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Personnalité et féminité

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Une des bénédictions que nous avons reçues est de pouvoir exprimer notre personnalité. C’est un puissant outil de communication s’il est bien utilisé. En tant que chrétiennes, la façon dont nous nous adressons aux autres personnes revêt une extrême importance – si nous souhaitons montrer un bon exemple.

Le dictionnaire Larousse définit ainsi le mot « personnalité » :

  • Individualité psychologique de la personne telle qu’elle se manifeste dans ses comportements.
  • Ensemble des traits physiques et moraux par lesquels une personne est différente des autres.

De nos jours, la société a rangé les personnalités dans deux catégories principales – comme s’il n’y avait pas de juste milieu possible entre les deux, alors que c’est pourtant la clé d’une personnalité équilibrée. Le dictionnaire Merriam-Webster définit ainsi ces deux catégories :

  • Extraverti : personne grégaire et sans réserve.
  • Introverti : personne réservée ou timide.

Le fait d’être grégaire (sociable) est une bonne chose jusqu’à un certain point, mais cela devient un problème si l’on manque de retenue. À l’inverse, être trop réservé peut conduire à l’autre extrême, lorsqu’une personne devient asociale, en se repliant et en se renfermant sur elle-même.

La communication au travers de la personnalité peut s’exprimer par le langage, ainsi que par les expressions faciales et corporelles.

Développer sa personnalité

La personnalité se développe dès la tendre enfance, jusqu’à la l’âge adulte. Nous héritons certains traits de caractère, mais notre personnalité se développe principalement en fonction de notre éducation et des exemples que nous voyons autour de nous au quotidien.

Si certains types de comportements ne sont pas corrigés pendant l’enfance, ils peuvent perdurer à l’âge adulte et devenir une habitude. Il y a quelques années, j’avais fait la connaissance d’un couple de jeunes adultes qui avait deux enfants. L’un des conjoints avait grandi avec l’habitude d’être exubérant en permanence et leurs enfants étaient très influencés par son comportement, au point d’imiter ses manières. L’autre parent ne voulait pas que leurs enfants grandissent en développant ce comportement irréfléchi, voire insensé, car cette famille était devenue chrétienne et la parole de Dieu enseigne que « la pensée de la folie n’est que péché » (Proverbes 24 :9). Nous lisons aussi dans Proverbes 22 :15 : « La folie est attachée au cœur de l’enfant ; la verge de la correction l’éloignera de lui. »

L’apôtre Paul enseigna dans 1 Corinthiens 13 :11 : « Lorsque j’étais enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant ; lorsque je suis devenu homme, j’ai mis de côté ce qui était de l’enfant. »

Les comportements enfantins chez les adultes peuvent affecter leur personnalité, au point d’être immatures et d’entraver leur croissance spirituelle.

Pour celles d’entre nous qui n’avons pas grandi dans l’Église, nous avons toutes vécu des expériences, avant d’avoir été appelées, grâce auxquelles nous avons appris de précieuses leçons qui ont commencé à nous servir lorsque nous sommes devenues chrétiennes. J’ai constaté cela à de nombreuses reprises au cours de ma vie. Mon mari et moi connaissions un couple qui gérait une station-service et une supérette. Nous faisions souvent des achats chez eux et nous sommes devenus amis. C’était un couple solide, mais la femme avait une personnalité « hors du commun » et décalée, voire bizarre. Il lui arrivait ainsi de dire ou de faire des choses qui créaient une atmosphère inconfortable. Je la fréquentais régulièrement à cette époque, car j’étais mère au foyer et je gardais régulièrement sa fille en bas âge lorsqu’elle travaillait à la supérette. De temps en temps, quand son mari travaillait tard et que le mien était en déplacement, nous allions manger ensemble avec nos enfants respectifs, puis nous allions voir un film au cinéma.

Faire preuve de bon sens

Inutile de dire que c’était parfois un vrai challenge de gérer les aspects négatifs de sa personnalité. Cependant, ayant été élevée dans une famille où j’avais appris le bon sens, j’ai décidé d’utiliser cette qualité pour gérer son comportement parfois inacceptable. Je lui répondais de manière à renverser les choses négatives en situations positives. Nous pouvions ainsi apprécier davantage le temps que nous passions ensemble. Avec le temps, je me suis rendu compte que son comportement était le résultat d’un manque d’éducation parentale dans certains domaines – il lui arrivait par exemple de « dépasser les bornes » dans les relations personnelles et de franchir la ligne rouge.

Apprendre des expériences

Le fait de méditer sur les expériences passées m’a beaucoup aidée, notamment après que j’ai reçu le Saint-Esprit divin. Au début des années 1970, mon mari et moi habitions à Pasadena, en Californie. De temps à autre, nous invitions d’autres couples à dîner, lorsque notre emploi du temps nous le permettait, car il était à l’Ambassador College le jour et au collège de Pasadena City le soir. Il était également en charge de la congrégation de Santa Ana. Lors d’un dîner à notre domicile, les invités passèrent à table après l’apéritif et tout se passait pour le mieux – la nourriture était délicieuse, l’ambiance conviviale, les discussions encourageantes et joyeuses. J’étais très heureuse de voir que tout se déroulait pour le mieux.

Après le repas, nous sommes passés dans le salon pour déguster quelques chocolats, en buvant un thé ou un digestif, et pour continuer nos conversations agréables (du moins le pensions-nous). Un des invités commença alors à monopoliser la conversation. Plus personne n’arrivait à placer un mot. À chaque fois qu’un autre invité essayait de faire un commentaire ou d’engager la conversation, il reprenait la parole et il attirait l’attention sur lui. Immanquablement, tous les regards se tournaient à nouveau vers lui. Je finis même par me demander si je n’allais pas attraper un torticolis car cela se poursuivit toute la soirée. Au fond de moi, je me fis la réflexion que ce genre de comportement n’allait vraiment pas nous inciter à l’inviter pour un autre dîner.

Au final, cet homme a ruiné une soirée qui était pourtant partie sur d’excellentes bases.

Les vieilles habitudes ont la vie dure

Les faiblesses de caractère sont parfois très difficiles à reconnaître ou à accepter – et nous savons qu’il est difficile de surmonter nos vieilles habitudes. Mais si nous cherchons vraiment à faire plaisir à notre Père céleste, plein de bonté et de compassion, cela vaut la peine de faire les efforts nécessaires, sur le long terme, pour éliminer nos faiblesses et améliorer notre personnalité, afin de continuer à croître dans un caractère saint et juste – car un avenir formidable attend chacune et chacun d’entre nous dans le Royaume de Dieu !