Boire avec modération !

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Au lieu de gérer les conséquences de l’abus d’alcool, la Bible nous enseigne à faire preuve de modération en toutes choses, y compris les boissons alcoolisées.


 

Dans quelques semaines, des millions de gens célébreront Noël et le Nouvel An à travers le monde. Au cours de ces réveillons, beaucoup d’entre eux vont se saouler « juste pour s’amuser ». Mais parfois, les conséquences ne sont pas vraiment amusantes. Beaucoup de ces fêtards auront des maux de tête ; des disputes vont éclater entre des amis ou des membres de la famille ; certains finiront la soirée à l’hôpital. Dans les cas les plus extrêmes, certains finiront même la soirée à la morgue, car ils auront trouvé la mort dans un accident de voiture causé par l’abus d’alcool.

En France, l’alcool est en cause dans près d’un tiers des accidents mortels. Chaque année, plus d’un millier de personnes meurent sur les routes à cause de l’alcool et 3500 autres finissent à l’hôpital (“Les chiffres de l’alcool”, securite-routiere.gouv.fr, 9 janvier 2018).

Depuis quelques années, au mois de décembre, le ministère de l’Intérieur lance une campagne de prévention intitulée : « Quand on tient à quelqu’un, on le retient. » Une autre phrase d’accroche de ces campagnes contre l’alcool au volant est : « Celui qui conduit, c’est celui qui ne boit pas. » Mais ces affiches, ces clips télévisés et ces spots radio éduquent-ils réellement les citoyens ? Si nous y réfléchissons bien, ces campagnes de prévention essaient seulement de prévenir les conséquences de l’ébriété. Elles n’essaient pas de traiter la cause même de l’abus d’alcool.

Pour Sa part, Dieu essaie réellement d’éduquer l’humanité. Il donne des lois pour notre bien et Il explique clairement les conséquences liées à notre comportement. De plus, Il inspira Ses serviteurs à rapporter dans la Bible des exemples pour notre instruction (1 Corinthiens 10 :6, 11).

 

L’exemple de Noé

Le premier exemple d’ébriété dans la Bible se trouve au chapitre 9 de la Genèse. Après le déluge, Noé « s’enivra, et se découvrit au milieu de sa tente » (verset 21). Canaan abusa alors de son grand-père. La Bible ne donne pas de détails, mais nous savons que cette situation impliqua des actes sexuels inappropriés et illicites, car le mot « nudité », utilisé à plusieurs reprises au chapitre 9, vient de l’hébreu ‘ervah qui signifie « organes génitaux, nudité d’une chose, indécence, apparence incorrecte » (H6172, Concordance Strong).

Pour en savoir davantage à ce sujet, vous pouvez lire notre question-réponse concernant la malédiction de Canaan dans la revue du Monde de Demain de novembre-décembre 2015 (page 13).

Lorsque Noé retrouva sa sobriété, il dit : « Maudit soit Canaan ! qu’il soit l’esclave des esclaves de ses frères » (versets 24-25). Il s’agissait d’une malédiction très sévère – être « l’esclave des esclaves » de ses frères ! Certes, Noé n’aurait pas été victime de ce péché de son plein gré, mais s’il ne s’était pas enivré, il ne se serait rien passé !

 

L’exemple des filles de Lot

Quelques siècles plus tard, Lot trouva refuge dans une région isolée après la destruction de Sodome et Gomorrhe. Deux de ses filles s’étaient enfuies avec lui, mais elles étaient célibataires et sans enfants. « L’aînée dit à la plus jeune : Notre père est vieux ; et il n’y a point d’homme dans la contrée, pour venir vers nous, selon l’usage de tous les pays. Viens, faisons boire du vin à notre père, et couchons avec lui, afin que nous conservions la race de notre père. Elles firent donc boire du vin à leur père cette nuit-là ; et l’aînée alla coucher avec son père. » Le lendemain, « elles firent boire du vin à leur père encore cette nuit-là ; et la cadette alla coucher avec lui ». Ainsi, « les deux filles de Lot devinrent enceintes de leur père » (cf. Genèse 19 :30-38).

Il est probable que les filles de Lot étaient encore très influencées par le mode de vie de Sodome, car elles ne voyaient aucun mal à commettre l’inceste – qui est pourtant formellement interdit par Dieu (Lévitique 18 :7). Lot commit également l’inceste sans s’en rendre compte. Il était tellement ivre qu’il ne s’aperçut de rien quand ses filles couchèrent avec lui (Genèse 19 :33-35) ! Cependant, comme Noé, il aurait pu éviter cette situation en refusant de boire autant d’alcool.

 

Des dangers physiques et spirituels

Dieu interdit l’abus d’alcool car cela peut nous faire perdre le contrôle de nos actes et de nos pensées (Ésaïe 28 :7 ; Éphésiens 5 :18). Il explique : « Ne regarde pas le vin qui paraît d’un beau rouge […] Il finit par mordre comme un serpent […] Tes yeux se porteront sur des étrangères,
et ton cœur parlera d’une manière perverse » (Proverbes 23 :31-33).

Par opposition aux attributs du fruit de l’Esprit divin (Galates 5 :22), l’apôtre Paul écrivit aux versets précédents que « la chair a des désirs contraires à ceux de l’Esprit » (verset 17) et que « l’ivrognerie » fait partie « des œuvres de la chair » (verset 21).

Paul écrivit encore : « Tout m’est permis, mais je ne me laisserai pas asservir par quoi que ce soit » (1 Corinthiens 6 :12). La consommation d’alcool est permise dans la Bible – comme nous le verrons dans quelques instants – mais l’abus d’alcool fait partie des choses qui peuvent nous asservir. De plus, cela peut aussi nous empêcher d’entrer dans le Royaume de Dieu ! « Ne vous y trompez pas : ni les débauchés, ni les idolâtres, ni les adultères […] ni les ivrognes […] n’hériteront le royaume de Dieu » (1 Corinthiens 6 :10).

 

Boire avec modération

La Bible parle spécifiquement de l’alcool, mais Dieu n’interdit pas de boire du vin ni des boissons fortes – à la fois dans l’Ancien et dans le Nouveau Testament (cf. Deutéronome 14 :26 et 1 Timothée 5 : 23). Par contre, Dieu interdit le mauvais usage de l’alcool, comme nous venons de le voir.

Si Dieu interdisait le fait de boire du vin, pensez-vous que « le premier des miracles que fit Jésus » (cf. Jean 2 :1-11) aurait été de transformer de l’eau en vin au cours des noces de Cana ?

Dans l’Ancien Testament, L’Éternel donna l’instruction suivante aux sacrificateurs : « Tu ne boiras ni vin, ni boisson enivrante, toi et tes fils avec toi, lorsque vous entrerez dans la tente d’assignation […] afin que vous puissiez distinguer ce qui est saint de ce qui est profane, ce qui est impur de ce qui est pur » (Lévitique 10 :9-10). Les sacrificateurs avaient donc le droit de boire du vin et des boissons fortes, avec modération, mais cela leur était strictement interdit avant de servir dans le tabernacle (puis dans le temple), afin que leur esprit soit parfaitement lucide pendant leur service.

De nos jours, il n’y a plus de tabernacle ni de temple, mais les ministres de la véritable Église de Dieu suivent le même principe de ne pas boire d’alcool avant de prêcher ou de remplir une de leurs fonctions ministérielles. La Bible mentionne qu’un ministre de Dieu doit être « sobre, modéré, réglé dans sa conduite » et qu’il ne doit pas être « adonné au vin » (1 Timothée 3 :2-3).

Au lieu d’essayer de minimiser les conséquences de l’ébriété ou de l’alcoolisme, qui peuvent être fatales (physiquement et spirituellement), soyez sobre lorsque vous consommez de l’alcool. Gardez le contrôle de votre esprit et de votre corps en tout temps (le dernier attribut du fruit de l’Esprit). En faisant ainsi, vous éviterez de vous exposer à des conséquences tragiques – pour vous et pour votre entourage. Au lieu de gérer ces conséquences, supprimez la cause même du problème. Buvez avec modération !

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