Des risques pour la santé dans le golfe du Mexique

Brian Pomicter
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Peu d’événements récents ont autant attiré l’attention que l’actuelle marée noire dans le golfe du Mexique. De nombreuses personnes s’inquiètent des effets immédiats et à long terme de cette fuite de pétrole

Dans les semaines suivant la catastrophe, on a vu naître des craintes justifiées pour l’environnement, depuis la destruction des zones côtières marécageuses et des plages, à la contamination de l’incroyable diversité animale vivant dans cette région. Avec la réduction des forages pétroliers offshores, les prix du pétrole vont inévitablement augmenter, affaiblissant encore plus la fragile économie occidentale.

Les craintes se focalisent également sur les effets dévastateurs de la marée noire pour l’industrie de la pêche et les activités connexes. Les fournisseurs de produits de la mer et les restaurants qui les servent sont inquiets.

Dans un article intitulé « La marée noire met en péril l’industrie de la pêche dans le Golfe », publié le 31 mai 2010 dans le Bloomberg Business Week, l’auteur rapporte que « l’état de la Louisiane est le premier producteur de fruits de mer des États-Unis continentaux [hors Alaska et Hawaii], avec un chiffre d’affaire annuel de 1,8 milliard de dollars, selon les chiffres fournis par les autorités. Quant à la pêche de loisir, elle génère 1 milliard de dollars annuel, selon la même source » (C’est nous qui traduisons tout au long de ce commentaire).

Malgré l’impact économique considérable de la marée noire sur l’industrie de la pêche, cela n’est peut-être que la partie émergée de l’iceberg. En effet, pensez à un autre aspect, souvent négligé, lié à la consommation des crevettes, des huîtres, des crabes, des coquillages, des moules, des homards et des écrevisses : les maladies transmises par les fruits de mer.

Ces effets sont énumérés dans un article intitulé « Les différents types de maladies bactériennes », publié le 12 octobre 2005 par le Centre National de l’Immunisation et des Maladies respiratoires américain :

« Les toxines aquatiques produisent naturellement des substances chimiques qui peuvent contaminer certains fruits de mer. L’apparence, l’odeur et le goût de ces animaux contaminés par les substances chimiques sont normaux. Quand les êtres humains mangent des fruits de mer contaminés, des maladies peuvent se déclarer. »

Les maladies causées par les fruits de mer peuvent être mortelles. L’article continue :

« Les intoxications alimentaires paralysantes résultent de l’association d’un dinoflagellé et d’une toxine provoquant la ciguatera… Parmi les fruits de mer à l’origine de cette maladie, on a recensé les moules, les bucardes, les palourdes, les coquilles Saint-Jacques, les huîtres, les crabes et les homards.

« Les symptômes sont généralement assez légers. Cela commence avec un engourdissement ou des picotements au visage, dans les bras et dans les jambes. Apparaissent ensuite des maux de tête, des vertiges, des nausées et une perte de la coordination musculaire… Dans les cas d’empoisonnement les plus graves, on peut constater une paralysie musculaire accompagnée de problèmes respiratoires, le patient peut alors décéder dans les deux à vingt-cinq heures suivantes.

« Les intoxications alimentaires neurotoxiques résultent de l’association d’un dinoflagellé et d’une autre toxine qui peut s’accumuler dans les huîtres, les palourdes et les moules élevées dans le golfe du Mexique et sur la côte atlantique des états du sud-est américain… Comme pour la ciguatera, quelques patients font état d’une forte fièvre. Les cas mortels sont rares. En général, les gens se rétablissent en deux ou trois jours.

« Les intoxications alimentaires amnésiques sont un syndrome rare. Elles sont causées par une toxine, appelée nitzchia pungens, produite par une diatomée (une algue microscopique) de couleur rouge-brun, qui pousse en eau salée. La toxine produite par ces diatomées se concentre dans certains fruits de mer, comme les moules, et elle peut provoquer des maladies quand le coquillage contaminé est ingéré. Les patients commencent par ressentir des problèmes gastro-intestinaux dans les vingt-quatre heures suivant la consommation des coquillages contaminés. D’autres symptômes ont été rapportés comme des vertiges, des maux de tête, des pertes de l’orientation et des amnésies à court terme. Dans les cas les plus sévères, des crises d’épilepsies et des ophtalmoplégies [faiblesse ou paralysie des mouvements oculaires] peuvent survenir, voire la mort. »

La sagesse est un élément essentiel pour rester en bonne santé. Dans le passé, Dieu révéla des principes alimentaires qui peuvent nous aider à garder une bonne forme physique, si nous les suivons :

« Voici les animaux dont vous mangerez parmi tous ceux qui sont dans les eaux. Vous mangerez de tous ceux qui ont des nageoires et des écailles, et qui sont dans les eaux, soit dans les mers, soit dans les rivières. Mais vous aurez en abomination tous ceux qui n’ont pas des nageoires et des écailles, parmi tout ce qui se meut dans les eaux et tout ce qui est vivant dans les eaux, soit dans les mers, soit dans les rivières. Vous les aurez en abomination, vous ne mangerez pas de leur chair, et vous aurez en abomination leurs corps morts » (Lévitique 11 :9-11).

Quand nous nous éloignons de ces instructions, données pour notre bien, nous devons en payer les conséquences. Lisez à ce sujet notre article intitulé Voulez-vous vraiment en manger ?

Les microbes pathogènes provoquant ces maladies deviennent de plus en plus résistants aux médicaments actuels. Arriverons-nous à un point où ces maladies ne pourront plus être soignées avec des médicaments et commenceront alors à se répandre ?

Dans Exode 15 :26, Dieu déclara aux Israélites être le Dieu qui guérit. Mais cette guérison dépendait de leur conduite.

Si vous souhaitez en savoir davantage, lisez notre brochure intitulée Dieu guérit-Il de nos jours ?