Rod McNair

Qu'est ce que la Fête des Pains sans levain ?

Il existe une Fête biblique printanière qui est souvent ignorée, même dans le monde « chrétien ». De quelle Fête s’agit-il ? Il s’agit de la Fête des Pains sans Levain. Alors, qu’est-ce que la Fête des Pains sans Levain ? Rejoignez-nous aujourd’hui au Monde de Demain pour répondre à cette question.

[Le texte ci-dessous est l’adaptation de la transcription de cette émission du Monde de Demain.]

Il existe une Fête biblique printanière qui est souvent ignorée, même dans le monde « chrétien ». De quelle Fête s’agit-il ? Il s’agit de la Fête des Pains sans Levain.

Croyez-le ou non, l’Église originelle du Nouveau Testament observait cette Fête. Elle est clairement décrite dans les pages de la Bible. En quoi consiste cette Fête des Pains sans Levain ?

Vous serez peut-être surpris de découvrir à quel point elle est pertinente pour la vie des disciples de Jésus. En particulier, pour ce que nous faisons après avoir été pardonnés par Dieu. Qu’attend Dieu de nous après avoir été couverts par le sang versé de notre Sauveur, Jésus-Christ, et suite à notre baptême ? Être sous la grâce signifie-t-il que nous sommes « sauvés une fois pour toutes », qu’importe notre comportement ? La Fête des Pains sans Levain apporte les réponses.

Alors, qu’est-ce que la Fête des Pains sans Levain ? Rejoignez-nous aujourd’hui au Monde de Demain pour répondre à cette question. Je reviens tout de suite.

Bienvenue au Monde de Demain, où nous vous aidons à comprendre votre monde à travers les pages de la Bible.

La signification spirituelle de la Fête des Pains sans Levain expliquée dans 1 Corinthiens

De plus en plus de gens découvrent les Fêtes bibliques. Pour beaucoup, c’est une surprise. Cela pourrait être le cas pour vous aussi, surtout si vous avez été élevé dans la tradition des fêtes populaires de Noël et de toutes ces festivités, du dimanche de Pâques et de la messe de l’aube, voire des coutumes bizarres et macabres d’Halloween. Lorsque vous consultez la Bible, vous ne trouverez aucune instruction de Dieu vous enjoignant de célébrer ces jours. Ce que vous trouverez dans la Bible, ce sont les Fêtes de Dieu, y compris la Fête des Pains sans Levain.

La Fête des Pains sans Levain dure en réalité sept jours, soit une semaine entière, elle a lieu chaque printemps, fin mars ou courant avril.

Certains pensent que ces Jours ont été abolis par la mort de Jésus-Christ. Mais le Nouveau Testament affirme tout le contraire. Nous constatons que ces Jours étaient observés par l’Église du Nouveau Testament. La signification de la Fête des Pains sans Levain fait l’objet de l’une des explications les plus claires et les plus évidentes du Nouveau Testament, parmi tous les Jours saints. Elle se trouve dans la première épître de Paul aux Corinthiens. Paul y aborde à la fois la Pâque de la nouvelle alliance et la Fête des Pains sans Levain. Nous la trouvons au 5e chapitre.

Le contexte des déclarations de Paul

Le contexte des déclarations de Paul est celui d’un péché persistant dans l’Église de la ville de Corinthe. L’un des membres avait une relation incestueuse avec la femme de son père, peut-être sa belle-mère.

« On entend dire généralement qu’il y a parmi vous de la débauche, et une débauche telle qu’elle ne se rencontre même pas chez les païens ; c’est au point que l’un de vous a la femme de son père […] Pour moi, absent de corps, mais présent d’esprit, j’ai déjà jugé, comme si j’étais présent, celui qui a commis un tel acte » (1 Corinthiens 5 :1-3).

Paul dit à la congrégation que ce problème ne devait pas être ignoré. Ils ne devaient pas fermer les yeux dessus. Il leur dit que cet homme devait être exclu de l’Église. La bonne nouvelle, c’est que dans la deuxième épître aux Corinthiens, nous découvrons que cet homme tira les leçons de son erreur. Il se repentit. Il changea. Il mit fin à cette relation incestueuse. Paul l’accueillit à nouveau, encourageant les membres à faire de même. Cette situation était le contexte. Remarquez ce que Paul dit ensuite, dans 1 Corinthiens 5 :6-7 :

« C’est bien à tort que vous vous glorifiez. Ne savez-vous pas qu’un peu de levain fait lever toute la pâte ? Faites disparaître le vieux levain, afin que vous soyez une pâte nouvelle, puisque vous êtes sans levain ».

Encore une fois, que se passait-il ? Eh bien, les membres de l’Église de Corinthe avaient toléré la présence de cet homme dans l’Église, même s’il se livrait à un adultère flagrant et évident. En fait, ils étaient même en quelque sorte fiers de leur soi-disant « amour » et de leur « miséricorde » en fermant les yeux sur ses actions. Mais Paul leur rappela que tolérer le péché n’est pas un véritable acte d’amour ou de miséricorde. C’est tout le contraire. Enfreindre la loi de Dieu cause du tort, détruit, nuit aux relations, corrompt le caractère et mène à la mort. Dieu sait que cela fait le plus de mal à la personne qui pèche. C’est pourquoi Il prend cela très au sérieux. Franchement, cela devrait être une leçon pour notre époque. Trop de gens, au nom de « l’amour » et de la « miséricorde », encouragent et tolèrent des comportements qui, finalement, n’entraînent que douleur et souffrance à ceux qui s’y adonnent.

Se détourner du péché

Soyons clairs. Nous sommes tous des pécheurs. Nous avons tous enfreint la loi parfaite de Dieu. Paul le dit clairement dans Romains 3 :23. Mais nous devons nous repentir de nos péchés. Nous devons nous en détourner. Nous devons être lavés et purifiés par le sang expiatoire de Jésus-Christ. Et puis, comme le Christ le dit à la femme adultère dans Jean 8 :11, il nous est dit : « Va, et ne pèche plus. » Remarquez 1 Corinthiens 5 :7. Paul y explique : « Car Christ, notre Pâque, a été immolé. »

Voyez-vous, Jésus-Christ fut l’accomplissement parfait de l’agneau pascal sacrifié chaque année par les Israélites. Cet agneau pascal symbolisait ce que Christ ferait lorsqu’Il donnerait Sa vie pour nos péchés. Aujourd’hui, nous ne sacrifions plus d’agneau à chaque Pâque. Mais les disciples de Jésus commémorent et rendent hommage à l’Agneau de Dieu, notre Frère aîné, pour ce qu’Il a fait pour nous. Nous le faisons en observant chaque année la Pâque de la nouvelle alliance. En fait, plus loin dans l’épître, Paul explique comment observer la Pâque. On trouve cela dans 1 Corinthiens 11 :23-26 :

« Car j’ai reçu du Seigneur ce que je vous ai enseigné ; c’est que le Seigneur Jésus, dans la nuit où il fut livré, prit du pain, et, après avoir rendu grâces, le rompit, et dit : Ceci est mon corps, qui est rompu pour vous ; faites ceci en mémoire de moi. De même, après avoir soupé, il prit la coupe, et dit : Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang ; faites ceci en mémoire de moi toutes les fois que vous boirez. Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne. »

Ainsi, Paul enseigna aux Corinthiens à célébrer la Pâque de la nouvelle alliance avec les symboles établis par Jésus, le pain et le vin. « Car Christ, notre Pâque, a été immolé. Célébrons donc la fête » (1 Corinthiens 5 :7-8). De quelle « fête » Paul parlait-il ? Eh bien, continuons à lire : « Célébrons donc la fête, non avec du vieux levain, non avec un levain de malice et de méchanceté, mais avec les pains sans levain de la pureté et de la vérité. »

Voyez-vous, la Fête des Pains sans Levain suit immédiatement la Pâque. Paul disait clairement à la congrégation de Corinthe : « Célébrons donc la fête [des pains sans levain]. » Comment pourrait-on être plus clair ?

Comme nous l’avons déjà expliqué, Jésus-Christ était l’accomplissement de l’Agneau pascal. Lorsque nous célébrons la Pâque de la nouvelle alliance, nous reconnaissons notre besoin de Son sacrifice d’amour pour le pardon de nos péchés. Mais une fois nos péchés pardonnés, que faire ? Continuer à pécher ? Beaucoup en concluent que la réponse est affirmative. Ils pensent pouvoir vivre comme bon leur semble, même après avoir « accepté le Christ ».

Eh bien, ce n’est pas ce que dit la Bible. Voyez-vous, il y a une autre étape à franchir après avoir été pardonnés de nos péchés. La Fête des Pains sans Levain nous l’enseigne. Relisons le passage dans 1 Corinthiens 5 :7-8 : « Car Christ, notre Pâque, a été immolé. Célébrons donc la fête, non avec du vieux levain, non avec un levain de malice et de méchanceté, mais avec les pains sans levain de la pureté et de la vérité. »

Le symbolisme du levain

Quand on parle de levain, on fait référence aux agents levants utilisés dans la fabrication du pain, tels que le bicarbonate de soude, la levure chimique ou la levure de boulangerie. C’est l’ingrédient qui produit des poches d’air de dioxyde de carbone dans la pâte. Il la rend légère et moelleuse, et donne au pain son bon goût ! Mais dans ce contexte la Bible compare le levain au péché. Tout comme le levain pénètre dans la pâte, se développe et imprègne tout le pain, il en va de même pour le péché. Il s’enracine et se propage si on ne s’en débarrasse pas. Au début, notre conscience peut d’abord être interpellée, mais avec le temps, elle s’endurcit. Il devient alors plus difficile de s’arrêter. Un péché peut en entraîner un autre. Si nous sommes pris en flagrant délit de mensonge, nous sommes tentés de mentir à nouveau pour couvrir le premier mensonge. Et ainsi de suite. Le péché se propage tel le levain.

C’était le cas, comme l’expliquait Paul, dans la congrégation de Corinthe. Il savait que si la personne qui vivait dans l’adultère n’était pas sanctionnée, d’autres finiraient par adopter un comportement tout aussi immoral. Le péché se répandrait de plus en plus dans la congrégation.

Ainsi, la Pâque symbolise le pardon de nos péchés par le sacrifice du Christ. Mais après la Pâque, nous devons célébrer la Fête des Pains sans Levain pendant sept jours. Pendant ces sept jours, nous ne mangeons pas de pain levé ni de produits contenant d’agents levants, tels que des gâteaux ou des petits-biscuits. En fait, nous retirons et jetons à l’avance tous ces produits de nos maisons, ainsi que les agents levants eux-mêmes. Nous nous en débarrassons complètement.

Mener une nouvelle vie dans l’obéissance à Dieu

Le fait d’éviter le levain et les produits levés pendant sept jours symbolise le fait qu’après la mort du Christ pour nos péchés, nous devons désormais mener une nouvelle vie dans l’obéissance à Dieu. La Bible regorge de références à ce sujet.

« Que dirons-nous donc ? Demeurerions-nous dans le péché, afin que la grâce abonde ? Loin de là ! Nous qui sommes morts au péché, comment vivrions-nous encore dans le péché ? Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Jésus-Christ, c’est en sa mort que nous avons été baptisés ? Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie » (Romains 6 :1-4).

Nous ne devons pas persister dans nos anciens péchés. Si vous avez tendance à mentir, par exemple, vous devez commencer à dire la vérité. Si vous êtes accro à la pornographie, vous devez apprendre à ne pas céder à la luxure. Si vous avez tendance à vous mettre en colère et à vous emporter, vous devez apprendre à vous débarrasser de cette habitude. Comme le dit Paul, nous renonçons à « la malice et la méchanceté » et nous marchons dans « la pureté et la vérité ». Notre vie change. C’est tout le sens de la Fête des Pains sans Levain.

Nous nourrir du Christ, le pain de vie

Mais ne pensez pas que vous pouvez y arriver seul. Le changement personnel est difficile. Vous ne pouvez pas y parvenir uniquement par vos propres efforts. Mais célébrer la Fête des Pains sans Levain nous aide à comprendre cela.

Voyez-vous, la Fête des « Pains sans Levain » n’est pas la Fête « sans aucun pain ». Certes, nous évitons le levain pendant la Fête, mais nous devons le remplacer par autre chose. Nous devons manger du « pain sans levain ». Il peut s’agir de pain sans levain ou azyme acheté dans un commerce ou de pain sans levain que nous préparons nous-mêmes à la maison. Faites une recherche sur Internet pour obtenir des « recettes de pain sans levain » et vous trouverez toutes sortes d’idées.

Manger littéralement du pain sans levain ou azyme pendant sept jours est un puissant rappel quotidien que nous devons nous nourrir spirituellement du pain de vie, Jésus-Christ. « Jésus leur dit : Je suis le pain de vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim, et celui qui croit en moi n’aura jamais soif » (Jean 6 :35). Jésus est le pain de vie et nous devons, au sens figuré, nous nourrir de Lui chaque jour :

« Comme le Père qui est vivant m’a envoyé, et que je vis par le Père, ainsi celui qui me mange vivra par moi. C’est ici le pain qui est descendu du ciel. Il n’en est pas comme de vos pères qui ont mangé la manne et qui sont morts : Celui qui mange ce pain vivra éternellement » (Jean 6 :57-58).

En d’autres termes, nous lisons ce livre quotidiennement. Nous nous en nourrissons et nous imprégnons notre esprit de son message. La Bible est la pensée divine sous forme écrite. Laissez-la vous enseigner. Laissez-la vous guider et même vous corriger. Comme Paul l’écrivit également dans Hébreux 4 :12-13 :

« Car la parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante qu’une épée quelconque à deux tranchants, pénétrante jusqu’à partager âme et esprit, jointures et moelles ; elle juge les sentiments et les pensées du cœur. Nulle créature n’est cachée devant lui, mais tout est nu et découvert aux yeux de celui à qui nous devons rendre compte. »

C’est là tout le sens profond de la Fête des Pains sans Levain. La transformation personnelle. Devenir chaque jour davantage semblables à Jésus-Christ et à notre Père céleste. Nous ne pouvons pas y parvenir seuls. Remarquez Jean 15 :5 : « Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire. »

L’apôtre Paul dit, dans Philippiens 4 :13 : « Je puis tout par celui qui me fortifie. » Avec l’aide de Dieu, nous pouvons surmonter toutes les difficultés, aussi grandes soient-elles. C’est ce que nous enseigne la Fête des Pains sans Levain.

Paul n’a pas aboli les Jours saints

Mais certains diront que le Christ est venu pour abolir toutes ces lois de l’Ancien Testament. D’autres encore s’appuieront sur des passages bibliques utilisés erronément pour réfuter les Jours saints bibliques. Examinons un passage souvent utilisé à cette fin, et voyons ce qu’il dit réellement. Le contexte est celui de l’épître de Paul aux Colossiens. Reprenons Colossiens 2 :11-12 :

« Et c’est en lui que vous avez été circoncis d’une circoncision que la main n’a pas faite, mais de la circoncision de Christ, qui consiste dans le dépouillement du corps de la chair : ayant été ensevelis avec lui par le baptême, vous êtes aussi ressuscités en lui et avec lui, par la foi en la puissance de Dieu, qui l’a ressuscité des morts. »

Encore une fois, si nous acceptons le sacrifice du Christ en notre faveur, nous sommes ensevelis avec Lui dans le baptême. Puis nous sortons de cette tombe liquide symbolique et marchons dans une vie nouvelle. Nous ne pratiquons plus le péché. Continuons dans Colossiens 2 :13-14 :

« Vous qui étiez morts par vos offenses et par l’incirconcision de votre chair, il vous a rendus à la vie avec lui, en nous faisant grâce pour toutes nos offenses ; il a effacé l’acte dont les ordonnances nous condamnaient et qui subsistait contre nous, et il l’a éliminé en le clouant à la croix. »

Certaines personnes diront que la loi de Dieu – les Dix Commandements – fut l’acte cloué sur la croix. Mais la Bible dit-elle que les Dix Commandements sont « contre nous » ? Pas du tout. Les Dix Commandements nous protègent. La loi contre le meurtre, même dans nos sociétés, nous protège et est bénéfique à nous tous. Qu’en est-il de la loi contre l’adultère ? Est-elle « contre nous » ? Qui ne souhaite pas être protégé de la douleur et de la souffrance engendrées par un conjoint infidèle ? Il est clair que la loi contre « l’adultère » dans les Dix Commandements n’est pas « contre nous », mais « pour nous », elle nous protège.

Alors, qu’est-ce que l’acte qui subsistait contre nous ? De quoi Paul parlait-il ? Eh bien, ce qui subsistait « contre nous », c’était la peine de mort pour avoir enfreint la loi de Dieu. Voyez-vous, chacun d’entre nous a mérité la peine de mort à cause de ses propres péchés. La mort et la peine de mort – pour nos péchés – nous condamnaient et subsistaient contre nous. Et le Christ a pris à notre place cette punition – Il n’a pas supprimé la loi – lorsqu’Il est mort sur la croix. Je continue, dans Colossiens 2 :16-17 :

« Que personne donc ne vous juge au sujet du manger ou du boire, ou au sujet d’une fête, d’une nouvelle lune, ou des sabbats : c’était l’ombre des choses à venir, mais le corps est en Christ. »

Certains interprètent cela comme signifiant qu’il ne faut pas observer les Jours saints bibliques. Or, ce n’est pas le sens de ce verset. Il est dit de ne laisser personne vous juger sur ce que vous mangez, sur ce que vous buvez ou la manière dont vous observez l’une des Fêtes de Dieu. En d’autres termes, si vous observez fidèlement les Jours saints bibliques de Dieu, ne vous laissez pas intimider par ce que pense votre voisin. Ne vous souciez pas de ce que pourraient penser un ami ou un parent. Servez le Christ et souciez-vous de ce qu’Il pense Lui.

En fait, il y a même une phrase à la fin de ce passage qui clarifie davantage les choses. À la fin du verset 17, Colossiens 2 dit : « Mais le corps est en Christ. » Certains diront donc : « Vous voyez, débarrassez-vous de tous les Jours saints et concentrez-vous uniquement sur le Christ. » Ce n’est pas non plus ce que dit ce verset. Il est traduit de manière plus précise selon la version Darby, comme suit : « mais le corps est du Christ. » En outre, le verbe « être » est en italique. Cela signifie qu’il ne figure pas dans le texte grec original. Donc, ce qui est réellement écrit dans Colossiens 2 :17, c’est : « mais le corps du Christ. » Reconstituons maintenant le passage dans son intégralité. Encore une fois, lisons la version Darby sans le mot « est », incorrectement ajouté par les traducteurs :

« Que personne donc ne vous juge en ce qui concerne le manger ou le boire, ou à propos d’un jour de fête ou de nouvelle lune, ou de sabbats, qui sont une ombre des choses à venir ; mais le corps du Christ » (Colossiens 2 :16-17, Darby).

Paul disait en substance : « Ne laissez pas ceux qui ne sont pas dans l’Église vous juger parce que vous observez les Fêtes bibliques. Laissez plutôt le corps du Christ vous guider et vous instruire. » Le corps du Christ, c’est l’Église. Cela se trouve dans de nombreux passages des Écritures.

Ainsi, les versets dans Colossiens 2 :16 et 17 n’abolissent pas les Jours saints. Au contraire, ce passage renforce en fait leur importance. Et il indique que l’Église fondée par le Christ les observait et doit nous instruire comment les observer.

Les Jours saints doivent être observés

Quelle différence avec ce qui est souvent enseigné aujourd’hui ! Les Jours saints doivent être observés, et non supprimés. L’Église devrait les observer et les enseigner. C’est ce que dit l’apôtre Paul. Nous trouvons de plus amples informations sur ces Fêtes dans Lévitique 23. Ce passage révèle que ces Jours étaient des moments où le peuple de Dieu se réunissait pour L’adorer. Nous pouvons trouver cela dans Lévitique 23 :1-2 : « L’Éternel parla à Moïse, et dit : Parle aux enfants d’Israël, et tu leur diras : Les fêtes de l’Éternel, que vous publierez, seront de saintes convocations. Voici quelles sont mes fêtes. »

Remarquez à qui appartiennent ces Fêtes. Ce sont les Fêtes de l’Éternel. Et quand vous comprenez en outre que c’était Jésus-Christ avant Son incarnation, la Parole, qui transmit ces mots et qui œuvrait avec ces Israélites, vous réalisez qu’il est impossible que ces Fêtes soient abolies. Car c’était Celui qui est devenu Jésus-Christ qui les enseignait en premier lieu. Remarquez à nouveau Lévitique 23 :4-8 :

« Voici les fêtes de l’Éternel, les saintes convocations, que vous publierez à leurs temps fixés. Le premier mois, le quatorzième jour du mois, entre les deux soirs, ce sera la Pâque de l’Éternel. Et le quinzième jour de ce mois, ce sera la fête des pains sans levain en l’honneur de l’Éternel ; vous mangerez pendant sept jours des pains sans levain. Le premier jour, vous aurez une sainte convocation : vous ne ferez aucune œuvre servile. […] Le septième jour, il y aura une sainte convocation : vous ne ferez aucune œuvre servile. »

Saviez-vous que les enfants d’Israël sont sortis d’Égypte pendant cette Fête ? Vous pouvez lire cela dans Exode 13 :3-8 :

« Moïse dit au peuple : Souvenez-vous de ce jour, où vous êtes sortis d’Égypte, de la maison de servitude ; car c’est par sa main puissante que l’Éternel vous en a fait sortir. On ne mangera point de pain levé. Vous sortez aujourd’hui […] On mangera des pains sans levain pendant les sept jours ; on ne verra point chez toi du pain levé, et l’on ne verra point chez toi de levain, dans toute l’étendue de ton pays. Tu diras alors à ton fils : C’est en mémoire de ce que l’Éternel a fait pour moi, lorsque je suis sorti d’Égypte. »

Moïse dit aux Israélites : « Souvenez-vous de ce jour, où vous êtes sortis d’Égypte. » En tant que chrétiens, Dieu nous appelle à sortir de ce monde. Il nous appelle à abandonner nos péchés et notre Égypte spirituelle. La Fête des Pains sans Levain est pour nous un puissant rappel annuel de notre cheminement vers la libération du péché et des souffrances qu’il engendre. En abandonnant nos anciennes habitudes, en nous nourrissant du Christ et en Le suppliant de nous transformer, nous commencerons à goûter aux fruits d’une vie selon la voie de Dieu et à marcher véritablement dans Sa grâce et Son amour. Quelle joie immense !

Peut-être aimeriez-vous en savoir plus sur ces Fêtes bibliques ou même entrer en contact avec d’autres personnes comme vous qui s’intéressent à ces Jours et les observent. Contactez-nous. Nous avons des ministres partout dans le monde qui seront heureux de vous répondre.


Qui changea le jour du sabbat ?

La Bible enseigne que les chrétiens doivent respecter le sabbat. Mais, quel jour est le sabbat ? La Bible ne dit nulle part que le dimanche est le jour de repos hebdomadaire. Pourtant, c’est ce que font la plupart des confessions chrétiennes. Alors, si Jésus et les apôtres observaient le sabbat du septième jour, pourquoi la plupart des chrétiens ont cessé son observance de nos jours ? Que s’est-il passé ?

[Le texte ci-dessous est l’adaptation de la transcription de cette émission du Monde de Demain.]

Le sabbat est le septième jour de la semaine

La Bible enseigne que les chrétiens doivent respecter le sabbat. Mais, quel jour est le sabbat ? Dans plusieurs pays, les calendriers identifient toujours correctement le samedi comme le septième jour de la semaine. Aujourd’hui, nous appelons ce septième jour « samedi ». Mais dans la Bible, il est appelé « sabbat », c’est-à-dire « repos ».

C’est un jour de repos. C’est un jour où nous devons cesser notre travail. C’est un jour où nous nous rassemblons avec d’autres chrétiens, où nous adorons Dieu. C’est un temps sacré, sanctifié par Dieu.

Jésus-Christ observait le sabbat. Il enseignait à Ses disciples à l’observer, ainsi que les autres commandements. Les apôtres l’observaient également et enseignaient son observance.

La Bible ne dit nulle part que le dimanche est le jour de repos hebdomadaire. La Bible ne nous dit jamais d’avoir le culte hebdomadaire le premier jour de la semaine. Pourtant, c’est ce que font la plupart des confessions chrétiennes. Alors, si Jésus et les apôtres observaient le sabbat du septième jour, pourquoi la plupart des chrétiens ont cessé son observance de nos jours ? Que s’est-il passé ? Qui changea le sabbat ?

C’est un sujet important qui touche au cœur même de l’adoration du Dieu réel. C’est une question à laquelle nous devons trouver la réponse.

Examinons donc cette question et voyons ce que nous pouvons découvrir ensemble, dans cette édition du Monde de Demain. N’oubliez pas de vous munir de quoi noter, car nous vous donnerons plus tard la possibilité de commander gratuitement votre exemplaire de notre brochure d’étude intitulée L’Église de Dieu à travers les âges .

Alors, « Qui changea le jour du sabbat ? » Je reviens tout de suite avec la réponse.

Bienvenue au Monde de Demain, où nous vous aidons à comprendre votre monde à travers les pages de la Bible.

De temps à autre, les téléspectateurs nous demandent : « Si la Bible dit que le septième jour est un Jour saint, pourquoi la plupart des Églises ne le respectent-elles pas ? »

Vous vous posez peut-être la même question. Peut-être avez-vous interrogé votre pasteur ou votre prêtre à ce sujet. C’est un point très important qui mérite une réponse. Ceux qui vous diraient « le Christ vint pour tout faire à notre place » n’offrent pas une réponse valable. Recherchons une vraie réponse, tirée de la Bible et avec des faits historiques documentés.

Comme nous le disons toujours au Monde de Demain, ne nous croyez pas sur parole. Ouvrez la Bible et croyez ce qui est écrit dans ses pages.

Le développement de l’apostasie dans l’Église

Voyez-vous, après la mort des apôtres de Christ, l’Église subit des changements fondamentaux. Que s’est-il passé ? Feu le pasteur et évangéliste John Ogwyn l’a résumé ainsi dans la brochure que nous vous proposons aujourd’hui, L’Église de Dieu à travers les âges . À la page 4, il est écrit :

« Lorsque nous examinons l’histoire de l’Église traditionnelle, censément chrétienne, il apparaît que cette dernière est immensément différente de celle qui est décrite dans les pages du Nouveau Testament. Dans le livre des Actes, nous trouvons que l’Église de Dieu célébrait les Jours saints “juifs” […] Cependant, à peine trois cents ans plus tard, nous sommes en présence d’une Église revendiquant son origine apostolique, mais observant le “jour du soleil” à la place du sabbat du septième jour […] Comment en était-elle arrivée à cette incroyable transformation ? Que s’était-il passé ? » (L’Église de Dieu à travers les âges, John Ogwyn, p. 4).

Comment passer d’une Église qui observe le sabbat à un culte célébré un jour complètement différent ? Il n’est pas logique que le Christ ait conduit Son Église à observer un jour précis, puis, quelques années plus tard, ait ordonné d’observer un jour complètement différent. En effet, l’apôtre Paul a dit : « Jésus-Christ est le même hier, aujourd’hui, et éternellement » (Hébreux 13 :8).

Il est important de se souvenir que Jésus-Christ observait et enseignait l’observance du sabbat. En effet, dans Luc 6 :5, Il dit : « Le Fils de l’homme est maître même du sabbat. » Le dimanche n’est donc pas le « jour du Seigneur », comme la plupart des chrétiens l’entendent. Ainsi, lorsque nous parlons du « jour du Seigneur », il ne s’agit pas du dimanche. D’après le témoignage même de Jésus, le jour dont Il est le Maître, est le septième jour. Le sabbat.

Un autre élément important à retenir est qu’il existe des traces écrites montrant que l’Église du Christ observa le sabbat du septième jour au cours de nombreuses années après Sa mort et Sa résurrection. Dans Actes 13, nous lisons que Paul enseignait aux Juifs à Antioche, en Pisidie, le jour du sabbat. Remarquez ce qui s’est passé à la fin de l’assemblée. Cela se trouve dans Actes 13 :42 : « Comme ils sortaient de la synagogue des Juifs, les Gentils les prièrent de leur annoncer les mêmes choses le sabbat suivant » (Ostervald). 

N’aurait-ce pas été une belle occasion divine d’inspirer Paul de dire à ces gens d’origine païenne que le sabbat ne leur était pas imposé ? Mais cela ne fut pas le cas. Au contraire, remarquez bien ce qui est écrit dans Actes 13 :44 : « Le sabbat suivant, presque toute la ville se rassembla pour entendre la parole de Dieu. » 

Nous n’avons pas assez de temps pour aborder toutes les preuves relatives au sabbat dans cette émission. Ce sujet est traité dans d’autres émissions et articles sur MondeDemain.org. Il suffit de taper le mot « sabbat » dans le moteur de recherche de notre site. Vous pouvez également rechercher sur notre chaîne YouTube du Monde de Demain.

Comment l’Église est-elle passée de l’observance du sabbat du septième jour à celle du dimanche ?

Alors, encore une fois, comment l’Église est-elle passée de l’observance du sabbat du septième jour à celle du dimanche en seulement trois siècles ?

Pour comprendre ce développement, nous allons examiner trois points fondamentaux. Ces trois points décrivent ce qui s’est passé au cours des premiers siècles après Jésus-Christ. Je vais vous les présenter de ce pas. Ensuite, nous discuterons de chacun d’entre eux, un par un.

Qu’est-il arrivé dans l’Église entre le Ier et le IVe siècle ?

  1. De faux enseignants ont introduit des hérésies contre les lois de Dieu.
  2. Un sentiment anti-juif s’est accru, conduisant beaucoup à abandonner le sabbat.
  3. Les adeptes du dimanche sont devenus majoritaires et les adeptes du sabbat minoritaires.

Examinons donc ces points un par un, et voyons ce que nous pouvons trouver dans la Bible et les archives historiques. Premièrement :

Point n° 1 : De faux enseignants ont introduit des hérésies contre les lois de Dieu

Jésus mit en garde contre les faux prophètes lors de Son ministère terrestre. Il dit dans Matthieu 7 :15-16 : « Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous en vêtements de brebis, mais au-dedans ce sont des loups ravisseurs. Vous les reconnaîtrez à leurs fruits ».

Cet avertissement a été répété par les derniers apôtres encore en vie. En fait, dans certains cas, ils ont averti que de faux enseignants commençaient déjà à infiltrer l’Église. Remarquez ce que l’apôtre Jude a écrit dans Jude 1 :3-4 :

« Bien-aimés, alors que je désirais vivement vous écrire au sujet de notre salut commun, je me suis senti obligé de vous envoyer cette lettre pour vous exhorter à combattre pour la foi qui a été transmise aux saints une fois pour toutes. Car il s’est glissé parmi vous certains hommes, dont la condamnation est écrite depuis longtemps, des impies, qui changent la grâce de notre Dieu en dérèglement, et qui renient notre seul maître et Seigneur Jésus-Christ. » 

Jude nous dit que de faux enseignants introduisaient déjà l’hérésie selon laquelle la grâce signifie que l’on n’a pas à observer la loi divine. Mais Dieu exige que nous respections Sa loi. Dans Romains 7 :12, l’apôtre Paul a dit : « La loi donc est sainte, et le commandement est saint, juste et bon. » La loi divine définit l’amour. Mais ce que nous voyons, c’est que même au premier siècle, il y avait certains hommes qui essayaient déjà de supprimer cette loi.

Le dernier apôtre vivant de l’Église originelle fut l’apôtre Jean. Il mourut dans les années 90 apr. J.-C. Mais avant sa mort, il mit également en garde contre les faux enseignants qui prétendaient être des disciples du Christ. Remarquez ce qu’il consigna dans 1 Jean 2 :4 : « Celui qui dit : Je l’ai connu, et qui ne garde pas ses commandements, est un menteur, et la vérité n’est point en lui. » 

Ainsi, vers la fin de la vie de Jean, de faux enseignants s’étaient déjà infiltrés dans l’Église. Jean les traita de menteurs. Si cela se produisait déjà du vivant de Jean, imaginez ce qui allait survenir après sa mort.

Cela nous amène à notre prochain point. Au fil du temps, après la mort des apôtres de Christ :

Point n° 2 : Un sentiment anti-juif s’est accru, conduisant beaucoup à abandonner le sabbat

Le Ier siècle apr. J.-C. fut une période tumultueuse pour les Juifs sous la domination romaine. Plusieurs soulèvements contre l’Empire romain eurent lieu, dont l’un d’entre eux de 66 à 70 apr. J.-C., entraîna la destruction du temple à Jérusalem. Mais ce ne fut pas la fin. Comme le souligne le site Internet christianhistoryinstitute.org :

« Après la guerre juive (66-70), des soulèvements de plus en plus désastreux se succédèrent : la guerre de Kitos de 115-117 et la révolte de Bar Kokhba 20 ans plus tard. Après chaque conflit, Rome imposait des taxes punitives et d’autres restrictions aux Juifs, qu’ils aient soutenu les révoltes ou non (beaucoup ne l’avaient pas fait) » (“Faith divided”, Christian History Magazine, 2020).

Ces restrictions se durcirent jusqu’en 135 apr. J.-C., lorsque les Romains, exaspérés, expulsèrent tous les Juifs de Jérusalem sous peine de mort. Cela eut un impact considérable sur l’Église. De nombreux chrétiens à Jérusalem cessèrent complètement d’observer le sabbat du septième jour. Pourquoi ? Parce qu’ils ne voulaient pas être confondus avec des Juifs aux yeux des autorités romaines. Comme le conclut l’article : « Les chrétiens non juifs avaient désormais une raison d’éviter d’attirer l’attention sur leur relation avec cette secte potentiellement séditieuse » (Ibid.).

Le célèbre historien Edward Gibbon décrit comment l’Église de Jérusalem en 135 apr. J.-C changea radicalement sous la direction de son nouvel évêque latin, Marcus. Ceci est détaillé dans son célèbre ouvrage intitulé Histoire du déclin et de la chute de l’Empire romain :

« À sa persuasion, la plus grande partie de la secte [congrégation] abandonna la loi de Moïse, qu’elle avait suivie constamment pendant plus d’un siècle. En sacrifiant ainsi leurs coutumes et leurs préjugés, les nazaréens obtinrent l’entrée libre de la colonie d’Adrien, et cimentèrent plus fermement leur union avec l’Église catholique » (Histoire du déclin et de la chute de l’Empire romain, Edward Gibbon, tome 1, éditions Laffont, page 333, traduction François Guizot).

Comprenez bien que lorsqu’il est dit qu’ils « renoncèrent à la loi de Moïse », il s’agit des Dix Commandements, y compris l’observance du sabbat. Gibbon poursuit :

« On accusa de schisme et d’hérésie les restes obscurs des nazaréens qui avaient refusé d’accompagner leur évêque latin […] Peu d’années après le retour de l’Église de Jérusalem, il s’éleva une question qui devint un sujet de doute et de controverse : il s’agissait de décider si un homme qui reconnaissait sincèrement Jésus pour le Messie, mais qui persistait toujours à observer la loi de Moïse, pouvait espérer être sauvé » (Ibid.).

Waouh ! La plupart des membres de l’Église tournèrent le dos à la loi mosaïque, laquelle inclut les Dix Commandements, dont le sabbat du septième jour. Mais pourquoi ? Parce qu’ils ne voulaient pas être associés aux Juifs. Ce n’était pas la seule fois où les Juifs furent expulsés de leurs foyers dans l’Empire romain. Dans Actes 18 :1, nous trouvons un récit de ce qui s’est passé à Rome :

« Après cela, Paul partit d’Athènes, et se rendit à Corinthe. Il y trouva un Juif nommé Aquilas, originaire du Pont, récemment arrivé d’Italie avec sa femme Priscille, parce que Claude avait ordonné à tous les Juifs de sortir de Rome ».

Nous voyons donc que les tensions entre les Juifs et les autorités romaines éclatèrent à plusieurs reprises partout dans l’Empire romain à cette époque. Cela influença l’Église apostate, qui souhaitait se différencier des Juifs. Samuele Bacchiocchi explique cela très bien dans son ouvrage Du Sabbat au dimanche :

« On peut expliquer (mais non pas nécessairement justifier !) cette attitude envers les Juifs par plusieurs circonstances particulières à l’époque d’Hadrien. Tout d’abord, les relations entre Rome et les Juifs étaient très tendues […] Ces circonstances incitaient les chrétiens à développer leur identité propre, non seulement en prenant leurs distances vis-à-vis des Juifs, mais aussi en remplaçant les coutumes judaïques caractéristiques par de nouvelles formes de vie religieuse. 

« Non seulement le culte du Dimanche y était développé, mais on y a pris des mesures concrètes pour dissuader les chrétiens de toute vénération du jour du Sabbat » (Du Sabbat au Dimanche, Samuele Bacchiocchi, éditions P. Lethielleux, pp. 153-156, traduction Dominique Sébire).

Réfléchissez-y. Quelle est la puissance de la pression sociale et combien il était difficile de faire ce qui est juste face à la persécution ? Cependant, que dit Jésus dans Matthieu 7 :13-14 ?

« Entrez par la porte étroite. Car large est la porte, spacieux le chemin qui mènent à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par là. Mais étroite est la porte, resserré le chemin qui mènent à la vie, et il y en a peu qui les trouvent. »

Qu’enseigna l’apôtre Paul aux disciples après avoir été lapidé pour l’Évangile du Christ ? Nous le voyons dans Actes 14 :22 où il est dit : « c’est par beaucoup de tribulations qu’il nous faut entrer dans le royaume de Dieu. »

Ce à quoi nous assistons donc, c’est le début du culte dominical dans l’Église chrétienne. Un compromis dans le but d’éviter la persécution. Mais Dieu ne nous a pas appelés à faire des compromis. Dieu nous a appelés à croire ce qui est écrit dans Sa parole et à suivre la vérité quoi qu’il arrive. Avec l’aide de Dieu, si nous Lui demandons Son aide, nous pouvons Lui consacrer notre vie en obéissant à ce livre.

Une fois encore, de nombreux chrétiens des premières décennies du IIe siècle furent intimidés et firent des compromis quant au sabbat. Ils furent trompés par des enseignants qui prêchaient des doctrines contraires aux Écritures. Bacchiocchi fait référence aux dirigeants de l’Église qui exhortèrent les membres à abandonner le sabbat. À la page 156 de son ouvrage, nous y lisons :

« Déjà avant lui [S. Justin] S. Ignace en Asie mineure (vers 110) et Barnabé à Alexandrie (vers 135) avaient attaqué le Sabbat : mais Justin sera le premier à condamner le sabbat de façon radicale et systématique, et à donner un récit explicite du jour du culte chrétien » (Du Sabbat au Dimanche, Samuele Bacchiocchi, éditions P. Lethielleux, p. 156, traduction Dominique Sébire).

Quel écart remarquable ! Moins d’un siècle avant, l’apôtre Paul prêchait aux Gentils le jour du sabbat, et maintenant on en est arrivé à remettre en question le salut même des chrétiens qui observaient le sabbat. Comprenez-vous ce qui arrivait ? Mais cela ne s’arrête pas là. Il y avait encore beaucoup plus à venir.

Ce qui nous amène au point suivant :

Point n°3 : Les adeptes du dimanche sont devenus majoritaires et les adeptes du sabbat minoritaires

Tertullien était un auteur et théologien originaire de Carthage, qui écrivit à la fin du IIe siècle et au début du IIIe siècle. Il fut l’un des principaux défenseurs du christianisme dominant de son époque. Dans l’une de ses œuvres, Aux nations, au chapitre 13, il défend le culte du dimanche contre un ennemi inattendu : les païens. Remarquez ce qu’il écrit :

« D’autres […] s’imaginent que le soleil est notre Dieu, soit parce qu’ils savent que nous nous tournons vers l’Orient pour prier, soit parce que le jour du Soleil est pour nous un jour de joie et de fête » (Œuvres de Tertullien, Aux nations, 1er livre, chapitre 13, traduction Eugène-Antoine de Genoude).

À présent, arrêtez-vous un instant et réfléchissez. Pourquoi les païens, qui étaient habitués à adorer des idoles, furent-ils troublés par le fait que les chrétiens rendaient un culte au soleil ? Eh bien, parce que ces chrétiens célébraient un jour de culte que les païens avaient consacré à leur dieu soleil. Or, ces chrétiens observaient sans aucun doute le dimanche, selon eux, pour honorer la résurrection du Christ. Soit dit en passant, Jésus n’est pas ressuscité le dimanche. Il est, en fait, ressuscité la veille vers la fin du jour du sabbat. Mais c’est une autre histoire. Si vous souhaitez approfondir ce sujet, rendez-vous sur notre site Internet MondeDemain.org et tapez « Pâques » dans la barre de recherche.

Revenons donc à Tertullien. Ce que nous constatons, c’est que le christianisme dominant prenait ses distances par rapport aux Juifs. Dans le même temps, il se rapprochait des païens et de leurs traditions, notamment en observant le dimanche. Ce point est encore plus clairement souligné par des historiens respectés tels que Will Durant. Dans son ouvrage Histoire de la civilisation, Durant écrit ce qui suit :

« Le christianisme n’a pas détruit le paganisme ; il l’a adopté […] le christianisme devenait la dernière et la plus grande des religions de mystères » (Histoire de la civilisation, Will Durant, “César et le Christ”, volume 9, éditions Rencontre, pages 239, 247, traduction Jacques Marty).

Est-il donc étonnant qu’un siècle plus tard, lorsque Constantin voulut unifier l’Empire, il ait judicieusement choisi le christianisme comme nouvelle religion ? Il avait remarqué que la majorité des chrétiens pratiquaient déjà leur culte le jour réservé par les païens pour honorer l’astre solaire. Il lui semblait donc tout à fait approprié de promulguer un édit demandant à tous les chrétiens d’honorer le « jour vénérable du soleil ».

Remarquez ce que Paul Johnson, un catholique ardent, dit à ce sujet :

« Beaucoup de chrétiens ne virent pas clairement la différence entre ce culte solaire et leur propre culte. Ils l’identifièrent au Christ “dirigeant son char à travers le ciel”, ils tinrent leurs services le dimanche, s’agenouillèrent en direction de l’est et établirent leur fête de la nativité le 25 décembre, le jour anniversaire du soleil, au solstice d’hiver […] Constantin n’abandonna jamais sa dévotion au soleil, et maintint l’effigie du soleil sur sa monnaie. Il fit du dimanche un jour de repos » (A History of Christianity, Paul Johnson, 1976, Weidenfeld & Nicolson, pp. 67-68, c’est nous qui mettons en exergue).

Waouh ! Du sabbat, observé et enseigné par le Christ et Ses apôtres, à un empereur païen, adorateur du soleil et homme politique, qui adopte le christianisme comme sa propre religion. Quel changement profond en seulement trois siècles ! à présent, s’ajoute l’aval du puissant Empire romain.

Une prophétie concernant un Empire et son empereur qui tenteraient de changer le sabbat

Pour autant, cela avait été prophétisé dans Daniel 7. Grâce à une vision, Daniel révéla une prophétie concernant quatre empires successifs qui régneraient sur le monde. Mais remarquez ce qu’il vit concernant le tout dernier empire, identifié comme l’Empire romain : « Il prononcera des paroles contre le Très-Haut, il opprimera les saints du Très-Haut, et il espérera changer les temps et la loi » (verset 25).

Il fut prophétisé que l’Empire romain ferait partie d’un système qui tenterait de changer les temps et la loi. Quel « temps » est inclus dans une « loi » de Dieu ? Eh bien, le sabbat.

Mais le décret de Constantin changea-t-il vraiment le sabbat ? L’Empire romain, de concert avec l’Église dominante, changea-t-il vraiment le jour dédié au culte de Dieu ? Non. Personne ne peut le changer. On ne peut pas changer quelque chose que Dieu ordonne. Exode 20 décrit les Dix Commandements donnés sur le mont Sinaï. L’un de ces commandements, le quatrième, est celui de se souvenir et d’observer le sabbat. Remarquez-le dans Exode 20 :8-10 :

« Souviens-toi du jour du repos, pour le sanctifier. Tu travailleras six jours, et tu feras tout ton ouvrage. Mais le septième jour est le jour du repos de l’Éternel, ton Dieu : tu ne feras aucun ouvrage ».

Mais comment et quand le sabbat a-t-il été institué ? Lisez la suite, dans Exode 20 :11 : « Car en six jours l’Éternel a fait les cieux, la terre et la mer, et tout ce qui y est contenu, et il s’est reposé le septième jour : c’est pourquoi l’Éternel a béni le jour du repos et l’a sanctifié. »

L’homme ne peut pas changer ce que Dieu a établi

Dieu sanctifia le septième jour en se reposant Lui-même. Il le rendit saint. Tous les conciles ecclésiastiques et les canons humains ne peuvent changer ce que Dieu décide.

Alors, qui changea le sabbat ? Personne.

En fait, même après l’édit de Constantin, il y avait encore des chrétiens fidèles continuant à observer le vrai sabbat, le septième jour. Cela irritait les autorités de l’Église à tel point que quarante ans plus tard, le concile de Laodicée fut convoqué pour traiter, entre autres, de l’observance du sabbat. Le canon 29 du concile de Laodicée : « Interdit aux chrétiens de judaïser et de se reposer le jour du sabbat, les enjoignant, en fait, à travailler durant ce jour » (Encyclopaedia Britannica, 11e édition, à l’article “dimanche”).

Pourquoi ce canon fut-il publié ? Parce que les véritables disciples du Christ continuaient à observer le sabbat. Ils étaient harcelés, persécutés et devaient souvent s’enfuir aux confins de l’Empire. Malgré leur souffrance, ils restaient fidèles. L’évangéliste John Ogwyn explique cela dans le guide d’étude L’Église de Dieu à travers les âges :

« Après que Constantin eut commencé à soutenir la théologie romaine, en 325 apr. J.-C., la plupart de ceux qui constituaient le reste de la véritable Église furent forcés de s’enfuir hors des frontières de l’Empire romain, dans les montagnes d’Arménie, et plus tard, dans les régions balkaniques d’Europe. Ils étaient un petit nombre, sans éclat et sans richesse, regardés en ennemis d’État par l’Empire romain prétendument “chrétien” » (L’Église de Dieu à travers les âges, John Ogwyn, p. 25).

Au cours des mille ans suivants, nous n’avons que quelques traces historiques de chrétiens qui obéirent à Dieu, observant Son sabbat, malgré les persécutions. Comme M. Ogwyn poursuit :

« Ils étaient pourtant précieux aux yeux de Dieu. Il ne fut jamais dans les intentions divines que Son Église croisse au point de devenir une grande organisation puissante, qui devait “christianiser” le monde entier […] Sa continuité devait être assurée, non pas par une succession d’évêques superbes et puissants qui siégeraient dans une ville particulière […] mais par une lignée de gens convertis et fidèles qui, quoique dispersés et persécutés, continueraient à adorer le Père en esprit et en vérité » (Ibid.).

Dans un livre intitulé La foi de nos pères, publié pour la première fois en 1876, le cardinal James Gibbons fit cette remarquable confession :

« Vous pouvez lire la Bible depuis la Genèse jusqu’à l’Apocalypse, et vous ne trouverez pas une seule ligne autorisant, établissant la sanctification du dimanche. Les Écritures ordonnent la religieuse observance du Sabbat » (La foi de nos pères, éditions Retaux-Bray, page 107, traduction Adolphe Saurel).

Alors, qui changea le sabbat ? Personne. Les Écritures révèlent que le sabbat est le septième jour, et tous les conciles ecclésiastiques et canons des hommes ne peuvent changer ce que Dieu décida. Lorsque nous observons le sabbat chaque semaine, nous démontrons notre respect envers le Dieu qui créa toutes choses et nous commémorons Son Œuvre créatrice tout en reconnaissant Ses instructions remplies d’amour dans nos propres vies.


Tracer la voie pour nos enfants



Le but de la discipline n’est jamais d’exprimer de la colère, mais de montrer une meilleure voie avec amour et bienveillance.

La vérité au sujet du baptême



Pourquoi devriez-vous être baptisé(e) ? Qui devrait effectuer ce baptême et de quelle manière ? Voici comment aborder la décision la plus importante de votre vie

Pour un meilleur mariage

La question du mariage nous concerne tous. Peu importe où nous en sommes dans notre vie, quel que soit notre âge ou l’état de notre mariage, ou même si nous ne sommes pas mariés du tout. Pourquoi ? Nous le découvrirons ensemble dans l’émission d’aujourd’hui du Monde de Demain.

[Le texte ci-dessous est l’adaptation de la transcription de cette émission du Monde de Demain.]

Votre mariage est-il en crise ? Vous disputez-vous et vous querellez-vous constamment avec votre conjoint ? Les plus petits sujets semblent-ils dégénérer en grosses disputes ? Nombreux sont ceux qui souffrent en silence dans un mariage marqué par les conflits et la douleur. Vous êtes peut-être l’une de ces personnes. Vous pensez peut-être que la situation est désespérée et qu’il n’y a rien à faire. Avant de baisser les bras, restez à l’écoute.

D’autre part, si votre mariage est satisfaisant, si vous vous entendez bien avec votre conjoint, mais que vous sentez que vous pourriez être plus proches, si vous souhaitez franchir un cap, cette émission est également faite pour vous.

Si vous décrivez votre mariage comme harmonieux et épanouissant, pourrait-il encore être meilleur ? Je pense que nous sommes tous d’accord pour dire que même les mariages heureux, entre des personnes imparfaites, peuvent toujours s’améliorer.

Même si vous n’êtes pas marié, si vous ne vous marierez jamais ou n’avez aucun intérêt pour le mariage – si tel est le cas – ne zappez pas. Croyez-le ou non, ce que nous allons aborder aujourd’hui s’applique également à vous.

La question du mariage nous concerne tous. Peu importe où nous en sommes dans notre vie, quel que soit notre âge ou l’état de notre mariage, ou même si nous ne sommes pas mariés du tout. Pourquoi ? Nous le découvrirons ensemble dans l’émission d’aujourd’hui du Monde de Demain.

Mais avant cela, munissez-vous de quoi noter, car plus tard dans l’émission, je vous donnerai la possibilité de commander gratuitement votre exemplaire de notre ouvrage intitulé Le plan divin pour un mariage heureux.

Rejoignez-moi aujourd’hui au Monde de Demain. Nous apprendrons comment améliorer son mariage.

Je reviens tout de suite.

Bienvenue au Monde de Demain, où nous vous aidons à donner un sens à votre monde, à travers les pages de la Bible.

Le pourcentage de personnes mariées est en baisse

Le mariage est en crise. Jamais, il n’a semblé aussi mal compris, mal appliqué, voire ridiculisé. L’institution elle-même subit une transformation dramatique sous nos yeux, dans le monde moderne. Voyez ce que dit le site Internet ourworldindata.org :

« Au cours des dernières décennies, l’institution du mariage a davantage changé qu’au cours des milliers d’années précédentes […] Le pourcentage de personnes qui se marient est en baisse dans de nombreux pays du monde » (“Mariages et divorces”, ourworldindata.org, février 2025).

En effet, lorsqu’on observe la baisse des taux de mariage dans le monde entier, c’est une tendance choquante et inquiétante. Et extrêmement préoccupante, car le mariage est l’un des fondements de la société. Mais d’où vient le mariage ?

Certains considèrent le mariage comme une invention humaine – quelque chose que nos ancêtres, il y a des milliers d’années, pensèrent être une bonne idée. Vous savez, l’image du mariage qui commence avec l’homme des cavernes ramenant la femme qu’il a choisie dans sa grotte pour en faire son épouse. Le reste appartient à l’histoire. Est-ce vraiment ainsi que le mariage a commencé ?

La vérité c’est que le mariage n’a pas été inventé par l’homme mais par Dieu Lui-même. Nous trouvons cela dans la Genèse :

« Et l’homme donna des noms à tout le bétail, aux oiseaux du ciel et à tous les animaux des champs ; mais, pour l’homme, il ne trouva point d’aide semblable à lui. Alors l’Éternel Dieu fit tomber un profond sommeil sur l’homme, qui s’endormit ; il prit une de ses côtes, et referma la chair à sa place. L’Éternel Dieu forma une femme de la côte qu’il avait prise de l’homme, et il l’amena vers l’homme » (Genèse 2 :20-22).

Il s’agissait des premiers humains, et non de Néandertaliens traînant leurs compagnes par les cheveux. Le mariage a été conçu pour créer un lien de confiance et de loyauté entre un homme et une femme qui se sont engagés l’un envers l’autre pour la vie. Il s’épanouit dans un climat de vertu, d’honnêteté et de transparence. Il a été conçu pour devenir le tremplin pour élever des enfants qui grandissent en apprenant le respect et la décence de leurs parents.

Imaginez une société où des milliers, voire des millions d’unités familiales sont bâties sur ce type de fondation stable et solide. Pensez aux avantages considérables pour la société dans son ensemble. Des adultes matures, équilibrés et honnêtes, fiables au travail et dans la communauté. Où ont-ils appris ces traits de caractère ? Dans un foyer chrétien, auprès de parents qui ont bâti ensemble un mariage solide.

Voyez-vous, tout commence à la maison. L’environnement familial repose sur le mariage qui a été institué par Dieu.

Alors, si vous voulez améliorer votre mariage, vous devez commencer par le commencement. Ce début est notre première clé aujourd’hui :

Clé n°1 pour améliorer son mariage : reconnaître que le mariage provient de Dieu

Ce point peut sembler simple. Mais les conséquences sont profondes. Si nous reconnaissons que Dieu est l’auteur du mariage, cela signifie qu’Il peut en définir les règles. Non, ce n’est pas un quelconque arrangement entre deux personnes qui s’aiment, quelle que soit leur définition de l’amour. Ce n’est pas l’union d’un homme avec un autre homme, ou d’une femme avec une autre femme. Non, Dieu définit le mariage comme une alliance spéciale, à vie, entre un homme et une femme.

Reconnaître que le mariage est une institution établie par Dieu, détermine aussi ce qui constitue un comportement approprié au sein de cette relation. Tout comme Dieu a institué le mariage, Dieu a aussi institué la sexualité. Dieu a conçu la sexualité pour qu’elle soit exclusivement réservée entre un homme et une femme dans le cadre de la relation conjugale. Remarquez ce que Jésus a dit dans Matthieu 5 :31-32 :

« Il a été dit : Que celui qui répudie sa femme lui donne une lettre de divorce. Mais moi, je vous dis que celui qui répudie sa femme, sauf pour cause d’infidélité, l’expose à devenir adultère, et que celui qui épouse une femme répudiée commet un adultère. »

Le terme « infidélité » dans ce passage a été traduit du terme grec pornea, lequel comprend l’adultère répété, un mode de vie marqué par l’infidélité. Pornea – d’où vient le mot « pornographie » – pourrait aussi certainement inclure une addiction à la pornographie si la personne refuse d’y renoncer.

Reconnaître que Dieu a institué le mariage change tout. Cela signifie que nous nous tournons vers Lui pour savoir comment mener notre vie, même dans notre relation la plus intime. Cela signifie que nous recherchons même Sa perspective sur le divorce. Comme le note Malachie 2 :16 :

« Car je hais la répudiation, dit l’Éternel, le Dieu d’Israël, et celui qui couvre de violence son vêtement, dit l’Éternel des armées. Prenez donc garde en votre esprit, et ne soyez pas infidèles ! »

Dieu déteste le divorce parce qu’Il sait à quel point il nuit à la famille. Il veut nous aider à l’éviter.

Alors, si vous voulez améliorer votre mariage, vous devez savoir par où commencer. Que votre mariage soit perturbé ou qu’il soit globalement heureux mais qu’il pourrait être meilleur, nous avons une feuille de route pour l’améliorer. Tout commence par la reconnaissance de Dieu en tant que Créateur. C’est Lui qui l’a conçu. Il sait comment le faire fonctionner au mieux.

Quelle est la clé suivante ?

Clé n°2 pour améliorer son mariage : s’engager envers son conjoint

Il fut un temps, même récent, où l’on pensait que le mariage l’était à vie. D’où venait cette idée ? De la Bible. Dans Romains 7 :2, il est dit : « Ainsi, une femme mariée est liée par la loi à son mari tant qu’il est vivant ; mais si le mari meurt, elle est dégagée de la loi qui la liait à son mari. » Il ne s’agit pas d’une idée créée par l’homme. Dieu a défini le mariage comme un engagement à vie. Une alliance sacrée.

Lorsque Jésus était sur Terre, les Juifs l’interrogèrent sur le mariage, et plus particulièrement sur le divorce. Notez Sa réponse dans Marc 10 :6-9 : 

« Mais au commencement de la création, Dieu fit l’homme et la femme ; c’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair […] Que l’homme donc ne sépare pas ce que Dieu a joint. »

Mais aujourd’hui, les attentes sont très différentes. La mentalité, trop souvent, est la suivante : « Je t’aimerai tant que tu m’aimeras ». Ou encore : « Je resterai avec toi tant que mes besoins seront comblés ». Certains cherchent à se libérer d’un mariage s’ils estiment ne plus aimer leur conjoint. Voyez-vous les failles de chacune de ces attitudes ? Ils fixent une limite à l’engagement qu’ils ont pris.

Avant d’aller plus loin, permettez-moi de m’expliquer : Le Christ dit qu’il y a des cas où la relation conjugale est irrémédiablement brisée. Le mal est fait et il est très difficile de le réparer. Comme nous l’avons déjà mentionné, l’un de ces cas est celui où l’un des partenaires est tombé dans l’immoralité sexuelle et ne se repent pas. C’est un motif valable de divorce.

Un autre exemple se trouve dans les écrits de l’apôtre Paul. Il s’adresse aux chrétiens mariés à des non-croyants et dit, dans 1 Corinthiens 7 :15 : « Si le non-croyant se sépare, qu’il se sépare ; le frère ou la sœur ne sont pas liés dans ces cas-là. Dieu nous a appelés à vivre en paix. »

En d’autres termes, il arrive que l’autre personne ait clairement fait savoir qu’elle n’a plus l’intention d’honorer son engagement conjugal. Malgré le temps, les conseils et la persévérance du partenaire engagé, l’autre personne en a fini. Peut-être abandonne-t-elle son conjoint ou sa conjointe. Ou bien elle est terriblement violente. Dans de tels cas, comme l’explique Paul, il convient de dissoudre le mariage.

Mais en vérité, de nos jours, trop de mariages terminent en divorces simplement parce que deux personnes ne parviennent pas à s’entendre. Dans de nombreux cas, ces mariages pourraient être sauvés, voire améliorés, avec un peu plus de patience et de persévérance.

Une étude fascinante menée au Royaume-Uni a été mentionnée par la Fondation pour le mariage en février 2017. La Fondation pour le mariage est une organisation britannique qui milite en faveur de politiques de soutien au mariage et à la famille. Voici ce qu’elle a découvert :

« Il est communément admis que “rester ensemble dans un mariage malheureux” condamne les couples à une vie misérable » (“Couples on the Brink”, marriagefoundation.org.uk, février 2017).

C’est l’hypothèse la plus répandue, mais l’étude a montré que dans la plupart des cas, ce n’est tout simplement pas vrai. L’étude a suivi un groupe de 10 000 parents ayant des enfants nouveau-nés, en se concentrant sur un petit sous-ensemble de ce groupe qui décrivait son mariage comme « malheureux ». Quels ont été les résultats de l’étude ?

« Parmi cette petite minorité, 30% se sont séparés dans les dix ans. Parmi ceux qui sont restés ensemble, deux tiers ont déclaré qu’ils étaient désormais heureux et seulement 7% étaient encore malheureux » (Ibid.).

Avez-vous compris ? En d’autres termes, même si vous rencontrez des difficultés dans votre mariage, même si vous vous sentez malheureux, n’abandonnez pas. Vous traverserez parfois des périodes de stress et de difficultés intenses. La solution n’est généralement pas d’abandonner, mais de travailler ensemble, d’apprendre de ses erreurs et d’essayer de comprendre ce que vous même faites mal, personnellement, et de persévérer. Dans la plupart des cas, la situation s’améliorera.

Ce qui nous ramène à l’objet de cette section : S’engager envers son conjoint. Si nous nous engageons dans le mariage avec un plan pour s’en sortir – si le divorce est une option en cas de difficultés – alors il est plus probable qu’un jour nous ayons recours à cette option.

En revanche, si nous nous engageons dans le mariage avec l’état d’esprit suivant : « Je m’engage dans ce mariage jusqu’à la mort. Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour qu’il fonctionne. Même si les temps sont durs, je ne considérerai pas le divorce comme une échappatoire. » Cela changera radicalement notre perspective. Lorsque nous serons confrontés aux tempêtes de la vie, nous mettrons tout en œuvre pour que notre mariage fonctionne. Nous redoublerons d’efforts. Nous ferons appel à un conseiller conjugal. Nous ferons preuve d’humilité et essayerons de trouver des solutions ensemble.

Mon épouse et moi avons été bénis d’avoir des parents dont le mariage est resté solide et qui ont été fidèles l’un à l’autre pendant des décennies. Ils nous ont donné de bons exemples. Mais nous avons aussi beaucoup d’amis qui n’ont pas eu ce même privilège. Pourtant, je sais que certains de nos amis, dans leur propre mariage, se sont fixé comme objectif spécifique et déterminé de ne pas suivre le même chemin que leurs parents. Ils ne veulent même pas envisager que le divorce soit une option.

Encore une fois, comprenez bien. Dieu ne cautionne pas que vous restiez dans une relation qui est physiquement violente ou dans laquelle votre conjoint n’a pas l’intention d’assumer ses responsabilités au sein de l’alliance matrimoniale. Mais d’après notre expérience, beaucoup de couples se séparent alors qu’ils auraient pu sauver leur relation. Avec un peu plus de persévérance. Un peu plus de patience. Et un peu plus d’engagement.

Je sais que ce que je dis n’est pas facile. Même un bon mariage sera mis à l’épreuve. Nous sommes tous humains. Nous commettons tous des erreurs. Nous disons et faisons des choses que nous ne devrions pas dire ou faire. Mais nous devons comprendre que nous vivons dans une génération qui minimise l’importance de l’engagement. C’est un signe de notre époque. L’engagement dans nos relations est si important. Pas seulement dans le mariage, mais dans toutes nos relations. Le manque d’engagement à se considérer les uns les autres avec intégrité et respect est l’un des traits de caractère qui déchirent la société. Remarquez ce que l’apôtre Paul a prophétisé dans 2 Timothée 3 :1-4 :

« Sache que, dans les derniers jours, il y aura des temps difficiles. Car les hommes seront égoïstes, amis de l’argent, fanfarons, hautains, blasphémateurs, rebelles à leurs parents, ingrats, irréligieux, insensibles, déloyaux, calomniateurs, intempérants, cruels, ennemis des gens de bien, traîtres, emportés, enflés d’orgueil, aimant le plaisir plus que Dieu ».

Ce que Paul décrit, c’est un monde où le plus grand engagement des hommes est envers eux-mêmes, la satisfaction de leurs désirs. C’est ce qui décrit trop souvent notre monde actuel. Nous devons donc redoubler d’efforts pour apprendre à nous engager envers notre conjoint.

Cela nous amène à la clé suivante :

Clé n°3 pour améliorer son mariage : donner 100%

Lors d’un mariage traditionnel en Occident, c’est le père qui offre la mariée. C’est un moment émouvant lorsque le père accompagne dans l’allée la jeune femme qu’il a élevée, alors qu’elle entre dans une nouvelle phase de sa vie avec son futur mari. Le lien entre un père et sa fille est très spécial. Et c’est un moment unique lorsqu’il la conduit à l’autel pour la confier à son futur mari.

Mais trop de gens ne comprennent pas qu’après le mariage, ils doivent se donner l’un à l’autre pleinement. En tant que mari ou épouse, ils doivent s’engager dans le mariage non pas avec un état d’esprit égoïste, mais plutôt avec l’attitude de se donner à 100% à leur conjoint. Remarquez la déclaration de Paul, citant Jésus, dans Actes 20 :35 : « et se rappeler les paroles du Seigneur, qui a dit lui-même : Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir. »

Lorsque nous comprenons cela et que nous l’appliquons, nous créons une dynamique puissante qui peut revitaliser même un mariage en difficulté. Même un mariage qui a traversé une mauvaise passe. C’est un antidote : Le mariage consiste à se donner à 100%, et non à exiger ce dont on a besoin.

Certains ont décrit le mariage comme une proposition 50/50. Si vous donnez 50% et que votre partenaire donne 50%, vous vous rencontrerez au milieu. Dans la pratique, cela ne fonctionne pas. Que se passe-t-il dans une relation 50/50 ? Eh bien, nous donnons tous les deux jusqu’à un certain point, puis nous nous arrêtons. Et nous attendons de l’autre personne qu’elle nous rejoigne. C’est le problème d’un mariage 50/50. C’est comme si deux personnes se tenaient aux deux extrémités d’un pont inachevé enjambant une rivière. Les deux personnes se tiennent sur les bords, regardant le gouffre qui les sépare, se demandant pourquoi l’autre personne n’en fait pas plus. Et pendant ce temps, le gouffre qui les sépare semble s’élargir de plus en plus. Cela décrit-il parfois votre expérience ?

Permettez-moi de vous présenter un meilleur modèle. Il s’agit d’un modèle dans lequel chaque personne se donne à 100%. Cela signifie que je donne 100%, quoi que fasse mon conjoint. Je vais donner même si je n’en ai pas envie et même si, pour l’instant, j’ai l’impression que l’autre personne ne le mérite pas. L’apôtre Paul l’explique dans Éphésiens 5 :33 : « Du reste, que chacun de vous aime sa femme comme lui-même, et que la femme respecte son mari. »

Paul ne dit pas : « Maris, aimez votre femme si elle vous aime en retour ». Pourtant, trop souvent, c’est ainsi que nous agissons en tant que maris. Si nous ne nous sentons pas aimés, pourquoi devrions-nous nous sacrifier davantage ? Si elle se montre désagréable ou critique, pourquoi devrais-je essayer d’être patient et aimant ? Mais c’est un raisonnement erroné. Nous devons plutôt faire ce que Paul a dit. Nous devons aimer notre épouse, un point c’est tout. Surtout lorsqu’elle n’est pas particulièrement aimable. C’est à ce moment-là que notre amour est mis à l’épreuve. Et franchement, c’est là que notre épouse a le plus besoin de notre patience et de notre amour. Si vous êtes prêt à faire cela, si vous êtes prêt à la chérir et à lui témoigner votre affection, et à lui faire savoir qu’elle compte pour vous. Ne vous moquez pas d’elle, ne la rabaissez pas et ne lui parlez pas avec arrogance de ses émotions. Si vous êtes prêt à faire cela, vous serez peut-être surpris de voir à quel point votre relation peut être revitalisée et même approfondie.

Et vous, les épouses ? Avez-vous remarqué la même règle pour les femmes ? Paul ne dit pas : « Femmes, respectez votre mari s’il répond à vos besoins à ce moment précis ». Et pourtant, trop souvent, c’est ainsi que les épouses peuvent aussi réagir. Si vous ne vous sentez pas aimée, vous pouvez vous dire : pourquoi devrais-je le respecter ? Il n’est pas très gentil avec moi, pourquoi devrais-je essayer de le soutenir ? Mais ce n’est pas non plus la bonne façon de penser. Vous devez plutôt faire ce que Paul a dit. Respectez votre mari, un point c’est tout. Surtout lorsqu’il n’est pas dans son assiette. C’est à ce moment-là que votre patience est mise à l’épreuve. Et c’est là qu’il a le plus besoin de votre respect et de votre soutien. Les hommes aspirent au respect, et non à se sentir stupides ou incompétents. Si vous faites de votre mieux pour témoigner du respect à votre mari, et si vous persévérez dans cette voie, vous serez peut-être surprise de voir son attention et son amour pour vous croître et s’épanouir.

Cette dynamique est expliquée par l’auteur et conseiller conjugal Emerson Eggerichs. Comme il l’explique dans son livre L’amour et le respect :

« Souvent, nous nous focalisons sur nos propres besoins et n’accordons pas l’attention qu’il faut aux besoins de l’autre. La femme a besoin d’amour ; elle n’essaie pas d’être irrespectueuse. Le mari a besoin d’être respecté ; il n’essaie pas de ne pas être affectueux. Une fois que vous avez compris ce principe de base, que le problème n’est pas du tout là où on le croit, vous êtes bientôt prêt à déchiffrer le code [entre un mari et une épouse] » (L’amour et le respect, Emerson Eggerichs, éditions Ministère Multilingue International, p. 45, traduction Corinne Chaumeau).

Ce principe est inspiré directement des Écritures, du livre des Éphésiens. Essayez-le. Testez-le. Vous pourriez être surpris des résultats. Cela nous amène à notre dernière clé, c’est-à-dire :

Clé n°4 pour améliorer son mariage : l’Église épousera le Christ

Revenons à l’épître aux Éphésiens pour voir cela. Alors que Paul donnait des instructions aux maris et aux épouses, il a expliqué la signification ultime du mariage. Remarquez Éphésiens 5 :32 : « Ce mystère est grand : je dis cela par rapport à Christ et à l’Église. »

Voyez-vous, le mariage n’a pas seulement été conçu pour créer des relations stables et solides au sein du foyer. Il sert en fait de modèle pour nous aider à comprendre notre relation avec le Christ. Le dessein de Dieu, c’est que nous, fidèles serviteurs de Dieu, puissions faire partie de l’Épouse du Christ, pour L’épouser à Son retour. Cela est expliqué dans Apocalypse 19 :7-8 :

« Réjouissons-nous, soyons dans l’allégresse, et donnons-lui gloire ; car les noces de l’Agneau sont venues, son épouse s’est préparée, et il lui a été donné de se revêtir d’un fin lin, éclatant, pur ; car le fin lin, ce sont les œuvres justes des saints. »

Le mariage ne sert pas seulement à fonder une bonne famille ici et maintenant. Il sert de feuille de route pour nous permettre d’accomplir notre destinée, qui est de faire partie du Royaume de Dieu et d’épouser le Christ. Dieu institua le mariage. Pas seulement comme une institution physique, mais comme le reflet de notre relation avec notre Sauveur. Nous devons nous engager envers Lui en tant que Dieu vivant et aimant. Nous devons donner notre vie entièrement à Dieu et au Christ dans une totale et humble obéissance.

De plus, si nous sommes des chrétiens fidèles dans cette vie, nous aurons l’opportunité de participer au gouvernement des nations sous l’autorité du Christ, au cours du Millénium. À cette époque, d’innombrables millions d’hommes et de femmes auront besoin d’apprendre à vivre une vie selon Dieu et épanouie. Les êtres humains qui survivront à la tribulation et au Jour de l’Éternel, et qui entreront dans l’époque glorieuse du Millénium en tant qu’êtres humains, découvriront, souvent pour la première fois, ce que signifie s’aimer vraiment les uns les autres. Et en plus, aimer leur conjoint. Des mariages meilleurs et plus épanouis seront la marque du règne millénaire du Christ. Et vous et moi serons là pour aider le Christ à faire de cette vision une réalité.


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