Le piège de l’œcuménisme

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Aujourd’hui, le monde se trouve confronté à de graves problèmes – tels que le terrorisme, les conflits ethniques, l’effritement des valeurs morales fondamentales et la destruction de l’environnement – qui menacent l’avenir de la civilisation humaine. Face à ces défis mondiaux, les chefs religieux recherchent un terrain d’action commun. Leur objectif immédiat consiste à unir leurs efforts pour lutter contre les démons de la violence, de la guerre, de la pauvreté, de la faim, de l’inégalité sociale, de l’injustice, du matérialisme et de la dévastation écologique.


Le but ultime de cette action œcuménique est d’établir une communion dans le monde, qui réconciliera toutes les Églises – et par la suite toutes les religions – dans une « civilisation d’amour » qui regroupera tous les enfants de Dieu. C’est un noble but. Mais toutes ces bonnes intentions et ces efforts connaîtront-ils le succès ou, au contraire, une fin soudaine et inattendue ? Aussi surprenant que cela puisse paraître, le mouvement œcuménique moderne – avec ses conséquences – fut prophétisé depuis longtemps dans les pages de la Bible. Ces prophéties sont en train de s’accomplir, aujourd’hui !

Au cours des dix dernières années du 20ème siècle, nous avons été témoins de plusieurs événements remarquables sur le plan religieux. En 1994, les dirigeants catholiques et protestants signèrent un accord intitulé « Evangéliques et Catholiques ensemble », dans lequel ils s’engageaient à coopérer étroitement sur les questions sociales et culturelles des problèmes communs. Un an plus tard, le pape Jean-Paul II publiait une encyclique importante, « Que tous soient un », pour promouvoir la cause de « l’unité chrétienne ». En 1997, les quatre principales dénominations religieuses en Amérique – l’Église unie du Christ, l’Église réformée, l’Église presbytérienne et l’Église luthérienne – mettaient fin à des siècles de division en signant « une formule d’accord ».

L’événement le plus significatif – que certains appellent « l’événement œcuménique du siècle » – est peut-être bien celui de 1999, lorsque les représentants de l’Église catholique et des Églises luthériennes signèrent un accord historique sur la justification, le véritable problème qui déclencha la Réforme protestante et brisa « l’unité » de la « chrétienté catholique » occidentale. Cet accord clé fut signé le 31 octobre 1999 à Augsbourg, en Allemagne – le jour anniversaire de la Réforme dans les Églises luthériennes – exactement 482 ans après que Martin Luther eut affiché ses 95 thèses sur la porte d’une Église à Wittenberg en Allemagne. La revue Christian Century déclare que cet accord fut « un pas spectaculaire mettant fin à une dispute datant du 16ème siècle, qui était au cœur de la rupture des protestants avec l’Église catholique romaine » (27 octobre 1999, page 1019. C’est nous qui traduisons tout au long de cet article). Quinze mois plus tard, en janvier 2001, les Églises luthériennes et épiscopales mettaient fin à des siècles de division en signant un accord de partage du clergé, des Églises et de la mission. Ces accords historiques font partie d’un grand mouvement œcuménique, qui a « inspiré des dialogues extraordinaires et a permis de bâtir des passerelles par-dessus les canyons ecclésiastiques et théologiques » (Denver Post, 1er novembre 1999). Ce mouvement a, semble-t-il, réuni différents groupes, alors que ceux qui se disent chrétiens anticipaient les 2000 ans de l’anniversaire de la naissance de Jésus-Christ.

Le pape Jean-Paul II fut l’un des principaux acteurs dans les démarches visant à l’unification du « monde chrétien ». Sous ses auspices, l’Église catholique romaine engagea des discussions avec les Juifs et de nombreux groupes protestants. En tête de liste des priorités des catholiques romains, figure un accord avec l’Église orthodoxe orientale qui possède une influence sur une bonne partie de l’Europe de l’est – c’était autrefois une importante partie de la « chrétienté » occidentale. En 1982, Jean-Paul II devint le premier pontife à visiter la Grande-Bretagne depuis la Réformation. En octobre 2000, il reçut la reine Élisabeth II dans une audience privée à Rome. Dans ses remarques, la reine déclara : « J’espère que nous continuerons d’avancer dans le chemin qui conduit à l’unité chrétienne » (San Bernardino Sun, 18 octobre 2000). Le pape fit le commentaire suivant : « On ne peut pas se détourner du but œcuménique que nous nous sommes fixés pour obéir au commandement du Seigneur » (BBC News, 17 octobre 2000).

En janvier 2002, Jean-Paul II présida un rassemblement historique de dirigeants des principales religions dans le monde, dans la ville italienne d’Assisse, là où naquit le moine médiéval connu sous le nom de Saint François. Alors qu’ils priaient ensemble, le pontife encouragea les chefs religieux à condamner la violence et la guerre, et à travailler dans l’unité pour promouvoir la paix. Paradoxalement, à la fin d’une remarquable décennie œcuménique, le bureau chargé de la doctrine au Vatican publia un document officiel, déclarant que la foi catholique est l’unique chemin vers le salut, que les fois non-chrétiennes sont « gravement insuffisantes » dans leurs croyances, que les Églises protestantes ne sont pas des « Églises sœurs », et que « la sainte Église catholique et apostolique [Rome] n’est pas une sœur, mais la mère de toutes les Églises [chrétiennes] » (Los Angeles Times, 6 septembre 2000).

Que se passe-t-il au juste ? Quelle est la véritable signification de la spectaculaire poussée vers une soi-disant « unité chrétienne », et l’harmonisation des religions mondiales ? Pourquoi cela a-t-il lieu maintenant, et où cela nous mènera-t-il ?

Dans une remarquable prophétie, donnée il y a plus de 2700 ans, le prophète Ésaïe décrit le jugement d’une femme mystérieuse appelée « fille de Babylone […] souveraine des royaumes », qui disant en son cœur : « Moi, et rien que moi ! Je ne serai jamais veuve, et je ne serai jamais privée d’enfants ! » (Ésaïe 47 :1-11). Souvent, dans les prophéties bibliques, une femme symbolise une Église. Ici, les racines spirituelles de la femme sont liées aux anciennes pratiques de la Babylone païenne. Elle affirme qu’il n’y a qu’elle (c’est-à-dire qu’elle est la seule véritable Église), et qu’elle fera un effort pour récupérer ses enfants perdus et dispersés (ses filles). Ce n’est pas une pure coïncidence si le document publié récemment par le Vatican se fait l’écho de ces mêmes sentiments.

Dans le livre de l’Apocalypse, l’apôtre Jean se réfère à cette femme mystérieuse, qui « s’est glorifiée et plongée dans le luxe », et qui dit : « Je suis assise en reine, je ne suis point veuve » (Apocalypse 18 :7). Cependant, Jean révèle que cette femme est appelée « la grande prostituée » et la « mère des prostituées » avec laquelle « les rois de la terre se sont livrés à la débauche, et c’est du vin de sa débauche que les habitants de la terre se sont enivrés » (Apocalypse 17 :1-6). Ce puissant message décrit une grande fausse Église qui a engendré des Églises filles, dont toutes sont profondément impliquées avec la politique mondiale et ont répandu dans le monde, de faux enseignements. Il n’y a qu’une seule Église sur la terre qui soit assise sur sept montagnes, selon la description de cette femme mystérieuse (Apocalypse 17 :9). Les prophéties bibliques montrent que cette « Église mère » essayera activement de ramener ses « filles » dans sa famille, juste avant le retour de Jésus-Christ (voir Apocalypse 17 :5 ; 19 :2).

Mais, qu’est-ce qui persuadera, en fin de compte, les protestants sceptiques, les orthodoxes méfiants, et les membres des autres religions du monde, que le leader à Rome est le seul véritable serviteur de Dieu ? L’apôtre Jean rapporte qu’un individu « semblable à un agneau » (un prétendu chef de la chrétienté) viendra et, « [il opérera] de grands prodiges, jusqu’à faire descendre du feu du ciel sur la terre [… il séduira] les habitants de la terre par les prodiges » (Apocalypse 13 :13-14). L’apôtre Paul appelle cet individu « l’homme impie », qui recevra de Satan le pouvoir d’opérer des miracles, pour convaincre les gens confiants de croire aux mensonges, en les menant loin de la vérité biblique (2 Thessaloniciens 2 :1-12). Paul montre avec précision, que ces événements auront lieu juste avant le second Avènement de Jésus-Christ.

De nombreuses prophéties déclarent que ce grand chef religieux, de même que le système sur lequel il préside s’effondreront soudainement et seront détruits lorsque le Christ reviendra (Apocalypse 17 :16 ; 18 :8, 16-17 ; 19 :20). La Bible révèle que les efforts des hommes pour unir ceux qui se disent chrétiens, et harmoniser les religions du monde, mèneront l’humanité dans un piège qui sera, en fin de compte, un échec. Il nous faut surveiller les événements mondiaux, et rechercher la vérité dans la parole divine (2 Thessaloniciens 2 :13-15), parce que les prophéties des temps anciens sont en train de s’accomplir aujourd’hui !

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