L’évolution des priorités des femmes et des hommes

Commenter cet article

Aux États-Unis, environ 69% des adultes âgés de 18 à 34 ans qui ne se sont jamais mariés expriment le désir de se marier un jour (Pew Research Center, 15 février 2024). De plus, seule la moitié d’entre eux souhaitent devenir parents un jour, contrairement à il y a quelques décennies, où la plupart des jeunes adultes aspiraient à se marier et à avoir des enfants. Seuls 20% des jeunes adultes pensent qu’il est très important d’être marié pour mener une vie épanouie. Et seuls 22% estiment qu’il est très important d’avoir des enfants.

Une étude connexe a révélé que, alors que 80% des élèves américains de fin d’études secondaires en 1993 déclaraient vouloir se marier un jour, ce chiffre est tombé à 67% au cours des trente années suivantes (Pew Research Center, 14 novembre 2025). En ce qui concerne la parentalité, le pourcentage d’élèves de terminale souhaitant avoir des enfants un jour est passé de 64% à seulement 48% au cours de la même période. Le changement est encore plus frappant chez les filles (voir aussi Le Figaro, 10 septembre 2025). En 2023, les garçons étaient nettement plus nombreux que les filles à exprimer le désir de se marier un jour (74% contre 61%). Alors que « la proportion de garçons exprimant ce souhait est restée pratiquement inchangée au cours des 30 dernières années, celle des filles a chuté de 22 points de pourcentage ».

Au cours des dernières décennies, les femmes ont largement dépassé les hommes en termes de taux de diplômés universitaires et de pourcentage de la population active (Slate.fr, 15 juillet 2019). Les femmes se désintéressent également de plus en plus du mariage et de la famille. Au cours de la même période, les taux de dépression chez les femmes âgées de 15 à 49 ans ont considérablement augmenté, ce qui témoigne de leur mal-être croissant (BMC Psychiatry, 20 mars 2025 ; Top santé, 21 septembre 2022). Y aurait-il un lien de causalité ? Vous pouvez en apprendre davantage sur les principes qui sous-tendent ces tendances puissantes en regardant « Les effets du féminisme : 50 ans après ».