À quel point devrions-nous être honnêtes ?

Wilner Pierre
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Nous vivons aujourd’hui dans un monde très sophistiqué. Plus sophistiqué que celui dans lequel nos grands-parents, et même nos parents, ont vécu. Nous ressentons la pression de la vie quotidienne depuis l’aube du jour jusqu’au moment d’aller au lit. Le temps passe rapidement. Le rythme de nos pensées voyage à une vitesse si vertigineuse, qu’il nous paraît parfois difficile de les contrôler. Le manque de maîtrise sur nos pensées peut devenir une pierre d’achoppement au moment de s’exprimer et de prendre certaines décisions. Notre logique est enveloppée dans nos propres intérêts physiques et matériels.

Dans le monde des affaires, on nous apprend que ce qui compte est le gain et le profit. On nous enseigne qu’il existe deux groupes de personnes : les gagnants et les perdants. Nous devons toujours nous efforcer d’être à tout prix dans le groupe des gagnants. « C’est le succès », dit-on. Vraiment ?

Qu’arrive-t-il quand notre succès dépend de l’honnêteté ? Pas de réponse ? C’est le business ?

La plupart du temps nous voulons donner une certaine image de nous-mêmes. Nous cherchons par tous les moyens à plaire aux autres. Nous nous faisons beaucoup de soucis et nous nous inquiétons du « qu’en-dira-t-on ».

Souvent, pour ne pas s’embarrasser, nous faisons des compromis qui peuvent égratigner la vérité. Nous avons tous des travers, des préjugés et des fausses conceptions. Devons-nous nous efforcer d’être honnêtes et dire la vérité à tout moment ? Un petit mensonge, léger et innocent, de temps à autre pourrait-il faire du tort ? Un de mes collègues répétait qu’il ne mentait jamais, seulement quand cela faisait du bien. Le mensonge peut-il faire du bien ?

Nous devons nous analyser et chercher la quintessence de notre bien-être : l’intégrité de notre caractère. Qu’est-ce que la vérité ? Ponce Pilate a posé cette question à Jésus-Christ lors de Son interrogatoire. Malheureusement, Ponce Pilate ne s’intéressait pas vraiment à la réponse. Nous trouvons cette réponse dans l’Évangile de Jean : « Sanctifie-les par ta vérité : ta parole est la vérité » (Jean 17 :17). La parole de Dieu est la vérité. La vérité est une et indivisible. Dans Matthieu 4 :4, nous apprenons que l’homme ne vivra pas seulement de pain (des choses physiques), mais il doit vivre de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. Ce n’est pas une simple locution, mais un style de vie. En d’autres termes, toutes nos pensées, toutes nos actions et toutes les paroles qui sortent de notre bouche doivent être basées sur la vérité. L’apôtre Paul donne cette exhortation : « Toute Écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, afin que l’homme de Dieu soit accompli et propre à toute bonne œuvre » (2 Timothée 3 :16-17).

D’où vient le mensonge ? Jésus-Christ nous donne la réponse : « Vous avez pour père le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement, et il ne se tient pas dans la vérité, parce qu’il n’y a pas de vérité en lui. Lorsqu’il profère le mensonge, il parle de son propre fonds ; car il est menteur et le père du mensonge […] Celui qui est de Dieu écoute les paroles de Dieu ; vous n’écoutez pas, parce que vous n’êtes pas de Dieu » (Jean 8 :44, 47).

Nous lisons dans le livre des actes des apôtres l’histoire d’Ananias et Saphira qui ont vendu une propriété et gardèrent une portion du prix pour eux-mêmes (Actes 5 :1-11). Est-il mauvais de garder pour soi-même une partie de ce qui vous appartient déjà ? Absolument pas. Le problème pour Ananias et Saphira est qu’ils voulaient impressionner les autres, en agissant comme eux, mais ils n’avaient pas vraiment leur cœur dans leur action. Lisons quelques versets avant : « La multitude de ceux qui avaient cru n’était qu’un cœur et qu’une âme. Nul ne disait que ses biens lui appartenaient en propre, mais tout était commun entre eux […] Car il n’y avait parmi eux aucun indigent : tous ceux qui possédaient des champs ou des maisons les vendaient, apportaient le prix de ce qu’ils avaient vendu, et le déposaient aux pieds des apôtres ; et l’on faisait des distributions à chacun selon qu’il en avait besoin » (Actes 4 :32, 34-35).

Les apôtres ne faisaient aucune demande, ils n’exerçaient aucune pression. Tout était fait volontairement. Il faut noter, à la deuxième partie du verset 35, que l’on faisait des distributions à chacun « selon qu’il en avait besoin ». Ananias et Saphira avaient leur cœur dans leurs biens matériels, ou peut-être doutaient-ils que Dieu pourvoirait à leurs besoins. De toute façon, ils ont fabriqué des mensonges pour impressionner les autres. Comme résultat, ils ont été tous les deux frappés de mort.

Ce n’est pas bon de mentir. Le diable est le père du mensonge. Lorsque nous mentons, quelle que soit la raison, nous faisons l’œuvre du diable. Nous lui faisons plaisir. La parole de Dieu est la vérité. Quand nous vivons dans la vérité, nous faisons l’œuvre de Dieu, nous plaisons à Dieu. Quand il s’agit d’honnêteté, cherchons-nous à plaire au diable en mentant et se faisant appeler ses fils, ou cherchons-nous à vivre de toute parole qui sort de la bouche de Dieu, notre Père céleste ?