“Vous ne pourrez pas l’emporter…”

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Un célèbre dicton déclare à propos de l’argent : « Vous ne l’emporterez pas au paradis. » Effectivement, lorsque cette vie se termine, nous laissons absolument toutes les choses physiques derrière nous. En fait, cette ancienne maxime est tirée de la Bible.

Les perles de sagesse les plus simples et cependant les plus profondes à propos de la vie se trouvent dans les pages de la Bible. Le dicton déclarant que « nous ne pourrons pas l’emporter avec nous » est tiré du livre de l’Écclésiaste, écrit par l’ancien roi d’Israël Salomon. Le livre de l’Écclésiaste est rempli de conseils et de vérités sur l’aspect éphémère de la vie humaine. Il nous rappelle que les achèvements et les plaisirs de la vie sont très courts.

À un moment ou un autre, la plupart d’entre nous méditons sur le sens de la vie. Dans les nations occidentales prospères, le but de la vie pour beaucoup de personnes semble être la recherche de l’argent. Certains individus ont amassé de telles fortunes qu’ils pourraient à peine réussir à la dilapider pendant leur vie, même en dépensant à tort et à travers. Cependant, même la plus grande des fortunes n’est que vanité et néant à long-terme. « Quand le bien abonde, ceux qui le mangent abondent ; et quel avantage en revient-il à son possesseur, sinon qu’il le voit de ses yeux ? Le sommeil du travailleur est doux, qu’il ait peu ou beaucoup à manger ; mais le rassasiement du riche ne le laisse pas dormir. Il est un mal grave que j’ai vu sous le soleil : des richesses conservées, pour son malheur, par celui qui les possède. Ces richesses se perdent par quelque événement fâcheux ; il a engendré un fils, et il ne reste rien entre ses mains. Comme il est sorti du ventre de sa mère, il s’en retourne nu ainsi qu’il était venu, et pour son travail il n’emporte rien qu’il puisse prendre dans sa main. C’est encore là un mal grave. Il s’en va comme il était venu ; et quel avantage lui revient-il d’avoir travaillé pour du vent ? » (Écclésiaste 5 :10-15).

Non, nous ne pouvons pas l’emporter avec nous.

Paul répète cette vérité fondamentale dans une lettre adressée au jeune évangéliste Timothée : « C’est, en effet, une grande source de gain que la piété avec le contentement ; car nous n’avons rien apporté dans le monde, et il est évident que nous n’en pouvons rien emporter. » Paul continue en donnant une perspective intéressante sur l’argent. Il fait remarquer que nous devrions être heureux lorsque nos besoins nécessaires sont comblés. Il met aussi en garde contre le désir d’être riche : « Mais ceux qui veulent s’enrichir tombent dans la tentation, dans le piège, et dans beaucoup de désirs insensés et pernicieux qui plongent les hommes dans la ruine et la perdition. Car l’amour de l’argent est une racine de tous les maux » (1 Timothée 6 :6-10).

Notez que l’argent en soi n’est pas mauvais – c’est la recherche effrénée de l’argent qui l’est. La Bible n’est pas contre l’argent. Abraham, Job, David et d’autres encore étaient très riches et ils avaient reçu d’abondantes bénédictions de Dieu. Ces patriarches adoraient fidèlement Dieu et ils n’avaient pas perdu la bonne perspective à cause de l’argent.

Le Christ nous rappelle que Ses disciples ne peuvent pas servir deux maîtres. Ils ne peuvent pas servir Dieu et Mammon (Matthieu 6 :24). « Mammon » signifie richesse, prospérité ou possessions. Les gens qui placent leur confiance dans l’argent, la prospérité ou les possessions en font une idole à la place de Dieu.

Nous ne devons pas placer notre confiance dans l’argent, mais nous devons l’utiliser de façon responsable. Si Dieu nous bénit avec des richesses abondantes, Il s’attend à ce que nous soyons fidèles dans les « richesses injustes » (Luc 16 :11). Considérez aussi l’exemple mentionné dans les paraboles de Matthieu 25 et Luc 19. Les chrétiens ne doivent pas être paresseux et indifférents à l’égard de l’argent ; ils doivent être des serviteurs fidèles et rentables avec ce qui leur a été confié.

La vie physique est éphémère. Jésus-Christ nous dit de ne pas essayer d’amasser des trésors sur terre, mais plutôt « des trésors dans le ciel, où la teigne et la rouille ne détruisent point, et où les voleurs ne percent ni ne dérobent » (Matthieu 6 :19-20). Nous n’aurons pas besoin d’emporter quoi ce soit avec nous. Nous hériterons l’univers. Pour en apprendre davantage, lisez les articles suivants du Monde de Demain : Qu’est-ce que la vraie réussite ? et Le destin de l’être humain.