Les mots peuvent blesser

J. Davy Crockett
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Tous ceux qui suivent les actualités, où qui observent la scène mondiale autour d’eux, sont frappés par la généralisation du manque de civisme. Nous voyons cela dans les reportages et dans les événements eux-mêmes. Nous voyons cela dans les relations quotidiennes entre les gens dans tous les aspects de la vie. Dans la plupart des échanges qui impliquent des différences d’opinions, le ton se durcit et monte rapidement. Que ce soit au Sénat, au Parlement ou dans les rues de nos villes – depuis les chambres à coucher jusqu’aux chambres du Parlement – il semble que les conflits soient dans l’air du temps.

Les noms d’oiseau et les insultes semblent devenir la norme. Il est choquant de constater que les émissions d’actualité entretiennent cette approche dans leur présentation des nouvelles et dans leurs couvertures médiatiques. Le fait d’élever la voix, de parler en même temps que les autres et de leur couper la parole semble devenir la nouvelle norme dans la plupart des émissions (sinon toutes) à la télévision et à la radio. Je suppose que les médias ont effectué des sondages d’opinion révélant que les téléspectateurs et les auditeurs veulent ce genre de débats acerbes.

Notre monde en colère

Il n’est pas surprenant que cette attitude descende aussi dans les rues. Nous entendons souvent parler d’agressivité sur la route, conduisant parfois à des incidents mineurs, parfois à des bagarres et parfois à des fusillades. La violence au travail commence souvent par des paroles dures entre des employés, ou entre un employé et son responsable. Mon épouse a récemment été témoin d’une expérience déplaisante au supermarché. Alors qu’elle attendait son tour pour passer à la caisse, une femme qui avait acheté seulement quelques articles s’est placée au début de la file d’attente. Puis en toisant du regard ceux qui attendaient patiemment leur tour, elle leur lança d’une voix forte : « Vous avez un problème avec cela ? » Ce fut un moment intense et stressant, mais le comportement de cette acheteuse impolie avait intimidé les autres clients. Personne ne releva la provocation et l’incident fut clos.

Ce que nous disons, et la façon dont nous le disons, peut avoir un impact positif ou négatif sur les autres. Vous ne serez pas surpris de savoir que la Bible a beaucoup à dire à ce sujet. Nous lisons : « Il y a tel homme dont les paroles blessent comme des pointes d’épée ; mais la langue des sages est guérison » (Proverbes 12 :18, Ostervald). Oui, nos paroles peuvent créer des blessures profondes et c’est pourquoi nous devons être très prudents dans la façon dont nous les utilisons. Une moquerie non réfléchie ou une « pique bien sentie » peuvent être très douloureuses et même causer des dégâts irréparables dans une relation.

Le livre des Proverbes nous donne d’autres instructions inestimables concernant ce sujet important. Nous lisons : « Une réponse douce calme la fureur, mais une parole dure excite la colère » (Proverbes 15 :1). Si nous voulons éviter d’attiser la colère et le ressentiment chez les autres, nous devrions songer sérieusement à moduler le ton et les inflexions de notre voix. Souvent, ce n’est pas ce que nous disons, mais la façon dont nous le disons qui crée des problèmes. Lorsque nous nous adressons à notre conjoint, à nos enfants, à nos collègues et à ceux qui nous servent dans les magasins, nous devons faire attention à l’impact de nos paroles. Sommes-nous en train d’édifier les autres ou de les rabaisser ?

Essayez un peu de gentillesse

Appliquez donc la « règle d’or » donnée par Jésus dans Luc 6 :31 : « Ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux. »

Vous avez probablement déjà entendu dire que les mots peuvent blesser autant que les coups. C’est un mensonge de dire que les mots n’ont pas d’importance. Ils peuvent blesser. La façon dont nous utilisons les mots peut avoir un grand impact dans notre vie et dans la vie de ceux qui nous entourent.

Le livre des Proverbes nous donne encore un point de vue divin en nous révélant que « les paroles agréables sont un rayon de miel, douces pour l’âme et salutaires pour le corps » (Proverbes 16 :24). Choisirez-vous d’utiliser des paroles dures et acerbes, ou bien des paroles « douces pour l’âme et salutaires pour le corps » ?