L’Amérique et l’Allemagne dans la prophétie

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Un affrontement entre les aigles.
La plupart des journalistes et ceux qui lisent les journaux, se rendent compte que ce monde devient un endroit de plus en plus dangereux. Ni les Nations Unies, ni le déploiement de la force de frappe américaine n’ont empêché les conflits, ou permis de résoudre les problèmes majeurs qui opposent les hommes.


Peu de gens, de nos jours, réalisent que des événements totalement imprévus, et cependant d’une importance capitale, commencent à se profiler à l’horizon. Même les experts en matière de politique étrangère entrevoient les dangers potentiellement possibles, et admettent qu’ils n’ont pas une vision claire de ce que l’avenir nous réserve. Cependant, les prophéties bibliques révèlent, avec des détails frappants, l’imminence de sombres événements qui sont sur le point d’éclater dans le monde.

Des changements stupéfiants vont à nouveau catapulter l’Europe – et l’Allemagne – au centre de la scène mondiale. Ces événements, qui arriveront soudainement et qui prendront le monde par surprise, auront de graves répercussions pour l’Amérique, pour la Grande-Bretagne, et les peuples originaires du nord-ouest de l’Europe. Ces événements se déroulent conformément à un plan, et pour des raisons que Dieu a mentionnées depuis longtemps dans la Bible. Il est prophétisé que ce revirement spectaculaire de la situation mondiale aura lieu juste avant le retour de Jésus-Christ sur la terre. Vous devez comprendre, non seulement ce qui va se passer, mais aussi pourquoi. Vous ne pouvez pas vous permettre d’ignorer la tournure que prennent les événements mondiaux.

Des parallèles inquiétants

Les conditions politiques et sociales qui existent aujourd’hui, en Europe, commencent à ressembler d’une façon inquiétante mais précise à celles qui prévalaient juste avant les deux Guerres mondiales. Au cours de chacune de ces périodes d’avant-guerre, on assistait à une recrudescence des conflits sociaux, à des tentatives inefficaces de la part de politiciens intellectuels et libéraux pour résoudre les problèmes, et à l’accroissement du mécontentement du grand public par rapport à des leaders complètement déconnectés de la population. Pendant ces deux périodes, on vit émerger des démagogues qui s’affichèrent en tant que défenseurs de la masse mécontente et désabusée, porteurs de plans et d’idées grandioses. Les années qui précédèrent la Première Guerre mondiale ont été qualifiées de « splendeur nerveuse » et celles qui vinrent avant la Seconde Guerre mondiale de « calme troublant ». Durant cette époque incertaine, beaucoup cherchèrent une échappatoire en se tournant vers des divertissements frivoles, tandis que d’autres suivirent des leaders qui faisaient des promesses utopiques.

En ce moment, ces mêmes forces font à nouveau surface, particulièrement en Europe où l’on est de plus en plus inquiet à cause de la montée du crime, du chômage, de la corruption des politiciens et de l’immigration étrangère. Beaucoup, en Europe de l’ouest, se sentent menacés alors que des étrangers affluent de partout, à travers leurs frontières, cherchant l’asile politique, du travail, des soins médicaux et d’autres avantages. Les politiciens de tendance libérale sont taxés de corruption et d’incompétence (Newsweek, 19 avril 2002, pages 12-16). Les processus démocratiques apparaissent lourds et inefficaces. La religion est devenue un anachronisme pour un nombre grandissant d’individus, et les valeurs morales s’écroulent. La tolérance, le recours à la conciliation et les appels à la raison n’ont pu résoudre tous les problèmes de l’humanité. L’historien, Richard Overy, écrit « qu’une fois encore, c’est avec cynisme que l’Europe rejette la politique parlementaire, tout en affichant une méfiance croissante à l’égard des politiciens […] l’Europe devrait être profondément inquiète de la montée rapide de l’extrême droite » dont les candidats font à nouveau une percée vers le pouvoir politique (Èvening Standard, 15 juin 2002. C’est nous qui traduisons). Le sentiment de frustration et le désir de changement gagnent du terrain, exactement comme ce fut le cas avant la Seconde Guerre mondiale.

Le conflit global de 1914-1917 renversa des régimes qui vivaient dans l’opulence et qui avaient perdu le contact avec la réalité ; tel fut le cas en Russie, en Allemagne, en Autriche-Hongrie et en Turquie. Les efforts inefficaces de leaders libéraux démocrates favorisèrent l’arrivée de dictateurs et de militaristes en Allemagne, en Italie et au Japon, ce qui plongea le monde dans la Seconde Guerre mondiale en 1939. Beaucoup se demandent, de nos jours : nos politiciens actuels, empreints de libéralisme, habitués à la démocratie, égoïstes et à tendance élitiste, ne seront-ils pas remplacés par des leaders plus autoritaires ? Les puissances qui menèrent le monde pendant plusieurs siècles – l’Amérique, la Grande-Bretagne et la France – seront-elles défiées ouvertement par des rivaux sur la scène mondiale ? L’Amérique, l’unique superpuissance dans le monde actuel, pourrait-elle s’écrouler ? L’Allemagne, pour la troisième fois en un siècle, s’élèvera-t-elle pour dominer l’Europe et le reste du monde ? Personne ne semble avoir de réponse, cependant l’Histoire nous apporte d’importants éclaircissements – et la Bible nous fournit des réponses vitales.

Des leçons qui font réfléchir

Mais que pouvons-nous découvrir, au juste, en remontant dans le temps ? Simplement que nous, qui faisons partie de la génération actuelle, sommes tellement occupés à vivre dans le présent, que nous en oublions de considérer que l’Histoire a tendance à se répéter. Par conséquent, nous ne voyons pas l’utilité d’étudier les leçons de l’Histoire. L’écrivain allemand, Peter Schneider, nous avertit pourtant que « l’Histoire se répète, mais seulement après avoir changé de costume » (The German Comedy, page 179). Pour éviter de répéter les erreurs du passé, nous devons garder un œil vigilant sur d’anciennes tendances ou comportements qui pourraient refaire surface, bien que sous des formes quelque peu différentes.

Les historiens ont remarqué que « le chemin de la guerre [la Seconde Guerre mondiale] […] était pavé de modèles d’actions gouvernementales, lesquels étaient vieux de plusieurs siècles » (Civilization Past and Present, Wallbank, et al., 6th ed., page 854). En dépit des traités négociés dans le but d’assurer la paix, et de la belle rhétorique présentée à la Société des Nations, « chaque État était soucieux de servir ses meilleurs intérêts dans le panorama complexe de l’après-guerre » (Première Guerre mondiale. Ibid., page 843). En conséquence, « le fait de s’attendre à ce que les gouvernements du 20ème siècle soient différents de leurs prédécesseurs des époques antérieures, présupposait qu’un changement majeur aurait eu lieu dans leur comportement politique, ce qui n’est simplement pas le cas » (Ibid., pages 841-842). La façon dont les nations se sont comportées, au cours des siècles, est un indicateur de leurs actions futures ! C’est pourquoi, il est si important de comprendre les leçons de l’Histoire.

Au terme de la Seconde Guerre mondiale, Winston Churchill écrivit une histoire de cette Guerre, en six volumes, en y incluant les événements qui conduisirent au début des hostilités. Son but était « d’étaler les leçons du passé devant les générations du futur » (The Gathering Storm, page IV). Voici ce qu’il dit : « J’ai le fervent espoir que le fait de réfléchir aux choses du passé procurera des conseils pour les jours à venir [… ] (à) une nouvelle génération » (Ibid., page V). Churchill savait de quoi il parlait, car en 1934, il avait averti les gens de sa génération – cinq ans avant que n’éclate la Deuxième Guerre mondiale – « qu’aucune des leçons du passé n’a été apprise, qu’aucune n’a donné lieu à des actions concrètes, et que la situation est incomparablement plus dangereuse » (Ibid., page 93). Pour comprendre ce que sera l’avenir de l’Allemagne, nous devons comprendre sa place historique en Europe, ainsi que ses intentions.

La position clé occupée par l’Allemagne

En raison de sa grandeur, de sa position, et du tempérament de son peuple, les buts poursuivis par l’Allemagne, ses intentions et les actions qu’elle mènera, tout cela aura des implications considérables pour l’Europe et le reste du monde. Il y a près de vingt ans, le journaliste italien, Luigi Barzini, écrivait que « l’avenir de l’Europe semble dépendre maintenant […] comme depuis des siècles, de l’avenir de l’Allemagne […] et des décisions qu’elle prendra » (The Europeans, pages 69, 267). Les observations de Barzini s’appuyaient sur le fait que l’Allemagne « est devenue, une fois de plus, la nation la plus riche, la plus puissante, la plus efficace, la plus ordonnée, la plus productive, la plus en avance sur le plan scientifique et technologique, ainsi que la plus peuplée d’Europe occidentale » (Ibid., page 69). L’unification de l’Allemagne, en 1989, aboutit à la concentration de 80 millions d’Allemands au cœur même de l’Europe. Avec la proposition d’un élargissement de l’Union européenne en direction de l’Est (une zone faisant traditionnellement partie de la zone d’influence et d’intérêt des Allemands), l’Allemagne est en phase de devenir le centre géographique d’un colosse européen en formation, lequel lancera un défi à la suprématie américaine.

Les événements qui se déroulent actuellement en Europe sont également le reflet d’une tendance décrite par Samuel Huntington, de l’Université d’Harvard, qui est un expert en relations internationales. Huntington écrit que « dans le monde naissant de la politique globale, les “États-nodules” des principales civilisations sont sur le point de supplanter les deux superpuissances de la période de la Guerre Froide (les États-Unis et l’Union soviétique) en tant que pôles d’attraction et de répulsion pour les autres pays » (The Clash of Civilizations and the Remaking of World Order, page 155). Il définit un « État-nodule » comme étant le plus fort et culturellement le plus en vue à l’intérieur d’une culture ou d’une civilisation, et il remarque que la France et l’Allemagne constituent de tels États nodulaires en Europe (Ibid., page 135). Au cours des siècles, la France et l’Allemagne se sont livrées des batailles à répétition dans le but de gouverner l’Europe. De nos jours, l’éclat de la France est en déclin, tandis que celui de l’Allemagne monte. L’analyste en matière de politique étrangère, John Newhouse, perçoit l’Allemagne comme le « membre le plus important de l’Union européenne », qui commence à mener le bal en Europe (Europe Adrift, page 301). Tout en concluant que « le sort de l’Europe est assez lié au sort de l’Allemagne » (Ibid., page 301), il lance, en même temps, un avertissement lorsqu’il ajoute que « la nouvelle Allemagne […] est en passe de devenir le problème […] subrepticement […] une sorte de nouvelle attitude où la direction est en train de se développer lentement […] à un moment donné, elle (l’Allemagne) usera de tous ses leviers pour combler le fossé qui la démarque de ceux qui mènent le monde actuellement, et il se peut fort bien qu’elle y parvienne » (Ibid., page 52). Mais quelles sont les intentions de l’Allemagne, et quelle direction poursuit-elle ?

Les intentions allemandes

Si nous ouvrons bien les yeux, il n’est pas trop difficile de discerner les intentions des leaders allemands. Dans une évaluation du passé qui donne à réfléchir, l’historien en matière militaire, John Laffin, montre – documents à l’appui – comment les intentions de Hitler avaient été clairement révélées, près de vingt ans avant le début de la Seconde Guerre mondiale, par ses discours, ses écrits, ses actions et les gestes qu’il faisait ; cependant les autres leaders mondiaux des années trente ne prirent pas au sérieux ces signes avant-coureurs qui étaient pourtant publics (Hitler Warned Us, jacket). Dans son livre intitulé « Mein Kampf », et publié en 1925, Hitler exposait ses intentions de restaurer l’Allemagne dans la position qui lui revenait de plein droit dans le concert des nations, d’éliminer les Juifs et autres races inférieures, de créer plus de « Lebensraum » (espace vital) pour l’Allemagne, et de réunir tous les peuples germaniques au sein d’un « Reich » allemand élargi. Comme Laffin le fait remarquer « ces promesses constituaient des avertissements pour nous, mais nous avons choisi de les ignorer jusqu’à ce qu’il soit trop tard » (Ibid., page 157). Une leçon que l’Histoire nous enseigne, c’est que nous devons être attentifs à ce que disent et font les Allemands influents, car leurs paroles et leurs actions se manifestent devant nous, aujourd’hui même !

En 1965, Franz-Joseph Strauss, ancien ministre allemand de la Défense et des Finances, fit connaître ses idées quant à l’avenir de l’Allemagne et de l’Europe. Il est instructif de considérer ses projections par rapport à ce qui se passe de nos jours – et d’en dégager les intentions allemandes. Ces dernières années, l’Allemagne s’est fait le protagoniste d’une Europe unie. Strauss explique : « L’Allemagne a besoin de l’Europe plus qu’aucun autre pays […] elle a non seulement trouvé dans le concept européen le moyen de se racheter d’un proche passé [avoir déclenché deux Guerres mondiales], mais elle y trouve aussi un débouché honorable pour ses formidables énergies. En contribuant à la formation d’une fédération européenne, l’Allemagne se découvrait elle-même une nouvelle identité » (The Grand Design, page 9). Strauss comprit qu’en créant les États-Unis d’Europe, « l’Europe pouvait à nouveau remplir le rôle historique qu’elle avait commencé à perdre à la fin de la Première Guerre mondiale […] quand nous faisons un examen rétrospectif du continent européen de 1914, nous devons nous rappeler qu’il était le véritable pivot du monde […] le summum de la splendeur sur la terre » (Ibid., pages 40, 92). Strauss avait échafaudé un plan magistral pour une Europe où régnerait la paix, mais les leaders allemands savent pertinemment que le sentier qui mène à l’unité européenne est aussi un sentier qui conduit à la puissance et à la gloire – un objectif auquel l’Allemagne aspire depuis des siècles !

Strauss fit d’autres commentaires qui donnent à réfléchir. Il déclara que « l’époque de la lutte pour le pouvoir politique est loin d’être révolue […] nous nous devons de trouver un nouveau point de départ qui changerait la face politique du monde […] et saisir toute occasion, dès qu’elle se présentera » (Ibid., pages 12, 24). Voilà comment l’ex-chancelier allemand, Helmut Kohl, abordait le sujet de la réunification de l’Allemagne : rester en retrait, puis aller de l’avant quand le moment semblera propice. La réunification soudaine des deux Allemagnes prit le monde par surprise ! Strauss émit également l’opinion que l’Allemagne, étant à présent la troisième puissance économique du monde, il fallait « qu’un jour elle en vienne à chercher un moyen de s’affirmer politiquement sur la scène mondiale » (Ibid., page 77). Il déclara sans ambages qu’il serait « beaucoup plus simple, pour l’Allemagne, de faire un retour en tant que membre d’une communauté internationale, en tant que membre d’une fédération européenne, que sous la bannière d’un Reich allemand », et que « notre comportement européen représentait la seule soupape de sécurité dont nous disposions » (Ibid., page 104).

Nulle part ailleurs, le retour en force de l’Allemagne n’est plus apparent que dans la dynamique et trépidante ville de Berlin – la capitale historique de l’Allemagne depuis l’époque des Empereurs prussiens. Cette ville, jadis rasée par les bombes, et qui fut partagée à dessein par les Forces alliées victorieuses au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, s’est relevée de ses cendres et, est en phase de devenir la plus moderne des capitales européennes. Le « Reichstag » a été repensé et reconstruit. Une nouvelle chancellerie étincelante s’étend sur les berges de la rivière Spree, et d’imposants édifices de bureaux du Parlement sont en voie d’achèvement. De gigantesques grues dominent le ciel de Berlin, et son système de transport urbain moderne est le plus développé de toutes les villes européennes. Cette capitale qui renaît, et dont les plans ont été conçus à une grande échelle, représente un hommage au caractère industrieux et à l’esprit visionnaire des Allemands. Elle est aussi représentative du défi qu’il a fallu relever en voulant créer une capitale « qui reflète les ambitions et les aspirations de l’Allemagne » (Foreign Policy, Summer 1998, page 145). Beaucoup se demandent : Où ces aspirations mèneront-elles finalement ?

Les projections d’avenir pour l’Allemagne

Quand il s’agit de faire des prédictions au sujet de l’orientation future de l’Allemagne, les prophéties bibliques, de même que les experts en matière de politique étrangère nous dressent un tableau qui donne plutôt à réfléchir. Depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, l’Allemagne s’est contentée de collaborer avec la France pour bâtir une Union européenne. Cependant, cette coopération, qui était à la fois pratique et nécessaire, est en train de subir des changements. Les Allemands commencent à s’irriter au sujet de leur contribution financière au trésor européen, destiné à permettre la modernisation d’autres nations en Europe. L’Allemagne commence aussi à se lasser de devoir se faire plus petite, afin que la France puisse paraître plus grande. Les jeunes Allemands veulent mener une politique qui soit plus en accord avec les intérêts allemands, ce qui n’est pas surprenant, vu que l’Allemagne est la nation la plus peuplée et la plus puissante d’Europe.

Il y a des années, Otto von Bismarck, prussien politique futé, fit observer : « J’ai toujours noté le mot “Europe” sur les lèvres de ces politiciens qui voulaient obtenir de la part d’autres puissances ce qu’ils n’auraient pas osé demander en leur propre nom » (Statecraft, Thatcher, page 325). D’autres ont fait remarquer que « l’Allemagne a toujours poursuivi une politique à son avantage dans le contexte de l’Europe » (The German Predicament, Markovits & Reich, page 204). L’ex-conseiller américain en matière de Sécurité Nationale, Zbigniew Brzezinski, a émis le commentaire suivant : « L’Allemagne, en opérant sa réhabilitation sous la bannière de l’Europe, s’assure de sa propre grandeur tout en s’accordant une mission qui n’incitera pas, automatiquement, ses partenaires à éprouver du ressentiment à son égard, voire de la crainte » (The Grand Chessboard, page 63). Par contre, a-t-il ajouté en guise d’avertissement, si les efforts en vue de l’unification de l’Europe devaient échouer, alors l’Allemagne se ferait probablement plus ferme et plus explicite pour définir ses intérêts nationaux », et elle serait tentée de reprendre son rôle historique : celui de faire régner l’ordre en Europe » (Ibid., pages 73-74). Brzezinski prévoit la réapparition possible d’une Europe centrale (Mitteleuropa), sous influence allemande – comme ce fut le cas au Moyen Age, à l’époque du saint Empire romain. Un document officiel, émanant des partis politiques au pouvoir en Allemagne, arrive essentiellement à la même conclusion : « Si l’intégration de l’Europe ne devait pas progresser, l’Allemagne pourrait être appelée à stabiliser l’Europe de l’est par ses propres moyens et selon la méthode traditionnelle, à moins qu’elle ne soit tentée de le faire en raison de contraintes pour sa propre sécurité (CDU/CSU paper, Reflections on Europe, 1er septembre 1994). Les méthodes traditionnelles de l’Allemagne ont eu des effets dévastateurs sur d’autres nations. Mais que signifie tout cela pour le futur ?

L’Allemagne dans la prophétie

Des dizaines de prophéties bibliques se concentrent sur des événements qui se produiront juste avant le retour de Jésus-Christ sur la terre. Ces événements, qui avaient été prédits de longue date, ressemblent à ce qui se déroule actuellement sur la scène mondiale. L’apôtre Paul a écrit que « dans les derniers jours il y aura des temps difficiles », à mesure que les gens deviendront plus préoccupés d’eux-mêmes, égoïstes, de plus en plus irrespectueux des règles de civilité, tout en étant obsédés par la poursuite de plaisirs personnels (2 Timothée 3 :1-5). Jésus prophétisa que Son retour – et la fin de cet âge – serait précédé d’une période de séduction en matière de religion, d’anarchie sociale, de guerres, de violence et de conflits raciaux (Matthieu 24 :3-14). L’apôtre Jean annonça l’entrée en scène d’une « bête » des temps de la fin, à laquelle dix rois (c’est-à-dire dix nations ou royaumes) céderaient leur souveraineté (Apocalypse 13 :1-10 ; 17 :2-14). Le prophète Daniel révèle que cette puissance militaire, symbolisée par une « bête », représentera la dernière résurrection d’un système politique dont les racines sont issues de l’Empire romain et du saint Empire romain germanique (Daniel 7 :19-27). Pour en savoir plus sur ces prophéties d’importance vitale, veuillez demander notre brochure gratuite : « La bête de l’Apocalypse ».

La référence de Daniel à « un roi du nord » et le commentaire de Jean au sujet de dix rois qui cèdent leur souveraineté à ce leader, indique que ce « roi » représente soit un « État-nodule », soit la nation dominante d’une union ou fédération d’États (Daniel 11 :40-43). Le « roi du nord » sera à la tête d’une puissance dominée par l’Assyrie, et il se pourrait qu’il soit lui-même assyrien (Ésaïe 7 : 18-20 ; 10 :1-5 ; Osée 11 :5). Il est prophétisé que, dans les « derniers jours », cette résurrection finale de l’Empire romain attaquera et assujettira les nations israélites, parce qu’elles auront oublié Dieu et rejeté Ses voies (voir Jérémie 30). Dieu qualifie l’Assyrien de « verge de ma colère […] Je l’ai lâché contre une nation impie » (Ésaïe 10 :5-6). Ce n’est pas la première fois que Dieu Se sert de l’Assyrie pour corriger le peuple qu’Il S’est choisi, et les Écritures indiquent que cela va se reproduire. Dieu met en garde les nations d’Israël récidivistes : « Je prépare contre vous un malheur et je médite un projet contre vous […] car mon peuple m’a oublié » (Jérémie 18 :11, 15). De terribles calamités attendent nos nations qui ont péché gravement, y compris une seconde déportation qui éclipsera en importance tout ce que le monde aura connu auparavant (voir Ézéchiel 5-7 ; Ésaïe 11 :11-12). Ce revirement drastique de la situation se produira soudainement et de façon imprévisible (Ésaïe 8 :14 ; Jérémie 6 :26), et sera un châtiment venant directement de Dieu.

Dans les prophéties bibliques, Dieu fait allusion aux nations modernes par le biais de leurs noms anciens. Lorsqu’Il Se réfère à l’Amérique, à la Grande-Bretagne et à d’autres nations originaires du nord-ouest de l’Europe, Il les désigne par le terme de « nations d’Israël », parce qu’elles sont issues de Jacob, dont le nom fut changé en Israël. L’Allemagne moderne est désignée par son ancien nom « Assyrie ». Beaucoup de prophéties au sujet du « roi du nord » s’appliquent particulièrement à l’Allemagne contemporaine. La nation que Dieu enverra contre les nations israélites pécheresses est connue pour son arrogance et sa philosophie selon laquelle ils s’imaginent être une race supérieure (Ésaïe 10 :8). Ils parlent une langue étrangère (Jérémie 5 :15). Ils possèdent de puissants armements qu’ils manient avec une précision mortelle (Jérémie 6 :22-23 ; Osée 11 :5-6). L’Assyrie est aussi représentée comme un « grand aigle », qui emporte la maison d’Israël (Ézéchiel 17 :1-16). Pendant des siècles, l’aigle a été le symbole de l’Allemagne.

De nos jours, l’Allemagne est un allié de l’Amérique et de la Grande-Bretagne. Cependant, les prophéties bibliques indiquent que les alliés d’Israël – y compris l’Assyrie – se changeront soudainement en ennemis (Ézéchiel 23 :5-24). Dieu Se servira des aptitudes remarquables des Allemands – y compris leur compétence militaire – pour accomplir Son objectif. L’Allemagne sera l’instrument de correction dont Dieu Se servira, car « lorsqu’ils sont en guerre, ils font le travail, comme en temps de paix, aussi complètement, efficacement et rapidement que possible, sans regarder à droite ou à gauche, comme de bons ouvriers obéissants qu’ils sont » (Barzini, page 94). Une fois ce travail terminé, Dieu devra punir le « cœur arrogant du roi d’Assyrie », pour s’être vanté d’avoir accompli cela par sa propre force et sa sagesse (Ésaïe 10 :12-13). En fin de compte, la Fédération européenne menée par l’Allemagne, de même que les nations israélites, aura à apprendre la même leçon – à savoir que l’orgueil doit céder la place à l’humilité (Zacharie 10 :10-11), et que l’obéissance aux lois divines doit remplacer la désobéissance. Quand ces leçons auront été apprises, Dieu Se servira des talents remarquables des Allemands pour aider à rebâtir des sociétés démolies, une fois que le Royaume de Dieu sera établi sur la terre. Dieu révèle « qu’en ce même temps Israël sera, lui troisième, uni à l’Égypte et à l’Assyrie, et ces pays seront l’objet d’une bénédiction […] bénis soient l’Égypte, mon peuple, et l’Assyrie, œuvre de mes mains, et Israël, mon héritage ! » (Ésaïe 19 :24-25).

Les critiques peuvent bien se moquer de ce scénario, mais les prophéties bibliques au sujet des nations israélites et leur adversaire des temps de la fin – l’Assyrie – sont très claires. Grâce aux symboles qui identifient les nations, on peut jeter la lumière sur les prophéties bibliques, lesquelles donnent un sens aux événements qui se déroulent dans le monde, aujourd’hui, tout en nous indiquant dans quelle direction ils nous mènent. C’est pourquoi nous devons étudier les Écritures (2 Timothée 2 :15) et surveiller les événements mondiaux (Marc 13 :32-37), de peur d’être pris au dépourvu quand ces événements commenceront à se produire, juste avant le retour de Jésus-Christ. Seuls ceux qui sont sur le qui-vive et éveillés – ceux qui se seront repentis, qui auront changé leur façon de vivre (Actes 2 :38-40), et qui auront persévéré dans l’accomplissement de l’Œuvre que Jésus nous a confiée – eux seuls échapperont à ce conflit à venir entre les aigles (Apocalypse 3 :8-13). Serez-vous de leur nombre ?

 

La leçon de la Norvège

Pour comprendre la tournure que prendront des événements futurs, il est instructif d’examiner comment les nations se sont comportées dans le passé. Le matin du 9 avril 1940, des troupes allemandes envahirent brusquement la Norvège, sans provocation et sans avertissement. Winston Churchill rapporte que « l’effet de surprise, le caractère impitoyable et la précision étaient des caractéristiques de cette attaque contre une Norvège innocente et sans défense (The Gathering Storm, page 591). Il explique que ce qui stupéfia le plus les Norvégiens, ce n’était pas l’acte d’agression en lui-même, mais leur prise de conscience collective qu’une grande puissance [l’Allemagne] qui depuis des années feignait des rapports amicaux, en soit venue soudainement à se comporter en ennemi mortel […] Le peuple norvégien était abasourdi quand il réalisa que, pendant des années, leurs amis allemands avaient conçu les plans les plus détaillés pour mener à bien une invasion et, ultérieurement, la mise en esclavage de leur pays » (Ibid., page 606).

Cette opération militaire au succès retentissant fut la conséquence d’efforts concertés de la part de stratèges militaires allemands pour ramener l’Allemagne à la position, « qui lui revenait de plein droit […] à la tête des nations » (Ibid., pages 46, 55). Churchill commente le fait que « contrairement à l’Amérique et à la Grande-Bretagne, l’Allemagne élaborait déjà des plans de guerre bien avant que celle-ci n’éclate […] en passant au peigne fin tous les enseignements qu’on pouvait retirer de la Première Guerre mondiale. Elle introduisit de nouvelles pratiques d’entraînement et des cours de formation de toutes sortes » (Ibid., pages 45, 584). Les pilotes et les soldats subissaient leur entraînement hors de l’Allemagne. On construisit des sous-marins et des chars d’assaut dans d’autres pays, et les usines allemandes avaient été conçues pour permettre une rapide conversion pour l’effort de guerre. Churchill mentionne qu’on fit appel à « toutes les formes de supercherie » pour duper la Commission alliée, mise en place au Traité de Versailles, et pour exercer un contrôle sur les armements allemands (Ibid., page 49).

La conséquence de cette planification secrète des Allemands, ainsi que leurs opérations de réarmement, fut que les puissances alliées (qui s’étaient engagées dans un processus de désarmement) subirent, vers la fin des années trente, « une cascade de surprises violentes » lorsqu’elles se trouvèrent confrontées à « la puissance organisée et à la volonté de se battre de la race la plus efficace d’Europe, et qui avait hâte de retrouver sa gloire nationale d’antan » (Ibid., pages 189, 585). Churchill ne manque pas de souligner que « la supériorité des Allemands en matière de conception, de gestion et de dynamisme ne faisait pas de doute. C’est sans pitié qu’ils mirent à exécution un plan d’action conçu avec la plus grande minutie, lequel réussit à tromper la Grande-Bretagne et ses alliés, tout en les prenant par surprise » (Ibid., pages 648-649). Les historiens font remarquer que, dans les premiers temps de la Seconde Guerre mondiale, « la stratégie allemande était un chef-d’œuvre » qui se caractérisait par une force de frappe rapide et massive, exploitant toutes les opportunités (Civilization Past and Present, 6ème édition, pages 855-857). Un point qu’Hitler mentionne dans « Mein Kampf », mais qu’il oubliera par la suite, c’est que « l’Allemagne se doit de ne pas répéter l’erreur de frapper tous ses ennemis en même temps. Elle doit sélectionner le plus dangereux et l’attaquer avec toutes ses forces » (The Gathering Storm, page 57).

Une fois encore, l’Allemagne vise une place de premier plan sur la scène mondiale et elle se prépare pour ce rôle. Son équipement militaire est classé parmi les meilleurs au monde. On considère que son armée modernisée est la meilleure en Europe. Les pilotes allemands sont entraînés sur des bases américaines. Simultanément, les forces armées de la Grande-Bretagne, du Canada, de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande ont été réduites au minimum et elles dépendent des forces américaines, lesquelles sont déjà bien trop éparpillées à travers le monde. L’Histoire nous enseigne que des forces obscures, en Allemagne, ont déjà profité de ce genre de situation dans le passé. Les prophéties bibliques révèlent que nos alliés vont soudainement se tourner contre nous (Jérémie 4 :30 ; Ézéchiel 23 :5-10, 22-23). Nos observateurs contemporains ont pu voir avec quelle rapidité les Allemands de l’est ont tourné le dos à des décennies d’endoctrinement communiste, et ils se demandent si les Allemands de l’ouest, advenant une crise, ne pourraient pas à leur tour mettre un terme à cinquante années d’endoctrinement démocratique, pour revenir à des méthodes plus autoritaires, dans le but de servir leurs propres intérêts, ainsi que leur désir d’épanouissement personnel (The German Question & Other German Questions, Schœnbaum & Pond, page 148). Leur conclusion est que « prenant tout le monde par surprise, il est fort probable que d’anciennes maladies dont il ne sera fait mention dans aucun traité médical, réapparaîtront sous forme de nouvelles souches cultivées en Allemagne » (Ibid.). L’historien, Richard Overy, émet le commentaire suivant : « L’Histoire a la fâcheuse tendance à générer des surprises » (Èvening Standard, 15 mai 2002). Les prophéties bibliques indiquent que c’est bien ce qui va se passer. La prochaine fois, l’Allemagne frappera, sans aucun doute, en premier lieu la nation qu’elle considèrera être son ennemi le plus puissant. Un affrontement d’aigles s’annonce. Nous devons nous maintenir au courant des leçons de l’Histoire et des prophéties des Écritures.

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