La misogynie

Wyatt Ciesielka
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Gulnaz est une jeune femme afghane qui a été condamnée à douze ans de prison pour avoir rapporté qu’elle avait été violée par le mari de sa cousine. Agressée en 2009, elle avait gardé le secret par crainte de représailles, jusqu’à ce que les signes d’une grossesse l’obligent à rapporter le viol. Après deux années d’emprisonnement et de pressions internationales sur le gouvernement afghan, elle a finalement été graciée. Mais à présent, elle doit malheureusement faire face aux pressions pour épouser l’homme qui l’avait attaqué ! Que peut-elle faire ? Comment peut-elle être aidée ?

L’histoire de Gulnaz n’est pas un cas isolé. La violence contre les femmes est une plaie mondiale qui affecte toutes les cultures. En 2010, par exemple, un rapport de l’ONU, intitulé Les femmes dans le monde en 2012 : Tendances et statistiques, révèle que « la proportion de femmes ayant subi des violences physiques au moins une fois dans leur vie (sans comptabiliser les actes criminels) » en Allemagne, au Danemark, au Mexique, en Colombie et en Finlande est presque de 40%, ce taux monte à 50% et plus au Pérou, en Australie, au Mozambique, en République Tchèque et en Zambie (page 131) ! Une étude plus récente de l’OMS montre qu’en Ethiopie et au Pérou, « 70% des femmes ont subi des violences physiques et/ou sexuelles de la part d’un partenaire intime » ; en Afrique du Sud, 42% des jeunes femmes de 13 à 23 ans rapportent avoir été victimes de violences physiques à l’occasion des sorties (www.who.int, Aide-mémoire n°239, septembre 2011). Selon une étude de l’Organisation de la santé publique, « plus d’une femme sur trois » aux États-Unis a déjà été victime d’un « partenaire intime pendant sa vie » (CNN.com, 15 décembre 2011).

Chaque jour ou presque, ces histoires bouleversantes font la une des journaux. En décembre 2011, dans l’état de Virginie, aux États-Unis, un homme a poignardé son épouse à mort, avant de se suicider (Wavy.com, 14 décembre 2011). De manière tragique, c’est leur fils adolescent qui a découvert la scène et prévenu les autorités. La violence contre les femmes est un problème mondial. La violence contre les femmes est une forme de misogynie, et c’est un péché. Les Écritures montrent clairement que la violence ou la haine contre n’importe qui, peu importe son genre, sa nationalité ou son ethnie, et pour n’importe quelle raison est un péché. La Bible condamne la violence (Lévitique 19 :17-18) et elle déclare que ceux qui ont une attitude violente ou haineuse sont coupables de meurtre (1 Jean 3 :15).

Le Créateur de l’univers veut que Son peuple soit un peuple de pacificateurs, pas de misogynes. Matthieu 5 :9 déclare : « Heureux ceux qui procurent la paix, car ils seront appelés fils de Dieu ! » Les véritables chrétiens sont des pacificateurs comprenant que Dieu appelle Son peuple – hommes ou femmes – Ses « fils et [Ses] filles » (2 Corinthiens 6 :17-18). Il déclare qu’une épouse vertueuse « a bien plus de valeur que les perles » (Proverbe 31 :10) et Il ordonne aux hommes de traiter les femmes plus âgées avec respect, comme des mères, et de traiter les femmes plus jeunes avec bienveillance, comme des sœurs, en toute pureté (1 Timothée 5 :2). Les véritables chrétiens ne maltraitent pas les femmes et ils ne sont pas violents. Au contraire, les véritables chrétiens traitent tout le monde avec bienveillance et ils se souviennent que Dieu aime les femmes, qu’Il a également créées à Son image (Genèse 1 :27).

La violence contre les femmes et une des nombreuses raisons pour lesquelles nous devons prier avec ferveur pour le retour du Christ. Quand le Royaume de Dieu sera établi sur cette Terre, la haine, les guerres, les meurtres et toutes les formes de misogynie seront éradiquées ! Les gens vivront alors en paix (Ésaïe 9 :7) et il n’y aura plus de violence ni de dommages (Ésaïe 11 :9). Tous les gens – hommes et femmes, jeunes et âgés – « habiteront en sécurité, et il n’y aura personne pour les troubler » (Ézéchiel 34 :28). Une jeune femme ne sera plus jamais agressée puis emprisonnée pour avoir commis le « crime » d’être victime ! À tout âge, les femmes ne craindront plus jamais d’être agressées, ni par des inconnus, ni par des proches !

Comme M. Roderick C. Meredith l’avait écrit dans son article La violence contre les femmes, tous les « hommes honnêtes devraient être horrifiés par la brutalité et la violence dont sont victimes des millions de femmes de nos jours. » La montée de la violence contre les femmes est une des raisons pour lesquelles les hommes et les femmes doivent prier avec sincérité : « Que ton royaume vienne ! » (Matthieu 6 :10).