des décharges à ciel ouvert. Pendant les émeutes italiennes, vingt officiers de police ont été agressés, huit véhicules de police endommagés, cinq camions poubelle et une voiture de police incendiés. On a aussi entendu des appels à la démission du premier ministre Silvio Berlusconi (Yahoo News, 21 octobre 2010).

Les émeutes antigouvernementales italiennes et françaises ont soulevé des craintes en Europe. En tant que membres de l’Union européenne, l’Italie et la France se doivent de maintenir l’ordre dans leurs pays respectifs. La question est de savoir comment ces émeutes seront perçues en Europe ? L’instabilité nationale française pourrait-elle mettre Berlin en alerte, au point de considérer que la France n’est plus capable de diriger [l’Europe] « conjointement avec » l’Allemagne (Stratfor, 21 octobre 2010) ?

La généralisation des émeutes va-t-elle rendre nécessaire un leadership « fort » et « stable » à la tête de l’Europe ? Les citoyens des différentes nations européennes pourraient-ils être déçus de leurs propres gouvernements au point de vouloir se rallier derrière un dirigeant unique qui leur promettrait un leadership solide ?

Les prophéties bibliques indiquent que « dix rois » donneront leur puissance à un dirigeant unique à la fin des temps (voir Apocalypse 17 :12-14). Les événements auxquels nous assistons en Europe pourraient précipiter cette décision.