Rod McNair

La solitude : une nouvelle épidémie ?

Une nouvelle épidémie silencieuse affecte notre monde aujourd’hui. Je ne parle pas d’une nouvelle variante du Covid-19. En fait, il ne s’agit pas du tout d’un virus ou d’une maladie. Rejoignez-moi aujourd’hui au Monde de Demain, pour discuter du problème et de la solution ultime à « La solitude : une nouvelle épidémie ».

[Le texte ci-dessous est l’adaptation de la transcription de cette émission du Monde de Demain.]

Les preuves d’une épidémie de solitude

Une nouvelle épidémie silencieuse affecte notre monde aujourd’hui. Je ne parle pas d’une nouvelle variante du Covid-19. En fait, il ne s’agit pas du tout d’un virus ou d’une maladie. Elle ne se transmet pas par la toux ou les éternuements, et les mesures de confinement n’y changeront rien. De quoi s’agit-il ? Comment en êtes-vous affecté ?

Il s’agit de l’épidémie de la solitude. Vous vous dites peut-être : « De quoi parlez-vous ? Ce n’est pas une épidémie. Nous en faisons tous l’expérience de temps à autre. » Mais c’est différent. Je parle d’un sentiment chronique d’isolement et de déconnexion des autres, de toute forme de communauté, de tout ce qui a un sens dans la vie.

Pourquoi des millions de personnes ne se sentiraient-elles pas vides et seules dans le monde d’aujourd’hui ? Après tout, on a enseigné à des générations entières que la vie n’a pas de but et que nous sommes le fruit du hasard. À propos de la théorie de l’évolution de Charles Darwin, feu l’écrivain de science-fiction Arthur Clarke a écrit un jour : « Deux possibilités existent : soit nous sommes seuls dans l’Univers, soit nous ne le sommes pas. Les deux hypothèses sont tout aussi effrayantes » (Citations.ouest-france.fr). Plus récemment, le biologiste évolutionniste Richard Dawkins a écrit, dans Le fleuve de la vie :

« L’Univers que nous observons a exactement les propriétés auxquelles on peut s’attendre s’il n’y a, à l’origine, ni plan, ni finalité, ni mal, ni bien, rien que de l’indifférence aveugle et sans pitié » (Le fleuve de la vie, Richard Dawkins, éditions Hachette, p. 150, traduction Lê Thiên-Nga).

Peut-être y a-t-il une raison pour laquelle tant de personnes se sentent chroniquement seules aujourd’hui. Peut-être que notre société a absorbé les fables de l’évolution. Elles influencent profondément notre façon de concevoir notre place dans l’Univers, dans la société et même dans notre propre foyer.

Vous faites peut-être partie des millions de personnes qui souffrent aujourd’hui d’un sentiment d’isolement et de solitude. Si c’est le cas, prenez courage. Vous n’êtes pas seul. Il y a de l’aide, surtout dans les pages de la Bible.

Rejoignez-moi aujourd’hui au Monde de Demain, pour discuter du problème et de la solution ultime à « La solitude : une nouvelle épidémie ».

Je reviens tout de suite.

Bienvenue au Monde de Demain, où nous vous aidons à comprendre votre monde à travers les pages de la Bible.

Une épidémie ravage notre monde, et elle s’appelle la solitude. Sommes-nous en train de l’exagérer ? Après tout, une épidémie est une crise sanitaire hors de contrôle où les gens tombent malades et meurent – et en grand nombre. Bien sûr, tout le monde se sent seul de temps à autre. Déclarer une « épidémie de solitude » est-il une exagération ? Oui, selon un article paru le 24 janvier 2025 dans The Atlantic, intitulé « Le mythe d’une épidémie de solitude ». L’auteur dit :

« Personne ne vous en voudra de penser que nous nous trouvons au beau milieu d’une situation d’urgence sans précédent en matière de solitude à l’échelle mondiale. Le Royaume-Uni et le Japon ont nommé des “ministres de la solitude” pour s’attaquer au problème. En 2023, l’Organisation mondiale de la Santé a déclaré que la solitude était un problème urgent de santé publique, et le ministre de la santé du président Joe Biden, Vivek Murthy, posta un avis mettant en garde contre une “épidémie de solitude”. Les commentateurs américains y brossent le sombre portrait d’une nation qui s’effondre dans un isolement croissant et un désespoir grandissant. Et les sondages suggèrent que beaucoup de gens se sentent seuls, au moins de temps à autre. »

Mais s’agit-il d’une épidémie ? L’auteur explique qu’il est difficile de quantifier un phénomène tel que la solitude, surtout lorsqu’on essaie de le comparer à des tendances historiques. Les attentes des gens en matière de relations sont peut-être différentes aujourd’hui de ce qu’elles étaient il y a une génération ou deux. C’est indéniable.

Parler d’une épidémie de solitude constitue-t-elle une tendance passagère, un nouveau train en marche qu’il faut prendre ? Ou y a-t-il une véritable raison à cela ? Quoi qu’il en soit, certains gouvernements prennent la question très au sérieux.

Comme le mentionne l’article, le gouvernement britannique a chargé l’un de ses ministres du Parlement de s’attaquer au problème croissant de la solitude et de l’isolement social dans la société britannique. Croyez-le ou non, le gouvernement britannique a depuis lors dépensé plus de 80 millions de livres pour étudier et combattre ce problème (“Britain is in a loneliness epidemic - and young people are at the heart of it”, telegraph.co.uk, 29 février 2024).

Lorsque l’on considère la solitude comme un mal sociétal, il n’est pas surprenant que les personnes âgées nous viennent à l’esprit. Après tout, les personnes âgées doivent souvent faire face à la perte d’un conjoint et vivre seules. Elles sont souvent confrontées à des problèmes de santé importants. L’isolement et la solitude ne font qu’aggraver la situation. Les membres de la famille peuvent se trouver à des centaines de kilomètres. Il arrive aussi qu’ils n’aient aucun contact avec eux. Certains divorcent, même à un âge avancé.

Le site Internet de l’Association américaine de personnes à la retraite fait état d’une augmentation spectaculaire des « divorces grisonnants ». Remarquez :

« Une nouvelle analyse des données sur le divorce entre 1990 et 2021, publiée en juillet par le Centre national de recherche pour la famille et le mariage de l’université de Bowling Green, révèle que les taux de divorce des personnes âgées de 45 ans et plus ont augmenté au cours de cette période […] L’augmentation la plus significative des taux de divorce concerne les personnes âgées de 65 ans et plus : Le taux a triplé entre 1990 et 2021. À ces âges plus avancés, les taux de divorce chez les femmes ont presque quadruplé […] Les adultes [plus âgés] “sont maintenant confrontés à des taux de divorce record” » (“Divorce Skyrocketing Among Aging Boomers”, aarp.org, 6 septembre 2023).

Ainsi, l’augmentation du nombre de divorces est également un facteur qui contribue à accroître le sentiment d’isolement et de déconnexion chez les personnes âgées d’aujourd’hui.

Même dans les meilleures circonstances, avec des contacts réguliers de la part de la famille et d’amis aimants, vieillir est un défi. Mais les personnes âgées ne sont pas les seules à souffrir de l’isolement.

En 2021, le gouvernement japonais a institué un ministère de la solitude, à l’instar de la Grande-Bretagne. Son objectif spécifique est de s’attaquer au taux de suicide croissant chez les personnes âgées, les femmes actives, les travailleurs à temps partiel et les chômeurs. La pandémie de Covid-19 a également aggravé le problème de l’isolement social. Makoto Watanabe, est professeur de communication à l’université Bunkyo de Hokkaido. Dans un article pour le Deutsche Welle, il explique le problème de la marginalisation des hommes en raison des difficultés économiques :

« Il existe une “génération perdue” composée de milliers d’hommes âgés de 40 à 50 ans, principalement, qui n’ont pas pu trouver un bon emploi lorsqu’ils ont quitté l’école en raison de la mauvaise conjoncture économique et qui sont restés à la maison depuis lors. Le nombre de familles monoparentales et de “hikikomori” – les reclus sociaux – augmente rapidement depuis de nombreuses années » (“Japan: ‘Minister of loneliness’ tackles mental health crisis”, dw.com, 23 avril 2021).

Il y a donc des facteurs économiques qui alimentent la tendance à la solitude. Le chômage et les effets persistants de la pandémie du Covid y contribuent. Ce n’est pas seulement le lot du monde occidental. Ce qui est peut-être encore plus alarmant, c’est le nombre de jeunes adultes qui souffrent de solitude chronique à des taux encore plus élevés que les personnes âgées. C’est ce qui ressort d’une enquête de NBC News :

« 29% des adultes américains de moins de 30 ans déclarent se sentir seuls ou isolés de leur entourage en permanence ou la plupart du temps. De même, 26% des membres de la génération suivante, les 30-44 ans, disent se sentir seuls ou isolés constamment ou la plupart du temps. En revanche, seuls 15% des répondants à l’enquête appartenant à la génération X, c’est-à-dire les personnes âgées de 45 à 64 ans, ont déclaré se sentir seuls ou isolés la plupart du temps ou tout le temps, et seuls 8% des personnes âgées de 65 ans et plus ont déclaré la même chose » (“Poll: Young Americans are more likely to feel lonely, anxious about the future”, nbcnews.com, 28 avril 2025).

Un article similaire paru dans le Telegraph dressait le même constat au Royaume-Uni. Publié le 29 février 2024, il s’intitulait « La Grande-Bretagne est en proie à une épidémie de solitude – et les jeunes en sont les plus touchés ».

Il semble donc qu’il se passe quelque chose. Paradoxalement, cela se produit à une époque où les connexions sont de plus en plus nombreuses grâce à l’Internet et aux smartphones. La solitude semble augmenter dans tous les domaines.

La Bible nous éclaire au sujet du fléau de la solitude

Mais pourquoi cela se produit-il ? Qu’est-ce qui se cache derrière ? La Bible peut-elle nous éclairer sur ce fléau grandissant ?

De nombreux experts avancent des hypothèses sur les raisons de l’augmentation de l’épidémie de solitude. Ils citent notamment le temps accru passé en ligne, la diminution des contacts interpersonnels, la mobilité accrue de notre société et la pandémie.

Tout cela est vrai – ces facteurs ont certainement contribué à l’épidémie de solitude. Mais la plupart des experts négligent de chercher dans la Bible l’explication des causes de nos problèmes. Pourtant, la Bible est le fondement de la compréhension. C’est vers elle que nous devrions nous tourner en premier lieu lorsque nous cherchons à discerner les réponses aux grandes questions de la vie. C’est vers elle que nous devons nous tourner lorsque nous nous demandons pourquoi le monde est tel qu’il est.

Remarquez une déclaration intéressante que Jésus fit dans Matthieu 24 :10-12, en parlant des conditions à la fin de notre ère : « Alors aussi plusieurs succomberont, et ils se trahiront, se haïront les uns les autres […] Et, parce que l’iniquité se sera accrue, l’amour du plus grand nombre se refroidira. »

Est-ce là une description de notre monde actuel ? Nous sommes choqués de constater le manque d’empathie de certaines personnes aujourd’hui, comme en témoignent nos médias. Jésus prédit que le monde dans les derniers jours serait un monde dans lequel l’amour se refroidira. Sommes-nous en train d’assister aux premiers stades de cet effondrement de la société ?

Remarquez ce que l’apôtre Paul a écrit à Timothée dans 2 Timothée 3 :1 : « Sache que, dans les derniers jours, il y aura des temps difficiles. » Le terme « temps difficiles » peut également être traduit par « une période de stress ». Des temps d’épreuve ont été prédits juste avant le retour du Christ. Paul a ensuite décrit quelques-unes des raisons pour lesquelles ces temps seraient difficiles. Dans 2 Timothée 3 :2-3, nous lisons : « Car les hommes seront égoïstes, amis de l’argent, fanfarons, hautains, blasphémateurs, rebelles à leurs parents, ingrats, irréligieux, insensibles, déloyaux ».

Ingrats, irréligieux, insensibles, déloyaux… Cela évoque une société où les gens sont de plus en plus polarisés et haineux les uns envers les autres. C’est la description de notre monde d’aujourd’hui. Ce n’est pas une coïncidence si ces conditions augmentent dans un monde où beaucoup n’ont aucun respect pour la Bible ou pour Dieu. Remarquez ce que dit l’apôtre Paul dans son épître aux Romains : « Comme ils ne se sont pas souciés de connaître Dieu, Dieu les a livrés à leur sens réprouvé, pour commettre des choses indignes » (Romains 1 :28).

Lorsque de nombreux membres de la société mettent de côté la connaissance de Dieu et le respect de Sa parole, de mauvaises choses se produisent. Nous en sommes témoins dans le monde d’aujourd’hui. Dans Romains 1 :29-31, Paul explique que, dans une telle société, les gens seraient :

« Remplis de toute espèce d’injustice, de méchanceté, de cupidité, de malice ; pleins d’envie, de meurtre, de querelle, de ruse, de malignité ; rapporteurs, médisants, impies, arrogants, hautains, fanfarons, ingénieux au mal, rebelles à leurs parents, dépourvus d’intelligence, de loyauté, d’affection naturelle, de miséricorde ».

Ceci décrit l’effondrement d’une société qui ne fonctionne plus et qui n’est plus bien connectée. Elle décrit une société où les gens ne font pas confiance à leurs dirigeants, aux médias, ni même aux membres de leur propre famille. Pourquoi notre société ne serait-elle pas dans cet état ? Depuis les années 1800, la théorie de l’évolution, qui propose une existence dépourvue de sens et de but, a été présentée comme un fait prouvé.

Permettez-moi de citer l’évangéliste et collaborateur de la revue du Monde de Demain, Douglas Winnail, et l’auteur de la brochure que nous proposons aujourd’hui, Le Dieu réel : Preuves et promesses. Il écrit à partir de la page 9 :

« Au cours des deux derniers siècles, la croyance en Dieu est devenue la cible des attaques de beaucoup d’intellectuels occidentaux […] Le philosophe allemand Nietzsche affirmait que “Dieu est une pensée”. Freud assimilait la croyance en Dieu à une forme de désordre mental […] L’athée H. L. Mencken assurait que “Dieu est le refuge constant des incapables, des laissés pour compte, des misérables”. Le dramaturge Tennessee Williams décrit Dieu comme un “délinquant sénile”. Dans les années 60, des théologiens réputés faisaient écho aux sentiments qu’exprimait Nietzsche pour finalement poser cette question : “Dieu est-Il mort ?” Le zoologiste d’Oxford, Richard Dawkins, dans un discours intitulé “Un cas scientifique contre Dieu”, soutenait qu’aucune évidence ne supportait la religion, et que les personnes les plus instruites admettaient cela. Il déclara que celui qui croyait au Dieu créateur était “scientifiquement illettré” » (Le Dieu réel : Preuves et promesses, Douglas Winnail, pages 9-10).

Faut-il s’étonner, une fois de plus, que notre société soit à la dérive, que beaucoup d’entre nous se sentent de plus en plus seuls, sans lien avec les autres et sans but dans la vie ? Après tout, depuis des générations, notre monde absorbe le message selon lequel nos vies n’ont pas de sens. À la page 11, M. Winnail ajoute : « Il a été prouvé que l’univers sans but des évolutionnistes n’était qu’un concept déprimant et vide. »

Il n’est pas étonnant que nous soyons de plus en plus nombreux à être déprimés et découragés. Le monde nous prêche que notre présence ici-bas n’a aucun sens.

Mais la Bible l’avait prédit. Dieu y prophétise une société spirituellement en faillite au temps de la fin. C’est ce à quoi nous assistons jour après jour. Il n’est pas surprenant, dans ce contexte, que nous assistions également à une épidémie de solitude et de désespoir.

Les solutions bibliques à la solitude

Alors, que pouvons-nous faire, vous et moi ? Existe-t-il une solution ?

Dans Genèse 2, nous lisons l’histoire du premier mariage. Après que Dieu créa Adam, remarquez ce qu’Il dit :

« L’Éternel Dieu dit : Il n’est pas bon que l’homme soit seul ; je lui ferai une aide semblable à lui […] Alors l’Éternel Dieu fit tomber un profond sommeil sur l’homme, qui s’endormit ; il prit une de ses côtes, et referma la chair à sa place. L’Éternel Dieu forma une femme de la côte qu’il avait prise de l’homme, et il l’amena vers l’homme » (Genèse 2 :18, 21-22).

Pensez-y. Lorsque Dieu créa Adam, Il lui octroya également une compagne. Et cela s’est fait à travers l’institution du mariage. C’est pourquoi Dieu dit qu’Il déteste le divorce. C’est ce que nous lisons dans Malachie 2 :16 : « Car je déteste le divorce, dit l’Éternel, le Dieu d’Israël, et celui qui couvre son habit de violence » (Segond 21).

Le divorce brise les liens qui donnent aux familles – et aux communautés – leur force. Dans la crise de la solitude que connaît notre monde aujourd’hui, pourquoi les dirigeants ne sont-ils pas plus nombreux à plaider en faveur de mariages et de familles plus solides ? Pourquoi n’y a-t-il pas plus d’experts sociaux qui appellent à la chasteté avant le mariage et à une alliance matrimoniale à vie ?

Ce serait un premier pas dans la bonne direction. Mais ce n’est pas tout. En fait, l’alliance entre un homme et sa femme est secondaire par rapport à l’alliance spirituelle que Dieu veut que nous contractions avec Lui. Lorsqu’un docteur de la Loi interrogea Jésus sur le plus grand commandement, Jésus donna une réponse très intéressante. Il affirma qu’on doit aimer les autres, aimer son prochain comme soi-même, y compris son épouse ou son mari. Mais ce qui est encore plus important, c’est d’aimer Dieu. Cette réponse se trouve dans Matthieu 22 :37-38 : « Jésus lui répondit : Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta pensée. C’est le premier et le plus grand commandement. »

Nous devons avoir une relation étroite et intime avec Dieu. Pourtant, dans notre société moderne, nombreux sont ceux qui ont relégué Dieu au second plan. Comment s’étonner de l’épidémie de solitude, alors que nous avons écarté Dieu de nos vies ?

Tandis que Jésus traversait la pire épreuve de Sa vie, sur le point d’être arrêté, jugé et exécuté, Il donna un dernier encouragement à Ses disciples. Il savait que, dans leur faiblesse, ils l’abandonneraient au moment où Il en aurait plus besoin. Pourtant, dans Sa miséricorde et Sa bonté, Il ne les blâma pas. Au contraire, Il leur expliqua où Il plaçait Sa confiance. Remarquez, dans Jean 16 :32 : « Voici, l’heure vient, et elle est déjà venue, où vous serez dispersés chacun de son côté, et où vous me laisserez seul ; mais je ne suis pas seul, car le Père est avec moi. »

Vers qui Jésus se tourna-t-Il pour Le soutenir dans Ses heures les plus sombres ? Vers Son Père céleste.

Voyez-vous, Son Dieu – et notre Dieu – n’est pas seulement un puissant Souverain régnant sur l’Univers. Oui, Il a le pouvoir sur les éléments – le Soleil, la Lune, les étoiles, les montagnes, les océans, les animaux terrestres et aquatiques, les puissantes forces de la nature, visibles et invisibles.

Mais Il est aussi un Être aimant qui veut avoir une relation avec Ses enfants. Nous sommes Ses enfants. Il nous a créés. Il veut nous connaître. Pouvons-nous commencer à voir à quel point les fables évolutionnistes sont absurdes et irresponsables, lorsque de prétendus experts tentent de nous convaincre que nous vivons dans un monde dont personne ne se soucie vraiment, comme si nous étions seuls dans l’Univers froid et impitoyable ? C’est ce que dit Richard Dawkins, biologiste évolutionniste, dans son livre Le fleuve de la vie :

« La nature n’est pas cruelle, elle n’est qu’indifférente […] C’est l’une des leçons que nous avons le plus de mal à assimiler, nous, les humains. Nous ne parvenons pas à admettre que les choses puissent n’être ni bonnes, ni mauvaises, ni cruelles, ni bienveillantes, simplement insensibles – indifférentes à toute cette souffrance, sans intentions » (Le fleuve de la vie, Richard Dawkins, éditions Hachette, pp. 113-114, traduction Lê Thiên-Nga).

Quelle philosophie triste et sans espoir ! Au Monde de Demain, nous rejetons l’idée que l’Univers est indifférent et sans but. Parce que nous pouvons avoir une relation personnelle avec le Dieu redoutable et puissant qui gouverne cet Univers. Cela change tout.

Nous ne sommes jamais seuls, lorsque nous marchons avec Dieu

Lorsque nous commençons à avoir une relation étroite avec notre Père, nous ne sommes jamais seuls. Il est toujours avec nous. C’est d’ailleurs ce que Jésus expliqua à Ses disciples la veille de Sa crucifixion. Il leur parlait de l’envoi du Saint-Esprit après Sa mort et Sa résurrection. C’est ce qu’Il dit dans Jean 14 :15-18 : « Si vous m’aimez, gardez mes commandements. Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur […] Je ne vous laisserai pas orphelins, je viendrai à vous. »

Êtes-vous aux prises avec la solitude ? Vous sentez-vous seul et sans espoir ? Tendez la main aux membres de votre famille. Appelez ou écrivez à un ami. Vous avez besoin de ce contact. Même si c’est difficile au début, vous devez tendre la main.

Mais surtout, parlez à votre Père céleste. Il vous aime, Il se soucie de vous et Il a donné Son Fils pour vous. Oui, pour les huit milliards d’autres personnes sur Terre aussi. Mais Il a aussi donné Son Fils pour vous spécifiquement. Il vous aime et se soucie de vous. Comme l’a écrit Pierre, dans 1 Pierre 5 :7 : « déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, car lui-même prend soin de vous. »

Remerciez votre Frère aîné, Jésus-Christ. Il est mort pour vous. Parce qu’Il vous aime aussi. Et Il veut avoir une relation personnelle avec vous. Il explique cela dans Matthieu 7 :21-23 :

« Ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur ! n’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais seulement celui qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. Plusieurs me diront en ce jour-là : Seigneur, Seigneur, n’avons-nous pas prophétisé par ton nom ? n’avons-nous pas chassé des démons par ton nom ? et n’avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom ? Alors je leur dirai ouvertement : Je ne vous ai jamais connus ».

Réfléchissez un instant. Que dit Jésus ? Que veut-Il de nous ? Oui, nous devons Lui obéir. Nous devons répondre à Ses attentes. Mais parce qu’Il nous aime, en fin de compte, Il veut apprendre à nous connaître, alors que nous marchons avec Lui chaque jour du reste de notre vie.

En 2023, le ministère américain de la Santé et des Services sociaux a publié un document intitulé « Notre épidémie de solitude et d’isolement ». Dans cette publication, Vivek Murthy, alors le ministre de la Santé des États-Unis, donnait les conseils suivants pour lutter contre la solitude. Voici ce qu’il dit :

« Chacun d’entre nous peut commencer dès maintenant, dans sa propre vie, à renforcer ses liens et ses relations. Nos relations personnelles constituent une ressource inexploitée, une source de guérison pourtant évidente. Elles peuvent nous aider à vivre une vie plus saine, plus productive et plus épanouie. Répondez à l’appel téléphonique d’un ami. Prenez le temps de partager un repas. Écoutez sans être distrait par votre téléphone. Rendez service à quelqu’un. Exprimez-vous de manière authentique. Les clés de la connexion humaine sont simples, mais extraordinairement puissantes » (“Our Epidemic of Loneliness and Isolation, 2023”, hhs.gov).

Quel excellent conseil ! L’antidote à la solitude est d’aller vers les autres et d’entrer en contact avec eux. En même temps, il manque quelque chose de profondément essentiel à ce conseil. La reconnaissance du fait que vaincre la solitude commence par une relation personnelle avec Dieu. Nous sommes Ses enfants. Si nous plaçons notre foi et notre confiance en Lui, Il ne nous laissera jamais tomber. Comme le dit Hébreux 13 :5 : « Car Dieu lui-même a dit : Je ne te délaisserai point, et je ne t’abandonnerai point. »

Merci de votre attention. N’oubliez pas de commander votre exemplaire gratuit de notre brochure, Le Dieu réel : Preuves et promesses.

 


En quoi consiste le « Jour des Expiations » ?

Le Jour des Expiations est l’une des sept Fêtes annuelles décrites dans la Bible. Il est plus communément associé aux Juifs, qui l’appellent Yom Kippour (le Jour du Grand Pardon). Mais croyez-le ou non, le Jour des Expiations revêt aussi une signification profonde pour les chrétiens d’aujourd’hui.

[Le texte ci-dessous est l’adaptation de la transcription de cette émission du Monde de Demain.]

Qu’est-ce que le Jour des Expiations ? Vous vous demandez peut-être « le Jour de quoi ? » Ces mots résonnent peut-être étrangement à vos oreilles. Vous n’avez peut-être jamais entendu parler du Jour des Expiations. Pourtant, nous allons découvrir que le Jour des Expiations est d’une grande importance pour chacun d’entre nous.

Le Jour des Expiations est l’une des sept Fêtes annuelles décrites dans la Bible. Il est plus communément associé aux Juifs, qui l’appellent Yom Kippour (le Jour du Grand Pardon). Mais croyez-le ou non, le Jour des Expiations revêt aussi une signification profonde pour les chrétiens d’aujourd’hui.

Alors, en quoi consiste le Jour des Expiations ? Les chrétiens du premier siècle, l’observaient-ils ? Quelle est son importance pour votre vie aujourd’hui ?

Autant de questions importantes auxquelles nous répondrons au fur et à mesure de l’émission d’aujourd’hui. Préparez-vous à entendre des choses que vous n’avez peut-être jamais apprises auparavant.

N’oubliez pas de prendre de quoi noter, car plus tard dans l’émission, vous aurez l’occasion de commander notre brochure gratuite intitulée Qu’est-ce qu’un vrai chrétien ? Alors, « Qu’est-ce que le Jour des Expiations ? » Je reviens tout de suite avec la réponse…

Jésus et Ses disciples observaient les Fêtes bibliques

Bienvenue au Monde de Demain, où nous vous aidons à donner un sens à votre monde à travers les pages de la Bible.

Le Nouveau Testament est plein de surprises. Vous serez peut-être étonné d’apprendre qu’il enseigne ces Jours de Fête bibliques. Le malentendu le plus courant serait que Jésus et les chrétiens du Nouveau Testament auraient supprimé ces Jours saints et les auraient remplacés par des fêtes comme Noël et les Pâques. Si nous examinons attentivement ce que dit la Bible, nous ne trouvons rien de tel.

Au contraire, le Nouveau Testament rapporte que Christ et Ses disciples observaient ces Jours saints bibliques.

Une de ces Fêtes, le Jour de la Pentecôte, par exemple, est rapporté dans Actes 2 :1. D’autres exemples concernent la Pâque et les Jours des Pains sans Levain. À propos de cette dernière Fête, l’apôtre Paul a écrit cette instruction simple mais profonde dans 1 Corinthiens 5 :8 : « Célébrons donc la fête ».

Le Jour des Expiations est mentionné dans les Actes

Mais d’autres mentions des Jours saints figurent également dans le Nouveau Testament. L’un d’entre eux est mentionné lors d’un voyage de Paul, alors qu’il était emmené à Rome en tant que prisonnier :

« Un temps assez long s’était écoulé, et la navigation devenait dangereuse, car l’époque même du jeûne était déjà passé. C’est pourquoi Paul avertit les autres, en disant : Ô hommes, je vois que la navigation ne se fera pas sans péril et sans beaucoup de dommage, non seulement pour la cargaison et pour le navire, mais encore pour nos personnes » (Actes 27 :9-10).

Tout s’est passé comme Paul l’a dit : ils ont échappé de justesse à la mort. Mais notez la formulation curieuse que Paul a utilisée en ce qui concerne le moment de ce voyage : « La navigation devenait dangereuse, car l’époque même du jeûne était déjà passée » (Actes 27 :9).

De nombreux commentateurs bibliques soulignent que « le jeûne » dont Paul parle ici s’agit du « Jour des Expiations ». Il est même plus évident dans d’autres traductions de la Bible : « La navigation devenait toujours plus dangereuse, car l’époque du grand jeûne d’automne était déjà passée » (Actes 27 :9, Parole Vivante).

Le Jour des Expiations est l’un des Jours saints décrits dans l’Ancien Testament, il se déroule entre la fin du mois de septembre et le début du mois d’octobre. Le contexte du verset montre qu’il n’était pas prudent d’entreprendre un voyage après cette époque de la saison, car des tempêtes pouvaient rapidement survenir dans la mer Méditerranée à ce moment de l’année.

Mais posez-vous la question suivante : Pourquoi Luc utilise-t-il le Jour des Expiations comme repère temporel ? Luc, l’auteur du livre des Actes, était un disciple d’origine païenne qui s’adressait principalement à un public païen. Mentionner le Jour des Expiations n’aurait eu aucun sens en tant que marqueur temporel, à moins que les chrétiens d’origine païenne le respectaient aussi.

Mais ce n’est pas tout. L’événement relaté par Luc s’est produit des décennies après la mort et la résurrection de Jésus-Christ. Comment le savons-nous ? Le Manuel biblique d’Unger précise que « Porcius Festus était procurateur en l’an 60-62 » (1966, p. 598).

Ce fait est un marqueur temporel crucial. Juste avant le voyage de Paul à Rome, il fut interrogé par le gouverneur romain Porcius Festus, qui gouverna de 60 à 62 apr. J.-C. Nous pouvons donc facilement affirmer que Luc fit référence au Jour des Expiations au moins 30 ans après la crucifixion et la résurrection de Jésus-Christ. Cela ne devrait-il pas nous faire réfléchir ? Peut-être que, tout comme ils célébraient la Pentecôte, la Pâque et les Jours des Pains sans Levain, les chrétiens du Nouveau Testament célébraient de même le Jour des Expiations.

L’ordre de jeûner lors du Jour des Expiations

Abordons une autre question. Pourquoi le Jour des Expiations était-il appelé « le jeûne » ? Ceci relève du fait que le peuple de Dieu a reçu l’ordre de jeûner ce jour-là. Ils jeûnaient. Mais qu’est-ce qu’un jeûne ?

Le jeûne consiste à se priver volontairement de nourriture et d’eau pendant une période déterminée, en l’occurrence une journée entière. De nos jours, le jeûne est devenu populaire pour d’autres raisons. Le jeûne intermittent, par exemple, présente de nombreux bienfaits pour la santé. On entend parfois parler d’un prisonnier politique ou d’un activiste qui fait un jeûne prolongé ou une grève de la faim. Nous ne parlons pas de cela. Le jeûne du Jour des Expiations n’est pas fait en signe de protestation politique ou pour des raisons de santé. Il s’agit d’un jeûne pour des raisons spirituelles. Se priver de nourriture et d’eau pendant une période limitée, dans le but de s’humilier, de chercher Dieu et de se rapprocher de Lui.

L’Histoire donne un exemple de ce type de jeûne, prenons le livre d’Esther. Ce livre de l’Ancien Testament raconte comment la reine Esther et les Juifs jeûnèrent lorsque leur nation fut en danger de mort : « Va, rassemble tous les Juifs […] et jeûnez pour moi, sans manger ni boire pendant trois jours, ni la nuit ni le jour. Moi aussi, je jeûnerai de même avec mes servantes » (Esther 4 :16).

Avant d’aller plus loin, permettez-moi de vous dire que si vous envisagez de jeûner et que vous avez une santé précaire, parlez-en à votre médecin. Le jeûne peut revêtir quelques difficultés si vous prenez des médicaments, si vous souffrez de certaines maladies ou si vous n’avez jamais jeûné auparavant.

Allons, pour plus de détails sur ce Jour saint, le Jour des Expiations, dans Lévitique 23 :27. Lisons la description de ce Jour saint : « Le dixième jour de ce septième mois, ce sera le jour des expiations : vous aurez une sainte convocation, vous humilierez vos âmes ».

« Humilier vos âmes » n’est qu’une expression révolue signifiant jeûner – comme nous l’avons déjà souligné, c’est se priver de nourriture et d’eau pendant une période déterminée. Poursuivons :

« Vous ne ferez aucun ouvrage ce jour-là, car c’est le jour des expiations, où doit être faite pour vous l’expiation devant l’Éternel, votre Dieu […] Ce sera pour vous un sabbat, un jour de repos, et vous humilierez vos âmes » (Lévitique 23 :28, 32).

Pour résumer, le Jour des Expiations avait lieu au cours du septième mois [du calendrier hébreu], entre la fin du mois de septembre et le début du mois d’octobre. Il s’agissait d’une sainte convocation, d’un jour où un service d’adoration spécial était organisé. C’était aussi un jour où il était ordonné de ne pas travailler, tout comme lors du sabbat hebdomadaire. Ce jour-là, ils « humiliaient leurs âmes » ou jeûnaient. Mais cela ne concernait pas seulement les Juifs. En fait, dans Lévitique 23 :2, Dieu dit spécifiquement que ces Jours saints sont « les fêtes de l’Éternel […] voici quelles sont mes fêtes ». Ce sont les Fêtes de Dieu non limitées aux seuls Israélites. Ainsi, l’observance de ce Jour était tout aussi significative pour les chrétiens du Nouveau Testament.

Le lien entre le Jour des Expiations et le sacrifice de Jésus-Christ

Mais pourquoi le Jour des Expiations est-il si important pour les chrétiens du Nouveau Testament ? Là encore, cela peut vous surprendre. Voyez-vous, le Jour des Expiations est directement lié au pardon des péchés et au salut par Jésus-Christ. Je m’explique.

Le mot « expiation » dans la Bible vient du mot hébreu « kippour ». Le mot hébreu « kippour » signifie simplement l’action d’effacer la culpabilité d’une faute. Il signifie pardonner le péché. La racine du mot « kippour », « kawphar », signifie « couvrir ». En d’autres termes, lors du Jour des Expiations on enlève la culpabilité, on couvre le péché.

Cela vous semble-t-il familier ? En tant que chrétiens, nous comprenons ce concept. Il est extrêmement important pour nous que Jésus-Christ, par Sa mort, ait couvert nos péchés. Car nous avons tous péché. Nous lisons cela dans les écrits de Paul – Romains 3 :23 : « Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu. »

Personne n’a jamais vécu sans pécher, excepté le Christ. L’amende du péché, c’est la mort. Mais Jésus-Christ prit cette peine de mort à notre place, sur Son propre corps. Nous lisons cela dans les écrits de Paul :

« Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous. À plus forte raison donc, maintenant que nous sommes justifiés par son sang [maintenant que nos péchés sont couverts par Son sang, de sorte que nous puissions être pardonnés de nos péchés], serons-nous sauvés par lui de la colère. Car si, lorsque nous étions ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils, à plus forte raison, étant reconciliés, serons-nous sauvés par sa vie » (Romains 5 :8-10).

Nous trouvons un autre mot lié à cette expiation, ou à ce pardon. Il s’agit de la réconciliation. Que signifie réconciliation ? C’est mettre fin à une séparation. Rétablir l’harmonie entre deux personnes en conflit. Cela signifie s’unifier, ou « ne faire qu’un ».

Cela nous ramène au nom de cette journée, le « Jour des Expiations ». « Expiation » est un ancien mot qui signifie aussi « ne faire qu’un ». Lorsque certaines personnes sont en désaccord, il arrive qu’elles cessent de se parler pendant des années. Peut-être même pendant des décennies. Mais l’objectif devrait être la « réconciliation ». Se tendre la main pour renouveler l’amitié ou la relation. Quand cela se produit, nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour redevenir « unis », ou « sur la même longueur d’onde », comme nous le disons parfois. Dans les relations, la réconciliation est une belle chose.

Dans le domaine spirituel, nos péchés nous séparent de Dieu. Ils nous mettent en rupture et en conflit avec Dieu. Le prophète Ésaïe le dit très clairement dans Ésaïe 59 :1-2 :

« Non, la main de l’Éternel n’est pas trop courte pour sauver, ni son oreille trop dure pour entendre. Mais ce sont vos crimes qui mettent une séparation entre vous et votre Dieu ; ce sont vos péchés qui vous cachent sa face et l’empêchent de vous écouter. »

Lorsque nous péchons, ce n’est pas la faute de Dieu si nous sommes séparés de Lui – c’est nous qui péchons ! De fait, c’est pour cela que Jésus-Christ est venu ici-bas. Pour vivre Sa vie et la donner en sacrifice. Grâce à ce sacrifice, nous pouvons être réconciliés avec Dieu.

Dans ce cas, entre nous et Dieu, il ne s’agit pas d’un conflit entre égaux. Nous ne sommes pas sur un pied d’égalité avec Dieu. Non, dans ce cas, lorsque nous péchons, nous enfreignons Son saint commandement. Nous transgressons les grandes lois de l’Univers qui définissent l’amour et sont basées sur la vérité, la bonté et la moralité. Dieu ne va pas adapter la loi à nos besoins. Nous avons besoin d’un Sauveur qui a sacrifié Sa vie pour que nous puissions être réconciliés avec Dieu.

C’est exactement ce que le Christ fait. Je sais que la plupart d’entre vous le savent. Cela ne vous est pas inconnu. Mais ce que vous n’avez peut-être pas entendu ou lu auparavant, c’est que le Jour des Expiations indique que notre Sauveur est mort pour toute l’humanité. Il revêt d’une importance très profonde. Remarquez Hébreux 10 :19-22 :

« Ainsi donc, frères, nous avons, au moyen du sang de Jésus, une libre entrée dans le sanctuaire par la route nouvelle et vivante qu’il a inaugurée pour nous au travers du voile, c’est-à-dire de sa chair, et nous avons un souverain sacrificateur établi sur la maison de Dieu ; approchons-nous donc avec un cœur sincère, dans la plénitude de la foi, les cœurs purifiés d’une mauvaise conscience, et le corps lavé d’une eau pure. »

Le Jour des Expiations a pour but de nous réconcilier avec Dieu, afin que nous puissions nous approcher de Lui dans une adoration véritable et une foi sincère. C’est un thème du Nouveau Testament. Un thème dont dépendent nos vies spirituelles éternelles.

Alors, le Jour des Expiations devrait-il être important pour vous ? Si vous voulez qu’un Sauveur couvre vos péchés, il doit devenir très important pour vous. La réponse est évidente.

La signification du bouc pour Azazel

Lévitique 16 décrit en détail la cérémonie annuelle qui se déroulait chaque année lors du Jour des Expiations dans l’ancien Israël. Ce jour-là, le souverain sacrificateur amenait deux jeunes boucs devant l’autel. Puis il jetait le sort pour eux. Dans Lévitique 16 :8, nous lisons : « Il [Aaron] tirera au sort entre les deux boucs : l’un sera pour l’Éternel et l’autre pour Azazel » (Segond 21).

Tirer au sort était une méthode ancienne pour déterminer la volonté de Dieu. Ils prenaient une décision en utilisant un mécanisme qui, autrement, serait considéré comme un hasard. Dans le langage moderne d’aujourd’hui, nous pourrions penser qu’il s’agit de « tirer à la courte paille » ou de « lancer un dé » ou même de « tirer à pile ou face ». Seulement, dans le cas de jeter le sort, il ne s’agissait pas d’un pur hasard. Dieu guidait le résultat. C’est ce que décrit Proverbes 16 :33 : « On jette le sort dans le pan de la robe, mais toute décision vient de l’Éternel. »

On tira donc au sort, et un bouc reçut le sort pour l’Éternel. Autrement dit, Dieu désigna le bouc qui symboliserait Jésus-Christ. Nous le savons grâce à ce qui est arrivé à ce bouc :

« Aaron fera approcher le bouc sur lequel est tombé le sort pour l’Éternel, et il l’offrira en sacrifice d’expiation […] Il égorgera le bouc expiatoire pour le peuple […] C’est ainsi qu’il fera l’expiation pour le sanctuaire à cause des impuretés des enfants d’Israël et de toutes les transgressions par lesquelles ils ont péché » (Lévitique 16 :9 ; 15-16).

Il s’agissait clairement d’une préfiguration de la venue de Jésus-Christ sur Terre, de Sa vie et de Son sacrifice pour les péchés du monde. Comment le savons-nous ? De nombreuses autres Écritures réaffirment ce lien. Par exemple, dans Exode 12 :5, nous lisons que l’agneau de la Pâque était : « sans défaut, mâle, âgé d’un an ; […] un agneau ou un chevreau. »

Jésus-Christ était sans péché lorsqu’Il vivait ici-bas. Il était l’accomplissement parfait de l’agneau de la Pâque. En fait, dans 1 Corinthiens 5 :7, Paul a écrit : « car Christ, notre Pâque, a été immolé. » Jean déclare que Jésus-Christ est « l’Agneau qui a été immolé dès la fondation du monde » (Apocalypse 13 :8). Qu’y a-t-il de plus clair ? Le bouc expiatoire égorgé pour le peuple lors du Jour des Expiations symbolise la mort de notre Sauveur, Jésus-Christ. Chaque année, elle représentait Sa mort pour toute l’humanité.

Mais qu’en est-il de l’autre bouc ? « Et le bouc sur lequel est tombé le sort pour Azazel sera placé vivant devant l’Éternel, afin qu’il serve à faire l’expiation et qu’il soit lâché dans le désert pour Azazel » (Lévitique 16 :10). L’autre bouc – « le bouc émissaire », comme on l’appelle dans certaines traductions – a également été désigné par l’un des sorts. Qu’est-il arrivé à ce bouc ?

« Lorsqu’il aura achevé de faire l’expiation pour le sanctuaire, pour la tente d’assignation et pour l’autel, il fera approcher le bouc vivant. Aaron posera ses deux mains sur la tête du bouc vivant, et il confessera sur lui toutes les iniquités des enfants d’Israël et toutes les transgressions par lesquelles ils ont péché ; il les mettra sur la tête du bouc, puis il le chassera dans le désert, à l’aide d’un homme qui aura cette charge. Le bouc emportera sur lui toutes leurs iniquités dans une terre désolée ; il sera chassé dans le désert […] Celui qui aura chassé le bouc pour Azazel lavera ses vêtements, et lavera son corps dans l’eau ; après cela, il rentrera dans le camp » (Lévitique 16 :20-26).

Alors, que représentait cet autre bouc ou qui représentait-il ? Reportons-nous au livre de l’Apocalypse. Jean a vu en vision quelque chose qui se produira juste après le retour du Christ pour établir Son Royaume sur cette Terre :

« Puis je vis descendre du ciel un ange, qui avait la clé de l’abîme et une grande chaîne dans sa main. Il saisit le dragon, le serpent ancien, qui est le diable et Satan, et il le lia pour mille ans. Il le jeta dans l’abîme, ferma et scella l’entrée au-dessus de lui, afin qu’il ne séduise plus les nations, jusqu’à ce que les mille ans soient accomplis. Après cela, il faut qu’il soit délié pour un peu de temps » (Apocalypse 20 :1-3).

Satan, le responsable des péchés du monde

Voyez-vous le lien ? Un bouc est immolé pour les péchés du monde. C’est Jésus-Christ. Mais l’autre bouc symbolise un puissant esprit maléfique qui est en fait responsable des péchés du monde. Il s’agit de Satan, le diable. C’est lui qui a trompé Ève et qui a causé l’expulsion d’Adam et Ève du jardin d’Éden. C’est lui, depuis lors, qui trompe et corrompt les êtres humains à chaque génération.

Pensez-y. Satan, le diable, est si rusé. Après tout, Apocalypse 12 :9 l’appelle : « celui qui séduit toute la terre ». Ses méthodes sont si mensongères qu’il est nécessaire que Dieu identifie et démasque son œuvre diabolique. C’est la signification du tirage au sort. C’est Dieu qui doit désigner le bouc à bannir.

Ainsi, l’une des premières choses que fera Jésus à Son retour sur Terre sera de faire saisir cet esprit impur et trompeur et de le faire enfermer afin qu’il ne puisse plus influencer l’humanité. Ce sera un jour merveilleux.

N’oubliez pas que le Jour des Expiations est un jour de réconciliation. Il s’agit de ramener l’humanité dans un état d’harmonie avec Dieu. Cela ne peut se produire que si Satan, le diable, qui suscite les querelles, la haine et la rébellion, est mis hors d’état de nuire. Cela ouvrira la voie à mille ans de paix et d’harmonie.

Le Jour des Expiations est donc franchement une Fête prophétique. Il annonce l’avenir. Chaque année, de plus en plus de chrétiens dans le monde entier célèbrent ce Jour saint du Nouveau Testament. L’Église du Dieu Vivant parraine Le Monde de Demain. Les membres de l’Église du Dieu Vivant du monde entier célèbrent ce Jour saint. Ce faisant, nous nous rappelons le grand plan de salut de Dieu : l’amour du Christ, et Son sacrifice pour nos péchés, ainsi que le merveilleux dessein de Dieu qui prévoit qu’un jour bientôt, Satan, le diable, sera écarté et banni.

Le Jour des Expiations et l’année du jubilé

À Philadelphie, en Pennsylvanie, est suspendue une cloche très particulière qui revêt une importance considérable dans l’histoire américaine. Elle s’appelle la Liberty Bell et remonte à l’époque de la Révolution américaine. Mais ce que beaucoup de gens ignorent, c’est qu’un verset de la Bible est inscrit sur le côté de la Liberty Bell. Il s’agit de Lévitique 25 :10 et voici ce qu’il dit : « Vous publierez la liberté dans le pays pour tous ses habitants ».

Dans l’ancien Israël, tous les cinquante ans, Dieu ordonnait ce que l’on appelle le « jubilé ». Au cours de cette 50e année, les dettes étaient annulées et les gens retournaient dans leurs maisons et propriétés ancestrales. Il s’agissait d’une remise à zéro de l’économie de toute la société. C’était un système magnifique qui apportait une véritable liberté économique, en particulier pour les pauvres et les nécessiteux.

Ce qui échappe à beaucoup de gens, c’est que l’année de jubilé était proclamée et débutait le Jour des Expiations :

« Puis tu feras sonner la trompette de jubilation le dixième jour du septième mois, le jour […], des propitiations [ou des Expiations], vous ferez sonner la trompette par tout votre pays » (Lévitique 25 :9, Martin).

Voyez-vous, le Jour des Expiations est synonyme de liberté. Non pas la liberté de pécher, mais la libération des ravages du péché. Il s’agit de la libération de la douleur, de la souffrance et de la mort qui accompagnent le péché. Nous sommes libérés de cette peine par le sang du Christ. Nous serons libérés des chaînes d’un monde tenu en captivité par Satan le diable, lorsque les événements annoncés par le Jour des Expiations s’accompliront enfin. Que Dieu fasse venir ce jour.


Qu’est-ce que la Fête des Tabernacles?



Une ancienne Fête annuelle révèle le destin glorieux que Dieu a prévu pour le monde entier et Il le réalisera dans les années à venir.

Quand travailler dur ne suffit pas



Le travail acharné peut nous mener loin, mais ce n’est pas toujours suffisant.

Devrions-nous suivre Constantin ou le Christ ?

L’année 2025 marque le 1700ème anniversaire du concile de Nicée, considéré par certains comme l’une des plus grandes réalisations de la chrétienté. Lors de ce concile, la nature du Christ et Sa relation avec le Père furent discutées. Mais une autre question, très importante, fut également débattue. Quelle est cette question moins connue qui fut débattue lors du concile de Nicée ? Et quel est son rapport avec vous et moi aujourd’hui ? C’est ce que nous allons examiner dans cette émission du Monde de Demain.

[Le texte ci-dessous est l’adaptation de la transcription de cette émission du Monde de Demain.]

L’année 2025 marque le 1700ème anniversaire du concile de Nicée. Le concile de Nicée est considéré par certains comme l’une des plus grandes réalisations de la chrétienté. Célébrer le 1700ème anniversaire d’un quelconque événement est véritablement historique.

Les réunions commencèrent en mai de l’an 325 apr. J.-C. dans la petite ville de Nicée, en Asie Mineure, dans l’actuelle Turquie. Plus de 300 évêques participèrent aux réunions. En l’an 325 apr. J.-C., cette année-là est considérée par beaucoup comme une date charnière dans l’histoire de l’Église chrétienne dominante.

Lors de ce concile, la nature du Christ et Sa relation avec le Père furent discutées et débattues. Mais une autre question, très importante, fut également débattue.

Quelle est cette question moins connue qui fut débattue lors du concile de Nicée ? Et quel est son rapport avec vous et moi aujourd’hui ?

C’est ce que nous allons examiner dans cette émission du Monde de Demain. Et préparez-vous, car plus tard dans l’émission, je vous donnerai l’occasion de demander un exemplaire gratuit de la brochure L’Église de Dieu à travers les âges.

Remontons-nous dans le temps jusqu’à cet événement capital. Nous sommes en 325 apr. J.-C. Et posons-nous la question suivante : « Devrions-nous suivre Constantin ou le Christ ? »

Je reviens tout de suite…

Bienvenue au Monde de Demain, où nous vous aidons à donner un sens à votre monde à travers les pages de la Bible.

Le concile de Nicée, “une étape importante dans le cheminement de l’Église”

L’année 2025 marque le 1700ème anniversaire du concile de Nicée. Il est étonnant qu’une conférence tenue il y a dix-sept siècles soit toujours d’actualité. Pour commémorer un événement aussi important, le pape François, avant sa mort, avait prévu de se rendre dans la ville actuelle d’Iznik, dans le nord-ouest de la Turquie, à environ 112 km d’Istanbul. C’est là que se trouve l’ancienne ville de Nicée. Le 28 novembre 2024, le pape François aurait déclaré que le concile de Nicée :

« Constitue une étape importante dans le cheminement de l’Église et aussi de toute l’humanité, parce que la foi en Jésus, le Fils de Dieu fait chair pour nous et pour notre salut, a été formulée et professée comme une lumière qui éclaire le sens de la réalité et le destin de toute l’histoire » (“Le pape François confirme son intention de se rendre en Turquie pour l’anniversaire historique du concile de Nicée”, aciafrique.org, 28 novembre 2024).

Le pape François faisait référence au fait que le concile de Nicée avait été convoqué pour traiter des questions relatives à la divinité du Christ et à la relation entre Jésus-Christ et le Père. Il n’est pas dans notre intention d’approfondir cette question dans le cadre de cette émission, ni de discuter du « credo de Nicée », issu de ce rassemblement. 

La Pâque vs. Les Pâques

Mais alors que nous réfléchissons à l’importance du concile de Nicée, examinons un sujet souvent oublié, mais qui était à l’origine de profondes divisions à cette époque – et qui a peut-être même plus d’importance pour nous aujourd’hui. Quel est donc ce sujet ? Il s’agit de la Pâque.

Vous pourriez dire : « Attendez, c’est faux. Les Juifs célèbrent la Pâque. L’Église des années 300 célébrait les Pâques. » Eh bien, l’histoire est bien plus complexe. 

Pour commencer notre exploration de ce sujet, nous allons nous pencher sur les écrits d’Eusèbe de Césarée qui fut l’évêque de Césarée en Palestine de 313 apr. J.-C. jusqu’à sa mort en 339. Il est parfois qualifié comme le « Père de l’histoire de l’Église ». Il joua un rôle de premier plan lors du concile de Nicée et ses écrits nous donnent un aperçu approfondi et fascinant de ce qui s’y passa. Reprenons l’histoire dans son livre, Vie de Constantin, livre 3, chapitre 5. Eusèbe écrivit :

« L’Église était tourmentée auparavant [l’époque du concile de Nicée] par une autre maladie. C’est ainsi que je nomme le différend qui s’était ému au sujet du jour où on doit célébrer la fête de Pâques » (Eusèbe de Césarée, Vie de Constantin, livre 3, chapitre 5, traduction Louis Cousin, révision Gerald Allard).

Arrêtons-nous là. Dans cette traduction française de l’ouvrage d’Eusèbe, lorsque nous lisons le terme « Pâques », au pluriel, nous devons comprendre que le mot qu’il utilisa en réalité est le mot grec « Pascha ». Ce mot est dérivé de l’hébreu « Pesach », qui est le mot à partir duquel nous obtenons le mot « Pâque », au singulier. Soit dit en passant, le mot « Easter » en anglais a été associé plus tard aux Pâques, dans le monde germanique et anglo-saxon. L’Encyclopédie catholique en ligne le confirme dans l’article intitulé « les Pâques » ou « Easter », en anglais.

« Le terme grec pour les Pâques, pascha … est la forme araméenne d’après l’hébreu Pesach (Pâque) » (newadvent.org/cathen).

La plupart des gens ne connaissent le mot « Pâque », au singulier, que par son association avec les Juifs. Mais en réalité, les dirigeants de l’Église que Constantin réunit en 325 apr. J.-C. célébraient tous une fête appelée « la Pâque ». Cela pourrait vous surprendre.

Bien sûr, si votre langue maternelle est le français, l’espagnol ou l’italien, ce n’est pas surprenant. Dans ces langues, le terme « Pâques », au pluriel, conserve son lien au terme « Pâque », au singulier. En français, « Pâques », en espagnol, « Pascua », en italien, « Pasqua ». Tous ces termes tirent leur origine de l’hébreu « Pesach ».

Relisons le récit d’Eusèbe, en remplaçant cette fois le mot « Pâques » par « Pascha ».

« L’Église était tourmentée auparavant par une autre maladie. C’est ainsi que je nomme le différend qui s’était ému au sujet du jour où on doit célébrer la fête de Pâques [“Pascha”]. Les uns soutenaient qu’il fallait suivre la coutume des Juifs. Les autres prétendaient au contraire qu’il fallait examiner très exactement le temps et ne pas s’accorder avec des peuples qui sur ce point même étaient éloignés de la grâce de l’Évangile [c’est-à-dire les Juifs] » (Ibid.).

Le concile fut guidé par Constantin au lieu de l’Esprit du Christ

Voyez-vous, à l’époque d’Eusèbe et de Constantin, les opinions divergeaient quant à la date de la Pâque chrétienne. Certains estimaient qu’elle devait être célébrée le 14ème jour du mois hébreu de nisan. D’autres estimaient qu’elle devait être célébrée un dimanche, avec quelques variantes sur la manière de déterminer le dimanche à retenir. Toutes ces divergences ont donné lieu à une importante controverse entre les Églises. Eusèbe poursuit en expliquant :

« Il y avait longtemps que les peuples étaient divisés sur ce sujet et que la discipline de l’Église en était troublée […] Personne ne pouvait apporter de remède à ce mal. Chaque parti était d’un poids presque égal, la question demeurait indécise. Il n’y avait que Dieu qui put la régler, et il semble qu’il n’y avait sur la Terre que Constantin dont Dieu choisit de se servir pour cela » (Ibid.).

Quelle déclaration ! Une controverse doctrinale majeure divise l’Église, et la seule personne sur Terre capable de le résoudre est un empereur romain païen et politiquement astucieux ? Mais diront certains : « Constantin s’était fait baptiser. Il était devenu chrétien. » Nous en reparlerons dans quelques instants. C’est une histoire fascinante en soi.

Comme l’a écrit mon collègue et présentateur, l’évangéliste Wallace Smith, dans l’article du Monde de Demain intitulé « 1700 ans après Nicée » :

« Le concile de 325 ne fut pas convoqué sous l’autorité d’un chef religieux, comme nous pourrions nous y attendre, mais sous celle de l’empereur romain Constantin. L’empreinte de l’empereur y est d’ailleurs omniprésente » (“1700 ans après Nicée”, Le Monde de Demain, Mai-Juin 2025, p. 6).

Constantin était-il vraiment chrétien ?

Parlons un peu de Constantin. Était-il un véritable disciple de Jésus-Christ ? Ou était-il un roi mondain avisé qui vit que le soutien de l’Église chrétienne dominante serait une opportunité politique en or ?

L’historien Will Durant pose cette question et y répond dans son livre Histoire de la civilisation : César et le Christ :

« Était-ce une conversion sincère, un acte de conviction religieuse, ou une habile manœuvre de sagesse politique ? La dernière hypothèse paraît la plus probable […] Un croyant vraiment convaincu aurait été chrétien d’abord, homme d’État ensuite ; pour Constantin, au contraire, le christianisme fut un moyen, non une fin » (Histoire de la civilisation, Will Durant, “César et le Christ”, volume 9, éditions Rencontres, p. 333, traduction Jacques Marty).

Au début de son règne, Constantin était totalement immergé dans les pratiques païennes d’un empereur romain typique. Vers la fin de son règne, il favorisa l’Église chrétienne et s’éloigna des pratiques païennes auxquelles il avait pris part auparavant. Quelle est donc la cause de ce changement ? Dans le livre Une brève histoire du christianisme, les auteurs expliquent comment cela s’est produit. À la page 33, on peut y lire :

« Constantin croyait que le Dieu chrétien l’avait aidé à gagner ses batailles pour le contrôle de l’Empire, et il souhaitait donc que l’aide divine de la religion chrétienne se poursuive pour maintenir la paix et le bien-être de son règne. La sagesse de sa politique est amplement justifiée par la dévotion et la loyauté extravagantes qu’il reçoit de ses sujets chrétiens. La religion personnelle de Constantin est un sujet de spéculation. Il ne fut baptisé que sur son lit de mort. Ce que l’on peut dire avec certitude, c’est que 1) son intervention dans les affaires religieuses était dans une large mesure dictée par ce qu’il considérait comme politiquement opportun et 2) qu’à partir du début de son règne, il s’est de plus en plus identifié à l’Église » (“A Short History of Christianity”, pp. 33-34). 

Ainsi, cet empereur païen, qui voyait l’intérêt de prêter allégeance au Dieu chrétien, constata que sa nouvelle religion traversait une crise doctrinale en 325 apr. J.-C. C’est alors qu’il convoqua les évêques au concile de Nicée. Il présida personnellement les réunions et dirigea les débats. En fait, il exerça une telle influence sur ce qui s’était passé que l’auteur H.G. Wells fait cette choquante déclaration :

« Une chose très importante que nous devons noter, c’est le rôle joué par l’empereur dans la codification du christianisme […] Il est très manifeste que dans l’histoire du christianisme de cette époque [au 3ème siècle de notre ère] l’esprit de Constantin le Grand se fait sentir autant et peut-être même davantage que l’esprit de Jésus » (Esquisse de l’histoire universelle, H.G. Wells, éditions Payot, p. 272, traduction Édouard Guyot).

C’est une chose étonnante à dire. Pour qu’une Église, se disant chrétienne, réunisse un concile pour discuter des désaccords doctrinaux, on pourrait penser que le fait qu’il soit guidé par l’Esprit du Christ serait une priorité. Mais ce ne fut pas le cas.

Que s’est-il donc passé lors du concile ? En particulier, que s’est-il passé concernant la date de l’observance de la Pâque ? Resterait-elle liée à la Pâque célébrée par Jésus, ou serait-elle déconnectée de l’enseignement et de la pratique du Christ ? Pour répondre à la question, revenons à Eusèbe. Il résume le débat de la manière suivante dans le chapitre 14 de son livre, Vie de Constantin :

« Ainsi il y eut une foi unanime et tous se mirent d’accord sur la date de la fête du salut [la Pâque] » (Vie de Constantin, Eusèbe de Césarée, livre 3, chapitre 14, traduction Louis Cousin, révision Gerald Allard).

En réalité, il s’agissait d’une unité forcée, d’une uniformisation par la contrainte. C’est ce qui fut accompli. Après le concile, Constantin lui-même écrivit une lettre à toutes les Églises, et voici ce qu’il y dit :

« La question qui regarde la célébration de la fête de Pâques ayant été ensuite agitée, on a jugé tout d’une voix qu’il était fort à propos qu’elle fût célébrée au même jour dans toute l’étendue de l’Église […] N’ayons donc rien de commun avec la nation des Juifs, qui est une nation ennemie. Nous avons appris du Sauveur une autre voie » (Vie de Constantin, Eusèbe de Césarée, livre 3, chapitre 18, traduction Louis Cousin, révision Gerald Allard).

Et voilà. Avec mépris et dérision, on déclara que les chrétiens ne devaient rien avoir en commun avec les Juifs. Même au IVème siècle apr. J.-C., certains chrétiens, notamment en Orient, restèrent fidèles à l’observance de la Pâque le 14ème jour du mois hébreu de nisan.

L’exemple de Jésus et de Ses disciples

Ceux qui observaient la Pâque le 14 suivaient les enseignements qui leur avaient été transmis depuis l’apôtre Jean. Le témoignage de Polycarpe, disciple direct de l’apôtre Jean, l’atteste. Polycrate, le disciple de Polycarpe, célébrait également la Pâque de cette manière.

Vous voyez, ces disciples fidèles, Polycarpe et Polycrate, observaient la Pâque chrétienne biblique. C’était une instruction claire de Jésus-Christ, dans le Nouveau Testament. Jésus célébra la Pâque, le 14ème jour de nisan, avec Ses disciples, la nuit précédant Sa mort. Au cours de cette célébration, Il leur donna du pain à manger, symbole de Son corps qui allait être rompu pour eux. Il donna aussi du vin à boire aux disciples, comme symbole de Son sang versé pour eux. Il leur lava les pieds, symbole de Son humilité. Remarquez ce qu’Il dit lors de Sa dernière célébration de la Pâque dans Jean 13 :12-15 :

« Après qu’il leur eut lavé les pieds, et qu’il eut pris ses vêtements, il se remit à table, et leur dit : Comprenez-vous ce que je vous ai fait ? Vous m’appelez Maître et Seigneur ; et vous dites bien, car je le suis. Si donc je vous ai lavé les pieds, moi, le Seigneur et le Maître, vous devez aussi vous laver les pieds les uns aux autres ; car je vous ai donné un exemple, afin que vous fassiez comme je vous ai fait. » 

Il y a quelques années, un slogan populaire était en vogue : « Que ferait Jésus ? » En ce qui concerne la doctrine et la pratique, nous savons ce que Jésus fit. La Bible rapporte en détail ce qu’Il fit. Jésus célébra la Pâque le 14 nisan – le récit biblique est très clair. Il dit à Ses disciples d’en faire de même.

L’apôtre Paul célébrait également la Pâque chrétienne le 14 nisan, pour commémorer les souffrances et la mort de Jésus-Christ. Il enseigna aux frères et sœurs de l’Église de Corinthe de la célébrer également. Remarquez ce que Paul dit dans 1 Corinthiens 11 :23-25 :

« Car j’ai reçu du Seigneur ce que je vous ai enseigné ; c’est que le Seigneur Jésus, dans la nuit où il fut livré, prit du pain, et, après avoir rendu grâces, le rompit, et dit : Ceci est mon corps, qui est rompu pour vous ; faites ceci en mémoire de moi. De même, après avoir soupé, il prit la coupe, et dit : Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang ; faites ceci en mémoire de moi toutes les fois que vous en boirez. »

Pour résumer ce que Paul enseignait et ce qu’il pratiquait, nous lisons dans 1 Corinthiens 5 :7-8 : « car Christ, notre Pâque, a été immolé. Célébrons donc la fête ». 

L’antisémitisme dans le concile de Nicée

Alors, pourquoi certains éviteraient-ils tout lien avec la Pâque chrétienne du 14 nisan dès les années 300 de notre ère ? Pour ne pas ressembler aux Juifs. Ils uniformisèrent une fête non juive dite pascale, en la fixant au dimanche suivant la première pleine lune vernale, censée commémorer la résurrection du Christ. Cette célébration du dimanche devint ce que l’on appelle aujourd’hui « les Pâques ». 

D’ailleurs, Jésus ne fut pas ressuscité un dimanche. Il fut ressuscité vers la fin du sabbat, le samedi, exactement trois jours et trois nuits après Sa mort sur la croix. Mais c’est une autre histoire pour une prochaine fois. Soyons clairs : la résurrection du Christ est extrêmement importante. C’est sur elle que nous fondons notre espérance de la vie éternelle. Comme nous le voyons dans Romains 8 :11 :

« Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Christ d’entre les morts rendra aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous. »

La résurrection est notre espérance et notre avenir. Mais vous pouvez parcourir le Nouveau Testament du début à la fin, vous ne trouverez pas une seule instruction ou un seul commandement d’observer la résurrection comme un jour de fête. En fait, Constantin ne s’intéressait guère à la vérité – il voulait simplement que tout le monde soit sur la même longueur d’onde. Comme l’indique le podcast primé sur l’histoire de Rome de Mike Duncan :

« L’empereur ne se souciait pas tant de savoir quel camp avait raison ou quelle interprétation était la meilleure, tant qu’au bout du compte, tout le monde soit d’accord » (“The History of Rome”, podcast de Mike Duncan, épisode 137, 15 mai 2011).

Alors, qui suivrez-vous ? Constantin et les traditions qu’il établit pour différencier les chrétiens de nom des Juifs ? Ou bien Jésus-Christ, qui exposa clairement Ses enseignements dans le Nouveau Testament, à la vue de tous ?

L’unité dans l’Église doit être basée sur la vérité

L’unité et la cohésion doivent régner dans le corps du Christ. L’apôtre Paul l’expliqua dans 1 Corinthiens 1 :10 :

« Je vous exhorte, frères, par le nom de notre Seigneur Jésus-Christ, à tenir tous un même langage, et à ne point avoir de divisions parmi vous, mais à être parfaitement unis dans un même esprit et dans un même sentiment. »

Mais en même temps, Jésus-Christ savait que, dans cette ère, parce que nous vivons dans le monde de Satan, il y aurait des divisions. La vérité serait parfois une source de division, car tout le monde n’accepterait pas la vérité. Remarquez ce que Jésus dit dans Matthieu 10 :34, 36-37 :

« Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre ; je ne suis pas venu apporter la paix, mais l’épée […] et l’homme aura pour ennemis les gens de sa maison. Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi ».

En d’autres termes, lorsqu’il s’agit de la vérité de Dieu et des enseignements du Christ, nous ne devons pas faire de compromis, même au nom de l’unité. Et même si cela implique des membres de notre propre famille. Si nous voulons être fidèles au Christ, nous devons lire ce livre, nous devons comprendre les enseignements qu’il contient et nous y conformer.

La majorité des membres de l’Église devenue la religion d’État se sont ralliés aux édits de Constantin. Ils célébrèrent le dimanche de Pâques, qui devint les Pâques. C’était désormais la religion de l’Empire, et donc la chose la plus commode à faire.

Les véritables chrétiens observent les Jours saints bibliques

Mais tout le monde n’y adhéra pas. Certains conservèrent la Pâque chrétienne biblique enseignée par le Christ, ainsi que les autres Jours saints bibliques. Nous en avons la preuve dans le texte d’un sermon prononcé par un prêtre d’Antioche nommé Jean Chrysostome. Ce sermon fut prononcé en 386-387 apr. J.-C. Il s’intitulait, « Discours contre les Juifs ». Notez à quel point il méprisait les Juifs. Mais notez aussi que son texte montre qu’il y avait encore des chrétiens fidèles qui célébraient la Pâque chrétienne biblique bien après Nicée. Voici ce qu’il dit :

« Les fêtes de ces malheureux Juifs vont arriver ; fêtes continuelles, incessantes : les trompettes, les tabernacles, les jeûnes ; et beaucoup de ceux qui font avec nous une même société, qui disent avoir les mêmes sentiments que nous, assistent à ces fêtes : les uns vont les voir, d’autres même y prennent part, et observent les jeûnes judaïques. C’est cette coutume, perverse dont je veux délivrer l’Église maintenant » (“Discours contre les Juifs”, Jean Chrysostome, dans Œuvres complètes, tome 2, p. 280, librairie Sueur-Charruey, traduction Jean-Baptiste Jeannin).

La Fête des Trompettes, la Fête des Tabernacles, le jeûne (appelé le Jour des Expiations), et la Pâque du Nouveau Testament. Ces Fêtes bibliques, instituées par le Dieu Créateur, étaient encore célébrées par les chrétiens fidèles, soixante ans après le concile de Nicée.

Elles sont encore célébrées aujourd’hui, 1700 ans après Nicée. L’Église du Dieu Vivant, qui parraine et réalise Le Monde de Demain, célèbre chaque année ces Fêtes sacrées et anciennes en l’honneur de notre grand Dieu et de notre Sauveur vivant et aimant. Si vous souhaitez en savoir plus, contactez-nous. Nous serions ravis de vous répondre.

Jerry Pillay est le Secrétaire général du Conseil œcuménique des Églises. Il s’exprima sur l’importance des célébrations qui auront lieu en 2025 pour commémorer le concile de Nicée :

« C’est l’occasion de nous interroger à nouveau, à plusieurs, sur la signification de Nicée pour nous aujourd’hui […] À l’époque, comme aujourd’hui, l’appel à l’unité a retenti dans un monde marqué par l’agitation, l’inégalité et la division » (“Le COE prépare le 1700ème anniversaire du concile de Nicée”, Oikoumene.org, 9 août 2023).

Nous vivons dans un monde troublé, inégal et divisé. Mais n’abandonnons pas la vérité au nom de l’unité. Ne suivons pas Constantin, mais suivons le Christ.

 


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