Qu’est devenu le “bon vieux temps” ?

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Il y a deux ans, j’ai eu le plaisir d’assister aux retrouvailles de ma classe. Ce fut pour moi une occasion unique et exceptionnelle – la joie de revoir d’anciens copains que je n’avais pas vus depuis plus de trente ans. La plupart d’entre eux ont maintenant les cheveux gris et des visages bien différents de ceux que j’ai connus lorsque nous étions élèves. Ils peuvent dire la même chose à mon sujet !

Parfois, en parlant avec mon fils, je réfléchis à ma vie lorsque j’avais son âge – mes illusions, mes passions de jeunesse, mes réussites, mes rêves et surtout mes ambitions. La vie a beaucoup changée. Aujourd’hui, nous vivons à l’ère de l’informatique. Quand j’avais 19 ans, nous n’avions pas tous ces gadgets électroniques ! Avec mes amis et collègues d’autrefois, nous constatons qu’en dépit de tous nos succès professionnels et matériels, il nous manque quelque chose. Où sont passés les moments de franche camaraderie, les jours sans soucis, la bonne humeur et les joies que nous éprouvions dans les petites choses quand nous étions enfants ?

Bien souvent, pour échapper à la réalité de la vie quotidienne, nous nous souvenons du passé tout en essayant de le revivre à notre façon – notre mémoire nous trompe. Certes, nous avons de bons souvenirs de notre enfance et de notre jeunesse. Mais il y a du positif et du négatif dans la vie de chacun. Cependant, on imagine parfois que tout ce qui appartient au passé était meilleur. On parle de « l’âge d’or » ou du « bon vieux temps ».

Mais, le monde a-t-il réellement changé ? Nous trouvons la réponse au premier chapitre du livre de l’Écclésiaste : « Une génération s’en va, une autre vient, et la terre subsiste toujours […] Ce qui a été, c’est ce qui sera, et ce qui s’est fait, c’est ce qui se fera, il n y a rien de nouveau sous le soleil. S’il est une chose dont on dise : Vois ceci, c’est nouveau ! cette chose existait déjà dans les siècles qui nous ont précédés. On ne se souvient pas de ce qui est ancien ; et ce qui arrivera dans la suite ne laissera pas de souvenir chez ceux qui vivront plus tard » (versets 4, 9-11).

Salomon ajoute : « Ne dis pas : D’où vient que les jours passés étaient meilleurs que ceux-ci ? Car ce n’est point par sagesse que tu demandes cela » (Écclésiaste 7 :10). Peut-on vraiment penser à une époque sur notre planète où tout le monde était heureux, ne se souciant de rien ? Où les hommes s’aimaient les uns les autres, d’un amour profond, se respectant mutuellement ? L’Histoire ne fait aucun récit d’une telle époque. Par contre, elle nous raconte des guerres, des luttes, des plaies, de l’esclavage et de toute sorte de misères du genre humain. Il n’y a jamais eu dans l’Histoire humaine une équité parfaite, qu’elle soit sociale, financière, éducative ou raciale.

Depuis la désobéissance et la chute de nos premiers parents, Adam et Ève, au jardin d’Éden, l’humanité est sous la malédiction et l’amende du péché (Romains 3 :23 ; 6 :23). Depuis lors, le genre humain ne fait que suivre les pas qu’ils ont tracés. « Il n’y a point de juste, pas même un seul ; nul n’est intelligent, nul ne cherche Dieu ; tous sont égarés, tous sont pervertis ; il n’en est aucun qui fasse le bien, pas même un seul […] La destruction et le malheur sont sur leur route ; ils ne connaissent pas le chemin de la paix ; la crainte de Dieu n’est pas devant leurs yeux » (Romains 3 :10-12, 16-18).

Notre monde n’a jamais connu la paix véritable et permanente. Les grands penseurs de ce monde ont fabriqué des philosophies pour résoudre nos problèmes, mais aucune d’elles n’a réussi. Toutes ont échoué. Malgré les progrès technologiques et scientifiques, nous passons notre temps à tourner en rond.

Pourtant, nous voyons dans le livre de la Genèse que tout ce que Dieu créa était bon. La Terre était un vrai paradis. Malheureusement, l’homme et sa femme ont fait le mauvais choix en désobéissant à l’Éternel Dieu. Après avoir péché, ils se cachèrent loin de Sa face. Ils éprouvèrent de la peur et de la honte. Dès ce moment, l’humanité entière est coupée de son Créateur – à l’exception d’un petit groupe. L’homme se fait des dieux qui ne sont pas le vrai Dieu. Le sol est maudit à cause de notre rejet du Dieu réel.

Mais la bonne nouvelle est que Jésus-Christ reviendra pour établir le Royaume de Dieu. Le monde sera à nouveau un paradis. Cette fois-ci, ce sera l’utopie pour toujours. Nous connaîtrons alors ce qu’est le vrai bonheur, la véritable paix et la joie incessante (Ésaïe 2 :1-5 ; 11 :1-10 ; Michée 4 :1-4).

Cependant, avant l’établissement du Royaume de Dieu, le monde connaîtra des moments douloureux. Les Écritures nous ont avertis, longtemps à l’avance, que dans les derniers jours, la vie sera plus difficile, « car les hommes seront égoïstes, amis de l’argent, fanfarons, hautains, blasphémateurs, rebelles à leurs parents, ingrats, irréligieux, insensibles, déloyaux, calomniateurs, intempérants, cruels, ennemis des gens de bien, traîtres, emportés, enflés d’orgueil, aimant le plaisir plus que Dieu, ayant l’apparence de la piété, mais reniant ce qui en fait la force » (2 Timothée 3 :1-5). La misère, les problèmes et les calamités vont aller de mal en pis. Le Christ nous a parlé d’une époque de grande détresse, aux temps de la fin, que le monde n’a jamais connue dans le passé et qu’il ne connaîtra jamais à nouveau (Matthieu 24 :21-22).

Notre Dieu est omniscient et omniprésent. L’Éternel est Son nom. Il nous a appelés pour devenir membres de Sa famille. Il nous promet la vie éternelle. À présent, nous ne sommes que des êtres physiques, composés de matière chimique et organique, comme le déclare Salomon (Écclésiaste 3 :18-20). Nous sommes limités par le temps et l’espace. Mais notre avenir est merveilleux. L’apôtre Paul déclare : « J’estime que les souffrances du temps présent ne sauraient être comparées à la gloire à venir qui sera révélée pour nous. Aussi la création attend-elle avec un ardent désir la révélation des fils de Dieu. Car la création a été soumise à la vanité – non de son gré, mais à cause de celui qui l’y a soumise, – avec l’espérance qu’elle aussi sera affranchie de la servitude de la corruption, pour avoir part à la liberté de la gloire des enfants de Dieu. Or, nous savons que, jusqu’à ce jour, la création tout entière soupire et souffre les douleurs de l’enfantement » (Romains 8 :18-22).

Le bon temps est devant nous. Il sera merveilleux et il durera pour l’éternité. Oui, c’est certain ! C’est une promesse de notre Créateur bien-aimé et Dieu ne ment pas (Tite 1 :2).