Facebook : ami ou ennemi ?

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Des chercheurs ont trouvé que les utilisateurs intensifs du réseau social Facebook avaient tendance à être plus instables et égoïstes que ceux qui n’utilisent pas ce site populaire. « Les individus les plus narcissiques et ceux qui ont une faible estime de soi passent plus de temps sur le site et ils remplissent leurs pages avec davantage de contenu auto-promotionnel », selon un récent communiqué de presse de l’Université d’York.

« Nous connaissons tous des gens comme ça. Ils mettent leur statut à jour toutes les cinq minutes et les photos qu’ils postent sont soigneusement choisies », déclare le responsable de l’étude, Soraya Mehdizadeh. « La question est de savoir si cela représente réellement l’individu, ou si cela correspond plutôt à une image que l’individu veut donner de lui. »

Dans son étude, Mlle Mehdizadeh n’a pas cherché à dénigrer les utilisateurs de Facebook. Au contraire, elle espère que ses recherches encouragent les sites de réseaux sociaux à « améliorer l’estime de soi des utilisateurs et le sentiment de bien-être. Ce genre de découvertes peut avoir de grandes implications dans les vies des personnes socialement anxieuses ou déprimées » (Cyberpsychology, Behavior, and Social Networking, août 2010, volume 13, issue 4, pages 357-364).

Quels sont les effets de Facebook sur la vie de ses utilisateurs ? Le professeur Paul Kirschner de l’Université d’enseignement à distance, aux Pays-Bas, a constaté que les notes des étudiants utilisant Facebook étaient en moyenne 20% inférieures par rapport aux autres. Cependant, les trois-quarts des utilisateurs de Facebook soutiennent que le temps passé sur le site n’affecte pas leurs performances scolaires.

Cela signifie-t-il que les étudiants les moins doués sont attirés par Facebook ? Ou cela signifie-t-il que l’utilisation de Facebook provoque cette baisse des notes ? L’étude ne répond pas à la question. Le Pr Kirschner ne veut pas désigner Facebook comme le seul problème ; mais il souligne qu’en général, les réseaux sociaux ont tendance à distraire les étudiants. « Notre étude, comme d’autres avant, montre que beaucoup de gens pensent que passer sans cesse d’une tâche à l’autre leur permet de faire davantage de choses en moins de temps, en vérité, cela augmente le temps requis pour mener à bien ces tâches, et cela conduit à faire plus d’erreurs » (“Using Facebook ‘can lower exam results by up to 20%’”, London Daily Mail, 7 septembre 2010).

D’autres études font écho aux conclusions du Pr Kirschner, comme celle menée en 2009 dans l’état de l’Ohio, aux États-Unis, rapportant que « la moyenne scolaire des utilisateurs de Facebook était globalement un point plus basse que les autres – 3.0 à 3.5 [15 à 16/20] pour les utilisateurs contre 3.5 à 4.0 [16 à 17/20] pour ceux qui n’utilisent pas les réseaux sociaux. De plus, 79% des membres de Facebook ne croient pas qu’il existe un lien entre leur moyenne scolaire et leur activité sur les réseaux sociaux » (“What Facebook Users Share : Lower Grades”, TIME Magazine, 14 avril 2009).

Cependant, la popularité de Facebook s’étend bien au-delà des étudiants du supérieur. Avec plus de 500 millions d’utilisateurs « actifs », on pourrait penser que pour chaque étudiant alimentant Facebook, il y a une grand-mère qui utilise le réseau pour rester en contact avec ses enfants et ses petits-enfants dispersés à travers le globe. Facebook a même réuni des familles. Par exemple, Ahmad Rifai, qui avait perdu le contact avec sa fille Larissa, depuis 19 ans, a fini par la retrouver sur Facebook (“Dad, Long-Lost Daughter Reunited Through Facebook”, The Boston Channel, 12 août 2010). Entre les jeux en ligne à partager avec des amis, le travail, ou le choix des destinations de vacances, les gens utilisent Facebook pour communiquer avec les autres comme jamais auparavant.

Bien entendu, il y a des risques à partager trop d’informations, avec trop de monde, sur Facebook. Dans certains cas, des groupes de cambrioleurs ont utilisé Facebook pour repérer quand leurs victimes étaient absentes de leur domicile (wmur.com, 9 septembre 2010).

La parole de Dieu parle souvent de la communication – à quel point elle peut nous aider, mais aussi comment elle peut blesser. De la même manière qu’un couteau peut être utilisé pour découper des légumes, ou pour poignarder à mort une personne, les sites de réseaux sociaux, comme Facebook, peuvent être des outils pour faire le bien ou le mal. Si nous utilisons ces sites, il est essentiel que nous fassions attention à ce que nous partageons, avec qui nous partageons, à ce que nous révélons sur nous-mêmes aux autres et à la façon dont nous communiquons. Comme l’apôtre Paul l’a écrit : « Que votre parole soit toujours accompagnée de grâce, assaisonnée de sel, afin que vous sachiez comment il faut répondre à chacun » (Colossiens 4 :6).

Pour en savoir davantage, lisez nos articles Comment les médias façonnent le monde et Comment Satan trouble-t-il les gens ? Ou retrouvez-nous sur Facebook : http://www.facebook.com/LeMondeDeDemain – mais seulement après avoir fini vos devoirs !