Rod McNair

La solitude : une nouvelle épidémie ?

Une nouvelle épidémie silencieuse affecte notre monde aujourd’hui. Je ne parle pas d’une nouvelle variante du Covid-19. En fait, il ne s’agit pas du tout d’un virus ou d’une maladie. Rejoignez-moi aujourd’hui au Monde de Demain, pour discuter du problème et de la solution ultime à « La solitude : une nouvelle épidémie ».

[Le texte ci-dessous est l’adaptation de la transcription de cette émission du Monde de Demain.]

Les preuves d’une épidémie de solitude

Une nouvelle épidémie silencieuse affecte notre monde aujourd’hui. Je ne parle pas d’une nouvelle variante du Covid-19. En fait, il ne s’agit pas du tout d’un virus ou d’une maladie. Elle ne se transmet pas par la toux ou les éternuements, et les mesures de confinement n’y changeront rien. De quoi s’agit-il ? Comment en êtes-vous affecté ?

Il s’agit de l’épidémie de la solitude. Vous vous dites peut-être : « De quoi parlez-vous ? Ce n’est pas une épidémie. Nous en faisons tous l’expérience de temps à autre. » Mais c’est différent. Je parle d’un sentiment chronique d’isolement et de déconnexion des autres, de toute forme de communauté, de tout ce qui a un sens dans la vie.

Pourquoi des millions de personnes ne se sentiraient-elles pas vides et seules dans le monde d’aujourd’hui ? Après tout, on a enseigné à des générations entières que la vie n’a pas de but et que nous sommes le fruit du hasard. À propos de la théorie de l’évolution de Charles Darwin, feu l’écrivain de science-fiction Arthur Clarke a écrit un jour : « Deux possibilités existent : soit nous sommes seuls dans l’Univers, soit nous ne le sommes pas. Les deux hypothèses sont tout aussi effrayantes » (Citations.ouest-france.fr). Plus récemment, le biologiste évolutionniste Richard Dawkins a écrit, dans Le fleuve de la vie :

« L’Univers que nous observons a exactement les propriétés auxquelles on peut s’attendre s’il n’y a, à l’origine, ni plan, ni finalité, ni mal, ni bien, rien que de l’indifférence aveugle et sans pitié » (Le fleuve de la vie, Richard Dawkins, éditions Hachette, p. 150, traduction Lê Thiên-Nga).

Peut-être y a-t-il une raison pour laquelle tant de personnes se sentent chroniquement seules aujourd’hui. Peut-être que notre société a absorbé les fables de l’évolution. Elles influencent profondément notre façon de concevoir notre place dans l’Univers, dans la société et même dans notre propre foyer.

Vous faites peut-être partie des millions de personnes qui souffrent aujourd’hui d’un sentiment d’isolement et de solitude. Si c’est le cas, prenez courage. Vous n’êtes pas seul. Il y a de l’aide, surtout dans les pages de la Bible.

Rejoignez-moi aujourd’hui au Monde de Demain, pour discuter du problème et de la solution ultime à « La solitude : une nouvelle épidémie ».

Je reviens tout de suite.

Bienvenue au Monde de Demain, où nous vous aidons à comprendre votre monde à travers les pages de la Bible.

Une épidémie ravage notre monde, et elle s’appelle la solitude. Sommes-nous en train de l’exagérer ? Après tout, une épidémie est une crise sanitaire hors de contrôle où les gens tombent malades et meurent – et en grand nombre. Bien sûr, tout le monde se sent seul de temps à autre. Déclarer une « épidémie de solitude » est-il une exagération ? Oui, selon un article paru le 24 janvier 2025 dans The Atlantic, intitulé « Le mythe d’une épidémie de solitude ». L’auteur dit :

« Personne ne vous en voudra de penser que nous nous trouvons au beau milieu d’une situation d’urgence sans précédent en matière de solitude à l’échelle mondiale. Le Royaume-Uni et le Japon ont nommé des “ministres de la solitude” pour s’attaquer au problème. En 2023, l’Organisation mondiale de la Santé a déclaré que la solitude était un problème urgent de santé publique, et le ministre de la santé du président Joe Biden, Vivek Murthy, posta un avis mettant en garde contre une “épidémie de solitude”. Les commentateurs américains y brossent le sombre portrait d’une nation qui s’effondre dans un isolement croissant et un désespoir grandissant. Et les sondages suggèrent que beaucoup de gens se sentent seuls, au moins de temps à autre. »

Mais s’agit-il d’une épidémie ? L’auteur explique qu’il est difficile de quantifier un phénomène tel que la solitude, surtout lorsqu’on essaie de le comparer à des tendances historiques. Les attentes des gens en matière de relations sont peut-être différentes aujourd’hui de ce qu’elles étaient il y a une génération ou deux. C’est indéniable.

Parler d’une épidémie de solitude constitue-t-elle une tendance passagère, un nouveau train en marche qu’il faut prendre ? Ou y a-t-il une véritable raison à cela ? Quoi qu’il en soit, certains gouvernements prennent la question très au sérieux.

Comme le mentionne l’article, le gouvernement britannique a chargé l’un de ses ministres du Parlement de s’attaquer au problème croissant de la solitude et de l’isolement social dans la société britannique. Croyez-le ou non, le gouvernement britannique a depuis lors dépensé plus de 80 millions de livres pour étudier et combattre ce problème (“Britain is in a loneliness epidemic - and young people are at the heart of it”, telegraph.co.uk, 29 février 2024).

Lorsque l’on considère la solitude comme un mal sociétal, il n’est pas surprenant que les personnes âgées nous viennent à l’esprit. Après tout, les personnes âgées doivent souvent faire face à la perte d’un conjoint et vivre seules. Elles sont souvent confrontées à des problèmes de santé importants. L’isolement et la solitude ne font qu’aggraver la situation. Les membres de la famille peuvent se trouver à des centaines de kilomètres. Il arrive aussi qu’ils n’aient aucun contact avec eux. Certains divorcent, même à un âge avancé.

Le site Internet de l’Association américaine de personnes à la retraite fait état d’une augmentation spectaculaire des « divorces grisonnants ». Remarquez :

« Une nouvelle analyse des données sur le divorce entre 1990 et 2021, publiée en juillet par le Centre national de recherche pour la famille et le mariage de l’université de Bowling Green, révèle que les taux de divorce des personnes âgées de 45 ans et plus ont augmenté au cours de cette période […] L’augmentation la plus significative des taux de divorce concerne les personnes âgées de 65 ans et plus : Le taux a triplé entre 1990 et 2021. À ces âges plus avancés, les taux de divorce chez les femmes ont presque quadruplé […] Les adultes [plus âgés] “sont maintenant confrontés à des taux de divorce record” » (“Divorce Skyrocketing Among Aging Boomers”, aarp.org, 6 septembre 2023).

Ainsi, l’augmentation du nombre de divorces est également un facteur qui contribue à accroître le sentiment d’isolement et de déconnexion chez les personnes âgées d’aujourd’hui.

Même dans les meilleures circonstances, avec des contacts réguliers de la part de la famille et d’amis aimants, vieillir est un défi. Mais les personnes âgées ne sont pas les seules à souffrir de l’isolement.

En 2021, le gouvernement japonais a institué un ministère de la solitude, à l’instar de la Grande-Bretagne. Son objectif spécifique est de s’attaquer au taux de suicide croissant chez les personnes âgées, les femmes actives, les travailleurs à temps partiel et les chômeurs. La pandémie de Covid-19 a également aggravé le problème de l’isolement social. Makoto Watanabe, est professeur de communication à l’université Bunkyo de Hokkaido. Dans un article pour le Deutsche Welle, il explique le problème de la marginalisation des hommes en raison des difficultés économiques :

« Il existe une “génération perdue” composée de milliers d’hommes âgés de 40 à 50 ans, principalement, qui n’ont pas pu trouver un bon emploi lorsqu’ils ont quitté l’école en raison de la mauvaise conjoncture économique et qui sont restés à la maison depuis lors. Le nombre de familles monoparentales et de “hikikomori” – les reclus sociaux – augmente rapidement depuis de nombreuses années » (“Japan: ‘Minister of loneliness’ tackles mental health crisis”, dw.com, 23 avril 2021).

Il y a donc des facteurs économiques qui alimentent la tendance à la solitude. Le chômage et les effets persistants de la pandémie du Covid y contribuent. Ce n’est pas seulement le lot du monde occidental. Ce qui est peut-être encore plus alarmant, c’est le nombre de jeunes adultes qui souffrent de solitude chronique à des taux encore plus élevés que les personnes âgées. C’est ce qui ressort d’une enquête de NBC News :

« 29% des adultes américains de moins de 30 ans déclarent se sentir seuls ou isolés de leur entourage en permanence ou la plupart du temps. De même, 26% des membres de la génération suivante, les 30-44 ans, disent se sentir seuls ou isolés constamment ou la plupart du temps. En revanche, seuls 15% des répondants à l’enquête appartenant à la génération X, c’est-à-dire les personnes âgées de 45 à 64 ans, ont déclaré se sentir seuls ou isolés la plupart du temps ou tout le temps, et seuls 8% des personnes âgées de 65 ans et plus ont déclaré la même chose » (“Poll: Young Americans are more likely to feel lonely, anxious about the future”, nbcnews.com, 28 avril 2025).

Un article similaire paru dans le Telegraph dressait le même constat au Royaume-Uni. Publié le 29 février 2024, il s’intitulait « La Grande-Bretagne est en proie à une épidémie de solitude – et les jeunes en sont les plus touchés ».

Il semble donc qu’il se passe quelque chose. Paradoxalement, cela se produit à une époque où les connexions sont de plus en plus nombreuses grâce à l’Internet et aux smartphones. La solitude semble augmenter dans tous les domaines.

La Bible nous éclaire au sujet du fléau de la solitude

Mais pourquoi cela se produit-il ? Qu’est-ce qui se cache derrière ? La Bible peut-elle nous éclairer sur ce fléau grandissant ?

De nombreux experts avancent des hypothèses sur les raisons de l’augmentation de l’épidémie de solitude. Ils citent notamment le temps accru passé en ligne, la diminution des contacts interpersonnels, la mobilité accrue de notre société et la pandémie.

Tout cela est vrai – ces facteurs ont certainement contribué à l’épidémie de solitude. Mais la plupart des experts négligent de chercher dans la Bible l’explication des causes de nos problèmes. Pourtant, la Bible est le fondement de la compréhension. C’est vers elle que nous devrions nous tourner en premier lieu lorsque nous cherchons à discerner les réponses aux grandes questions de la vie. C’est vers elle que nous devons nous tourner lorsque nous nous demandons pourquoi le monde est tel qu’il est.

Remarquez une déclaration intéressante que Jésus fit dans Matthieu 24 :10-12, en parlant des conditions à la fin de notre ère : « Alors aussi plusieurs succomberont, et ils se trahiront, se haïront les uns les autres […] Et, parce que l’iniquité se sera accrue, l’amour du plus grand nombre se refroidira. »

Est-ce là une description de notre monde actuel ? Nous sommes choqués de constater le manque d’empathie de certaines personnes aujourd’hui, comme en témoignent nos médias. Jésus prédit que le monde dans les derniers jours serait un monde dans lequel l’amour se refroidira. Sommes-nous en train d’assister aux premiers stades de cet effondrement de la société ?

Remarquez ce que l’apôtre Paul a écrit à Timothée dans 2 Timothée 3 :1 : « Sache que, dans les derniers jours, il y aura des temps difficiles. » Le terme « temps difficiles » peut également être traduit par « une période de stress ». Des temps d’épreuve ont été prédits juste avant le retour du Christ. Paul a ensuite décrit quelques-unes des raisons pour lesquelles ces temps seraient difficiles. Dans 2 Timothée 3 :2-3, nous lisons : « Car les hommes seront égoïstes, amis de l’argent, fanfarons, hautains, blasphémateurs, rebelles à leurs parents, ingrats, irréligieux, insensibles, déloyaux ».

Ingrats, irréligieux, insensibles, déloyaux… Cela évoque une société où les gens sont de plus en plus polarisés et haineux les uns envers les autres. C’est la description de notre monde d’aujourd’hui. Ce n’est pas une coïncidence si ces conditions augmentent dans un monde où beaucoup n’ont aucun respect pour la Bible ou pour Dieu. Remarquez ce que dit l’apôtre Paul dans son épître aux Romains : « Comme ils ne se sont pas souciés de connaître Dieu, Dieu les a livrés à leur sens réprouvé, pour commettre des choses indignes » (Romains 1 :28).

Lorsque de nombreux membres de la société mettent de côté la connaissance de Dieu et le respect de Sa parole, de mauvaises choses se produisent. Nous en sommes témoins dans le monde d’aujourd’hui. Dans Romains 1 :29-31, Paul explique que, dans une telle société, les gens seraient :

« Remplis de toute espèce d’injustice, de méchanceté, de cupidité, de malice ; pleins d’envie, de meurtre, de querelle, de ruse, de malignité ; rapporteurs, médisants, impies, arrogants, hautains, fanfarons, ingénieux au mal, rebelles à leurs parents, dépourvus d’intelligence, de loyauté, d’affection naturelle, de miséricorde ».

Ceci décrit l’effondrement d’une société qui ne fonctionne plus et qui n’est plus bien connectée. Elle décrit une société où les gens ne font pas confiance à leurs dirigeants, aux médias, ni même aux membres de leur propre famille. Pourquoi notre société ne serait-elle pas dans cet état ? Depuis les années 1800, la théorie de l’évolution, qui propose une existence dépourvue de sens et de but, a été présentée comme un fait prouvé.

Permettez-moi de citer l’évangéliste et collaborateur de la revue du Monde de Demain, Douglas Winnail, et l’auteur de la brochure que nous proposons aujourd’hui, Le Dieu réel : Preuves et promesses. Il écrit à partir de la page 9 :

« Au cours des deux derniers siècles, la croyance en Dieu est devenue la cible des attaques de beaucoup d’intellectuels occidentaux […] Le philosophe allemand Nietzsche affirmait que “Dieu est une pensée”. Freud assimilait la croyance en Dieu à une forme de désordre mental […] L’athée H. L. Mencken assurait que “Dieu est le refuge constant des incapables, des laissés pour compte, des misérables”. Le dramaturge Tennessee Williams décrit Dieu comme un “délinquant sénile”. Dans les années 60, des théologiens réputés faisaient écho aux sentiments qu’exprimait Nietzsche pour finalement poser cette question : “Dieu est-Il mort ?” Le zoologiste d’Oxford, Richard Dawkins, dans un discours intitulé “Un cas scientifique contre Dieu”, soutenait qu’aucune évidence ne supportait la religion, et que les personnes les plus instruites admettaient cela. Il déclara que celui qui croyait au Dieu créateur était “scientifiquement illettré” » (Le Dieu réel : Preuves et promesses, Douglas Winnail, pages 9-10).

Faut-il s’étonner, une fois de plus, que notre société soit à la dérive, que beaucoup d’entre nous se sentent de plus en plus seuls, sans lien avec les autres et sans but dans la vie ? Après tout, depuis des générations, notre monde absorbe le message selon lequel nos vies n’ont pas de sens. À la page 11, M. Winnail ajoute : « Il a été prouvé que l’univers sans but des évolutionnistes n’était qu’un concept déprimant et vide. »

Il n’est pas étonnant que nous soyons de plus en plus nombreux à être déprimés et découragés. Le monde nous prêche que notre présence ici-bas n’a aucun sens.

Mais la Bible l’avait prédit. Dieu y prophétise une société spirituellement en faillite au temps de la fin. C’est ce à quoi nous assistons jour après jour. Il n’est pas surprenant, dans ce contexte, que nous assistions également à une épidémie de solitude et de désespoir.

Les solutions bibliques à la solitude

Alors, que pouvons-nous faire, vous et moi ? Existe-t-il une solution ?

Dans Genèse 2, nous lisons l’histoire du premier mariage. Après que Dieu créa Adam, remarquez ce qu’Il dit :

« L’Éternel Dieu dit : Il n’est pas bon que l’homme soit seul ; je lui ferai une aide semblable à lui […] Alors l’Éternel Dieu fit tomber un profond sommeil sur l’homme, qui s’endormit ; il prit une de ses côtes, et referma la chair à sa place. L’Éternel Dieu forma une femme de la côte qu’il avait prise de l’homme, et il l’amena vers l’homme » (Genèse 2 :18, 21-22).

Pensez-y. Lorsque Dieu créa Adam, Il lui octroya également une compagne. Et cela s’est fait à travers l’institution du mariage. C’est pourquoi Dieu dit qu’Il déteste le divorce. C’est ce que nous lisons dans Malachie 2 :16 : « Car je déteste le divorce, dit l’Éternel, le Dieu d’Israël, et celui qui couvre son habit de violence » (Segond 21).

Le divorce brise les liens qui donnent aux familles – et aux communautés – leur force. Dans la crise de la solitude que connaît notre monde aujourd’hui, pourquoi les dirigeants ne sont-ils pas plus nombreux à plaider en faveur de mariages et de familles plus solides ? Pourquoi n’y a-t-il pas plus d’experts sociaux qui appellent à la chasteté avant le mariage et à une alliance matrimoniale à vie ?

Ce serait un premier pas dans la bonne direction. Mais ce n’est pas tout. En fait, l’alliance entre un homme et sa femme est secondaire par rapport à l’alliance spirituelle que Dieu veut que nous contractions avec Lui. Lorsqu’un docteur de la Loi interrogea Jésus sur le plus grand commandement, Jésus donna une réponse très intéressante. Il affirma qu’on doit aimer les autres, aimer son prochain comme soi-même, y compris son épouse ou son mari. Mais ce qui est encore plus important, c’est d’aimer Dieu. Cette réponse se trouve dans Matthieu 22 :37-38 : « Jésus lui répondit : Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta pensée. C’est le premier et le plus grand commandement. »

Nous devons avoir une relation étroite et intime avec Dieu. Pourtant, dans notre société moderne, nombreux sont ceux qui ont relégué Dieu au second plan. Comment s’étonner de l’épidémie de solitude, alors que nous avons écarté Dieu de nos vies ?

Tandis que Jésus traversait la pire épreuve de Sa vie, sur le point d’être arrêté, jugé et exécuté, Il donna un dernier encouragement à Ses disciples. Il savait que, dans leur faiblesse, ils l’abandonneraient au moment où Il en aurait plus besoin. Pourtant, dans Sa miséricorde et Sa bonté, Il ne les blâma pas. Au contraire, Il leur expliqua où Il plaçait Sa confiance. Remarquez, dans Jean 16 :32 : « Voici, l’heure vient, et elle est déjà venue, où vous serez dispersés chacun de son côté, et où vous me laisserez seul ; mais je ne suis pas seul, car le Père est avec moi. »

Vers qui Jésus se tourna-t-Il pour Le soutenir dans Ses heures les plus sombres ? Vers Son Père céleste.

Voyez-vous, Son Dieu – et notre Dieu – n’est pas seulement un puissant Souverain régnant sur l’Univers. Oui, Il a le pouvoir sur les éléments – le Soleil, la Lune, les étoiles, les montagnes, les océans, les animaux terrestres et aquatiques, les puissantes forces de la nature, visibles et invisibles.

Mais Il est aussi un Être aimant qui veut avoir une relation avec Ses enfants. Nous sommes Ses enfants. Il nous a créés. Il veut nous connaître. Pouvons-nous commencer à voir à quel point les fables évolutionnistes sont absurdes et irresponsables, lorsque de prétendus experts tentent de nous convaincre que nous vivons dans un monde dont personne ne se soucie vraiment, comme si nous étions seuls dans l’Univers froid et impitoyable ? C’est ce que dit Richard Dawkins, biologiste évolutionniste, dans son livre Le fleuve de la vie :

« La nature n’est pas cruelle, elle n’est qu’indifférente […] C’est l’une des leçons que nous avons le plus de mal à assimiler, nous, les humains. Nous ne parvenons pas à admettre que les choses puissent n’être ni bonnes, ni mauvaises, ni cruelles, ni bienveillantes, simplement insensibles – indifférentes à toute cette souffrance, sans intentions » (Le fleuve de la vie, Richard Dawkins, éditions Hachette, pp. 113-114, traduction Lê Thiên-Nga).

Quelle philosophie triste et sans espoir ! Au Monde de Demain, nous rejetons l’idée que l’Univers est indifférent et sans but. Parce que nous pouvons avoir une relation personnelle avec le Dieu redoutable et puissant qui gouverne cet Univers. Cela change tout.

Nous ne sommes jamais seuls, lorsque nous marchons avec Dieu

Lorsque nous commençons à avoir une relation étroite avec notre Père, nous ne sommes jamais seuls. Il est toujours avec nous. C’est d’ailleurs ce que Jésus expliqua à Ses disciples la veille de Sa crucifixion. Il leur parlait de l’envoi du Saint-Esprit après Sa mort et Sa résurrection. C’est ce qu’Il dit dans Jean 14 :15-18 : « Si vous m’aimez, gardez mes commandements. Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur […] Je ne vous laisserai pas orphelins, je viendrai à vous. »

Êtes-vous aux prises avec la solitude ? Vous sentez-vous seul et sans espoir ? Tendez la main aux membres de votre famille. Appelez ou écrivez à un ami. Vous avez besoin de ce contact. Même si c’est difficile au début, vous devez tendre la main.

Mais surtout, parlez à votre Père céleste. Il vous aime, Il se soucie de vous et Il a donné Son Fils pour vous. Oui, pour les huit milliards d’autres personnes sur Terre aussi. Mais Il a aussi donné Son Fils pour vous spécifiquement. Il vous aime et se soucie de vous. Comme l’a écrit Pierre, dans 1 Pierre 5 :7 : « déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, car lui-même prend soin de vous. »

Remerciez votre Frère aîné, Jésus-Christ. Il est mort pour vous. Parce qu’Il vous aime aussi. Et Il veut avoir une relation personnelle avec vous. Il explique cela dans Matthieu 7 :21-23 :

« Ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur ! n’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais seulement celui qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. Plusieurs me diront en ce jour-là : Seigneur, Seigneur, n’avons-nous pas prophétisé par ton nom ? n’avons-nous pas chassé des démons par ton nom ? et n’avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom ? Alors je leur dirai ouvertement : Je ne vous ai jamais connus ».

Réfléchissez un instant. Que dit Jésus ? Que veut-Il de nous ? Oui, nous devons Lui obéir. Nous devons répondre à Ses attentes. Mais parce qu’Il nous aime, en fin de compte, Il veut apprendre à nous connaître, alors que nous marchons avec Lui chaque jour du reste de notre vie.

En 2023, le ministère américain de la Santé et des Services sociaux a publié un document intitulé « Notre épidémie de solitude et d’isolement ». Dans cette publication, Vivek Murthy, alors le ministre de la Santé des États-Unis, donnait les conseils suivants pour lutter contre la solitude. Voici ce qu’il dit :

« Chacun d’entre nous peut commencer dès maintenant, dans sa propre vie, à renforcer ses liens et ses relations. Nos relations personnelles constituent une ressource inexploitée, une source de guérison pourtant évidente. Elles peuvent nous aider à vivre une vie plus saine, plus productive et plus épanouie. Répondez à l’appel téléphonique d’un ami. Prenez le temps de partager un repas. Écoutez sans être distrait par votre téléphone. Rendez service à quelqu’un. Exprimez-vous de manière authentique. Les clés de la connexion humaine sont simples, mais extraordinairement puissantes » (“Our Epidemic of Loneliness and Isolation, 2023”, hhs.gov).

Quel excellent conseil ! L’antidote à la solitude est d’aller vers les autres et d’entrer en contact avec eux. En même temps, il manque quelque chose de profondément essentiel à ce conseil. La reconnaissance du fait que vaincre la solitude commence par une relation personnelle avec Dieu. Nous sommes Ses enfants. Si nous plaçons notre foi et notre confiance en Lui, Il ne nous laissera jamais tomber. Comme le dit Hébreux 13 :5 : « Car Dieu lui-même a dit : Je ne te délaisserai point, et je ne t’abandonnerai point. »

Merci de votre attention. N’oubliez pas de commander votre exemplaire gratuit de notre brochure, Le Dieu réel : Preuves et promesses.

 


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Le travail acharné peut nous mener loin, mais ce n’est pas toujours suffisant.

Devrions-nous suivre Constantin ou le Christ ?

L’année 2025 marque le 1700ème anniversaire du concile de Nicée, considéré par certains comme l’une des plus grandes réalisations de la chrétienté. Lors de ce concile, la nature du Christ et Sa relation avec le Père furent discutées. Mais une autre question, très importante, fut également débattue. Quelle est cette question moins connue qui fut débattue lors du concile de Nicée ? Et quel est son rapport avec vous et moi aujourd’hui ? C’est ce que nous allons examiner dans cette émission du Monde de Demain.

[Le texte ci-dessous est l’adaptation de la transcription de cette émission du Monde de Demain.]

L’année 2025 marque le 1700ème anniversaire du concile de Nicée. Le concile de Nicée est considéré par certains comme l’une des plus grandes réalisations de la chrétienté. Célébrer le 1700ème anniversaire d’un quelconque événement est véritablement historique.

Les réunions commencèrent en mai de l’an 325 apr. J.-C. dans la petite ville de Nicée, en Asie Mineure, dans l’actuelle Turquie. Plus de 300 évêques participèrent aux réunions. En l’an 325 apr. J.-C., cette année-là est considérée par beaucoup comme une date charnière dans l’histoire de l’Église chrétienne dominante.

Lors de ce concile, la nature du Christ et Sa relation avec le Père furent discutées et débattues. Mais une autre question, très importante, fut également débattue.

Quelle est cette question moins connue qui fut débattue lors du concile de Nicée ? Et quel est son rapport avec vous et moi aujourd’hui ?

C’est ce que nous allons examiner dans cette émission du Monde de Demain. Et préparez-vous, car plus tard dans l’émission, je vous donnerai l’occasion de demander un exemplaire gratuit de la brochure L’Église de Dieu à travers les âges.

Remontons-nous dans le temps jusqu’à cet événement capital. Nous sommes en 325 apr. J.-C. Et posons-nous la question suivante : « Devrions-nous suivre Constantin ou le Christ ? »

Je reviens tout de suite…

Bienvenue au Monde de Demain, où nous vous aidons à donner un sens à votre monde à travers les pages de la Bible.

Le concile de Nicée, “une étape importante dans le cheminement de l’Église”

L’année 2025 marque le 1700ème anniversaire du concile de Nicée. Il est étonnant qu’une conférence tenue il y a dix-sept siècles soit toujours d’actualité. Pour commémorer un événement aussi important, le pape François, avant sa mort, avait prévu de se rendre dans la ville actuelle d’Iznik, dans le nord-ouest de la Turquie, à environ 112 km d’Istanbul. C’est là que se trouve l’ancienne ville de Nicée. Le 28 novembre 2024, le pape François aurait déclaré que le concile de Nicée :

« Constitue une étape importante dans le cheminement de l’Église et aussi de toute l’humanité, parce que la foi en Jésus, le Fils de Dieu fait chair pour nous et pour notre salut, a été formulée et professée comme une lumière qui éclaire le sens de la réalité et le destin de toute l’histoire » (“Le pape François confirme son intention de se rendre en Turquie pour l’anniversaire historique du concile de Nicée”, aciafrique.org, 28 novembre 2024).

Le pape François faisait référence au fait que le concile de Nicée avait été convoqué pour traiter des questions relatives à la divinité du Christ et à la relation entre Jésus-Christ et le Père. Il n’est pas dans notre intention d’approfondir cette question dans le cadre de cette émission, ni de discuter du « credo de Nicée », issu de ce rassemblement. 

La Pâque vs. Les Pâques

Mais alors que nous réfléchissons à l’importance du concile de Nicée, examinons un sujet souvent oublié, mais qui était à l’origine de profondes divisions à cette époque – et qui a peut-être même plus d’importance pour nous aujourd’hui. Quel est donc ce sujet ? Il s’agit de la Pâque.

Vous pourriez dire : « Attendez, c’est faux. Les Juifs célèbrent la Pâque. L’Église des années 300 célébrait les Pâques. » Eh bien, l’histoire est bien plus complexe. 

Pour commencer notre exploration de ce sujet, nous allons nous pencher sur les écrits d’Eusèbe de Césarée qui fut l’évêque de Césarée en Palestine de 313 apr. J.-C. jusqu’à sa mort en 339. Il est parfois qualifié comme le « Père de l’histoire de l’Église ». Il joua un rôle de premier plan lors du concile de Nicée et ses écrits nous donnent un aperçu approfondi et fascinant de ce qui s’y passa. Reprenons l’histoire dans son livre, Vie de Constantin, livre 3, chapitre 5. Eusèbe écrivit :

« L’Église était tourmentée auparavant [l’époque du concile de Nicée] par une autre maladie. C’est ainsi que je nomme le différend qui s’était ému au sujet du jour où on doit célébrer la fête de Pâques » (Eusèbe de Césarée, Vie de Constantin, livre 3, chapitre 5, traduction Louis Cousin, révision Gerald Allard).

Arrêtons-nous là. Dans cette traduction française de l’ouvrage d’Eusèbe, lorsque nous lisons le terme « Pâques », au pluriel, nous devons comprendre que le mot qu’il utilisa en réalité est le mot grec « Pascha ». Ce mot est dérivé de l’hébreu « Pesach », qui est le mot à partir duquel nous obtenons le mot « Pâque », au singulier. Soit dit en passant, le mot « Easter » en anglais a été associé plus tard aux Pâques, dans le monde germanique et anglo-saxon. L’Encyclopédie catholique en ligne le confirme dans l’article intitulé « les Pâques » ou « Easter », en anglais.

« Le terme grec pour les Pâques, pascha … est la forme araméenne d’après l’hébreu Pesach (Pâque) » (newadvent.org/cathen).

La plupart des gens ne connaissent le mot « Pâque », au singulier, que par son association avec les Juifs. Mais en réalité, les dirigeants de l’Église que Constantin réunit en 325 apr. J.-C. célébraient tous une fête appelée « la Pâque ». Cela pourrait vous surprendre.

Bien sûr, si votre langue maternelle est le français, l’espagnol ou l’italien, ce n’est pas surprenant. Dans ces langues, le terme « Pâques », au pluriel, conserve son lien au terme « Pâque », au singulier. En français, « Pâques », en espagnol, « Pascua », en italien, « Pasqua ». Tous ces termes tirent leur origine de l’hébreu « Pesach ».

Relisons le récit d’Eusèbe, en remplaçant cette fois le mot « Pâques » par « Pascha ».

« L’Église était tourmentée auparavant par une autre maladie. C’est ainsi que je nomme le différend qui s’était ému au sujet du jour où on doit célébrer la fête de Pâques [“Pascha”]. Les uns soutenaient qu’il fallait suivre la coutume des Juifs. Les autres prétendaient au contraire qu’il fallait examiner très exactement le temps et ne pas s’accorder avec des peuples qui sur ce point même étaient éloignés de la grâce de l’Évangile [c’est-à-dire les Juifs] » (Ibid.).

Le concile fut guidé par Constantin au lieu de l’Esprit du Christ

Voyez-vous, à l’époque d’Eusèbe et de Constantin, les opinions divergeaient quant à la date de la Pâque chrétienne. Certains estimaient qu’elle devait être célébrée le 14ème jour du mois hébreu de nisan. D’autres estimaient qu’elle devait être célébrée un dimanche, avec quelques variantes sur la manière de déterminer le dimanche à retenir. Toutes ces divergences ont donné lieu à une importante controverse entre les Églises. Eusèbe poursuit en expliquant :

« Il y avait longtemps que les peuples étaient divisés sur ce sujet et que la discipline de l’Église en était troublée […] Personne ne pouvait apporter de remède à ce mal. Chaque parti était d’un poids presque égal, la question demeurait indécise. Il n’y avait que Dieu qui put la régler, et il semble qu’il n’y avait sur la Terre que Constantin dont Dieu choisit de se servir pour cela » (Ibid.).

Quelle déclaration ! Une controverse doctrinale majeure divise l’Église, et la seule personne sur Terre capable de le résoudre est un empereur romain païen et politiquement astucieux ? Mais diront certains : « Constantin s’était fait baptiser. Il était devenu chrétien. » Nous en reparlerons dans quelques instants. C’est une histoire fascinante en soi.

Comme l’a écrit mon collègue et présentateur, l’évangéliste Wallace Smith, dans l’article du Monde de Demain intitulé « 1700 ans après Nicée » :

« Le concile de 325 ne fut pas convoqué sous l’autorité d’un chef religieux, comme nous pourrions nous y attendre, mais sous celle de l’empereur romain Constantin. L’empreinte de l’empereur y est d’ailleurs omniprésente » (“1700 ans après Nicée”, Le Monde de Demain, Mai-Juin 2025, p. 6).

Constantin était-il vraiment chrétien ?

Parlons un peu de Constantin. Était-il un véritable disciple de Jésus-Christ ? Ou était-il un roi mondain avisé qui vit que le soutien de l’Église chrétienne dominante serait une opportunité politique en or ?

L’historien Will Durant pose cette question et y répond dans son livre Histoire de la civilisation : César et le Christ :

« Était-ce une conversion sincère, un acte de conviction religieuse, ou une habile manœuvre de sagesse politique ? La dernière hypothèse paraît la plus probable […] Un croyant vraiment convaincu aurait été chrétien d’abord, homme d’État ensuite ; pour Constantin, au contraire, le christianisme fut un moyen, non une fin » (Histoire de la civilisation, Will Durant, “César et le Christ”, volume 9, éditions Rencontres, p. 333, traduction Jacques Marty).

Au début de son règne, Constantin était totalement immergé dans les pratiques païennes d’un empereur romain typique. Vers la fin de son règne, il favorisa l’Église chrétienne et s’éloigna des pratiques païennes auxquelles il avait pris part auparavant. Quelle est donc la cause de ce changement ? Dans le livre Une brève histoire du christianisme, les auteurs expliquent comment cela s’est produit. À la page 33, on peut y lire :

« Constantin croyait que le Dieu chrétien l’avait aidé à gagner ses batailles pour le contrôle de l’Empire, et il souhaitait donc que l’aide divine de la religion chrétienne se poursuive pour maintenir la paix et le bien-être de son règne. La sagesse de sa politique est amplement justifiée par la dévotion et la loyauté extravagantes qu’il reçoit de ses sujets chrétiens. La religion personnelle de Constantin est un sujet de spéculation. Il ne fut baptisé que sur son lit de mort. Ce que l’on peut dire avec certitude, c’est que 1) son intervention dans les affaires religieuses était dans une large mesure dictée par ce qu’il considérait comme politiquement opportun et 2) qu’à partir du début de son règne, il s’est de plus en plus identifié à l’Église » (“A Short History of Christianity”, pp. 33-34). 

Ainsi, cet empereur païen, qui voyait l’intérêt de prêter allégeance au Dieu chrétien, constata que sa nouvelle religion traversait une crise doctrinale en 325 apr. J.-C. C’est alors qu’il convoqua les évêques au concile de Nicée. Il présida personnellement les réunions et dirigea les débats. En fait, il exerça une telle influence sur ce qui s’était passé que l’auteur H.G. Wells fait cette choquante déclaration :

« Une chose très importante que nous devons noter, c’est le rôle joué par l’empereur dans la codification du christianisme […] Il est très manifeste que dans l’histoire du christianisme de cette époque [au 3ème siècle de notre ère] l’esprit de Constantin le Grand se fait sentir autant et peut-être même davantage que l’esprit de Jésus » (Esquisse de l’histoire universelle, H.G. Wells, éditions Payot, p. 272, traduction Édouard Guyot).

C’est une chose étonnante à dire. Pour qu’une Église, se disant chrétienne, réunisse un concile pour discuter des désaccords doctrinaux, on pourrait penser que le fait qu’il soit guidé par l’Esprit du Christ serait une priorité. Mais ce ne fut pas le cas.

Que s’est-il donc passé lors du concile ? En particulier, que s’est-il passé concernant la date de l’observance de la Pâque ? Resterait-elle liée à la Pâque célébrée par Jésus, ou serait-elle déconnectée de l’enseignement et de la pratique du Christ ? Pour répondre à la question, revenons à Eusèbe. Il résume le débat de la manière suivante dans le chapitre 14 de son livre, Vie de Constantin :

« Ainsi il y eut une foi unanime et tous se mirent d’accord sur la date de la fête du salut [la Pâque] » (Vie de Constantin, Eusèbe de Césarée, livre 3, chapitre 14, traduction Louis Cousin, révision Gerald Allard).

En réalité, il s’agissait d’une unité forcée, d’une uniformisation par la contrainte. C’est ce qui fut accompli. Après le concile, Constantin lui-même écrivit une lettre à toutes les Églises, et voici ce qu’il y dit :

« La question qui regarde la célébration de la fête de Pâques ayant été ensuite agitée, on a jugé tout d’une voix qu’il était fort à propos qu’elle fût célébrée au même jour dans toute l’étendue de l’Église […] N’ayons donc rien de commun avec la nation des Juifs, qui est une nation ennemie. Nous avons appris du Sauveur une autre voie » (Vie de Constantin, Eusèbe de Césarée, livre 3, chapitre 18, traduction Louis Cousin, révision Gerald Allard).

Et voilà. Avec mépris et dérision, on déclara que les chrétiens ne devaient rien avoir en commun avec les Juifs. Même au IVème siècle apr. J.-C., certains chrétiens, notamment en Orient, restèrent fidèles à l’observance de la Pâque le 14ème jour du mois hébreu de nisan.

L’exemple de Jésus et de Ses disciples

Ceux qui observaient la Pâque le 14 suivaient les enseignements qui leur avaient été transmis depuis l’apôtre Jean. Le témoignage de Polycarpe, disciple direct de l’apôtre Jean, l’atteste. Polycrate, le disciple de Polycarpe, célébrait également la Pâque de cette manière.

Vous voyez, ces disciples fidèles, Polycarpe et Polycrate, observaient la Pâque chrétienne biblique. C’était une instruction claire de Jésus-Christ, dans le Nouveau Testament. Jésus célébra la Pâque, le 14ème jour de nisan, avec Ses disciples, la nuit précédant Sa mort. Au cours de cette célébration, Il leur donna du pain à manger, symbole de Son corps qui allait être rompu pour eux. Il donna aussi du vin à boire aux disciples, comme symbole de Son sang versé pour eux. Il leur lava les pieds, symbole de Son humilité. Remarquez ce qu’Il dit lors de Sa dernière célébration de la Pâque dans Jean 13 :12-15 :

« Après qu’il leur eut lavé les pieds, et qu’il eut pris ses vêtements, il se remit à table, et leur dit : Comprenez-vous ce que je vous ai fait ? Vous m’appelez Maître et Seigneur ; et vous dites bien, car je le suis. Si donc je vous ai lavé les pieds, moi, le Seigneur et le Maître, vous devez aussi vous laver les pieds les uns aux autres ; car je vous ai donné un exemple, afin que vous fassiez comme je vous ai fait. » 

Il y a quelques années, un slogan populaire était en vogue : « Que ferait Jésus ? » En ce qui concerne la doctrine et la pratique, nous savons ce que Jésus fit. La Bible rapporte en détail ce qu’Il fit. Jésus célébra la Pâque le 14 nisan – le récit biblique est très clair. Il dit à Ses disciples d’en faire de même.

L’apôtre Paul célébrait également la Pâque chrétienne le 14 nisan, pour commémorer les souffrances et la mort de Jésus-Christ. Il enseigna aux frères et sœurs de l’Église de Corinthe de la célébrer également. Remarquez ce que Paul dit dans 1 Corinthiens 11 :23-25 :

« Car j’ai reçu du Seigneur ce que je vous ai enseigné ; c’est que le Seigneur Jésus, dans la nuit où il fut livré, prit du pain, et, après avoir rendu grâces, le rompit, et dit : Ceci est mon corps, qui est rompu pour vous ; faites ceci en mémoire de moi. De même, après avoir soupé, il prit la coupe, et dit : Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang ; faites ceci en mémoire de moi toutes les fois que vous en boirez. »

Pour résumer ce que Paul enseignait et ce qu’il pratiquait, nous lisons dans 1 Corinthiens 5 :7-8 : « car Christ, notre Pâque, a été immolé. Célébrons donc la fête ». 

L’antisémitisme dans le concile de Nicée

Alors, pourquoi certains éviteraient-ils tout lien avec la Pâque chrétienne du 14 nisan dès les années 300 de notre ère ? Pour ne pas ressembler aux Juifs. Ils uniformisèrent une fête non juive dite pascale, en la fixant au dimanche suivant la première pleine lune vernale, censée commémorer la résurrection du Christ. Cette célébration du dimanche devint ce que l’on appelle aujourd’hui « les Pâques ». 

D’ailleurs, Jésus ne fut pas ressuscité un dimanche. Il fut ressuscité vers la fin du sabbat, le samedi, exactement trois jours et trois nuits après Sa mort sur la croix. Mais c’est une autre histoire pour une prochaine fois. Soyons clairs : la résurrection du Christ est extrêmement importante. C’est sur elle que nous fondons notre espérance de la vie éternelle. Comme nous le voyons dans Romains 8 :11 :

« Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Christ d’entre les morts rendra aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous. »

La résurrection est notre espérance et notre avenir. Mais vous pouvez parcourir le Nouveau Testament du début à la fin, vous ne trouverez pas une seule instruction ou un seul commandement d’observer la résurrection comme un jour de fête. En fait, Constantin ne s’intéressait guère à la vérité – il voulait simplement que tout le monde soit sur la même longueur d’onde. Comme l’indique le podcast primé sur l’histoire de Rome de Mike Duncan :

« L’empereur ne se souciait pas tant de savoir quel camp avait raison ou quelle interprétation était la meilleure, tant qu’au bout du compte, tout le monde soit d’accord » (“The History of Rome”, podcast de Mike Duncan, épisode 137, 15 mai 2011).

Alors, qui suivrez-vous ? Constantin et les traditions qu’il établit pour différencier les chrétiens de nom des Juifs ? Ou bien Jésus-Christ, qui exposa clairement Ses enseignements dans le Nouveau Testament, à la vue de tous ?

L’unité dans l’Église doit être basée sur la vérité

L’unité et la cohésion doivent régner dans le corps du Christ. L’apôtre Paul l’expliqua dans 1 Corinthiens 1 :10 :

« Je vous exhorte, frères, par le nom de notre Seigneur Jésus-Christ, à tenir tous un même langage, et à ne point avoir de divisions parmi vous, mais à être parfaitement unis dans un même esprit et dans un même sentiment. »

Mais en même temps, Jésus-Christ savait que, dans cette ère, parce que nous vivons dans le monde de Satan, il y aurait des divisions. La vérité serait parfois une source de division, car tout le monde n’accepterait pas la vérité. Remarquez ce que Jésus dit dans Matthieu 10 :34, 36-37 :

« Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre ; je ne suis pas venu apporter la paix, mais l’épée […] et l’homme aura pour ennemis les gens de sa maison. Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi ».

En d’autres termes, lorsqu’il s’agit de la vérité de Dieu et des enseignements du Christ, nous ne devons pas faire de compromis, même au nom de l’unité. Et même si cela implique des membres de notre propre famille. Si nous voulons être fidèles au Christ, nous devons lire ce livre, nous devons comprendre les enseignements qu’il contient et nous y conformer.

La majorité des membres de l’Église devenue la religion d’État se sont ralliés aux édits de Constantin. Ils célébrèrent le dimanche de Pâques, qui devint les Pâques. C’était désormais la religion de l’Empire, et donc la chose la plus commode à faire.

Les véritables chrétiens observent les Jours saints bibliques

Mais tout le monde n’y adhéra pas. Certains conservèrent la Pâque chrétienne biblique enseignée par le Christ, ainsi que les autres Jours saints bibliques. Nous en avons la preuve dans le texte d’un sermon prononcé par un prêtre d’Antioche nommé Jean Chrysostome. Ce sermon fut prononcé en 386-387 apr. J.-C. Il s’intitulait, « Discours contre les Juifs ». Notez à quel point il méprisait les Juifs. Mais notez aussi que son texte montre qu’il y avait encore des chrétiens fidèles qui célébraient la Pâque chrétienne biblique bien après Nicée. Voici ce qu’il dit :

« Les fêtes de ces malheureux Juifs vont arriver ; fêtes continuelles, incessantes : les trompettes, les tabernacles, les jeûnes ; et beaucoup de ceux qui font avec nous une même société, qui disent avoir les mêmes sentiments que nous, assistent à ces fêtes : les uns vont les voir, d’autres même y prennent part, et observent les jeûnes judaïques. C’est cette coutume, perverse dont je veux délivrer l’Église maintenant » (“Discours contre les Juifs”, Jean Chrysostome, dans Œuvres complètes, tome 2, p. 280, librairie Sueur-Charruey, traduction Jean-Baptiste Jeannin).

La Fête des Trompettes, la Fête des Tabernacles, le jeûne (appelé le Jour des Expiations), et la Pâque du Nouveau Testament. Ces Fêtes bibliques, instituées par le Dieu Créateur, étaient encore célébrées par les chrétiens fidèles, soixante ans après le concile de Nicée.

Elles sont encore célébrées aujourd’hui, 1700 ans après Nicée. L’Église du Dieu Vivant, qui parraine et réalise Le Monde de Demain, célèbre chaque année ces Fêtes sacrées et anciennes en l’honneur de notre grand Dieu et de notre Sauveur vivant et aimant. Si vous souhaitez en savoir plus, contactez-nous. Nous serions ravis de vous répondre.

Jerry Pillay est le Secrétaire général du Conseil œcuménique des Églises. Il s’exprima sur l’importance des célébrations qui auront lieu en 2025 pour commémorer le concile de Nicée :

« C’est l’occasion de nous interroger à nouveau, à plusieurs, sur la signification de Nicée pour nous aujourd’hui […] À l’époque, comme aujourd’hui, l’appel à l’unité a retenti dans un monde marqué par l’agitation, l’inégalité et la division » (“Le COE prépare le 1700ème anniversaire du concile de Nicée”, Oikoumene.org, 9 août 2023).

Nous vivons dans un monde troublé, inégal et divisé. Mais n’abandonnons pas la vérité au nom de l’unité. Ne suivons pas Constantin, mais suivons le Christ.

 


Survivre à la crise financière à venir

De nombreux pays ont donc une dette importante. Il suffit de quelques catastrophes inattendues pour que les prix s’envolent et que les emplois disparaissent. La triste nouvelle est que des temps difficiles nous attendent. Si vous vous préoccupez du bien-être financier de vos enfants et de vos petits-enfants, ne manquez pas la présente émission du Monde de Demain.

[Le texte ci-dessous est l’adaptation de la transcription de cette émission du Monde de Demain.]

Où va ce monde sur le plan économique ? Le coût de la vie va-t-il continuer à augmenter ? Verrons-nous une nouvelle récession ou, pire encore, un véritable effondrement économique généralisé ? Ce ne sont pas des questions théoriques. Que vous soyez propriétaire de votre entreprise, que vous travailliez pour un employeur ou que vous perceviez une pension, votre argent est important. Ces questions impactent votre vie.

La plupart des nouvelles financières qui font la une des journaux ne sont pas bonnes. Nous entendons parler de tarifs douaniers et de guerres commerciales, de craintes de récession, de hausse de l’inflation – et nous constatons directement l’escalade des prix sur notre facture d’épicerie.

La dette publique affectant de nombreux pays

Les nouvelles sont alarmantes : la dette publique des États-Unis s’élève aujourd’hui à plus de 36.000 milliards de dollars. Il s’agit d’une montagne colossale de dette difficile à imaginer. Mais la dette publique n’est pas seulement un problème américain. D’autres pays du monde occidental ont également une dette extrêmement élevée, exprimée par leur taux d’endettement, c’est-à-dire le montant de la dette par rapport au produit intérieur brut, ou PIB.

Le site Internet World Population Review indique que la dette publique américaine s’élève à 122% du PIB. Cela signifie que la dette accumulée par le gouvernement des États-Unis est nettement supérieure à la valeur de la production de l’ensemble du pays. Cela devrait tous nous préoccuper profondément. D’autres pays ne sont pas loin derrière. Le taux d’endettement de la France s’élève à 111%. Celui du Canada est similaire, à 108%. Le Royaume-Uni n’est pas loin derrière, avec 97,6%.

De nombreux pays ont donc une dette importante. Il suffit de quelques catastrophes inattendues – les polycrises, comme on commence à les appeler – pour que les prix s’envolent et que les emplois disparaissent.

Quel est donc l’avenir de nos pays occidentaux ? La triste nouvelle est que des temps difficiles nous attendent. Mais vous et moi, nous pouvons nous y préparer. Si vous vous préoccupez du bien-être financier de vos enfants et de vos petits-enfants, ne manquez pas la présente émission du Monde de Demain.

Nous ne sommes pas obligés d’affronter l’avenir sans préparation. Nous pouvons être prévenus et nous prémunir. Vous pouvez survivre au prochain krach. Comment faire ?

Je reviens tout de suite avec la réponse…

Bienvenue au Monde de Demain, où nous vous donnons un sens à votre monde à travers les pages de la Bible.

Warren Buffett est le PDG milliardaire de la société d’investissement américaine Berkshire Hathaway. Il a manifestement connu une grande réussite dans sa vie d’investisseur. Lorsque les marchés boursiers ont chuté en réponse aux tarifs douaniers annoncés par le président américain Donald Trump le 2 avril 2025, nombre d’observateurs du marché ont noté le conseil classique de Buffett. À savoir, « lorsque les choses vont mal, se concentrer sur le long terme. » Gardez la tête froide. Ne paniquez pas. Soyez dans la course pour le long terme. Soyez patient et ne perdez pas de vue l’objectif à long terme (“‘Keep your head’ if you’re spooked by tariffs: Warren Buffett once suggested reading a 19th century poem when stocks fall”, MSN.com, 3 avril 2025).

La paix d’esprit et le réconfort que nous trouvons en Jésus

C’est un bon conseil. Il est facile de paniquer lorsque l’économie commence à s’essouffler. Et il est tentant de s’inquiéter de l’avenir, surtout lorsqu’il s’agit d’argent. Mais Dieu ne veut pas que nous craignions l’avenir. Jésus était cohérent dans le message qu’Il adressa à Ses disciples. Matthieu 11 :28 rapporte qu’Il dit : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. »

Nous pouvons être accablés de soucis, de craintes et de doutes, surtout lorsque nous reconnaissons les temps dangereux dans lesquels nous vivons. Dans Matthieu 24 :6, Il dit à Ses disciples : « Gardez-vous d’être troublés, car il faut que ces choses arrivent. Mais ce ne sera pas encore la fin. » Plus tard, juste avant Son arrestation, Son procès et Son exécution, Il répéta ces paroles réconfortantes, rapportées dans Jean 14 :1 : « Que votre cœur ne se trouble point. »

Dieu ne veut pas que nous nous inquiétions du lendemain. Pourtant, Il veut que nous comprenions les avertissements prophétiques pour notre époque. De nombreuses prophéties du livre d’Ézéchiel sont destinées aux nations de souche israélite à la fin des temps. Pour une description plus détaillée des prophéties d’Ézéchiel et de leur impact sur la fin des temps, regardez l’émission de Gerald Weston intitulée « Le message dévoilé d’Ézéchiel ». Vous pouvez la trouver sur YouTube ou sur notre site Internet MondeDemain.org.

Mais concentrons-nous un instant sur une prophétie d’Ézéchiel :

« La parole de l’Éternel me fut adressée, en ces mots : Et toi, fils de l’homme, ainsi parle le Seigneur, l’Éternel, sur le pays d’Israël : Voici la fin ! La fin vient sur les quatre extrémités du pays ! Maintenant la fin vient sur toi ; j’enverrai ma colère contre toi, je te jugerai selon tes voies, je te chargerai de toutes tes abominations. Mon œil sera pour toi sans pitié, et je n’aurai point de miséricorde ; mais je te chargerai de tes voies, et tes abominations seront au milieu de toi ; et vous saurez que je suis l’Éternel » (Ézéchiel 7 :1-4).

C’est un aperçu qui donne à réfléchir du jugement qui s’abat sur nos nations occidentales. Mais pourquoi ce jugement arrive-t-il ? Parce que nous avons le témoignage de Dieu sur la manière dont Il veut que nous menions notre vie – c’est ce qu’on appelle la Bible – et que, malheureusement, peu de gens respectent vraiment.

Plus loin, remarquez l’état des choses qu’Ézéchiel décrit, lorsque les descendants d’Israël chuteront à la fin des temps :

« Ils jetteront leur argent dans les rues, et leur or sera pour eux un objet d’horreur ; leur argent et leur or ne pourront les sauver, au jour de la fureur de l’Éternel ; ils ne pourront ni rassasier leur âme, ni remplir leurs entrailles ; car c’est ce qui les a fait tomber dans leur iniquité » (Ézéchiel 7 :19).  

C’est la description d’un effondrement économique total. Lorsqu’il n’y a plus de nourriture, tout l’or et l’argent du monde ne sert à rien. Ces conditions s’étendront à l’ensemble du globe. Au Jour de l’Éternel, lorsque les trompettes de l’Apocalypse retentiront, les gens ne se soucieront plus de savoir s’ils ont acheté de l’or ou des actions, ou s’ils ont investi dans l’immobilier. Ils voudront simplement être en sécurité et avoir de quoi manger.

Quatre stratégies bibliques pour survivre aux tempêtes économiques à venir

Lorsque le Christ reviendra avec puissance et gloire, nous voulons être prêts. Et être prêt pour ce jour ne se fait pas en gagnant un gros salaire ou en choisissant le bon plan de retraite. En parlant de ces jours, Jésus dit :

« Il y aura des signes dans le soleil, dans la lune et dans les étoiles. Et sur la terre, il y aura de l’angoisse chez les nations qui ne sauront que faire, au bruit de la mer et des flots, les hommes rendant l’âme de terreur dans l’attente de ce qui surviendra pour la terre ; car les puissances des cieux seront ébranlées. Alors on verra le Fils de l’homme venant sur une nuée avec puissance et une grande gloire. Quand ces choses commenceront à arriver, redressez-vous et levez vos têtes, parce que votre délivrance approche » (Luc 21 :25-28).

Alors, comment pouvons-nous envisager les jours de jugement à venir avec foi et non avec crainte ? En identifiant des stratégies bibliques solides pour survivre aux tempêtes économiques à venir.

Quelles sont donc les stratégies que vous pouvez mettre en œuvre dès maintenant pour vous préparer à ces événements ?

1) Acheter les bonnes choses

Nous vivons dans une société de consommation. Nous sommes habitués à dépenser de l’argent, surtout dans les pays occidentaux riches. Notre économie repose sur cette habitude. Parfois, nous dépensons de l’argent pour des biens dont nous n’avons pas vraiment besoin, influencés par la publicité moderne. Les spécialistes du marketing s’efforcent de créer un besoin supposé pour un produit à vendre, qu’il concerne une pizza, des baskets ou une nouvelle voiture. Ils sont passés maîtres dans l’art de nous convaincre que nous avons besoin de biens dont nous n’avons pas la nécessité en réalité. Si nous n’y prenons pas garde, nous risquons de nous retrouver dans un cycle sans fin où l’activité principale de notre vie se résume à consommer des biens et des services.

Il y a des siècles, par l’intermédiaire du prophète Ésaïe, Dieu parla de la nécessité d’acheter ce qui est vraiment important dans la vie :

« Vous tous qui avez soif, venez aux eaux, même celui qui n’a pas d’argent ! Venez, achetez et mangez, venez, achetez du vin et du lait, sans argent, sans rien payer ! Pourquoi pesez-vous de l’argent pour ce qui ne nourrit pas ? Pourquoi travaillez-vous pour ce qui ne rassasie pas ? Écoutez-moi donc, et vous mangerez ce qui est bon, et votre âme se délectera de mets succulents » (Ésaïe 55 :1-2).

Ici, Dieu dit : vous dépensez votre argent, votre temps et votre énergie pour des choses qui ne durent pas. Plus que jamais, cela s’applique à nous aujourd’hui. Nous avons des distractions avec des pertes de temps comme aucune autre génération avant nous. Nos téléphones créent une dépendance. Les réseaux sociaux créent une dépendance. Même des activités anodines – regarder des rediffusions d’émissions télévisées, pratiquer du sport, faire des puzzles ou des jeux, ou encore lire des potins sur des célébrités – peuvent créer une dépendance. Mais qu’est-ce que nos activités accomplissent dans notre vie, en fin de compte ?

En d’autres termes, à quoi consacrons-nous notre argent et notre temps ? Car notre temps, c’est notre vie. Jésus parla de l’importance de réfléchir à ce que nous consommons. Nous ne devons pas seulement nous concentrer sur les objectifs physiques, mais aussi, et surtout, sur les valeurs spirituelles. Remarquez ce qu’Il dit dans Jean 6 :27 :

« Travaillez, non pour la nourriture qui périt, mais pour celle qui subsiste pour la vie éternelle, et que le Fils de l’homme vous donnera ; car c’est lui que le Père, que Dieu lui-même a marqué de son sceau. »

Lisons plus loin :

« Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang demeure en moi, et je demeure en lui. Comme le Père qui est vivant m’a envoyé, et que je vis par le Père, ainsi celui qui me mange vivra par moi » (versets 56-57).

Cela veut dire que nous devons nous abreuver et nous nourrir des paroles du Christ. Nous devons étudier Sa parole chaque jour, afin de commencer à penser comme Lui, à agir comme Lui, à suivre Ses traces, à comprendre Ses voies et à Lui obéir. Il le résume au verset 63 : « C’est l’Esprit qui vivifie ; la chair ne sert à rien. Les paroles que je vous ai dites sont Esprit et vie. »

Lorsque nous pensons à investir dans l’avenir, assurons-nous que nous dépensons notre argent, notre temps, notre énergie, notre attention, pour quelque chose qui va vraiment durer. Cela nous amène à notre prochaine stratégie d’investissement en cette fin des temps :

2) Se constituer un trésor dans les cieux

Jésus enseignait à Ses disciples de ne pas se concentrer uniquement sur les biens matériels, mais surtout d’investir dans leur vie spirituelle :

« Ne vous amassez pas des trésors sur la terre, où la teigne et la rouille détruisent, et où les voleurs percent et dérobent ; mais amassez-vous des trésors dans le ciel, où la teigne et la rouille ne détruisent point, et où les voleurs ne percent ni ne dérobent. Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur » (Matthieu 6 :19-21).

Dieu veut que nous nous souvenions que les voitures rouillent, que les maisons peuvent brûler ou être cambriolées, et que l’argent investi dans la Bourse peut disparaître en un instant. Je connais des personnes qui ont perdu des dizaines de milliers de dollars lors de la crise financière de 2008. Les fonds de retraite ont perdu une grande partie de leur valeur du jour au lendemain.

À quoi pouvons-nous nous fier ? Et comment devons-nous envisager l’avenir ? Remarquez ce que dit le Christ :

« C’est pourquoi je vous dis : Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps, de quoi vous serez vêtus. La vie n’est-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement ? Regardez les oiseaux du ciel : ils ne sèment ni ne moissonnent, et ils n’amassent rien dans des greniers ; et votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux ? Qui de vous, par ses inquiétudes, peut ajouter une coudée à la durée de sa vie ? » (Matthieu 6 :25-27).

Si nous reconnaissons que Dieu nous a créés, nous a façonnés et nous a donné la vie, nous devons nous rappeler qu’Il peut prendre soin de nous. Il nourrit les oiseaux, Il forme les fleurs des arbres et Il produit les fruits des champs. C’est sur ce point que nous devons nous concentrer, surtout en ces temps d’incertitude.

« Ne vous inquiétez donc point, et ne dites pas : Que mangerons-nous ? que boirons-nous ? de quoi serons-nous vêtus ? Car toutes ces choses, ce sont les païens qui les recherchent. Votre Père céleste sait que vous en avez besoin. Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu ; et toutes ces choses vous seront données par-dessus » (Matthieu 6 :31-33).

Le Christ viendra avec Son Royaume à Son retour. Nous devons chercher à faire de ce Royaume la priorité absolue de notre vie. Et avec cela, nous devons rechercher Sa justice. Nous apprenons Sa justice en nous plongeant chaque jour dans Sa parole. Étudier la Bible n’est pas seulement un sentiment émotionnel, mais une nécessité vitale au même titre que l’air que nous respirons.

Nous n’avons pas besoin de nous inquiéter des temps difficiles à venir, si nous investissons dans les bonnes choses dans notre vie – Son Royaume et Son caractère.

Une autre stratégie pour faire face aux crises économiques à la fin des temps est la suivante :

3) Attendre avec impatience le bon héritage

Certains d’entre nous ont peut-être reçu un héritage. Si c’est le cas, considérez cela comme une bénédiction. Mais si vous n’avez pas d’« oncle riche » dans votre famille, ne désespérez pas. Vous avez en fait un Père aux cieux qui n’est pas seulement un oncle riche, mais qui possède tout. Et quand je vous dis tout, je veux dire littéralement tout. Remarquez ce que le prophète Aggée a dit : « L’argent est à moi, et l’or est à moi, dit l’Éternel des armées » (Agée 2 :8).

Maintenant, arrêtez-vous et réfléchissez un instant. Si nous sommes un peu à court d’argent – ou peut-être complètement à court d’argent – rappelons-nous les ressources dont dispose notre Père céleste. Elles sont illimitées. Il possède tout dans toute la galaxie – et dans l’Univers tout entier. Il a créé l’Univers. Peut-Il subvenir à nos besoins ? Connaît-Il nos besoins ? Comme l’a écrit l’apôtre Paul, dans Philippiens 4 :19 : « Et mon Dieu pourvoira à tous vos besoins selon sa richesse, avec gloire, en Jésus-Christ. »

Et Il est riche. Ce n’est pas une métaphore. Il possède littéralement tout. Nous ne devons pas l’oublier. Et en plus, Il veut nous le donner en héritage. David consigna dans le Psaume 16 : « L’Éternel est mon héritage et ma portion ; c’est toi qui m’assures mon lot. Ma possession m’est échue dans des lieux agréables, et un très bel héritage m’est échu » (versets 5-6, Ostervald). David dit : « Dieu – Tu es ma part – Tu es mon héritage – Je vais Te connaître et vivre avec Toi pour l’éternité. Voilà mon héritage ! »

Hébreux 2 :8 donne plus de détails en disant que nous hériterons « toutes choses ». Le terme « toutes choses » englobe en fin de compte l’ensemble de l’Univers physique. Pensez-y ! La destinée de l’homme – et cela signifie vous et moi – est d’hériter toutes les galaxies pour y travailler, les entretenir et les embellir d’une manière que nous ne pouvons pas encore imaginer. Quel formidable héritage nous attend de la part de notre Père !

Si nous n’avons pas de grandes richesses dans cette vie, ce n’est pas grave. Si nous donnons notre vie à Dieu, Il a de grands projets pour nous dans la vie à venir. Quelle est la dernière stratégie ?

4) Remercier notre Créateur qui nous a donné toutes choses

Notre Dieu nous a donné la vie. Il nous a donné l’occasion de connaître les joies de la vie. Nous apprenons certainement aussi des leçons à travers la tristesse de la douleur et de la souffrance dans cette chair. Tout cela a un but. Il veut que nous apprenions à Lui faire confiance, à L’aimer et à nous soumettre à Ses voies, pour notre bien éternel. Il veut nous accorder le salut par l’intermédiaire de Son Fils. Il veut que nous vivions dans Sa famille. Mais nous devons croire en Lui, nous repentir de nos péchés, Lui obéir et nous soumettre au sang de Jésus-Christ.

Lorsque nous comprenons que notre Père nous a octroyé toute grâce excellente et tout don parfait – comme le note l’apôtre Jacques dans Jacques 1 :17 – alors nous devrions être disposés à Lui rendre la pareille également. C’est ce qu’Il nous enseigne. Voyons ce qu’Il explique dans Malachie 3 :8 : « Un homme peut-il voler Dieu ? Pourtant, vous me volez, et puis vous demandez : “En quoi t’avons-nous donc volé ?” » (Semeur).

Qui aurait l’audace de voler Dieu ? Et pourtant, c’est exactement ce qui se passe et c’est ce qu’Il dit. Il explique plus loin dans le verset 8 : « vous demandez : “En quoi t’avons-nous donc volé ?” Vous me volez sur les dîmes et sur les offrandes ! » (Semeur).

Le mot « dîme » est un ancien mot qui signifie « dixième ». C’est le commandement biblique pour le peuple de Dieu de « verser la dîme », ou de donner un dixième de son revenu, en reconnaissance des bénédictions et de l’aide de Dieu dans sa vie. Ne pas donner la dîme à Dieu, dit-Il, c’est en fait Le voler. Remarquez ensuite les conséquences qu’Il décrit sur Son peuple de ne pas respecter la loi de la dîme :

« Vous êtes frappés par la malédiction, et vous me trompez, la nation tout entière ! Apportez à la maison du trésor toutes les dîmes, afin qu’il y ait de la nourriture dans ma maison ; mettez-moi de la sorte à l’épreuve, dit l’Éternel des armées. Et vous verrez si je n’ouvre pas pour vous les écluses des cieux, si je ne répands pas sur vous la bénédiction en abondance. Pour vous je menacerai celui qui dévore, et il ne vous détruira pas les fruits de la terre, et la vigne ne sera pas stérile dans vos campagnes, dit l’Éternel des armées. Toutes les nations vous diront heureux, car vous serez un pays de délices, dit l’Éternel des armées » (Malachie 3 :9-12).

Comprenez bien. Le fait de ne pas verser la dîme entraîne des conséquences individuelles et nationales. Quel meilleur moyen de se préparer aux temps difficiles à venir que de montrer à Dieu notre loyauté et notre fidélité en Lui versant la dîme dès aujourd’hui ? Il promet de pourvoir aux besoins de ceux qui Le placent en premier. Dans notre monde occidental, combien d’entre nous versent fidèlement la dîme au Dieu des cieux qui nous donne la pluie en temps voulu et le soleil pour réchauffer et pour faire pousser les récoltes ? Reconnaissons-nous le Dieu des cieux qui nous donne chaque battement de notre cœur ? Donner un dixième en retour au Dieu qui nous a tout donné – et qui prévoit de nous donner encore plus en héritage – n’est en fait qu’un petit sacrifice.

« Alors ceux qui craignent l’Éternel se parlèrent l’un à l’autre ; l’Éternel fut attentif, et il écouta ; et un livre de souvenir fut écrit devant lui pour ceux qui craignent l’Éternel et qui honorent son nom. Ils seront à moi, dit l’Éternel des armées, ils m’appartiendront, au jour que je prépare ; j’aurai compassion d’eux, comme un homme a compassion de son fils qui le sert » (Malachie 3 :16-17).

L’or, l’argent, l’immobilier ou les comptes bancaires ne seront pas une protection dans les temps difficiles à venir. En cas de crise financière, nous voulons que Dieu soit avec nous, ce qui signifie que nous devons être avec Lui. Et cela signifie que nous devons Lui donner la priorité, même dans les décisions financières que nous prenons.

Moïse mit en garde les anciens Israélites, alors qu’ils s’apprêtaient à entrer dans un nouveau pays magnifique, débordant de bénédictions, de ne pas laisser leur cœur se détourner de Dieu :

« Garde-toi d’oublier l’Éternel, ton Dieu, au point de ne pas observer ses commandements, ses ordonnances et ses lois, que je te prescris aujourd’hui. Lorsque tu mangeras et te rassasieras, lorsque tu bâtiras et habiteras de belles maisons, lorsque tu verras multiplier ton gros et ton menu bétail, s’augmenter ton argent et ton or, et s’accroître tout ce qui est à toi […] Garde-toi de dire en ton cœur : Ma force et la puissance de ma main m’ont acquis ces richesses. Souviens-toi de l’Éternel, ton Dieu, car c’est lui qui te donnera de la force pour les acquérir » (Deutéronome 8 :11-13, 17-18).

Quelle sera l’évolution de nos économies occidentales dans les mois et les années à venir ? La route sera-t-elle semée d’embûches sur le plan économique ? Il se peut qu’il y ait des hauts et des bas pendant un certain temps. Mais à un moment donné, si nos nations ne se repentent pas, Dieu nous permettra de toucher le fond. Où que la route nous mène, nous devons faire preuve de sagesse, de prudence et de bon sens en ce qui concerne notre gestion de l’argent. Mais avant tout, nous devons garder une vue d’ensemble. Cette vue d’ensemble, c’est qu’il y a un Dieu aux cieux qui nous a créés et qui nous fournit tout ce dont nous avons besoin, si nous nous tournons de tout cœur vers Lui. Il nous prépare une grande destinée dans Son royaume pour toujours, si nous sommes prêts à Lui donner notre vie.


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