Qu'est ce que la Fête des Pains sans levain ?

Il existe une Fête biblique printanière qui est souvent ignorée, même dans le monde « chrétien ». De quelle Fête s’agit-il ? Il s’agit de la Fête des Pains sans Levain. Alors, qu’est-ce que la Fête des Pains sans Levain ? Rejoignez-nous aujourd’hui au Monde de Demain pour répondre à cette question.

[Le texte ci-dessous est l’adaptation de la transcription de cette émission du Monde de Demain.]

Il existe une Fête biblique printanière qui est souvent ignorée, même dans le monde « chrétien ». De quelle Fête s’agit-il ? Il s’agit de la Fête des Pains sans Levain.

Croyez-le ou non, l’Église originelle du Nouveau Testament observait cette Fête. Elle est clairement décrite dans les pages de la Bible. En quoi consiste cette Fête des Pains sans Levain ?

Vous serez peut-être surpris de découvrir à quel point elle est pertinente pour la vie des disciples de Jésus. En particulier, pour ce que nous faisons après avoir été pardonnés par Dieu. Qu’attend Dieu de nous après avoir été couverts par le sang versé de notre Sauveur, Jésus-Christ, et suite à notre baptême ? Être sous la grâce signifie-t-il que nous sommes « sauvés une fois pour toutes », qu’importe notre comportement ? La Fête des Pains sans Levain apporte les réponses.

Alors, qu’est-ce que la Fête des Pains sans Levain ? Rejoignez-nous aujourd’hui au Monde de Demain pour répondre à cette question. Je reviens tout de suite.

Bienvenue au Monde de Demain, où nous vous aidons à comprendre votre monde à travers les pages de la Bible.

La signification spirituelle de la Fête des Pains sans Levain expliquée dans 1 Corinthiens

De plus en plus de gens découvrent les Fêtes bibliques. Pour beaucoup, c’est une surprise. Cela pourrait être le cas pour vous aussi, surtout si vous avez été élevé dans la tradition des fêtes populaires de Noël et de toutes ces festivités, du dimanche de Pâques et de la messe de l’aube, voire des coutumes bizarres et macabres d’Halloween. Lorsque vous consultez la Bible, vous ne trouverez aucune instruction de Dieu vous enjoignant de célébrer ces jours. Ce que vous trouverez dans la Bible, ce sont les Fêtes de Dieu, y compris la Fête des Pains sans Levain.

La Fête des Pains sans Levain dure en réalité sept jours, soit une semaine entière, elle a lieu chaque printemps, fin mars ou courant avril.

Certains pensent que ces Jours ont été abolis par la mort de Jésus-Christ. Mais le Nouveau Testament affirme tout le contraire. Nous constatons que ces Jours étaient observés par l’Église du Nouveau Testament. La signification de la Fête des Pains sans Levain fait l’objet de l’une des explications les plus claires et les plus évidentes du Nouveau Testament, parmi tous les Jours saints. Elle se trouve dans la première épître de Paul aux Corinthiens. Paul y aborde à la fois la Pâque de la nouvelle alliance et la Fête des Pains sans Levain. Nous la trouvons au 5e chapitre.

Le contexte des déclarations de Paul

Le contexte des déclarations de Paul est celui d’un péché persistant dans l’Église de la ville de Corinthe. L’un des membres avait une relation incestueuse avec la femme de son père, peut-être sa belle-mère.

« On entend dire généralement qu’il y a parmi vous de la débauche, et une débauche telle qu’elle ne se rencontre même pas chez les païens ; c’est au point que l’un de vous a la femme de son père […] Pour moi, absent de corps, mais présent d’esprit, j’ai déjà jugé, comme si j’étais présent, celui qui a commis un tel acte » (1 Corinthiens 5 :1-3).

Paul dit à la congrégation que ce problème ne devait pas être ignoré. Ils ne devaient pas fermer les yeux dessus. Il leur dit que cet homme devait être exclu de l’Église. La bonne nouvelle, c’est que dans la deuxième épître aux Corinthiens, nous découvrons que cet homme tira les leçons de son erreur. Il se repentit. Il changea. Il mit fin à cette relation incestueuse. Paul l’accueillit à nouveau, encourageant les membres à faire de même. Cette situation était le contexte. Remarquez ce que Paul dit ensuite, dans 1 Corinthiens 5 :6-7 :

« C’est bien à tort que vous vous glorifiez. Ne savez-vous pas qu’un peu de levain fait lever toute la pâte ? Faites disparaître le vieux levain, afin que vous soyez une pâte nouvelle, puisque vous êtes sans levain ».

Encore une fois, que se passait-il ? Eh bien, les membres de l’Église de Corinthe avaient toléré la présence de cet homme dans l’Église, même s’il se livrait à un adultère flagrant et évident. En fait, ils étaient même en quelque sorte fiers de leur soi-disant « amour » et de leur « miséricorde » en fermant les yeux sur ses actions. Mais Paul leur rappela que tolérer le péché n’est pas un véritable acte d’amour ou de miséricorde. C’est tout le contraire. Enfreindre la loi de Dieu cause du tort, détruit, nuit aux relations, corrompt le caractère et mène à la mort. Dieu sait que cela fait le plus de mal à la personne qui pèche. C’est pourquoi Il prend cela très au sérieux. Franchement, cela devrait être une leçon pour notre époque. Trop de gens, au nom de « l’amour » et de la « miséricorde », encouragent et tolèrent des comportements qui, finalement, n’entraînent que douleur et souffrance à ceux qui s’y adonnent.

Se détourner du péché

Soyons clairs. Nous sommes tous des pécheurs. Nous avons tous enfreint la loi parfaite de Dieu. Paul le dit clairement dans Romains 3 :23. Mais nous devons nous repentir de nos péchés. Nous devons nous en détourner. Nous devons être lavés et purifiés par le sang expiatoire de Jésus-Christ. Et puis, comme le Christ le dit à la femme adultère dans Jean 8 :11, il nous est dit : « Va, et ne pèche plus. » Remarquez 1 Corinthiens 5 :7. Paul y explique : « Car Christ, notre Pâque, a été immolé. »

Voyez-vous, Jésus-Christ fut l’accomplissement parfait de l’agneau pascal sacrifié chaque année par les Israélites. Cet agneau pascal symbolisait ce que Christ ferait lorsqu’Il donnerait Sa vie pour nos péchés. Aujourd’hui, nous ne sacrifions plus d’agneau à chaque Pâque. Mais les disciples de Jésus commémorent et rendent hommage à l’Agneau de Dieu, notre Frère aîné, pour ce qu’Il a fait pour nous. Nous le faisons en observant chaque année la Pâque de la nouvelle alliance. En fait, plus loin dans l’épître, Paul explique comment observer la Pâque. On trouve cela dans 1 Corinthiens 11 :23-26 :

« Car j’ai reçu du Seigneur ce que je vous ai enseigné ; c’est que le Seigneur Jésus, dans la nuit où il fut livré, prit du pain, et, après avoir rendu grâces, le rompit, et dit : Ceci est mon corps, qui est rompu pour vous ; faites ceci en mémoire de moi. De même, après avoir soupé, il prit la coupe, et dit : Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang ; faites ceci en mémoire de moi toutes les fois que vous boirez. Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne. »

Ainsi, Paul enseigna aux Corinthiens à célébrer la Pâque de la nouvelle alliance avec les symboles établis par Jésus, le pain et le vin. « Car Christ, notre Pâque, a été immolé. Célébrons donc la fête » (1 Corinthiens 5 :7-8). De quelle « fête » Paul parlait-il ? Eh bien, continuons à lire : « Célébrons donc la fête, non avec du vieux levain, non avec un levain de malice et de méchanceté, mais avec les pains sans levain de la pureté et de la vérité. »

Voyez-vous, la Fête des Pains sans Levain suit immédiatement la Pâque. Paul disait clairement à la congrégation de Corinthe : « Célébrons donc la fête [des pains sans levain]. » Comment pourrait-on être plus clair ?

Comme nous l’avons déjà expliqué, Jésus-Christ était l’accomplissement de l’Agneau pascal. Lorsque nous célébrons la Pâque de la nouvelle alliance, nous reconnaissons notre besoin de Son sacrifice d’amour pour le pardon de nos péchés. Mais une fois nos péchés pardonnés, que faire ? Continuer à pécher ? Beaucoup en concluent que la réponse est affirmative. Ils pensent pouvoir vivre comme bon leur semble, même après avoir « accepté le Christ ».

Eh bien, ce n’est pas ce que dit la Bible. Voyez-vous, il y a une autre étape à franchir après avoir été pardonnés de nos péchés. La Fête des Pains sans Levain nous l’enseigne. Relisons le passage dans 1 Corinthiens 5 :7-8 : « Car Christ, notre Pâque, a été immolé. Célébrons donc la fête, non avec du vieux levain, non avec un levain de malice et de méchanceté, mais avec les pains sans levain de la pureté et de la vérité. »

Le symbolisme du levain

Quand on parle de levain, on fait référence aux agents levants utilisés dans la fabrication du pain, tels que le bicarbonate de soude, la levure chimique ou la levure de boulangerie. C’est l’ingrédient qui produit des poches d’air de dioxyde de carbone dans la pâte. Il la rend légère et moelleuse, et donne au pain son bon goût ! Mais dans ce contexte la Bible compare le levain au péché. Tout comme le levain pénètre dans la pâte, se développe et imprègne tout le pain, il en va de même pour le péché. Il s’enracine et se propage si on ne s’en débarrasse pas. Au début, notre conscience peut d’abord être interpellée, mais avec le temps, elle s’endurcit. Il devient alors plus difficile de s’arrêter. Un péché peut en entraîner un autre. Si nous sommes pris en flagrant délit de mensonge, nous sommes tentés de mentir à nouveau pour couvrir le premier mensonge. Et ainsi de suite. Le péché se propage tel le levain.

C’était le cas, comme l’expliquait Paul, dans la congrégation de Corinthe. Il savait que si la personne qui vivait dans l’adultère n’était pas sanctionnée, d’autres finiraient par adopter un comportement tout aussi immoral. Le péché se répandrait de plus en plus dans la congrégation.

Ainsi, la Pâque symbolise le pardon de nos péchés par le sacrifice du Christ. Mais après la Pâque, nous devons célébrer la Fête des Pains sans Levain pendant sept jours. Pendant ces sept jours, nous ne mangeons pas de pain levé ni de produits contenant d’agents levants, tels que des gâteaux ou des petits-biscuits. En fait, nous retirons et jetons à l’avance tous ces produits de nos maisons, ainsi que les agents levants eux-mêmes. Nous nous en débarrassons complètement.

Mener une nouvelle vie dans l’obéissance à Dieu

Le fait d’éviter le levain et les produits levés pendant sept jours symbolise le fait qu’après la mort du Christ pour nos péchés, nous devons désormais mener une nouvelle vie dans l’obéissance à Dieu. La Bible regorge de références à ce sujet.

« Que dirons-nous donc ? Demeurerions-nous dans le péché, afin que la grâce abonde ? Loin de là ! Nous qui sommes morts au péché, comment vivrions-nous encore dans le péché ? Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Jésus-Christ, c’est en sa mort que nous avons été baptisés ? Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie » (Romains 6 :1-4).

Nous ne devons pas persister dans nos anciens péchés. Si vous avez tendance à mentir, par exemple, vous devez commencer à dire la vérité. Si vous êtes accro à la pornographie, vous devez apprendre à ne pas céder à la luxure. Si vous avez tendance à vous mettre en colère et à vous emporter, vous devez apprendre à vous débarrasser de cette habitude. Comme le dit Paul, nous renonçons à « la malice et la méchanceté » et nous marchons dans « la pureté et la vérité ». Notre vie change. C’est tout le sens de la Fête des Pains sans Levain.

Nous nourrir du Christ, le pain de vie

Mais ne pensez pas que vous pouvez y arriver seul. Le changement personnel est difficile. Vous ne pouvez pas y parvenir uniquement par vos propres efforts. Mais célébrer la Fête des Pains sans Levain nous aide à comprendre cela.

Voyez-vous, la Fête des « Pains sans Levain » n’est pas la Fête « sans aucun pain ». Certes, nous évitons le levain pendant la Fête, mais nous devons le remplacer par autre chose. Nous devons manger du « pain sans levain ». Il peut s’agir de pain sans levain ou azyme acheté dans un commerce ou de pain sans levain que nous préparons nous-mêmes à la maison. Faites une recherche sur Internet pour obtenir des « recettes de pain sans levain » et vous trouverez toutes sortes d’idées.

Manger littéralement du pain sans levain ou azyme pendant sept jours est un puissant rappel quotidien que nous devons nous nourrir spirituellement du pain de vie, Jésus-Christ. « Jésus leur dit : Je suis le pain de vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim, et celui qui croit en moi n’aura jamais soif » (Jean 6 :35). Jésus est le pain de vie et nous devons, au sens figuré, nous nourrir de Lui chaque jour :

« Comme le Père qui est vivant m’a envoyé, et que je vis par le Père, ainsi celui qui me mange vivra par moi. C’est ici le pain qui est descendu du ciel. Il n’en est pas comme de vos pères qui ont mangé la manne et qui sont morts : Celui qui mange ce pain vivra éternellement » (Jean 6 :57-58).

En d’autres termes, nous lisons ce livre quotidiennement. Nous nous en nourrissons et nous imprégnons notre esprit de son message. La Bible est la pensée divine sous forme écrite. Laissez-la vous enseigner. Laissez-la vous guider et même vous corriger. Comme Paul l’écrivit également dans Hébreux 4 :12-13 :

« Car la parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante qu’une épée quelconque à deux tranchants, pénétrante jusqu’à partager âme et esprit, jointures et moelles ; elle juge les sentiments et les pensées du cœur. Nulle créature n’est cachée devant lui, mais tout est nu et découvert aux yeux de celui à qui nous devons rendre compte. »

C’est là tout le sens profond de la Fête des Pains sans Levain. La transformation personnelle. Devenir chaque jour davantage semblables à Jésus-Christ et à notre Père céleste. Nous ne pouvons pas y parvenir seuls. Remarquez Jean 15 :5 : « Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire. »

L’apôtre Paul dit, dans Philippiens 4 :13 : « Je puis tout par celui qui me fortifie. » Avec l’aide de Dieu, nous pouvons surmonter toutes les difficultés, aussi grandes soient-elles. C’est ce que nous enseigne la Fête des Pains sans Levain.

Paul n’a pas aboli les Jours saints

Mais certains diront que le Christ est venu pour abolir toutes ces lois de l’Ancien Testament. D’autres encore s’appuieront sur des passages bibliques utilisés erronément pour réfuter les Jours saints bibliques. Examinons un passage souvent utilisé à cette fin, et voyons ce qu’il dit réellement. Le contexte est celui de l’épître de Paul aux Colossiens. Reprenons Colossiens 2 :11-12 :

« Et c’est en lui que vous avez été circoncis d’une circoncision que la main n’a pas faite, mais de la circoncision de Christ, qui consiste dans le dépouillement du corps de la chair : ayant été ensevelis avec lui par le baptême, vous êtes aussi ressuscités en lui et avec lui, par la foi en la puissance de Dieu, qui l’a ressuscité des morts. »

Encore une fois, si nous acceptons le sacrifice du Christ en notre faveur, nous sommes ensevelis avec Lui dans le baptême. Puis nous sortons de cette tombe liquide symbolique et marchons dans une vie nouvelle. Nous ne pratiquons plus le péché. Continuons dans Colossiens 2 :13-14 :

« Vous qui étiez morts par vos offenses et par l’incirconcision de votre chair, il vous a rendus à la vie avec lui, en nous faisant grâce pour toutes nos offenses ; il a effacé l’acte dont les ordonnances nous condamnaient et qui subsistait contre nous, et il l’a éliminé en le clouant à la croix. »

Certaines personnes diront que la loi de Dieu – les Dix Commandements – fut l’acte cloué sur la croix. Mais la Bible dit-elle que les Dix Commandements sont « contre nous » ? Pas du tout. Les Dix Commandements nous protègent. La loi contre le meurtre, même dans nos sociétés, nous protège et est bénéfique à nous tous. Qu’en est-il de la loi contre l’adultère ? Est-elle « contre nous » ? Qui ne souhaite pas être protégé de la douleur et de la souffrance engendrées par un conjoint infidèle ? Il est clair que la loi contre « l’adultère » dans les Dix Commandements n’est pas « contre nous », mais « pour nous », elle nous protège.

Alors, qu’est-ce que l’acte qui subsistait contre nous ? De quoi Paul parlait-il ? Eh bien, ce qui subsistait « contre nous », c’était la peine de mort pour avoir enfreint la loi de Dieu. Voyez-vous, chacun d’entre nous a mérité la peine de mort à cause de ses propres péchés. La mort et la peine de mort – pour nos péchés – nous condamnaient et subsistaient contre nous. Et le Christ a pris à notre place cette punition – Il n’a pas supprimé la loi – lorsqu’Il est mort sur la croix. Je continue, dans Colossiens 2 :16-17 :

« Que personne donc ne vous juge au sujet du manger ou du boire, ou au sujet d’une fête, d’une nouvelle lune, ou des sabbats : c’était l’ombre des choses à venir, mais le corps est en Christ. »

Certains interprètent cela comme signifiant qu’il ne faut pas observer les Jours saints bibliques. Or, ce n’est pas le sens de ce verset. Il est dit de ne laisser personne vous juger sur ce que vous mangez, sur ce que vous buvez ou la manière dont vous observez l’une des Fêtes de Dieu. En d’autres termes, si vous observez fidèlement les Jours saints bibliques de Dieu, ne vous laissez pas intimider par ce que pense votre voisin. Ne vous souciez pas de ce que pourraient penser un ami ou un parent. Servez le Christ et souciez-vous de ce qu’Il pense Lui.

En fait, il y a même une phrase à la fin de ce passage qui clarifie davantage les choses. À la fin du verset 17, Colossiens 2 dit : « Mais le corps est en Christ. » Certains diront donc : « Vous voyez, débarrassez-vous de tous les Jours saints et concentrez-vous uniquement sur le Christ. » Ce n’est pas non plus ce que dit ce verset. Il est traduit de manière plus précise selon la version Darby, comme suit : « mais le corps est du Christ. » En outre, le verbe « être » est en italique. Cela signifie qu’il ne figure pas dans le texte grec original. Donc, ce qui est réellement écrit dans Colossiens 2 :17, c’est : « mais le corps du Christ. » Reconstituons maintenant le passage dans son intégralité. Encore une fois, lisons la version Darby sans le mot « est », incorrectement ajouté par les traducteurs :

« Que personne donc ne vous juge en ce qui concerne le manger ou le boire, ou à propos d’un jour de fête ou de nouvelle lune, ou de sabbats, qui sont une ombre des choses à venir ; mais le corps du Christ » (Colossiens 2 :16-17, Darby).

Paul disait en substance : « Ne laissez pas ceux qui ne sont pas dans l’Église vous juger parce que vous observez les Fêtes bibliques. Laissez plutôt le corps du Christ vous guider et vous instruire. » Le corps du Christ, c’est l’Église. Cela se trouve dans de nombreux passages des Écritures.

Ainsi, les versets dans Colossiens 2 :16 et 17 n’abolissent pas les Jours saints. Au contraire, ce passage renforce en fait leur importance. Et il indique que l’Église fondée par le Christ les observait et doit nous instruire comment les observer.

Les Jours saints doivent être observés

Quelle différence avec ce qui est souvent enseigné aujourd’hui ! Les Jours saints doivent être observés, et non supprimés. L’Église devrait les observer et les enseigner. C’est ce que dit l’apôtre Paul. Nous trouvons de plus amples informations sur ces Fêtes dans Lévitique 23. Ce passage révèle que ces Jours étaient des moments où le peuple de Dieu se réunissait pour L’adorer. Nous pouvons trouver cela dans Lévitique 23 :1-2 : « L’Éternel parla à Moïse, et dit : Parle aux enfants d’Israël, et tu leur diras : Les fêtes de l’Éternel, que vous publierez, seront de saintes convocations. Voici quelles sont mes fêtes. »

Remarquez à qui appartiennent ces Fêtes. Ce sont les Fêtes de l’Éternel. Et quand vous comprenez en outre que c’était Jésus-Christ avant Son incarnation, la Parole, qui transmit ces mots et qui œuvrait avec ces Israélites, vous réalisez qu’il est impossible que ces Fêtes soient abolies. Car c’était Celui qui est devenu Jésus-Christ qui les enseignait en premier lieu. Remarquez à nouveau Lévitique 23 :4-8 :

« Voici les fêtes de l’Éternel, les saintes convocations, que vous publierez à leurs temps fixés. Le premier mois, le quatorzième jour du mois, entre les deux soirs, ce sera la Pâque de l’Éternel. Et le quinzième jour de ce mois, ce sera la fête des pains sans levain en l’honneur de l’Éternel ; vous mangerez pendant sept jours des pains sans levain. Le premier jour, vous aurez une sainte convocation : vous ne ferez aucune œuvre servile. […] Le septième jour, il y aura une sainte convocation : vous ne ferez aucune œuvre servile. »

Saviez-vous que les enfants d’Israël sont sortis d’Égypte pendant cette Fête ? Vous pouvez lire cela dans Exode 13 :3-8 :

« Moïse dit au peuple : Souvenez-vous de ce jour, où vous êtes sortis d’Égypte, de la maison de servitude ; car c’est par sa main puissante que l’Éternel vous en a fait sortir. On ne mangera point de pain levé. Vous sortez aujourd’hui […] On mangera des pains sans levain pendant les sept jours ; on ne verra point chez toi du pain levé, et l’on ne verra point chez toi de levain, dans toute l’étendue de ton pays. Tu diras alors à ton fils : C’est en mémoire de ce que l’Éternel a fait pour moi, lorsque je suis sorti d’Égypte. »

Moïse dit aux Israélites : « Souvenez-vous de ce jour, où vous êtes sortis d’Égypte. » En tant que chrétiens, Dieu nous appelle à sortir de ce monde. Il nous appelle à abandonner nos péchés et notre Égypte spirituelle. La Fête des Pains sans Levain est pour nous un puissant rappel annuel de notre cheminement vers la libération du péché et des souffrances qu’il engendre. En abandonnant nos anciennes habitudes, en nous nourrissant du Christ et en Le suppliant de nous transformer, nous commencerons à goûter aux fruits d’une vie selon la voie de Dieu et à marcher véritablement dans Sa grâce et Son amour. Quelle joie immense !

Peut-être aimeriez-vous en savoir plus sur ces Fêtes bibliques ou même entrer en contact avec d’autres personnes comme vous qui s’intéressent à ces Jours et les observent. Contactez-nous. Nous avons des ministres partout dans le monde qui seront heureux de vous répondre.


Baisse des résultats scolaires aux États-Unis



Les résultats aux examens des lycéens américains révèlent une baisse de leur niveau de préparation à l’université et à la vie professionnelle. L’Évaluation nationale des progrès scolaires (NAEP) aux États-Unis indique que les résultats en lecture et en mathématiques des élèves de terminale ont atteint leur plus bas niveau jamais enregistré en 2024, et des résultats similaires ont été observés chez les élèves de CM1 et de quatrième.

Le contrôle militaire dans les villes sud-africaines



La forte recrudescence de la violence liée aux gangs et d’autres délits a conduit le gouvernement sud-africain à déployer des troupes militaires dans plusieurs provinces du pays (RFI, 16 mars 2026).

Attention à l’IA : 3 dangers spirituels à ne pas ignorer

Tableau blanc : Attention à l’IA : 3 dangers spirituels à ne pas ignorer

Si l’IA est un outil très puissant, il ne fait aucun doute que, tout comme les effets néfastes des réseaux sociaux et des smartphones sont devenus évidents ces dernières années, nous pouvons aussi nous attendre à des dommages émotionnels, psychologiques et culturels croissants dus à l’utilisation abusive répandue de l’IA. Examinons donc trois limites personnelles que chaque chrétien doit comprendre et se fixer pour nous aider à utiliser de manière responsable les plateformes d’IA.

[Le texte ci-dessous est l’adaptation de la transcription de ce tableau blanc du Monde de Demain.]

L’intelligence artificielle et son impact sur notre vie vont exploser au-delà de tout ce que nous pouvons imaginer. Si les réseaux sociaux et les smartphones nous ont appris quelque chose, c’est bien ceci : les entreprises technologiques sont prêtes à sacrifier tout ce qu’elles peuvent pour gagner de l’argent. Rien n’est sacré.

Leurs produits et plateformes sont conçus pour créer une dépendance. Le marché mondial de l’IA devrait passer de 189 milliards de dollars à 4 800 milliards de dollars au cours de la prochaine décennie. Cela représente une multiplication par 25 (“AI market projected to hit $4.8 trillions by 2033, emerging as dominant frontier technology”, UNCTAD.org, 7 avril 2025).

Si l’IA est un outil très puissant, il ne fait aucun doute que, tout comme les effets néfastes des réseaux sociaux et des smartphones sont devenus évidents ces dernières années, nous pouvons aussi nous attendre à des dommages émotionnels, psychologiques et culturels croissants dus à l’utilisation abusive répandue de l’IA.

Souvent, le mauvais usage d’une chose peut devenir en soi un péché. L’alcool, par exemple, n’est pas un péché en soi. C’est la consommation excessive d’alcool qui devient un péché. Examinons donc trois limites personnelles que chaque chrétien doit comprendre et se fixer pour nous aider à utiliser de manière responsable les plateformes d’IA telles que ChatGPT, Grok, ou Claude, si nous nous en servons. Aujourd’hui, beaucoup de gens pourront considérer ces limites comme dépassées, d’autant plus que l’IA devient davantage avancée. Mais nous pensons que ces trois limites sont intemporelles, car elles sont basées sur des principes bibliques. La première limite est la suivante :

N°1 : N’utilisez pas l’IA pour obtenir des connaissances spirituelles, de l’inspiration ou des conseils.

Cela peut sembler évident, mais le fait de se tourner vers l’IA pour obtenir de l’aide sur des questions spirituelles, ce que beaucoup font désormais régulièrement, peut rapidement mener à la confusion, voire à l’idolâtrie. L’IA peut produire instantanément des réponses à consonance spirituelle très convaincantes. Ces réponses peuvent sembler pratiques et parfois même être en partie correctes, ce qui les rend particulièrement trompeuses.

Si nous commençons à nous fier à cet « oracle » technologique facilement accessible, nos interactions avec l’IA peuvent peu à peu devenir plus réelles pour nous que notre relation avec Dieu Lui-même. C’est là le danger.

Si cela vous semble exagéré, réfléchissez à ceci : tout au long de l’Histoire, les hommes ont fabriqué des « dieux » en bois, en métal, se sont prosternés devant eux, les adorant et attendant leur aide. Aujourd’hui, l’IA, fabriquée par des hommes, est bien plus puissante, plus séduisante qu’un morceau de bois ou un morceau de métal, et devient rapidement une nouvelle idole.

En parlant d’un morceau de bois, Ésaïe dit :

« Le charpentier étend le cordeau, fait un tracé au crayon, façonne le bois avec un couteau […] et il produit une figure d’homme […] il en fait une idole, devant laquelle il se prosterne. Il brûle au feu la moitié de son bois, avec cette moitié […] il apprête un rôti, et se rassasie ; il se chauffe aussi, et dit : Ha ! Ha ! Je me chauffe […] Et avec le reste il fait un dieu, son idole, il se prosterne devant elle, il l’adore, il l’invoque, et s’écrie : Sauve-moi ! Car tu es mon dieu ! » (Ésaïe 44 :13-17).

En fin de compte, Satan est « le prince de la puissance de l’air […] l’esprit qui agit maintenant dans les fils de la rébellion » (Éphésiens 2 :2). Il fera tout ce qu’il peut pour brouiller la frontière entre l’intelligence artificielle et la compréhension divine.

L’utilisation de l’IA pour la recherche dans le domaine des langues, par exemple, des faits ou de l’Histoire, peut être utile. Mais nous devons éviter de nous tourner vers l’IA pour obtenir des connaissances spirituelles, de l’inspiration, des doctrines ou des conseils.

Par exemple, nous pourrions demander à l’IA de dresser une liste de versets bibliques sur un sujet spécifique, ou d’identifier où un certain mot hébreu ou grec apparaît, en l’utilisant un peu comme une concordance biblique numérique. Nous pourrions lui demander des informations historiques au sujet d’une culture de l’antiquité afin de mieux comprendre un passage des Écritures. Ces utilisations sont généralement acceptables, mais nous devrions lui demander de citer ses sources afin de pouvoir vérifier ses réponses et approfondir nous-mêmes nos recherches.

Mais comme pour toute ressource extrabiblique, telle qu’un commentaire, nous devrions toujours évaluer ce qu’elle dit à la lumière de la parole inspirée de Dieu, en nous demandant : « Est-ce conforme aux Écritures ? » Lorsqu’il s’agit de la vérité de Dieu, nous ne devons jamais apprendre aveuglément. La deuxième limite est la suivante :

N°2 : Ne vous laissez pas influencer émotionnellement par l’IA

Nous ne devrions pas partager nos émotions, nos inquiétudes ou nos préoccupations les plus profondes avec elle. Ce serait une mauvaise utilisation de cet outil. Il peut être très facile de parler de ces choses à l’IA et de lui accorder peu à peu notre confiance. Beaucoup de gens développent déjà une dépendance affective envers l’IA. En fait, plus de la moitié des adolescents interagissent régulièrement avec des « compagnons » IA, et un tiers d’entre eux déclarent discuter de sujets sérieux ou importants avec l’IA plutôt qu’avec de vraies personnes (“Talk, Trust, and Trade-Offs: How and Why Teens Use AI Companions”, CommonSenseMedia.org, 2025). 

Mais ce sont là des choses que les chrétiens doivent confier à Dieu. Les problèmes de votre vie ne sont pas du ressort de l’IA. Les Écritures nous disent : « Ne vous inquiétez de rien ; mais en toute chose faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces » (Philippiens 4 :6).

C’est Dieu qui nous donne la sagesse et nous aide à traverser nos épreuves. L’apôtre Paul demande dans 1 Corinthiens 2 :11 : « Qui donc, parmi les hommes, connaît les choses de l’homme, si ce n’est l’esprit de l’homme qui est en lui ? ».

L’IA n’est pas une personne, et elle n’a pas l’esprit de l’homme, aussi humaine qu’elle puisse paraître. Elle ne ressent rien. Elle ne fait pas preuve d’empathie. Elle ne se soucie pas vraiment de nous, même si elle semble convaincante. Au lieu d’ouvrir notre cœur aux machines, nous devrions parler à Dieu, à notre conjoint, à nos parents, à des amis de confiance ou à notre pasteur des défis que nous rencontrons dans notre vie.

N’oublions pas que l’IA est conçue pour faire plaisir à ses utilisateurs : « Les blessures d’un ami prouvent sa fidélité, mais les baisers d’un ennemi sont trompeurs » (Proverbes 27 :6). Un véritable ami, un parent aimant ou un conjoint nous dira parfois ce que nous avons besoin d’entendre, et pas seulement ce que nous voulons entendre. Quelque chose qui est programmé pour nous faire plaisir à tout prix finira par nous décevoir.

Comme l’IA est conçue pour nous maintenir captivés, l’attachement émotionnel peut rapidement devenir addictif. C’est pourquoi nous devons rester vigilants. « Comme une ville forcée et sans murailles, ainsi est l’homme qui n’est pas maître de lui-même » (Proverbes 25 :28). Nous évitons la dépendance émotionnelle à l’égard de l’IA en refusant de partager avec elle nos émotions, nos désirs et nos luttes personnelles, des choses qui ne devraient être partagées qu’avec Dieu ou d’autres personnes. Et la troisième limite est :

N°3 : Ne cessez jamais d’utiliser votre cerveau

Un auteur a fait remarquer :

« Les modèles linguistiques à grande échelle, comme ChatGPT, ne sont plus des outils passifs. Ils participent activement aux processus cognitifs, résumant nos pensées, élaborant nos arguments, voire prenant des décisions. Comme ils le font avec tant d’aisance et d’assurance, nous les laissons faire. Le cerveau… leur cède volontiers les commandes » (“Dopamine Loops and LLMs: How AI Addiction is Hacking Your Brain”, AllAboutAI.com, 20 juillet 2025). 

Lorsque nous voulons apprendre quelque chose, il peut être tentant de prendre des raccourcis : sauter l’étape de la lecture, éviter la réflexion approfondie et laisser l’IA tout résumer pour nous. Pour les sujets dont nous n’avons besoin que d’une compréhension superficielle, cela peut être acceptable. Mais pour les sujets qui nécessitent une réelle compréhension, nous nous devons d’étudier, de réfléchir et de nous confronter aux idées.

Une utilisation inappropriée de l’IA encourage la paresse intellectuelle, lorsque nous abandonnons progressivement notre réflexion aux machines. Cela peut sembler efficace, mais si nous ne faisons pas attention, nous finissons par nous mettre en retrait tandis que la technologie réfléchit à notre place.

Proverbes 18 :15 dit : « Un cœur intelligent   acquiert la science, et l’oreille des sages cherche la science. » Et 2 Timothée 2 :15 de dire : « Efforce-toi de te présenter devant Dieu comme un homme éprouvé, un ouvrier qui n’a point à rougir, qui dispense droitement la parole de la vérité. »

En d’autres termes, nous devons activement engager notre esprit et faire l’effort d’apprendre. En refusant de déléguer notre réflexion, nous évitons la dépendance et nous nous préparons à acquérir une force spirituelle et intellectuelle durable.

En fin de compte, l’utilisation abusive de l’IA aura de graves conséquences émotionnelles, psychologiques et culturelles sur nos sociétés, et beaucoup de gens seront pris au dépourvu. Mais nous ne devons pas l’être.

En tant que chrétiens, si nous établissons et protégeons des limites personnelles claires, nous pouvons éviter bon nombre des problèmes auxquels le monde sera confronté.

Certains pensent que l’IA jouera un rôle dans l’émergence de la bête et du faux prophète à la fin des temps, et que cela soit vrai ou non, la Bible avertit effectivement que les séducteurs se multiplieront à la fin des temps, conduisant finalement à la montée de l’Antéchrist.

Pour apprendre davantage sur l’avènement du faux prophète, regardez notre émission « Le faux prophète de l’Apocalypse ».

Pour avoir un exposé détaillé des signes qui annonceront le plus grand événement de tous les temps – le retour de Jésus-Christ sur cette Terre – commandez un exemplaire gratuit de notre brochure Quatorze signes annonçant le retour du Christ ?

Le cannabis est-il aussi bénéfique qu’on le croit ?



Une étude publiée dans le Journal de l’Association médicale américaine, ou JAMA, revue de renommée internationale, a analysé 2500 études publiées au cours des deux dernières décennies sur les risques et les bienfaits de la consommation de cannabis (ScienceDaily.com, 12 décembre 2025).

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