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La Bible enseigne que les chrétiens doivent respecter le sabbat. Mais, quel jour est le sabbat ? La Bible ne dit nulle part que le dimanche est le jour de repos hebdomadaire. Pourtant, c’est ce que font la plupart des confessions chrétiennes. Alors, si Jésus et les apôtres observaient le sabbat du septième jour, pourquoi la plupart des chrétiens ont cessé son observance de nos jours ? Que s’est-il passé ?
[Le texte ci-dessous est l’adaptation de la transcription de cette émission du Monde de Demain.]
La Bible enseigne que les chrétiens doivent respecter le sabbat. Mais, quel jour est le sabbat ? Dans plusieurs pays, les calendriers identifient toujours correctement le samedi comme le septième jour de la semaine. Aujourd’hui, nous appelons ce septième jour « samedi ». Mais dans la Bible, il est appelé « sabbat », c’est-à-dire « repos ».
C’est un jour de repos. C’est un jour où nous devons cesser notre travail. C’est un jour où nous nous rassemblons avec d’autres chrétiens, où nous adorons Dieu. C’est un temps sacré, sanctifié par Dieu.
Jésus-Christ observait le sabbat. Il enseignait à Ses disciples à l’observer, ainsi que les autres commandements. Les apôtres l’observaient également et enseignaient son observance.
La Bible ne dit nulle part que le dimanche est le jour de repos hebdomadaire. La Bible ne nous dit jamais d’avoir le culte hebdomadaire le premier jour de la semaine. Pourtant, c’est ce que font la plupart des confessions chrétiennes. Alors, si Jésus et les apôtres observaient le sabbat du septième jour, pourquoi la plupart des chrétiens ont cessé son observance de nos jours ? Que s’est-il passé ? Qui changea le sabbat ?
C’est un sujet important qui touche au cœur même de l’adoration du Dieu réel. C’est une question à laquelle nous devons trouver la réponse.
Examinons donc cette question et voyons ce que nous pouvons découvrir ensemble, dans cette édition du Monde de Demain. N’oubliez pas de vous munir de quoi noter, car nous vous donnerons plus tard la possibilité de commander gratuitement votre exemplaire de notre brochure d’étude intitulée L’Église de Dieu à travers les âges .
Alors, « Qui changea le jour du sabbat ? » Je reviens tout de suite avec la réponse.
Bienvenue au Monde de Demain, où nous vous aidons à comprendre votre monde à travers les pages de la Bible.
De temps à autre, les téléspectateurs nous demandent : « Si la Bible dit que le septième jour est un Jour saint, pourquoi la plupart des Églises ne le respectent-elles pas ? »
Vous vous posez peut-être la même question. Peut-être avez-vous interrogé votre pasteur ou votre prêtre à ce sujet. C’est un point très important qui mérite une réponse. Ceux qui vous diraient « le Christ vint pour tout faire à notre place » n’offrent pas une réponse valable. Recherchons une vraie réponse, tirée de la Bible et avec des faits historiques documentés.
Comme nous le disons toujours au Monde de Demain, ne nous croyez pas sur parole. Ouvrez la Bible et croyez ce qui est écrit dans ses pages.
Voyez-vous, après la mort des apôtres de Christ, l’Église subit des changements fondamentaux. Que s’est-il passé ? Feu le pasteur et évangéliste John Ogwyn l’a résumé ainsi dans la brochure que nous vous proposons aujourd’hui, L’Église de Dieu à travers les âges . À la page 4, il est écrit :
« Lorsque nous examinons l’histoire de l’Église traditionnelle, censément chrétienne, il apparaît que cette dernière est immensément différente de celle qui est décrite dans les pages du Nouveau Testament. Dans le livre des Actes, nous trouvons que l’Église de Dieu célébrait les Jours saints “juifs” […] Cependant, à peine trois cents ans plus tard, nous sommes en présence d’une Église revendiquant son origine apostolique, mais observant le “jour du soleil” à la place du sabbat du septième jour […] Comment en était-elle arrivée à cette incroyable transformation ? Que s’était-il passé ? » (L’Église de Dieu à travers les âges, John Ogwyn, p. 4).
Comment passer d’une Église qui observe le sabbat à un culte célébré un jour complètement différent ? Il n’est pas logique que le Christ ait conduit Son Église à observer un jour précis, puis, quelques années plus tard, ait ordonné d’observer un jour complètement différent. En effet, l’apôtre Paul a dit : « Jésus-Christ est le même hier, aujourd’hui, et éternellement » (Hébreux 13 :8).
Il est important de se souvenir que Jésus-Christ observait et enseignait l’observance du sabbat. En effet, dans Luc 6 :5, Il dit : « Le Fils de l’homme est maître même du sabbat. » Le dimanche n’est donc pas le « jour du Seigneur », comme la plupart des chrétiens l’entendent. Ainsi, lorsque nous parlons du « jour du Seigneur », il ne s’agit pas du dimanche. D’après le témoignage même de Jésus, le jour dont Il est le Maître, est le septième jour. Le sabbat.
Un autre élément important à retenir est qu’il existe des traces écrites montrant que l’Église du Christ observa le sabbat du septième jour au cours de nombreuses années après Sa mort et Sa résurrection. Dans Actes 13, nous lisons que Paul enseignait aux Juifs à Antioche, en Pisidie, le jour du sabbat. Remarquez ce qui s’est passé à la fin de l’assemblée. Cela se trouve dans Actes 13 :42 : « Comme ils sortaient de la synagogue des Juifs, les Gentils les prièrent de leur annoncer les mêmes choses le sabbat suivant » (Ostervald).
N’aurait-ce pas été une belle occasion divine d’inspirer Paul de dire à ces gens d’origine païenne que le sabbat ne leur était pas imposé ? Mais cela ne fut pas le cas. Au contraire, remarquez bien ce qui est écrit dans Actes 13 :44 : « Le sabbat suivant, presque toute la ville se rassembla pour entendre la parole de Dieu. »
Nous n’avons pas assez de temps pour aborder toutes les preuves relatives au sabbat dans cette émission. Ce sujet est traité dans d’autres émissions et articles sur MondeDemain.org. Il suffit de taper le mot « sabbat » dans le moteur de recherche de notre site. Vous pouvez également rechercher sur notre chaîne YouTube du Monde de Demain.
Alors, encore une fois, comment l’Église est-elle passée de l’observance du sabbat du septième jour à celle du dimanche en seulement trois siècles ?
Pour comprendre ce développement, nous allons examiner trois points fondamentaux. Ces trois points décrivent ce qui s’est passé au cours des premiers siècles après Jésus-Christ. Je vais vous les présenter de ce pas. Ensuite, nous discuterons de chacun d’entre eux, un par un.
Qu’est-il arrivé dans l’Église entre le Ier et le IVe siècle ?
Examinons donc ces points un par un, et voyons ce que nous pouvons trouver dans la Bible et les archives historiques. Premièrement :
Jésus mit en garde contre les faux prophètes lors de Son ministère terrestre. Il dit dans Matthieu 7 :15-16 : « Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous en vêtements de brebis, mais au-dedans ce sont des loups ravisseurs. Vous les reconnaîtrez à leurs fruits ».
Cet avertissement a été répété par les derniers apôtres encore en vie. En fait, dans certains cas, ils ont averti que de faux enseignants commençaient déjà à infiltrer l’Église. Remarquez ce que l’apôtre Jude a écrit dans Jude 1 :3-4 :
« Bien-aimés, alors que je désirais vivement vous écrire au sujet de notre salut commun, je me suis senti obligé de vous envoyer cette lettre pour vous exhorter à combattre pour la foi qui a été transmise aux saints une fois pour toutes. Car il s’est glissé parmi vous certains hommes, dont la condamnation est écrite depuis longtemps, des impies, qui changent la grâce de notre Dieu en dérèglement, et qui renient notre seul maître et Seigneur Jésus-Christ. »
Jude nous dit que de faux enseignants introduisaient déjà l’hérésie selon laquelle la grâce signifie que l’on n’a pas à observer la loi divine. Mais Dieu exige que nous respections Sa loi. Dans Romains 7 :12, l’apôtre Paul a dit : « La loi donc est sainte, et le commandement est saint, juste et bon. » La loi divine définit l’amour. Mais ce que nous voyons, c’est que même au premier siècle, il y avait certains hommes qui essayaient déjà de supprimer cette loi.
Le dernier apôtre vivant de l’Église originelle fut l’apôtre Jean. Il mourut dans les années 90 apr. J.-C. Mais avant sa mort, il mit également en garde contre les faux enseignants qui prétendaient être des disciples du Christ. Remarquez ce qu’il consigna dans 1 Jean 2 :4 : « Celui qui dit : Je l’ai connu, et qui ne garde pas ses commandements, est un menteur, et la vérité n’est point en lui. »
Ainsi, vers la fin de la vie de Jean, de faux enseignants s’étaient déjà infiltrés dans l’Église. Jean les traita de menteurs. Si cela se produisait déjà du vivant de Jean, imaginez ce qui allait survenir après sa mort.
Cela nous amène à notre prochain point. Au fil du temps, après la mort des apôtres de Christ :
Le Ier siècle apr. J.-C. fut une période tumultueuse pour les Juifs sous la domination romaine. Plusieurs soulèvements contre l’Empire romain eurent lieu, dont l’un d’entre eux de 66 à 70 apr. J.-C., entraîna la destruction du temple à Jérusalem. Mais ce ne fut pas la fin. Comme le souligne le site Internet christianhistoryinstitute.org :
« Après la guerre juive (66-70), des soulèvements de plus en plus désastreux se succédèrent : la guerre de Kitos de 115-117 et la révolte de Bar Kokhba 20 ans plus tard. Après chaque conflit, Rome imposait des taxes punitives et d’autres restrictions aux Juifs, qu’ils aient soutenu les révoltes ou non (beaucoup ne l’avaient pas fait) » (“Faith divided”, Christian History Magazine, 2020).
Ces restrictions se durcirent jusqu’en 135 apr. J.-C., lorsque les Romains, exaspérés, expulsèrent tous les Juifs de Jérusalem sous peine de mort. Cela eut un impact considérable sur l’Église. De nombreux chrétiens à Jérusalem cessèrent complètement d’observer le sabbat du septième jour. Pourquoi ? Parce qu’ils ne voulaient pas être confondus avec des Juifs aux yeux des autorités romaines. Comme le conclut l’article : « Les chrétiens non juifs avaient désormais une raison d’éviter d’attirer l’attention sur leur relation avec cette secte potentiellement séditieuse » (Ibid.).
Le célèbre historien Edward Gibbon décrit comment l’Église de Jérusalem en 135 apr. J.-C changea radicalement sous la direction de son nouvel évêque latin, Marcus. Ceci est détaillé dans son célèbre ouvrage intitulé Histoire du déclin et de la chute de l’Empire romain :
« À sa persuasion, la plus grande partie de la secte [congrégation] abandonna la loi de Moïse, qu’elle avait suivie constamment pendant plus d’un siècle. En sacrifiant ainsi leurs coutumes et leurs préjugés, les nazaréens obtinrent l’entrée libre de la colonie d’Adrien, et cimentèrent plus fermement leur union avec l’Église catholique » (Histoire du déclin et de la chute de l’Empire romain, Edward Gibbon, tome 1, éditions Laffont, page 333, traduction François Guizot).
Comprenez bien que lorsqu’il est dit qu’ils « renoncèrent à la loi de Moïse », il s’agit des Dix Commandements, y compris l’observance du sabbat. Gibbon poursuit :
« On accusa de schisme et d’hérésie les restes obscurs des nazaréens qui avaient refusé d’accompagner leur évêque latin […] Peu d’années après le retour de l’Église de Jérusalem, il s’éleva une question qui devint un sujet de doute et de controverse : il s’agissait de décider si un homme qui reconnaissait sincèrement Jésus pour le Messie, mais qui persistait toujours à observer la loi de Moïse, pouvait espérer être sauvé » (Ibid.).
Waouh ! La plupart des membres de l’Église tournèrent le dos à la loi mosaïque, laquelle inclut les Dix Commandements, dont le sabbat du septième jour. Mais pourquoi ? Parce qu’ils ne voulaient pas être associés aux Juifs. Ce n’était pas la seule fois où les Juifs furent expulsés de leurs foyers dans l’Empire romain. Dans Actes 18 :1, nous trouvons un récit de ce qui s’est passé à Rome :
« Après cela, Paul partit d’Athènes, et se rendit à Corinthe. Il y trouva un Juif nommé Aquilas, originaire du Pont, récemment arrivé d’Italie avec sa femme Priscille, parce que Claude avait ordonné à tous les Juifs de sortir de Rome ».
Nous voyons donc que les tensions entre les Juifs et les autorités romaines éclatèrent à plusieurs reprises partout dans l’Empire romain à cette époque. Cela influença l’Église apostate, qui souhaitait se différencier des Juifs. Samuele Bacchiocchi explique cela très bien dans son ouvrage Du Sabbat au dimanche :
« On peut expliquer (mais non pas nécessairement justifier !) cette attitude envers les Juifs par plusieurs circonstances particulières à l’époque d’Hadrien. Tout d’abord, les relations entre Rome et les Juifs étaient très tendues […] Ces circonstances incitaient les chrétiens à développer leur identité propre, non seulement en prenant leurs distances vis-à-vis des Juifs, mais aussi en remplaçant les coutumes judaïques caractéristiques par de nouvelles formes de vie religieuse.
« Non seulement le culte du Dimanche y était développé, mais on y a pris des mesures concrètes pour dissuader les chrétiens de toute vénération du jour du Sabbat » (Du Sabbat au Dimanche, Samuele Bacchiocchi, éditions P. Lethielleux, pp. 153-156, traduction Dominique Sébire).
Réfléchissez-y. Quelle est la puissance de la pression sociale et combien il était difficile de faire ce qui est juste face à la persécution ? Cependant, que dit Jésus dans Matthieu 7 :13-14 ?
« Entrez par la porte étroite. Car large est la porte, spacieux le chemin qui mènent à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par là. Mais étroite est la porte, resserré le chemin qui mènent à la vie, et il y en a peu qui les trouvent. »
Qu’enseigna l’apôtre Paul aux disciples après avoir été lapidé pour l’Évangile du Christ ? Nous le voyons dans Actes 14 :22 où il est dit : « c’est par beaucoup de tribulations qu’il nous faut entrer dans le royaume de Dieu. »
Ce à quoi nous assistons donc, c’est le début du culte dominical dans l’Église chrétienne. Un compromis dans le but d’éviter la persécution. Mais Dieu ne nous a pas appelés à faire des compromis. Dieu nous a appelés à croire ce qui est écrit dans Sa parole et à suivre la vérité quoi qu’il arrive. Avec l’aide de Dieu, si nous Lui demandons Son aide, nous pouvons Lui consacrer notre vie en obéissant à ce livre.
Une fois encore, de nombreux chrétiens des premières décennies du IIe siècle furent intimidés et firent des compromis quant au sabbat. Ils furent trompés par des enseignants qui prêchaient des doctrines contraires aux Écritures. Bacchiocchi fait référence aux dirigeants de l’Église qui exhortèrent les membres à abandonner le sabbat. À la page 156 de son ouvrage, nous y lisons :
« Déjà avant lui [S. Justin] S. Ignace en Asie mineure (vers 110) et Barnabé à Alexandrie (vers 135) avaient attaqué le Sabbat : mais Justin sera le premier à condamner le sabbat de façon radicale et systématique, et à donner un récit explicite du jour du culte chrétien » (Du Sabbat au Dimanche, Samuele Bacchiocchi, éditions P. Lethielleux, p. 156, traduction Dominique Sébire).
Quel écart remarquable ! Moins d’un siècle avant, l’apôtre Paul prêchait aux Gentils le jour du sabbat, et maintenant on en est arrivé à remettre en question le salut même des chrétiens qui observaient le sabbat. Comprenez-vous ce qui arrivait ? Mais cela ne s’arrête pas là. Il y avait encore beaucoup plus à venir.
Ce qui nous amène au point suivant :
Tertullien était un auteur et théologien originaire de Carthage, qui écrivit à la fin du IIe siècle et au début du IIIe siècle. Il fut l’un des principaux défenseurs du christianisme dominant de son époque. Dans l’une de ses œuvres, Aux nations, au chapitre 13, il défend le culte du dimanche contre un ennemi inattendu : les païens. Remarquez ce qu’il écrit :
« D’autres […] s’imaginent que le soleil est notre Dieu, soit parce qu’ils savent que nous nous tournons vers l’Orient pour prier, soit parce que le jour du Soleil est pour nous un jour de joie et de fête » (Œuvres de Tertullien, Aux nations, 1er livre, chapitre 13, traduction Eugène-Antoine de Genoude).
À présent, arrêtez-vous un instant et réfléchissez. Pourquoi les païens, qui étaient habitués à adorer des idoles, furent-ils troublés par le fait que les chrétiens rendaient un culte au soleil ? Eh bien, parce que ces chrétiens célébraient un jour de culte que les païens avaient consacré à leur dieu soleil. Or, ces chrétiens observaient sans aucun doute le dimanche, selon eux, pour honorer la résurrection du Christ. Soit dit en passant, Jésus n’est pas ressuscité le dimanche. Il est, en fait, ressuscité la veille vers la fin du jour du sabbat. Mais c’est une autre histoire. Si vous souhaitez approfondir ce sujet, rendez-vous sur notre site Internet MondeDemain.org et tapez « Pâques » dans la barre de recherche.
Revenons donc à Tertullien. Ce que nous constatons, c’est que le christianisme dominant prenait ses distances par rapport aux Juifs. Dans le même temps, il se rapprochait des païens et de leurs traditions, notamment en observant le dimanche. Ce point est encore plus clairement souligné par des historiens respectés tels que Will Durant. Dans son ouvrage Histoire de la civilisation, Durant écrit ce qui suit :
« Le christianisme n’a pas détruit le paganisme ; il l’a adopté […] le christianisme devenait la dernière et la plus grande des religions de mystères » (Histoire de la civilisation, Will Durant, “César et le Christ”, volume 9, éditions Rencontre, pages 239, 247, traduction Jacques Marty).
Est-il donc étonnant qu’un siècle plus tard, lorsque Constantin voulut unifier l’Empire, il ait judicieusement choisi le christianisme comme nouvelle religion ? Il avait remarqué que la majorité des chrétiens pratiquaient déjà leur culte le jour réservé par les païens pour honorer l’astre solaire. Il lui semblait donc tout à fait approprié de promulguer un édit demandant à tous les chrétiens d’honorer le « jour vénérable du soleil ».
Remarquez ce que Paul Johnson, un catholique ardent, dit à ce sujet :
« Beaucoup de chrétiens ne virent pas clairement la différence entre ce culte solaire et leur propre culte. Ils l’identifièrent au Christ “dirigeant son char à travers le ciel”, ils tinrent leurs services le dimanche, s’agenouillèrent en direction de l’est et établirent leur fête de la nativité le 25 décembre, le jour anniversaire du soleil, au solstice d’hiver […] Constantin n’abandonna jamais sa dévotion au soleil, et maintint l’effigie du soleil sur sa monnaie. Il fit du dimanche un jour de repos » (A History of Christianity, Paul Johnson, 1976, Weidenfeld & Nicolson, pp. 67-68, c’est nous qui mettons en exergue).
Waouh ! Du sabbat, observé et enseigné par le Christ et Ses apôtres, à un empereur païen, adorateur du soleil et homme politique, qui adopte le christianisme comme sa propre religion. Quel changement profond en seulement trois siècles ! à présent, s’ajoute l’aval du puissant Empire romain.
Pour autant, cela avait été prophétisé dans Daniel 7. Grâce à une vision, Daniel révéla une prophétie concernant quatre empires successifs qui régneraient sur le monde. Mais remarquez ce qu’il vit concernant le tout dernier empire, identifié comme l’Empire romain : « Il prononcera des paroles contre le Très-Haut, il opprimera les saints du Très-Haut, et il espérera changer les temps et la loi » (verset 25).
Il fut prophétisé que l’Empire romain ferait partie d’un système qui tenterait de changer les temps et la loi. Quel « temps » est inclus dans une « loi » de Dieu ? Eh bien, le sabbat.
Mais le décret de Constantin changea-t-il vraiment le sabbat ? L’Empire romain, de concert avec l’Église dominante, changea-t-il vraiment le jour dédié au culte de Dieu ? Non. Personne ne peut le changer. On ne peut pas changer quelque chose que Dieu ordonne. Exode 20 décrit les Dix Commandements donnés sur le mont Sinaï. L’un de ces commandements, le quatrième, est celui de se souvenir et d’observer le sabbat. Remarquez-le dans Exode 20 :8-10 :
« Souviens-toi du jour du repos, pour le sanctifier. Tu travailleras six jours, et tu feras tout ton ouvrage. Mais le septième jour est le jour du repos de l’Éternel, ton Dieu : tu ne feras aucun ouvrage ».
Mais comment et quand le sabbat a-t-il été institué ? Lisez la suite, dans Exode 20 :11 : « Car en six jours l’Éternel a fait les cieux, la terre et la mer, et tout ce qui y est contenu, et il s’est reposé le septième jour : c’est pourquoi l’Éternel a béni le jour du repos et l’a sanctifié. »
Dieu sanctifia le septième jour en se reposant Lui-même. Il le rendit saint. Tous les conciles ecclésiastiques et les canons humains ne peuvent changer ce que Dieu décide.
Alors, qui changea le sabbat ? Personne.
En fait, même après l’édit de Constantin, il y avait encore des chrétiens fidèles continuant à observer le vrai sabbat, le septième jour. Cela irritait les autorités de l’Église à tel point que quarante ans plus tard, le concile de Laodicée fut convoqué pour traiter, entre autres, de l’observance du sabbat. Le canon 29 du concile de Laodicée : « Interdit aux chrétiens de judaïser et de se reposer le jour du sabbat, les enjoignant, en fait, à travailler durant ce jour » (Encyclopaedia Britannica, 11e édition, à l’article “dimanche”).
Pourquoi ce canon fut-il publié ? Parce que les véritables disciples du Christ continuaient à observer le sabbat. Ils étaient harcelés, persécutés et devaient souvent s’enfuir aux confins de l’Empire. Malgré leur souffrance, ils restaient fidèles. L’évangéliste John Ogwyn explique cela dans le guide d’étude L’Église de Dieu à travers les âges :
« Après que Constantin eut commencé à soutenir la théologie romaine, en 325 apr. J.-C., la plupart de ceux qui constituaient le reste de la véritable Église furent forcés de s’enfuir hors des frontières de l’Empire romain, dans les montagnes d’Arménie, et plus tard, dans les régions balkaniques d’Europe. Ils étaient un petit nombre, sans éclat et sans richesse, regardés en ennemis d’État par l’Empire romain prétendument “chrétien” » (L’Église de Dieu à travers les âges, John Ogwyn, p. 25).
Au cours des mille ans suivants, nous n’avons que quelques traces historiques de chrétiens qui obéirent à Dieu, observant Son sabbat, malgré les persécutions. Comme M. Ogwyn poursuit :
« Ils étaient pourtant précieux aux yeux de Dieu. Il ne fut jamais dans les intentions divines que Son Église croisse au point de devenir une grande organisation puissante, qui devait “christianiser” le monde entier […] Sa continuité devait être assurée, non pas par une succession d’évêques superbes et puissants qui siégeraient dans une ville particulière […] mais par une lignée de gens convertis et fidèles qui, quoique dispersés et persécutés, continueraient à adorer le Père en esprit et en vérité » (Ibid.).
Dans un livre intitulé La foi de nos pères, publié pour la première fois en 1876, le cardinal James Gibbons fit cette remarquable confession :
« Vous pouvez lire la Bible depuis la Genèse jusqu’à l’Apocalypse, et vous ne trouverez pas une seule ligne autorisant, établissant la sanctification du dimanche. Les Écritures ordonnent la religieuse observance du Sabbat » (La foi de nos pères, éditions Retaux-Bray, page 107, traduction Adolphe Saurel).
Alors, qui changea le sabbat ? Personne. Les Écritures révèlent que le sabbat est le septième jour, et tous les conciles ecclésiastiques et canons des hommes ne peuvent changer ce que Dieu décida. Lorsque nous observons le sabbat chaque semaine, nous démontrons notre respect envers le Dieu qui créa toutes choses et nous commémorons Son Œuvre créatrice tout en reconnaissant Ses instructions remplies d’amour dans nos propres vies.
L’Eglise de Dieu a traversé notre ère. Elle constitue un « petit troupeau » (Luc 12 :32), mais Dieu a promis que « les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle » (Matthieu 16 :18). Dans cette brochure révélatrice, vous lirez un bref récit de la fascinante histoire de la véritable Eglise de Dieu.