Rod McNair

Qu’est-ce que la Fête des Tabernacles?



Une ancienne Fête annuelle révèle le destin glorieux que Dieu a prévu pour le monde entier et Il le réalisera dans les années à venir.

Quand travailler dur ne suffit pas



Le travail acharné peut nous mener loin, mais ce n’est pas toujours suffisant.

Devrions-nous suivre Constantin ou le Christ ?

L’année 2025 marque le 1700ème anniversaire du concile de Nicée, considéré par certains comme l’une des plus grandes réalisations de la chrétienté. Lors de ce concile, la nature du Christ et Sa relation avec le Père furent discutées. Mais une autre question, très importante, fut également débattue. Quelle est cette question moins connue qui fut débattue lors du concile de Nicée ? Et quel est son rapport avec vous et moi aujourd’hui ? C’est ce que nous allons examiner dans cette émission du Monde de Demain.

[Le texte ci-dessous est l’adaptation de la transcription de cette émission du Monde de Demain.]

L’année 2025 marque le 1700ème anniversaire du concile de Nicée. Le concile de Nicée est considéré par certains comme l’une des plus grandes réalisations de la chrétienté. Célébrer le 1700ème anniversaire d’un quelconque événement est véritablement historique.

Les réunions commencèrent en mai de l’an 325 apr. J.-C. dans la petite ville de Nicée, en Asie Mineure, dans l’actuelle Turquie. Plus de 300 évêques participèrent aux réunions. En l’an 325 apr. J.-C., cette année-là est considérée par beaucoup comme une date charnière dans l’histoire de l’Église chrétienne dominante.

Lors de ce concile, la nature du Christ et Sa relation avec le Père furent discutées et débattues. Mais une autre question, très importante, fut également débattue.

Quelle est cette question moins connue qui fut débattue lors du concile de Nicée ? Et quel est son rapport avec vous et moi aujourd’hui ?

C’est ce que nous allons examiner dans cette émission du Monde de Demain. Et préparez-vous, car plus tard dans l’émission, je vous donnerai l’occasion de demander un exemplaire gratuit de la brochure L’Église de Dieu à travers les âges.

Remontons-nous dans le temps jusqu’à cet événement capital. Nous sommes en 325 apr. J.-C. Et posons-nous la question suivante : « Devrions-nous suivre Constantin ou le Christ ? »

Je reviens tout de suite…

Bienvenue au Monde de Demain, où nous vous aidons à donner un sens à votre monde à travers les pages de la Bible.

Le concile de Nicée, “une étape importante dans le cheminement de l’Église”

L’année 2025 marque le 1700ème anniversaire du concile de Nicée. Il est étonnant qu’une conférence tenue il y a dix-sept siècles soit toujours d’actualité. Pour commémorer un événement aussi important, le pape François, avant sa mort, avait prévu de se rendre dans la ville actuelle d’Iznik, dans le nord-ouest de la Turquie, à environ 112 km d’Istanbul. C’est là que se trouve l’ancienne ville de Nicée. Le 28 novembre 2024, le pape François aurait déclaré que le concile de Nicée :

« Constitue une étape importante dans le cheminement de l’Église et aussi de toute l’humanité, parce que la foi en Jésus, le Fils de Dieu fait chair pour nous et pour notre salut, a été formulée et professée comme une lumière qui éclaire le sens de la réalité et le destin de toute l’histoire » (“Le pape François confirme son intention de se rendre en Turquie pour l’anniversaire historique du concile de Nicée”, aciafrique.org, 28 novembre 2024).

Le pape François faisait référence au fait que le concile de Nicée avait été convoqué pour traiter des questions relatives à la divinité du Christ et à la relation entre Jésus-Christ et le Père. Il n’est pas dans notre intention d’approfondir cette question dans le cadre de cette émission, ni de discuter du « credo de Nicée », issu de ce rassemblement. 

La Pâque vs. Les Pâques

Mais alors que nous réfléchissons à l’importance du concile de Nicée, examinons un sujet souvent oublié, mais qui était à l’origine de profondes divisions à cette époque – et qui a peut-être même plus d’importance pour nous aujourd’hui. Quel est donc ce sujet ? Il s’agit de la Pâque.

Vous pourriez dire : « Attendez, c’est faux. Les Juifs célèbrent la Pâque. L’Église des années 300 célébrait les Pâques. » Eh bien, l’histoire est bien plus complexe. 

Pour commencer notre exploration de ce sujet, nous allons nous pencher sur les écrits d’Eusèbe de Césarée qui fut l’évêque de Césarée en Palestine de 313 apr. J.-C. jusqu’à sa mort en 339. Il est parfois qualifié comme le « Père de l’histoire de l’Église ». Il joua un rôle de premier plan lors du concile de Nicée et ses écrits nous donnent un aperçu approfondi et fascinant de ce qui s’y passa. Reprenons l’histoire dans son livre, Vie de Constantin, livre 3, chapitre 5. Eusèbe écrivit :

« L’Église était tourmentée auparavant [l’époque du concile de Nicée] par une autre maladie. C’est ainsi que je nomme le différend qui s’était ému au sujet du jour où on doit célébrer la fête de Pâques » (Eusèbe de Césarée, Vie de Constantin, livre 3, chapitre 5, traduction Louis Cousin, révision Gerald Allard).

Arrêtons-nous là. Dans cette traduction française de l’ouvrage d’Eusèbe, lorsque nous lisons le terme « Pâques », au pluriel, nous devons comprendre que le mot qu’il utilisa en réalité est le mot grec « Pascha ». Ce mot est dérivé de l’hébreu « Pesach », qui est le mot à partir duquel nous obtenons le mot « Pâque », au singulier. Soit dit en passant, le mot « Easter » en anglais a été associé plus tard aux Pâques, dans le monde germanique et anglo-saxon. L’Encyclopédie catholique en ligne le confirme dans l’article intitulé « les Pâques » ou « Easter », en anglais.

« Le terme grec pour les Pâques, pascha … est la forme araméenne d’après l’hébreu Pesach (Pâque) » (newadvent.org/cathen).

La plupart des gens ne connaissent le mot « Pâque », au singulier, que par son association avec les Juifs. Mais en réalité, les dirigeants de l’Église que Constantin réunit en 325 apr. J.-C. célébraient tous une fête appelée « la Pâque ». Cela pourrait vous surprendre.

Bien sûr, si votre langue maternelle est le français, l’espagnol ou l’italien, ce n’est pas surprenant. Dans ces langues, le terme « Pâques », au pluriel, conserve son lien au terme « Pâque », au singulier. En français, « Pâques », en espagnol, « Pascua », en italien, « Pasqua ». Tous ces termes tirent leur origine de l’hébreu « Pesach ».

Relisons le récit d’Eusèbe, en remplaçant cette fois le mot « Pâques » par « Pascha ».

« L’Église était tourmentée auparavant par une autre maladie. C’est ainsi que je nomme le différend qui s’était ému au sujet du jour où on doit célébrer la fête de Pâques [“Pascha”]. Les uns soutenaient qu’il fallait suivre la coutume des Juifs. Les autres prétendaient au contraire qu’il fallait examiner très exactement le temps et ne pas s’accorder avec des peuples qui sur ce point même étaient éloignés de la grâce de l’Évangile [c’est-à-dire les Juifs] » (Ibid.).

Le concile fut guidé par Constantin au lieu de l’Esprit du Christ

Voyez-vous, à l’époque d’Eusèbe et de Constantin, les opinions divergeaient quant à la date de la Pâque chrétienne. Certains estimaient qu’elle devait être célébrée le 14ème jour du mois hébreu de nisan. D’autres estimaient qu’elle devait être célébrée un dimanche, avec quelques variantes sur la manière de déterminer le dimanche à retenir. Toutes ces divergences ont donné lieu à une importante controverse entre les Églises. Eusèbe poursuit en expliquant :

« Il y avait longtemps que les peuples étaient divisés sur ce sujet et que la discipline de l’Église en était troublée […] Personne ne pouvait apporter de remède à ce mal. Chaque parti était d’un poids presque égal, la question demeurait indécise. Il n’y avait que Dieu qui put la régler, et il semble qu’il n’y avait sur la Terre que Constantin dont Dieu choisit de se servir pour cela » (Ibid.).

Quelle déclaration ! Une controverse doctrinale majeure divise l’Église, et la seule personne sur Terre capable de le résoudre est un empereur romain païen et politiquement astucieux ? Mais diront certains : « Constantin s’était fait baptiser. Il était devenu chrétien. » Nous en reparlerons dans quelques instants. C’est une histoire fascinante en soi.

Comme l’a écrit mon collègue et présentateur, l’évangéliste Wallace Smith, dans l’article du Monde de Demain intitulé « 1700 ans après Nicée » :

« Le concile de 325 ne fut pas convoqué sous l’autorité d’un chef religieux, comme nous pourrions nous y attendre, mais sous celle de l’empereur romain Constantin. L’empreinte de l’empereur y est d’ailleurs omniprésente » (“1700 ans après Nicée”, Le Monde de Demain, Mai-Juin 2025, p. 6).

Constantin était-il vraiment chrétien ?

Parlons un peu de Constantin. Était-il un véritable disciple de Jésus-Christ ? Ou était-il un roi mondain avisé qui vit que le soutien de l’Église chrétienne dominante serait une opportunité politique en or ?

L’historien Will Durant pose cette question et y répond dans son livre Histoire de la civilisation : César et le Christ :

« Était-ce une conversion sincère, un acte de conviction religieuse, ou une habile manœuvre de sagesse politique ? La dernière hypothèse paraît la plus probable […] Un croyant vraiment convaincu aurait été chrétien d’abord, homme d’État ensuite ; pour Constantin, au contraire, le christianisme fut un moyen, non une fin » (Histoire de la civilisation, Will Durant, “César et le Christ”, volume 9, éditions Rencontres, p. 333, traduction Jacques Marty).

Au début de son règne, Constantin était totalement immergé dans les pratiques païennes d’un empereur romain typique. Vers la fin de son règne, il favorisa l’Église chrétienne et s’éloigna des pratiques païennes auxquelles il avait pris part auparavant. Quelle est donc la cause de ce changement ? Dans le livre Une brève histoire du christianisme, les auteurs expliquent comment cela s’est produit. À la page 33, on peut y lire :

« Constantin croyait que le Dieu chrétien l’avait aidé à gagner ses batailles pour le contrôle de l’Empire, et il souhaitait donc que l’aide divine de la religion chrétienne se poursuive pour maintenir la paix et le bien-être de son règne. La sagesse de sa politique est amplement justifiée par la dévotion et la loyauté extravagantes qu’il reçoit de ses sujets chrétiens. La religion personnelle de Constantin est un sujet de spéculation. Il ne fut baptisé que sur son lit de mort. Ce que l’on peut dire avec certitude, c’est que 1) son intervention dans les affaires religieuses était dans une large mesure dictée par ce qu’il considérait comme politiquement opportun et 2) qu’à partir du début de son règne, il s’est de plus en plus identifié à l’Église » (“A Short History of Christianity”, pp. 33-34). 

Ainsi, cet empereur païen, qui voyait l’intérêt de prêter allégeance au Dieu chrétien, constata que sa nouvelle religion traversait une crise doctrinale en 325 apr. J.-C. C’est alors qu’il convoqua les évêques au concile de Nicée. Il présida personnellement les réunions et dirigea les débats. En fait, il exerça une telle influence sur ce qui s’était passé que l’auteur H.G. Wells fait cette choquante déclaration :

« Une chose très importante que nous devons noter, c’est le rôle joué par l’empereur dans la codification du christianisme […] Il est très manifeste que dans l’histoire du christianisme de cette époque [au 3ème siècle de notre ère] l’esprit de Constantin le Grand se fait sentir autant et peut-être même davantage que l’esprit de Jésus » (Esquisse de l’histoire universelle, H.G. Wells, éditions Payot, p. 272, traduction Édouard Guyot).

C’est une chose étonnante à dire. Pour qu’une Église, se disant chrétienne, réunisse un concile pour discuter des désaccords doctrinaux, on pourrait penser que le fait qu’il soit guidé par l’Esprit du Christ serait une priorité. Mais ce ne fut pas le cas.

Que s’est-il donc passé lors du concile ? En particulier, que s’est-il passé concernant la date de l’observance de la Pâque ? Resterait-elle liée à la Pâque célébrée par Jésus, ou serait-elle déconnectée de l’enseignement et de la pratique du Christ ? Pour répondre à la question, revenons à Eusèbe. Il résume le débat de la manière suivante dans le chapitre 14 de son livre, Vie de Constantin :

« Ainsi il y eut une foi unanime et tous se mirent d’accord sur la date de la fête du salut [la Pâque] » (Vie de Constantin, Eusèbe de Césarée, livre 3, chapitre 14, traduction Louis Cousin, révision Gerald Allard).

En réalité, il s’agissait d’une unité forcée, d’une uniformisation par la contrainte. C’est ce qui fut accompli. Après le concile, Constantin lui-même écrivit une lettre à toutes les Églises, et voici ce qu’il y dit :

« La question qui regarde la célébration de la fête de Pâques ayant été ensuite agitée, on a jugé tout d’une voix qu’il était fort à propos qu’elle fût célébrée au même jour dans toute l’étendue de l’Église […] N’ayons donc rien de commun avec la nation des Juifs, qui est une nation ennemie. Nous avons appris du Sauveur une autre voie » (Vie de Constantin, Eusèbe de Césarée, livre 3, chapitre 18, traduction Louis Cousin, révision Gerald Allard).

Et voilà. Avec mépris et dérision, on déclara que les chrétiens ne devaient rien avoir en commun avec les Juifs. Même au IVème siècle apr. J.-C., certains chrétiens, notamment en Orient, restèrent fidèles à l’observance de la Pâque le 14ème jour du mois hébreu de nisan.

L’exemple de Jésus et de Ses disciples

Ceux qui observaient la Pâque le 14 suivaient les enseignements qui leur avaient été transmis depuis l’apôtre Jean. Le témoignage de Polycarpe, disciple direct de l’apôtre Jean, l’atteste. Polycrate, le disciple de Polycarpe, célébrait également la Pâque de cette manière.

Vous voyez, ces disciples fidèles, Polycarpe et Polycrate, observaient la Pâque chrétienne biblique. C’était une instruction claire de Jésus-Christ, dans le Nouveau Testament. Jésus célébra la Pâque, le 14ème jour de nisan, avec Ses disciples, la nuit précédant Sa mort. Au cours de cette célébration, Il leur donna du pain à manger, symbole de Son corps qui allait être rompu pour eux. Il donna aussi du vin à boire aux disciples, comme symbole de Son sang versé pour eux. Il leur lava les pieds, symbole de Son humilité. Remarquez ce qu’Il dit lors de Sa dernière célébration de la Pâque dans Jean 13 :12-15 :

« Après qu’il leur eut lavé les pieds, et qu’il eut pris ses vêtements, il se remit à table, et leur dit : Comprenez-vous ce que je vous ai fait ? Vous m’appelez Maître et Seigneur ; et vous dites bien, car je le suis. Si donc je vous ai lavé les pieds, moi, le Seigneur et le Maître, vous devez aussi vous laver les pieds les uns aux autres ; car je vous ai donné un exemple, afin que vous fassiez comme je vous ai fait. » 

Il y a quelques années, un slogan populaire était en vogue : « Que ferait Jésus ? » En ce qui concerne la doctrine et la pratique, nous savons ce que Jésus fit. La Bible rapporte en détail ce qu’Il fit. Jésus célébra la Pâque le 14 nisan – le récit biblique est très clair. Il dit à Ses disciples d’en faire de même.

L’apôtre Paul célébrait également la Pâque chrétienne le 14 nisan, pour commémorer les souffrances et la mort de Jésus-Christ. Il enseigna aux frères et sœurs de l’Église de Corinthe de la célébrer également. Remarquez ce que Paul dit dans 1 Corinthiens 11 :23-25 :

« Car j’ai reçu du Seigneur ce que je vous ai enseigné ; c’est que le Seigneur Jésus, dans la nuit où il fut livré, prit du pain, et, après avoir rendu grâces, le rompit, et dit : Ceci est mon corps, qui est rompu pour vous ; faites ceci en mémoire de moi. De même, après avoir soupé, il prit la coupe, et dit : Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang ; faites ceci en mémoire de moi toutes les fois que vous en boirez. »

Pour résumer ce que Paul enseignait et ce qu’il pratiquait, nous lisons dans 1 Corinthiens 5 :7-8 : « car Christ, notre Pâque, a été immolé. Célébrons donc la fête ». 

L’antisémitisme dans le concile de Nicée

Alors, pourquoi certains éviteraient-ils tout lien avec la Pâque chrétienne du 14 nisan dès les années 300 de notre ère ? Pour ne pas ressembler aux Juifs. Ils uniformisèrent une fête non juive dite pascale, en la fixant au dimanche suivant la première pleine lune vernale, censée commémorer la résurrection du Christ. Cette célébration du dimanche devint ce que l’on appelle aujourd’hui « les Pâques ». 

D’ailleurs, Jésus ne fut pas ressuscité un dimanche. Il fut ressuscité vers la fin du sabbat, le samedi, exactement trois jours et trois nuits après Sa mort sur la croix. Mais c’est une autre histoire pour une prochaine fois. Soyons clairs : la résurrection du Christ est extrêmement importante. C’est sur elle que nous fondons notre espérance de la vie éternelle. Comme nous le voyons dans Romains 8 :11 :

« Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Christ d’entre les morts rendra aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous. »

La résurrection est notre espérance et notre avenir. Mais vous pouvez parcourir le Nouveau Testament du début à la fin, vous ne trouverez pas une seule instruction ou un seul commandement d’observer la résurrection comme un jour de fête. En fait, Constantin ne s’intéressait guère à la vérité – il voulait simplement que tout le monde soit sur la même longueur d’onde. Comme l’indique le podcast primé sur l’histoire de Rome de Mike Duncan :

« L’empereur ne se souciait pas tant de savoir quel camp avait raison ou quelle interprétation était la meilleure, tant qu’au bout du compte, tout le monde soit d’accord » (“The History of Rome”, podcast de Mike Duncan, épisode 137, 15 mai 2011).

Alors, qui suivrez-vous ? Constantin et les traditions qu’il établit pour différencier les chrétiens de nom des Juifs ? Ou bien Jésus-Christ, qui exposa clairement Ses enseignements dans le Nouveau Testament, à la vue de tous ?

L’unité dans l’Église doit être basée sur la vérité

L’unité et la cohésion doivent régner dans le corps du Christ. L’apôtre Paul l’expliqua dans 1 Corinthiens 1 :10 :

« Je vous exhorte, frères, par le nom de notre Seigneur Jésus-Christ, à tenir tous un même langage, et à ne point avoir de divisions parmi vous, mais à être parfaitement unis dans un même esprit et dans un même sentiment. »

Mais en même temps, Jésus-Christ savait que, dans cette ère, parce que nous vivons dans le monde de Satan, il y aurait des divisions. La vérité serait parfois une source de division, car tout le monde n’accepterait pas la vérité. Remarquez ce que Jésus dit dans Matthieu 10 :34, 36-37 :

« Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre ; je ne suis pas venu apporter la paix, mais l’épée […] et l’homme aura pour ennemis les gens de sa maison. Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi ».

En d’autres termes, lorsqu’il s’agit de la vérité de Dieu et des enseignements du Christ, nous ne devons pas faire de compromis, même au nom de l’unité. Et même si cela implique des membres de notre propre famille. Si nous voulons être fidèles au Christ, nous devons lire ce livre, nous devons comprendre les enseignements qu’il contient et nous y conformer.

La majorité des membres de l’Église devenue la religion d’État se sont ralliés aux édits de Constantin. Ils célébrèrent le dimanche de Pâques, qui devint les Pâques. C’était désormais la religion de l’Empire, et donc la chose la plus commode à faire.

Les véritables chrétiens observent les Jours saints bibliques

Mais tout le monde n’y adhéra pas. Certains conservèrent la Pâque chrétienne biblique enseignée par le Christ, ainsi que les autres Jours saints bibliques. Nous en avons la preuve dans le texte d’un sermon prononcé par un prêtre d’Antioche nommé Jean Chrysostome. Ce sermon fut prononcé en 386-387 apr. J.-C. Il s’intitulait, « Discours contre les Juifs ». Notez à quel point il méprisait les Juifs. Mais notez aussi que son texte montre qu’il y avait encore des chrétiens fidèles qui célébraient la Pâque chrétienne biblique bien après Nicée. Voici ce qu’il dit :

« Les fêtes de ces malheureux Juifs vont arriver ; fêtes continuelles, incessantes : les trompettes, les tabernacles, les jeûnes ; et beaucoup de ceux qui font avec nous une même société, qui disent avoir les mêmes sentiments que nous, assistent à ces fêtes : les uns vont les voir, d’autres même y prennent part, et observent les jeûnes judaïques. C’est cette coutume, perverse dont je veux délivrer l’Église maintenant » (“Discours contre les Juifs”, Jean Chrysostome, dans Œuvres complètes, tome 2, p. 280, librairie Sueur-Charruey, traduction Jean-Baptiste Jeannin).

La Fête des Trompettes, la Fête des Tabernacles, le jeûne (appelé le Jour des Expiations), et la Pâque du Nouveau Testament. Ces Fêtes bibliques, instituées par le Dieu Créateur, étaient encore célébrées par les chrétiens fidèles, soixante ans après le concile de Nicée.

Elles sont encore célébrées aujourd’hui, 1700 ans après Nicée. L’Église du Dieu Vivant, qui parraine et réalise Le Monde de Demain, célèbre chaque année ces Fêtes sacrées et anciennes en l’honneur de notre grand Dieu et de notre Sauveur vivant et aimant. Si vous souhaitez en savoir plus, contactez-nous. Nous serions ravis de vous répondre.

Jerry Pillay est le Secrétaire général du Conseil œcuménique des Églises. Il s’exprima sur l’importance des célébrations qui auront lieu en 2025 pour commémorer le concile de Nicée :

« C’est l’occasion de nous interroger à nouveau, à plusieurs, sur la signification de Nicée pour nous aujourd’hui […] À l’époque, comme aujourd’hui, l’appel à l’unité a retenti dans un monde marqué par l’agitation, l’inégalité et la division » (“Le COE prépare le 1700ème anniversaire du concile de Nicée”, Oikoumene.org, 9 août 2023).

Nous vivons dans un monde troublé, inégal et divisé. Mais n’abandonnons pas la vérité au nom de l’unité. Ne suivons pas Constantin, mais suivons le Christ.

 


Survivre à la crise financière à venir

De nombreux pays ont donc une dette importante. Il suffit de quelques catastrophes inattendues pour que les prix s’envolent et que les emplois disparaissent. La triste nouvelle est que des temps difficiles nous attendent. Si vous vous préoccupez du bien-être financier de vos enfants et de vos petits-enfants, ne manquez pas la présente émission du Monde de Demain.

[Le texte ci-dessous est l’adaptation de la transcription de cette émission du Monde de Demain.]

Où va ce monde sur le plan économique ? Le coût de la vie va-t-il continuer à augmenter ? Verrons-nous une nouvelle récession ou, pire encore, un véritable effondrement économique généralisé ? Ce ne sont pas des questions théoriques. Que vous soyez propriétaire de votre entreprise, que vous travailliez pour un employeur ou que vous perceviez une pension, votre argent est important. Ces questions impactent votre vie.

La plupart des nouvelles financières qui font la une des journaux ne sont pas bonnes. Nous entendons parler de tarifs douaniers et de guerres commerciales, de craintes de récession, de hausse de l’inflation – et nous constatons directement l’escalade des prix sur notre facture d’épicerie.

La dette publique affectant de nombreux pays

Les nouvelles sont alarmantes : la dette publique des États-Unis s’élève aujourd’hui à plus de 36.000 milliards de dollars. Il s’agit d’une montagne colossale de dette difficile à imaginer. Mais la dette publique n’est pas seulement un problème américain. D’autres pays du monde occidental ont également une dette extrêmement élevée, exprimée par leur taux d’endettement, c’est-à-dire le montant de la dette par rapport au produit intérieur brut, ou PIB.

Le site Internet World Population Review indique que la dette publique américaine s’élève à 122% du PIB. Cela signifie que la dette accumulée par le gouvernement des États-Unis est nettement supérieure à la valeur de la production de l’ensemble du pays. Cela devrait tous nous préoccuper profondément. D’autres pays ne sont pas loin derrière. Le taux d’endettement de la France s’élève à 111%. Celui du Canada est similaire, à 108%. Le Royaume-Uni n’est pas loin derrière, avec 97,6%.

De nombreux pays ont donc une dette importante. Il suffit de quelques catastrophes inattendues – les polycrises, comme on commence à les appeler – pour que les prix s’envolent et que les emplois disparaissent.

Quel est donc l’avenir de nos pays occidentaux ? La triste nouvelle est que des temps difficiles nous attendent. Mais vous et moi, nous pouvons nous y préparer. Si vous vous préoccupez du bien-être financier de vos enfants et de vos petits-enfants, ne manquez pas la présente émission du Monde de Demain.

Nous ne sommes pas obligés d’affronter l’avenir sans préparation. Nous pouvons être prévenus et nous prémunir. Vous pouvez survivre au prochain krach. Comment faire ?

Je reviens tout de suite avec la réponse…

Bienvenue au Monde de Demain, où nous vous donnons un sens à votre monde à travers les pages de la Bible.

Warren Buffett est le PDG milliardaire de la société d’investissement américaine Berkshire Hathaway. Il a manifestement connu une grande réussite dans sa vie d’investisseur. Lorsque les marchés boursiers ont chuté en réponse aux tarifs douaniers annoncés par le président américain Donald Trump le 2 avril 2025, nombre d’observateurs du marché ont noté le conseil classique de Buffett. À savoir, « lorsque les choses vont mal, se concentrer sur le long terme. » Gardez la tête froide. Ne paniquez pas. Soyez dans la course pour le long terme. Soyez patient et ne perdez pas de vue l’objectif à long terme (“‘Keep your head’ if you’re spooked by tariffs: Warren Buffett once suggested reading a 19th century poem when stocks fall”, MSN.com, 3 avril 2025).

La paix d’esprit et le réconfort que nous trouvons en Jésus

C’est un bon conseil. Il est facile de paniquer lorsque l’économie commence à s’essouffler. Et il est tentant de s’inquiéter de l’avenir, surtout lorsqu’il s’agit d’argent. Mais Dieu ne veut pas que nous craignions l’avenir. Jésus était cohérent dans le message qu’Il adressa à Ses disciples. Matthieu 11 :28 rapporte qu’Il dit : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. »

Nous pouvons être accablés de soucis, de craintes et de doutes, surtout lorsque nous reconnaissons les temps dangereux dans lesquels nous vivons. Dans Matthieu 24 :6, Il dit à Ses disciples : « Gardez-vous d’être troublés, car il faut que ces choses arrivent. Mais ce ne sera pas encore la fin. » Plus tard, juste avant Son arrestation, Son procès et Son exécution, Il répéta ces paroles réconfortantes, rapportées dans Jean 14 :1 : « Que votre cœur ne se trouble point. »

Dieu ne veut pas que nous nous inquiétions du lendemain. Pourtant, Il veut que nous comprenions les avertissements prophétiques pour notre époque. De nombreuses prophéties du livre d’Ézéchiel sont destinées aux nations de souche israélite à la fin des temps. Pour une description plus détaillée des prophéties d’Ézéchiel et de leur impact sur la fin des temps, regardez l’émission de Gerald Weston intitulée « Le message dévoilé d’Ézéchiel ». Vous pouvez la trouver sur YouTube ou sur notre site Internet MondeDemain.org.

Mais concentrons-nous un instant sur une prophétie d’Ézéchiel :

« La parole de l’Éternel me fut adressée, en ces mots : Et toi, fils de l’homme, ainsi parle le Seigneur, l’Éternel, sur le pays d’Israël : Voici la fin ! La fin vient sur les quatre extrémités du pays ! Maintenant la fin vient sur toi ; j’enverrai ma colère contre toi, je te jugerai selon tes voies, je te chargerai de toutes tes abominations. Mon œil sera pour toi sans pitié, et je n’aurai point de miséricorde ; mais je te chargerai de tes voies, et tes abominations seront au milieu de toi ; et vous saurez que je suis l’Éternel » (Ézéchiel 7 :1-4).

C’est un aperçu qui donne à réfléchir du jugement qui s’abat sur nos nations occidentales. Mais pourquoi ce jugement arrive-t-il ? Parce que nous avons le témoignage de Dieu sur la manière dont Il veut que nous menions notre vie – c’est ce qu’on appelle la Bible – et que, malheureusement, peu de gens respectent vraiment.

Plus loin, remarquez l’état des choses qu’Ézéchiel décrit, lorsque les descendants d’Israël chuteront à la fin des temps :

« Ils jetteront leur argent dans les rues, et leur or sera pour eux un objet d’horreur ; leur argent et leur or ne pourront les sauver, au jour de la fureur de l’Éternel ; ils ne pourront ni rassasier leur âme, ni remplir leurs entrailles ; car c’est ce qui les a fait tomber dans leur iniquité » (Ézéchiel 7 :19).  

C’est la description d’un effondrement économique total. Lorsqu’il n’y a plus de nourriture, tout l’or et l’argent du monde ne sert à rien. Ces conditions s’étendront à l’ensemble du globe. Au Jour de l’Éternel, lorsque les trompettes de l’Apocalypse retentiront, les gens ne se soucieront plus de savoir s’ils ont acheté de l’or ou des actions, ou s’ils ont investi dans l’immobilier. Ils voudront simplement être en sécurité et avoir de quoi manger.

Quatre stratégies bibliques pour survivre aux tempêtes économiques à venir

Lorsque le Christ reviendra avec puissance et gloire, nous voulons être prêts. Et être prêt pour ce jour ne se fait pas en gagnant un gros salaire ou en choisissant le bon plan de retraite. En parlant de ces jours, Jésus dit :

« Il y aura des signes dans le soleil, dans la lune et dans les étoiles. Et sur la terre, il y aura de l’angoisse chez les nations qui ne sauront que faire, au bruit de la mer et des flots, les hommes rendant l’âme de terreur dans l’attente de ce qui surviendra pour la terre ; car les puissances des cieux seront ébranlées. Alors on verra le Fils de l’homme venant sur une nuée avec puissance et une grande gloire. Quand ces choses commenceront à arriver, redressez-vous et levez vos têtes, parce que votre délivrance approche » (Luc 21 :25-28).

Alors, comment pouvons-nous envisager les jours de jugement à venir avec foi et non avec crainte ? En identifiant des stratégies bibliques solides pour survivre aux tempêtes économiques à venir.

Quelles sont donc les stratégies que vous pouvez mettre en œuvre dès maintenant pour vous préparer à ces événements ?

1) Acheter les bonnes choses

Nous vivons dans une société de consommation. Nous sommes habitués à dépenser de l’argent, surtout dans les pays occidentaux riches. Notre économie repose sur cette habitude. Parfois, nous dépensons de l’argent pour des biens dont nous n’avons pas vraiment besoin, influencés par la publicité moderne. Les spécialistes du marketing s’efforcent de créer un besoin supposé pour un produit à vendre, qu’il concerne une pizza, des baskets ou une nouvelle voiture. Ils sont passés maîtres dans l’art de nous convaincre que nous avons besoin de biens dont nous n’avons pas la nécessité en réalité. Si nous n’y prenons pas garde, nous risquons de nous retrouver dans un cycle sans fin où l’activité principale de notre vie se résume à consommer des biens et des services.

Il y a des siècles, par l’intermédiaire du prophète Ésaïe, Dieu parla de la nécessité d’acheter ce qui est vraiment important dans la vie :

« Vous tous qui avez soif, venez aux eaux, même celui qui n’a pas d’argent ! Venez, achetez et mangez, venez, achetez du vin et du lait, sans argent, sans rien payer ! Pourquoi pesez-vous de l’argent pour ce qui ne nourrit pas ? Pourquoi travaillez-vous pour ce qui ne rassasie pas ? Écoutez-moi donc, et vous mangerez ce qui est bon, et votre âme se délectera de mets succulents » (Ésaïe 55 :1-2).

Ici, Dieu dit : vous dépensez votre argent, votre temps et votre énergie pour des choses qui ne durent pas. Plus que jamais, cela s’applique à nous aujourd’hui. Nous avons des distractions avec des pertes de temps comme aucune autre génération avant nous. Nos téléphones créent une dépendance. Les réseaux sociaux créent une dépendance. Même des activités anodines – regarder des rediffusions d’émissions télévisées, pratiquer du sport, faire des puzzles ou des jeux, ou encore lire des potins sur des célébrités – peuvent créer une dépendance. Mais qu’est-ce que nos activités accomplissent dans notre vie, en fin de compte ?

En d’autres termes, à quoi consacrons-nous notre argent et notre temps ? Car notre temps, c’est notre vie. Jésus parla de l’importance de réfléchir à ce que nous consommons. Nous ne devons pas seulement nous concentrer sur les objectifs physiques, mais aussi, et surtout, sur les valeurs spirituelles. Remarquez ce qu’Il dit dans Jean 6 :27 :

« Travaillez, non pour la nourriture qui périt, mais pour celle qui subsiste pour la vie éternelle, et que le Fils de l’homme vous donnera ; car c’est lui que le Père, que Dieu lui-même a marqué de son sceau. »

Lisons plus loin :

« Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang demeure en moi, et je demeure en lui. Comme le Père qui est vivant m’a envoyé, et que je vis par le Père, ainsi celui qui me mange vivra par moi » (versets 56-57).

Cela veut dire que nous devons nous abreuver et nous nourrir des paroles du Christ. Nous devons étudier Sa parole chaque jour, afin de commencer à penser comme Lui, à agir comme Lui, à suivre Ses traces, à comprendre Ses voies et à Lui obéir. Il le résume au verset 63 : « C’est l’Esprit qui vivifie ; la chair ne sert à rien. Les paroles que je vous ai dites sont Esprit et vie. »

Lorsque nous pensons à investir dans l’avenir, assurons-nous que nous dépensons notre argent, notre temps, notre énergie, notre attention, pour quelque chose qui va vraiment durer. Cela nous amène à notre prochaine stratégie d’investissement en cette fin des temps :

2) Se constituer un trésor dans les cieux

Jésus enseignait à Ses disciples de ne pas se concentrer uniquement sur les biens matériels, mais surtout d’investir dans leur vie spirituelle :

« Ne vous amassez pas des trésors sur la terre, où la teigne et la rouille détruisent, et où les voleurs percent et dérobent ; mais amassez-vous des trésors dans le ciel, où la teigne et la rouille ne détruisent point, et où les voleurs ne percent ni ne dérobent. Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur » (Matthieu 6 :19-21).

Dieu veut que nous nous souvenions que les voitures rouillent, que les maisons peuvent brûler ou être cambriolées, et que l’argent investi dans la Bourse peut disparaître en un instant. Je connais des personnes qui ont perdu des dizaines de milliers de dollars lors de la crise financière de 2008. Les fonds de retraite ont perdu une grande partie de leur valeur du jour au lendemain.

À quoi pouvons-nous nous fier ? Et comment devons-nous envisager l’avenir ? Remarquez ce que dit le Christ :

« C’est pourquoi je vous dis : Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps, de quoi vous serez vêtus. La vie n’est-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement ? Regardez les oiseaux du ciel : ils ne sèment ni ne moissonnent, et ils n’amassent rien dans des greniers ; et votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux ? Qui de vous, par ses inquiétudes, peut ajouter une coudée à la durée de sa vie ? » (Matthieu 6 :25-27).

Si nous reconnaissons que Dieu nous a créés, nous a façonnés et nous a donné la vie, nous devons nous rappeler qu’Il peut prendre soin de nous. Il nourrit les oiseaux, Il forme les fleurs des arbres et Il produit les fruits des champs. C’est sur ce point que nous devons nous concentrer, surtout en ces temps d’incertitude.

« Ne vous inquiétez donc point, et ne dites pas : Que mangerons-nous ? que boirons-nous ? de quoi serons-nous vêtus ? Car toutes ces choses, ce sont les païens qui les recherchent. Votre Père céleste sait que vous en avez besoin. Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu ; et toutes ces choses vous seront données par-dessus » (Matthieu 6 :31-33).

Le Christ viendra avec Son Royaume à Son retour. Nous devons chercher à faire de ce Royaume la priorité absolue de notre vie. Et avec cela, nous devons rechercher Sa justice. Nous apprenons Sa justice en nous plongeant chaque jour dans Sa parole. Étudier la Bible n’est pas seulement un sentiment émotionnel, mais une nécessité vitale au même titre que l’air que nous respirons.

Nous n’avons pas besoin de nous inquiéter des temps difficiles à venir, si nous investissons dans les bonnes choses dans notre vie – Son Royaume et Son caractère.

Une autre stratégie pour faire face aux crises économiques à la fin des temps est la suivante :

3) Attendre avec impatience le bon héritage

Certains d’entre nous ont peut-être reçu un héritage. Si c’est le cas, considérez cela comme une bénédiction. Mais si vous n’avez pas d’« oncle riche » dans votre famille, ne désespérez pas. Vous avez en fait un Père aux cieux qui n’est pas seulement un oncle riche, mais qui possède tout. Et quand je vous dis tout, je veux dire littéralement tout. Remarquez ce que le prophète Aggée a dit : « L’argent est à moi, et l’or est à moi, dit l’Éternel des armées » (Agée 2 :8).

Maintenant, arrêtez-vous et réfléchissez un instant. Si nous sommes un peu à court d’argent – ou peut-être complètement à court d’argent – rappelons-nous les ressources dont dispose notre Père céleste. Elles sont illimitées. Il possède tout dans toute la galaxie – et dans l’Univers tout entier. Il a créé l’Univers. Peut-Il subvenir à nos besoins ? Connaît-Il nos besoins ? Comme l’a écrit l’apôtre Paul, dans Philippiens 4 :19 : « Et mon Dieu pourvoira à tous vos besoins selon sa richesse, avec gloire, en Jésus-Christ. »

Et Il est riche. Ce n’est pas une métaphore. Il possède littéralement tout. Nous ne devons pas l’oublier. Et en plus, Il veut nous le donner en héritage. David consigna dans le Psaume 16 : « L’Éternel est mon héritage et ma portion ; c’est toi qui m’assures mon lot. Ma possession m’est échue dans des lieux agréables, et un très bel héritage m’est échu » (versets 5-6, Ostervald). David dit : « Dieu – Tu es ma part – Tu es mon héritage – Je vais Te connaître et vivre avec Toi pour l’éternité. Voilà mon héritage ! »

Hébreux 2 :8 donne plus de détails en disant que nous hériterons « toutes choses ». Le terme « toutes choses » englobe en fin de compte l’ensemble de l’Univers physique. Pensez-y ! La destinée de l’homme – et cela signifie vous et moi – est d’hériter toutes les galaxies pour y travailler, les entretenir et les embellir d’une manière que nous ne pouvons pas encore imaginer. Quel formidable héritage nous attend de la part de notre Père !

Si nous n’avons pas de grandes richesses dans cette vie, ce n’est pas grave. Si nous donnons notre vie à Dieu, Il a de grands projets pour nous dans la vie à venir. Quelle est la dernière stratégie ?

4) Remercier notre Créateur qui nous a donné toutes choses

Notre Dieu nous a donné la vie. Il nous a donné l’occasion de connaître les joies de la vie. Nous apprenons certainement aussi des leçons à travers la tristesse de la douleur et de la souffrance dans cette chair. Tout cela a un but. Il veut que nous apprenions à Lui faire confiance, à L’aimer et à nous soumettre à Ses voies, pour notre bien éternel. Il veut nous accorder le salut par l’intermédiaire de Son Fils. Il veut que nous vivions dans Sa famille. Mais nous devons croire en Lui, nous repentir de nos péchés, Lui obéir et nous soumettre au sang de Jésus-Christ.

Lorsque nous comprenons que notre Père nous a octroyé toute grâce excellente et tout don parfait – comme le note l’apôtre Jacques dans Jacques 1 :17 – alors nous devrions être disposés à Lui rendre la pareille également. C’est ce qu’Il nous enseigne. Voyons ce qu’Il explique dans Malachie 3 :8 : « Un homme peut-il voler Dieu ? Pourtant, vous me volez, et puis vous demandez : “En quoi t’avons-nous donc volé ?” » (Semeur).

Qui aurait l’audace de voler Dieu ? Et pourtant, c’est exactement ce qui se passe et c’est ce qu’Il dit. Il explique plus loin dans le verset 8 : « vous demandez : “En quoi t’avons-nous donc volé ?” Vous me volez sur les dîmes et sur les offrandes ! » (Semeur).

Le mot « dîme » est un ancien mot qui signifie « dixième ». C’est le commandement biblique pour le peuple de Dieu de « verser la dîme », ou de donner un dixième de son revenu, en reconnaissance des bénédictions et de l’aide de Dieu dans sa vie. Ne pas donner la dîme à Dieu, dit-Il, c’est en fait Le voler. Remarquez ensuite les conséquences qu’Il décrit sur Son peuple de ne pas respecter la loi de la dîme :

« Vous êtes frappés par la malédiction, et vous me trompez, la nation tout entière ! Apportez à la maison du trésor toutes les dîmes, afin qu’il y ait de la nourriture dans ma maison ; mettez-moi de la sorte à l’épreuve, dit l’Éternel des armées. Et vous verrez si je n’ouvre pas pour vous les écluses des cieux, si je ne répands pas sur vous la bénédiction en abondance. Pour vous je menacerai celui qui dévore, et il ne vous détruira pas les fruits de la terre, et la vigne ne sera pas stérile dans vos campagnes, dit l’Éternel des armées. Toutes les nations vous diront heureux, car vous serez un pays de délices, dit l’Éternel des armées » (Malachie 3 :9-12).

Comprenez bien. Le fait de ne pas verser la dîme entraîne des conséquences individuelles et nationales. Quel meilleur moyen de se préparer aux temps difficiles à venir que de montrer à Dieu notre loyauté et notre fidélité en Lui versant la dîme dès aujourd’hui ? Il promet de pourvoir aux besoins de ceux qui Le placent en premier. Dans notre monde occidental, combien d’entre nous versent fidèlement la dîme au Dieu des cieux qui nous donne la pluie en temps voulu et le soleil pour réchauffer et pour faire pousser les récoltes ? Reconnaissons-nous le Dieu des cieux qui nous donne chaque battement de notre cœur ? Donner un dixième en retour au Dieu qui nous a tout donné – et qui prévoit de nous donner encore plus en héritage – n’est en fait qu’un petit sacrifice.

« Alors ceux qui craignent l’Éternel se parlèrent l’un à l’autre ; l’Éternel fut attentif, et il écouta ; et un livre de souvenir fut écrit devant lui pour ceux qui craignent l’Éternel et qui honorent son nom. Ils seront à moi, dit l’Éternel des armées, ils m’appartiendront, au jour que je prépare ; j’aurai compassion d’eux, comme un homme a compassion de son fils qui le sert » (Malachie 3 :16-17).

L’or, l’argent, l’immobilier ou les comptes bancaires ne seront pas une protection dans les temps difficiles à venir. En cas de crise financière, nous voulons que Dieu soit avec nous, ce qui signifie que nous devons être avec Lui. Et cela signifie que nous devons Lui donner la priorité, même dans les décisions financières que nous prenons.

Moïse mit en garde les anciens Israélites, alors qu’ils s’apprêtaient à entrer dans un nouveau pays magnifique, débordant de bénédictions, de ne pas laisser leur cœur se détourner de Dieu :

« Garde-toi d’oublier l’Éternel, ton Dieu, au point de ne pas observer ses commandements, ses ordonnances et ses lois, que je te prescris aujourd’hui. Lorsque tu mangeras et te rassasieras, lorsque tu bâtiras et habiteras de belles maisons, lorsque tu verras multiplier ton gros et ton menu bétail, s’augmenter ton argent et ton or, et s’accroître tout ce qui est à toi […] Garde-toi de dire en ton cœur : Ma force et la puissance de ma main m’ont acquis ces richesses. Souviens-toi de l’Éternel, ton Dieu, car c’est lui qui te donnera de la force pour les acquérir » (Deutéronome 8 :11-13, 17-18).

Quelle sera l’évolution de nos économies occidentales dans les mois et les années à venir ? La route sera-t-elle semée d’embûches sur le plan économique ? Il se peut qu’il y ait des hauts et des bas pendant un certain temps. Mais à un moment donné, si nos nations ne se repentent pas, Dieu nous permettra de toucher le fond. Où que la route nous mène, nous devons faire preuve de sagesse, de prudence et de bon sens en ce qui concerne notre gestion de l’argent. Mais avant tout, nous devons garder une vue d’ensemble. Cette vue d’ensemble, c’est qu’il y a un Dieu aux cieux qui nous a créés et qui nous fournit tout ce dont nous avons besoin, si nous nous tournons de tout cœur vers Lui. Il nous prépare une grande destinée dans Son royaume pour toujours, si nous sommes prêts à Lui donner notre vie.


Le cheval roux de l'Apocalypse

La Troisième Guerre mondiale a-t-elle commencé ? Les guerres actuelles vont-elles se transformer en un conflit mondial de grande ampleur ? Rien n’est plus urgent que de se demander si nos enfants et nous-mêmes pourrons survivre dans un monde de plus en plus sanglant et violent. Nous en parlerons aujourd’hui dans l’émission du Monde de Demain, alors que nous examinons le cheval roux de l’Apocalypse.

[Le texte ci-dessous est l’adaptation de la transcription de cette émission du Monde de Demain.]

La Troisième Guerre mondiale a-t-elle commencé ? Les guerres actuelles vont-elles se transformer en un conflit mondial de grande ampleur ? Ce processus a-t-il déjà démarré ? C’est la préoccupation exprimée par Jamie Dimon, président-directeur général de la J.P. Morgan Chase, l’une des plus grandes banques du monde. Il s’est exprimé lors de la réunion annuelle de l’Institut International des Finances, le 24 octobre 2024, à Washington. Il a déclaré : « Le risque est extraordinaire… La Troisième Guerre mondiale a déjà commencé » (“Jamie Dimon worries ‘World War III has already begun”, MarketWatch.com, 24 octobre 2024).

La guerre mondiale a-t-elle commencé ? Ou, pour le dire en termes prophétiques, le cheval roux de l’Apocalypse s’est-il déjà mis au galop ? Le cheval roux de l’Apocalypse est le deuxième cheval monté par les tristement fameux « quatre cavaliers de l’apocalypse ». Le cheval roux d’Apocalypse 6 représente symboliquement la guerre terrifiante que le livre de l’Apocalypse présage à la fin des temps. La question est de savoir si ce cheval est déjà au galop. Avons-nous déjà atteint un stade irréversible de l’Histoire ? Surtout, que pouvons-nous faire, vous et moi, pour y remédier ?

Rien n’est plus urgent que de se demander si nos enfants et nous-mêmes pourrons survivre dans un monde de plus en plus sanglant et violent. Nous en parlerons aujourd’hui dans l’émission du Monde de Demain. Rejoignez-moi donc aujourd’hui au Monde de Demain, alors que nous examinons le cheval roux de l’Apocalypse.

Je reviens tout de suite.

La Troisième Guerre mondiale a-t-elle déjà commencé ?

Bienvenue au Monde de Demain où nous vous aidons à donner un sens à votre monde à travers les pages de la Bible.

En octobre 2024, le président-directeur général de la J.P. Morgan a surpris les participants à la réunion annuelle de l’Institut International des Finances en déclarant : « La Troisième Guerre mondiale a commencé ». Quelques mois plus tard, dans un article publié sur le site Internet du magazine Forbes, l’écrivain économique Bryce Hoffman a fait une déclaration similaire :

« L’effondrement soudain du régime despotique de Bachar el-Assad en Syrie ce week-end met en évidence l’interconnexion d’un nombre croissant de conflits mondiaux, révélant une dure vérité à laquelle la plupart d’entre nous préféreraient ne pas y penser trop profondément : La Troisième Guerre mondiale a déjà commencé. Les chefs d’entreprise doivent en prendre conscience et commencer à planifier en conséquence » (“World War III Has Already Begun – And Businesses Need To Take Note”, Forbes.com, 8 décembre 2024).

Le cheval roux, le deuxième sceau de l’Apocalypse

Le spectre d’une guerre mondiale a conduit certains à se demander si nous étions entrés dans une nouvelle ère, prophétisée par le livre de l’Apocalypse. Le cheval roux est-il apparu ? Vers la fin de sa vie, l’apôtre Jean eut la vision d’un rouleau scellé de sept sceaux prophétiques. Apocalypse 6 détaille les événements déchaînés par l’ouverture de chacun de ces sceaux, ouverts successivement par l’Agneau de Dieu :

« Quand il ouvrit le second sceau, j’entendis le second être vivant qui disait : Viens. Et il sortit un autre cheval, roux. Celui qui le montait reçut le pouvoir d’enlever la paix de la terre, afin que les hommes s’égorgent les uns les autres ; et une grande épée lui fut donnée » (Apocalypse 6 :3-4).

Lorsque le deuxième sceau est ouvert, il révèle un cheval roux, monté par un cavalier armé d’une grande épée. Il n’est pas difficile de discerner que l’apparition de ce cavalier et son cheval symbolise une période d’horribles souffrances et de guerres. Sommes-nous entrés dans cette période ? Le deuxième sceau a-t-il été ouvert ?

Un simple coup d’œil sur l’Histoire moderne pourrait nous inciter à répondre par l’affirmative. Après tout, il y a un peu plus de 100 ans, le monde a souffert de ce que l’on a appelé « la guerre censée mettre fin à toutes les guerres ».

La Première Guerre mondiale, comme nous l’appelons aujourd’hui, a coûté la vie à 15 à 22 millions de soldats et de civils. Une génération plus tard seulement, la Seconde Guerre mondiale a été encore plus destructrice, faisant 70 à 85 millions de victimes supplémentaires. Depuis lors, selon le site web Infoplease.com, qui reprend des données de l’université d’Uppsala en Suède, il y a eu 285 conflits armés distincts (Uppsala Conflict Data Program, UCDP.uu.se).

Passons directement à la situation d’aujourd’hui. Cet article est extrait du site Internet du Forum économique mondial :

« “L’ère des turbulences” fait place à un monde en guerre. Les statistiques sont sombres : près de 60 conflits armés ont fait rage en 2023, soit le nombre le plus élevé jamais enregistré. Le nombre de victimes civiles a augmenté de plus de 30% entre 2023 et 2024, principalement en raison de l’escalade des conflits armés au Moyen-Orient, en Afrique du Nord et en Europe de l’Est » (“Why global cooperation is more important than ever in a world at war”, WEF.org, 15 janvier 2025).

Mais pourquoi certains affirment-ils que la guerre « mondiale » a déjà commencé ? Plus loin dans le même article :

« La menace d’une guerre mondiale est prise au sérieux en Europe. Pour certains Ukrainiens confrontés à des drones en provenance de l’Iran, à des soldats de la Corée du Nord et à des missiles dont les composants proviennent de la Chine, elle est déjà là. Plusieurs experts estiment qu’une guerre hybride transnationale a déjà éclaté entre les alliés de l’OTAN et des pays comme la Russie, l’Iran, la Corée du Nord et la Chine » (“Why global cooperation is more important than ever in a world at war”, WEF.org, 15 janvier 2025).

Mais qu’en est-il de notre question initiale ? Les guerres du siècle dernier et les conflits actuels nous indiquent-ils que le cheval roux d’Apocalypse 6 est déjà en scène ?

Le premier sceau doit être avant le deuxième

Revenons au livre de l’Apocalypse pour répondre à cette question. Tout d’abord, nous devons comprendre que les sceaux s’ouvrent dans l’ordre chronologique. Cela signifie que pour que le deuxième sceau soit ouvert, il faut que le premier le soit aussi. Lisons ce qui concerne le premier sceau :

« Je regardai, quand l’Agneau ouvrit un des sept sceaux, et j’entendis l’un des quatre êtres vivants qui disait comme d’une voix de tonnerre : Viens. Je regardai, et voici, parut un cheval blanc. Celui qui le montait avait un arc ; une couronne lui fut donnée, et il partit en vainqueur et pour vaincre » (Apocalypse 6 :1-2).

Quelle est la signification du cheval blanc ? Pour une explication plus approfondie du cheval blanc et de son sinistre cavalier, ne manquez pas de regarder l’émission de mon collègue et confrère, l’évangéliste Wallace Smith, intitulée « Et voici, parut un cheval blanc ». En résumé, ce cheval blanc et son cavalier symbolisent un christianisme contrefait qui imposera ses tromperies à un monde séduit. Il cherchera à conquérir tous ceux qui résistent, par la force et la cruauté.

Après le cavalier monté sur le cheval blanc, apparaît le cheval roux dont nous avons déjà parlé. Ensuite, le troisième sceau s’ouvre avec un cheval noir, déclenchant une grande famine et une pénurie alimentaire extrême. Le quatrième sceau s’ouvre sur un cheval pâle, entraînant la mort et la destruction sur un quart de la population de la Terre. Il est clair que la Bible annonce des temps terrifiants.

Mais revenons à la question : le cheval roux est-il d’ores et déjà au galop ? Avant de répondre à cette question, reportons-nous à Matthieu 24 :4. Les disciples de Jésus Lui demandèrent de leur révéler quand le temple serait renversé et quel serait le signe de Sa venue. Voyons Sa réponse : « Prenez garde que personne ne vous séduise. Car plusieurs viendront sous mon nom, disant : C’est moi qui suis le Christ. Et ils séduiront beaucoup de gens » (Matthieu 24 :4-5).

Jésus dit qu’après Sa mort, beaucoup prêcheraient un autre Christ. Ils prétendront adorer le Messie, mais ne suivront pas vraiment Ses enseignements :

« Vous entendrez parler de guerres et de bruits de guerres ; prenez garde de ne pas vous troubler, car il faut que toutes ces choses arrivent ; mais ce ne sera pas encore la fin. Car une nation s’élèvera contre une autre nation, et un royaume contre un autre royaume ; et il y aura des famines, des pestes et des tremblements de terre en divers lieux. Mais tout cela ne sera qu’un commencement de douleurs » (Matthieu 24 :6-8, Ostervald).

Jésus dit qu’il y aurait des guerres et des bruits de guerres, disséminées dans le monde entier. La famine, la peste et la mort s’ensuivraient. C’est vraiment ce qui s’est passé au cours des deux mille dernières années. Franchement, c’est le bilan de toute l’histoire de l’humanité. Ce sont des conditions d’un monde gouverné par Satan. Matthieu 24 :1-8 expose également le schéma de ce qui se passera à la fin des temps, tel que décrit dans Apocalypse 6. Les sceaux d’Apocalypse 6 montrent des événements horribles de la fin des temps comme le monde n’en a jamais vu.

Le cheval blanc ne s’est pas encore manifesté

Toutefois, le cheval roux n’a pas encore commencé son galop. Comment le savons-nous ? Parce que le cheval blanc ne s’est pas encore manifesté. Dans le monde occidental, nous avons toujours la liberté d’adorer Dieu comme bon nous semble. Cela ne nous a pas été enlevé. Ce système dominant et oppressif n’a pas encore vu le jour. Mais ne considérez pas la liberté religieuse comme acquise. Une fois ces deux sceaux ouverts, le monde sera très différent.

Mais cela soulève une question. Comment un système religieux – le cheval blanc – pourrait-il être une force conquérante qui mènerait au cheval roux de la guerre ? Apocalypse 13 donne la réponse. Le faux système chrétien à venir s’alliera à un puissant chef politique et militaire. Cette superpuissance militaire, la guerre dévastatrice et la destruction qu’elle apportera au monde, sont symbolisées par le cheval roux.

Le lien entre les deux bêtes d’Apocalypse 13

Dans Apocalypse 13, deux bêtes sont décrites. L’une porte deux cornes comme un agneau, mais parle comme un dragon. Cela fait référence au faux christianisme dont nous avons parlé plus tôt dans l’émission. Il s’agira d’un faux système religieux dirigé par un faux prophète qui fera même descendre le feu du ciel. Ne vous y trompez pas, il s’agira d’un leader extrêmement persuasif et charismatique qui en séduira plus d’un.

Ce chef religieux sera allié à un chef politique à la tête de cette machine de guerre immensément puissante :

« Puis je vis monter de la mer une bête qui avait dix cornes et sept têtes, et sur ses cornes dix diadèmes, et sur ses têtes des noms de blasphème. La bête que je vis était semblable à un léopard ; ses pieds étaient comme ceux d’un ours, et sa gueule comme une gueule de lion. Le dragon lui donna sa puissance, son trône, et une grande autorité » (Apocalypse 13 :1-2).

Si l’on compare ce passage avec Daniel 7, on constate qu’il s’agit de l’Empire romain. Dans la vision d’Apocalypse 13, l’Empire romain a pris les caractéristiques de ses prédécesseurs – le lion babylonien, l’ours médo-perse et le léopard gréco-macédonien. Et tout cela est dirigé et influencé par le dragon malveillant, Satan le diable.

« Et je vis l’une de ses têtes comme blessée à mort ; mais sa blessure mortelle fut guérie » (Apocalypse 13 :3). L’Empire romain est tombé en 476 apr. J.-C., il fut rétabli par Justinien en 554 apr. J.-C., avec l’aide du pape à Rome. C’est ce qu’on appelle la restauration impériale. Depuis lors, plusieurs rois européens ont ravivé l’esprit de l’Empire romain. Les prophéties bibliques montrent que ce système connaîtra une dernière résurgence à la fin des temps. Il sera terrifiant dans sa capacité à projeter son pouvoir à travers le monde.

« Remplie d’admiration, la terre entière suivit la bête. Et ils adorèrent le dragon, parce qu’il avait donné l’autorité à la bête ; ils adorèrent la bête, en disant : Qui est semblable à la bête, et qui peut combattre contre elle ? » (Apocalypse 13 :3-4).

Pourquoi est-ce important ? Eh bien, ces deux dirigeants tenteront d’imposer leur contrefaçon du christianisme à un monde effrayé. Cela entraînera des guerres et des effusions de sang dans une humanité sous le choc.

La Bible nous apprend à ne pas être surpris. Nous pouvons être prévenus, préparés et prêts. C’est pourquoi Jésus-Christ fit consigner cet avertissement par l’apôtre Jean à l’avance, pour ceux qui sont prêts à L’écouter et à en tenir compte.

« Et elle ouvrit sa bouche pour proférer des blasphèmes contre Dieu, pour blasphémer son nom, son tabernacle, et ceux qui habitent dans le ciel. Il lui fut donné de faire la guerre aux saints, et de les vaincre. Il lui fut donné autorité sur toute tribu, tout peuple, toute langue, et toute nation. Et tous les habitants de la terre l’adoreront, ceux dont le nom n’a pas été écrit dans le livre de vie de l’Agneau qui a été immolé dès la fondation du monde. Si quelqu’un a des oreilles, qu’il entende » (Apocalypse 13 :6-9).

Êtes-vous à l’écoute ? Comprenez-vous ce qui se passe ? Une puissante séduction chrétienne de contrefaçon est en marche. Elle sera imposée par une entité politique appelée la bête. Ce dictateur, accompagné du faux prophète d’Apocalypse 13, incitera une population irréfléchie à prendre l’infâme « marque de la bête ». Cette marque est décrite dans Apocalypse 13 :16-17 :

« Et elle [le faux prophète] fit que tous, petits et grands, riches et pauvres, libres et esclaves, reçoivent une marque sur leur main droite ou sur leur front, et que personne ne puisse acheter ni vendre, sans avoir la marque, le nom de la bête ou le nombre de son nom. »

Comment les disciples du Christ peuvent se préparer ?

Nous qui vivons dans les pays développés du monde occidental, nous pourrions nous dire : « Cela me préoccupe… je me soucie…, mais franchement, cela ne m’affectera pas vraiment. Cela se passera dans des endroits lointains dont je n’ai jamais entendu parler ou dans lesquels je ne suis jamais allé. » Si vous pensez que ces événements vous épargneront, vous allez être surpris. Car la Bible dit tout le contraire.

Mais que signifie tout cela pour les vrais disciples du Christ ? La question mérite d’être posée, et la Bible y répond. La réponse se trouve dans le livre dans Daniel 12 :1 :

« En ce temps-là se lèvera Micaël, le grand chef, le défenseur des enfants de ton peuple ; et ce sera une époque de détresse, telle qu’il n’y en a point eu de semblable depuis que les nations existent jusqu’à cette époque. »

Le contexte du dernier chapitre montre que « ce temps-là » se réfère au temps de la fin. Au cours de cette période, le monde entier connaîtra de grandes souffrances. Il s’agit de la grande détresse dont parle Jésus dans Matthieu 24 :21. Le texte se poursuit dans Daniel 12 :1-3 :

« En ce temps-là, ceux de ton peuple qui seront trouvés inscrits dans le livre seront sauvés. Plusieurs de ceux qui dorment dans la poussière de la terre se réveilleront, les uns pour la vie éternelle, et les autres pour l’opprobre, pour la honte éternelle. Ceux qui auront été intelligents brilleront comme la splendeur du ciel, et ceux qui auront enseigné la justice à la multitude brilleront comme les étoiles, à toujours et à perpétuité. »

Il est clair qu’il s’agit du temps de la première résurrection, lors du retour du Christ. Cela fixe donc également le moment. C’est au temps de la fin, qui précède le retour de Jésus-Christ ici-bas. Plus loin, au verset 4 : « Et toi, Daniel, cache les paroles et scelle le livre jusqu’au temps de la fin. Plusieurs courront çà et là ; et la connaissance sera augmentée » (Darby).

Daniel reçut l’ordre de sceller cette prophétie jusqu’au temps de la fin. Puis il décrivit ce à quoi ressemblerait cette époque. Vivons-nous une époque de voyages sans précédent ? Des gens qui courent çà et là ? Quand on peut se rendre d’un continent à l’autre en moins d’une journée ? Des voyages qui auraient pris des semaines il y a seulement quelques centaines d’années ?

Ce passage dit aussi que « la connaissance sera augmentée ». Notre monde d’aujourd’hui est inondé d’une réserve apparemment illimitée de connaissances humaines grâce au réseau partagé qu’est l’Internet. Il suffit de penser à la révolution de l’intelligence artificielle. Si nous pensons que l’information augmente aujourd’hui, attendez un peu. Nous sommes à l’aube d’une accélération des données et de l’information comme l’humanité n’en a jamais connue. Remarquez ensuite la réponse de Daniel, aux versets 8-9 :

« J’entendis, mais je ne compris pas ; et je dis : Mon seigneur, quelle sera l’issue de ces choses ? Il répondit : Va, Daniel, car ces paroles seront tenues secrètes et scellées jusqu’au temps de la fin. »

Il y a une récompense pour les sages

Il ne fut pas donné à Daniel de comprendre pleinement la signification de la vision qui lui fut révélée. On lui dit simplement de la consigner par écrit. La vision serait pour une autre génération. Mais pensez-y. Si nous vivons au temps de la fin, cette compréhension peut maintenant nous être donnée. Cela signifie que vous et moi avons dès à présent la possibilité de comprendre ces choses, si nous le voulons bien et si nous demandons à Dieu de nous guider.

Que dit-il ensuite ? « Plusieurs seront purifiés, blanchis et éprouvés ; les méchants feront le mal, et aucun des méchants ne comprendra, mais ceux qui auront de l’intelligence comprendront » (verset 10). Saurez-vous faire partie de ceux qui auront l’intelligence ? Voulez-vous comprendre ce qui se passe dans notre monde tumultueux et chaotique ? Voulez-vous comprendre ce qui va suivre ?

Dieu dit, par l’intermédiaire du prophète Daniel, qu’il y aura beaucoup de gens qui suivront simplement leurs désirs charnels et leurs pulsions humaines à notre époque. Les méchants feront le mal. C’est ce que nous voyons tout autour de nous. Mais il y a aussi une récompense pour les sages. Quelle est cette récompense ? Ils comprendront les temps dans lesquels ils vivent, et ils sauront quoi faire. « Depuis le temps où cessera le sacrifice perpétuel, et où sera dressée l’abomination du dévastateur, il y aura mille deux cent quatre-vingt-dix jours » (verset 11).

Comme nous l’avons déjà expliqué ici au Monde de Demain, les Juifs reprendront les sacrifices d’animaux journaliers sur le mont du temple. Nous ne savons pas exactement quand. Mais cela se produira. Ensuite, ces mêmes sacrifices seront arrêtés. Un quelconque culte idolâtre, l’abomination de la désolation, sera alors érigé à la place de ces sacrifices.

Quelle déclaration stupéfiante ! Daniel dit que lorsque vous verrez cela se produire, prenez-en note, car il ne restera que mille deux cent quatre-vingt-dix jours avant le retour du Christ. En d’autres termes, un peu plus de trois ans et demi. Mais remarquez ceci, au verset 12 : « Heureux celui qui attendra, et qui arrivera jusqu’à mille trois cent trente-cinq jours ! »

La promesse d’une protection dans l’avenir

Une bénédiction attend ceux qui sont fidèles, obéissants à Dieu et qui cherchent à Lui plaire dans les années difficiles à venir. Pour ceux-là, cette bénédiction leur sera accordée mille trois cent trente-cinq jours avant le retour de notre Sauveur. En d’autres termes, 45 jours seulement avant que l’abomination de la désolation ne soit établie.

Quelle pourrait bien être cette bénédiction pour les fidèles serviteurs du Christ ? Reportons-nous à Apocalypse 12 pour trouver la réponse. Au temps de la fin, Satan le diable sera précipité sur la Terre, après avoir cherché à combattre Dieu dans le ciel. Vous pouvez lire cela dans la première partie d’Apocalypse 12. Mais remarquez ensuite :

« Quand le dragon vit qu’il avait été précipité sur la terre, il poursuivit la femme qui avait enfanté le fils. Et les deux ailes du grand aigle furent données à la femme, afin qu’elle s’envole au désert, vers son lieu, où elle est nourrie un temps, des temps, et la moitié d’un temps, loin de la face du serpent » (versets 13-14).

Lorsque vous comprenez le contexte de ce passage, il devient évident que cette grande machine de guerre, le cheval roux, sous l’influence de Satan le diable, cherchera à détruire même les fidèles disciples du Christ. Mais Dieu protégera la femme fidèle, Son Église obéissante, pendant la tribulation. Quelle prophétie encourageante ! Sur fond de carnage inconcevable, Dieu a un plan pour protéger Son peuple fidèle.

Alors, comment se préparer dans un monde incertain et chaotique ? En nous engageant auprès de Celui qui est mort pour nous. En nous repentant de nos péchés et en acceptant Son sacrifice pour nous. En Lui obéissant par la puissance du Saint-Esprit.

Jésus renversera toute autorité et régnera avec une verge de fer. Il apportera la paix à ce monde troublé. Mais avant cela, des temps difficiles s’annoncent. Mais vous n’avez pas à être pris au dépourvu. Vous pouvez faire partie des sages qui comprennent. Ceux qui restent proches de Dieu, qui ont une relation avec leur Créateur, seront protégés lorsque le cheval roux fera irruption sur la scène.

Que Dieu nous aide tous à nous préparer dès maintenant, avec foi et confiance en notre Dieu et notre Sauveur pour les temps difficiles qui nous attendent.


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