Rod McNair

Qui changea le jour du sabbat ?

La Bible enseigne que les chrétiens doivent respecter le sabbat. Mais, quel jour est le sabbat ? La Bible ne dit nulle part que le dimanche est le jour de repos hebdomadaire. Pourtant, c’est ce que font la plupart des confessions chrétiennes. Alors, si Jésus et les apôtres observaient le sabbat du septième jour, pourquoi la plupart des chrétiens ont cessé son observance de nos jours ? Que s’est-il passé ?

[Le texte ci-dessous est l’adaptation de la transcription de cette émission du Monde de Demain.]

Le sabbat est le septième jour de la semaine

La Bible enseigne que les chrétiens doivent respecter le sabbat. Mais, quel jour est le sabbat ? Dans plusieurs pays, les calendriers identifient toujours correctement le samedi comme le septième jour de la semaine. Aujourd’hui, nous appelons ce septième jour « samedi ». Mais dans la Bible, il est appelé « sabbat », c’est-à-dire « repos ».

C’est un jour de repos. C’est un jour où nous devons cesser notre travail. C’est un jour où nous nous rassemblons avec d’autres chrétiens, où nous adorons Dieu. C’est un temps sacré, sanctifié par Dieu.

Jésus-Christ observait le sabbat. Il enseignait à Ses disciples à l’observer, ainsi que les autres commandements. Les apôtres l’observaient également et enseignaient son observance.

La Bible ne dit nulle part que le dimanche est le jour de repos hebdomadaire. La Bible ne nous dit jamais d’avoir le culte hebdomadaire le premier jour de la semaine. Pourtant, c’est ce que font la plupart des confessions chrétiennes. Alors, si Jésus et les apôtres observaient le sabbat du septième jour, pourquoi la plupart des chrétiens ont cessé son observance de nos jours ? Que s’est-il passé ? Qui changea le sabbat ?

C’est un sujet important qui touche au cœur même de l’adoration du Dieu réel. C’est une question à laquelle nous devons trouver la réponse.

Examinons donc cette question et voyons ce que nous pouvons découvrir ensemble, dans cette édition du Monde de Demain. N’oubliez pas de vous munir de quoi noter, car nous vous donnerons plus tard la possibilité de commander gratuitement votre exemplaire de notre brochure d’étude intitulée L’Église de Dieu à travers les âges .

Alors, « Qui changea le jour du sabbat ? » Je reviens tout de suite avec la réponse.

Bienvenue au Monde de Demain, où nous vous aidons à comprendre votre monde à travers les pages de la Bible.

De temps à autre, les téléspectateurs nous demandent : « Si la Bible dit que le septième jour est un Jour saint, pourquoi la plupart des Églises ne le respectent-elles pas ? »

Vous vous posez peut-être la même question. Peut-être avez-vous interrogé votre pasteur ou votre prêtre à ce sujet. C’est un point très important qui mérite une réponse. Ceux qui vous diraient « le Christ vint pour tout faire à notre place » n’offrent pas une réponse valable. Recherchons une vraie réponse, tirée de la Bible et avec des faits historiques documentés.

Comme nous le disons toujours au Monde de Demain, ne nous croyez pas sur parole. Ouvrez la Bible et croyez ce qui est écrit dans ses pages.

Le développement de l’apostasie dans l’Église

Voyez-vous, après la mort des apôtres de Christ, l’Église subit des changements fondamentaux. Que s’est-il passé ? Feu le pasteur et évangéliste John Ogwyn l’a résumé ainsi dans la brochure que nous vous proposons aujourd’hui, L’Église de Dieu à travers les âges . À la page 4, il est écrit :

« Lorsque nous examinons l’histoire de l’Église traditionnelle, censément chrétienne, il apparaît que cette dernière est immensément différente de celle qui est décrite dans les pages du Nouveau Testament. Dans le livre des Actes, nous trouvons que l’Église de Dieu célébrait les Jours saints “juifs” […] Cependant, à peine trois cents ans plus tard, nous sommes en présence d’une Église revendiquant son origine apostolique, mais observant le “jour du soleil” à la place du sabbat du septième jour […] Comment en était-elle arrivée à cette incroyable transformation ? Que s’était-il passé ? » (L’Église de Dieu à travers les âges, John Ogwyn, p. 4).

Comment passer d’une Église qui observe le sabbat à un culte célébré un jour complètement différent ? Il n’est pas logique que le Christ ait conduit Son Église à observer un jour précis, puis, quelques années plus tard, ait ordonné d’observer un jour complètement différent. En effet, l’apôtre Paul a dit : « Jésus-Christ est le même hier, aujourd’hui, et éternellement » (Hébreux 13 :8).

Il est important de se souvenir que Jésus-Christ observait et enseignait l’observance du sabbat. En effet, dans Luc 6 :5, Il dit : « Le Fils de l’homme est maître même du sabbat. » Le dimanche n’est donc pas le « jour du Seigneur », comme la plupart des chrétiens l’entendent. Ainsi, lorsque nous parlons du « jour du Seigneur », il ne s’agit pas du dimanche. D’après le témoignage même de Jésus, le jour dont Il est le Maître, est le septième jour. Le sabbat.

Un autre élément important à retenir est qu’il existe des traces écrites montrant que l’Église du Christ observa le sabbat du septième jour au cours de nombreuses années après Sa mort et Sa résurrection. Dans Actes 13, nous lisons que Paul enseignait aux Juifs à Antioche, en Pisidie, le jour du sabbat. Remarquez ce qui s’est passé à la fin de l’assemblée. Cela se trouve dans Actes 13 :42 : « Comme ils sortaient de la synagogue des Juifs, les Gentils les prièrent de leur annoncer les mêmes choses le sabbat suivant » (Ostervald). 

N’aurait-ce pas été une belle occasion divine d’inspirer Paul de dire à ces gens d’origine païenne que le sabbat ne leur était pas imposé ? Mais cela ne fut pas le cas. Au contraire, remarquez bien ce qui est écrit dans Actes 13 :44 : « Le sabbat suivant, presque toute la ville se rassembla pour entendre la parole de Dieu. » 

Nous n’avons pas assez de temps pour aborder toutes les preuves relatives au sabbat dans cette émission. Ce sujet est traité dans d’autres émissions et articles sur MondeDemain.org. Il suffit de taper le mot « sabbat » dans le moteur de recherche de notre site. Vous pouvez également rechercher sur notre chaîne YouTube du Monde de Demain.

Comment l’Église est-elle passée de l’observance du sabbat du septième jour à celle du dimanche ?

Alors, encore une fois, comment l’Église est-elle passée de l’observance du sabbat du septième jour à celle du dimanche en seulement trois siècles ?

Pour comprendre ce développement, nous allons examiner trois points fondamentaux. Ces trois points décrivent ce qui s’est passé au cours des premiers siècles après Jésus-Christ. Je vais vous les présenter de ce pas. Ensuite, nous discuterons de chacun d’entre eux, un par un.

Qu’est-il arrivé dans l’Église entre le Ier et le IVe siècle ?

  1. De faux enseignants ont introduit des hérésies contre les lois de Dieu.
  2. Un sentiment anti-juif s’est accru, conduisant beaucoup à abandonner le sabbat.
  3. Les adeptes du dimanche sont devenus majoritaires et les adeptes du sabbat minoritaires.

Examinons donc ces points un par un, et voyons ce que nous pouvons trouver dans la Bible et les archives historiques. Premièrement :

Point n° 1 : De faux enseignants ont introduit des hérésies contre les lois de Dieu

Jésus mit en garde contre les faux prophètes lors de Son ministère terrestre. Il dit dans Matthieu 7 :15-16 : « Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous en vêtements de brebis, mais au-dedans ce sont des loups ravisseurs. Vous les reconnaîtrez à leurs fruits ».

Cet avertissement a été répété par les derniers apôtres encore en vie. En fait, dans certains cas, ils ont averti que de faux enseignants commençaient déjà à infiltrer l’Église. Remarquez ce que l’apôtre Jude a écrit dans Jude 1 :3-4 :

« Bien-aimés, alors que je désirais vivement vous écrire au sujet de notre salut commun, je me suis senti obligé de vous envoyer cette lettre pour vous exhorter à combattre pour la foi qui a été transmise aux saints une fois pour toutes. Car il s’est glissé parmi vous certains hommes, dont la condamnation est écrite depuis longtemps, des impies, qui changent la grâce de notre Dieu en dérèglement, et qui renient notre seul maître et Seigneur Jésus-Christ. » 

Jude nous dit que de faux enseignants introduisaient déjà l’hérésie selon laquelle la grâce signifie que l’on n’a pas à observer la loi divine. Mais Dieu exige que nous respections Sa loi. Dans Romains 7 :12, l’apôtre Paul a dit : « La loi donc est sainte, et le commandement est saint, juste et bon. » La loi divine définit l’amour. Mais ce que nous voyons, c’est que même au premier siècle, il y avait certains hommes qui essayaient déjà de supprimer cette loi.

Le dernier apôtre vivant de l’Église originelle fut l’apôtre Jean. Il mourut dans les années 90 apr. J.-C. Mais avant sa mort, il mit également en garde contre les faux enseignants qui prétendaient être des disciples du Christ. Remarquez ce qu’il consigna dans 1 Jean 2 :4 : « Celui qui dit : Je l’ai connu, et qui ne garde pas ses commandements, est un menteur, et la vérité n’est point en lui. » 

Ainsi, vers la fin de la vie de Jean, de faux enseignants s’étaient déjà infiltrés dans l’Église. Jean les traita de menteurs. Si cela se produisait déjà du vivant de Jean, imaginez ce qui allait survenir après sa mort.

Cela nous amène à notre prochain point. Au fil du temps, après la mort des apôtres de Christ :

Point n° 2 : Un sentiment anti-juif s’est accru, conduisant beaucoup à abandonner le sabbat

Le Ier siècle apr. J.-C. fut une période tumultueuse pour les Juifs sous la domination romaine. Plusieurs soulèvements contre l’Empire romain eurent lieu, dont l’un d’entre eux de 66 à 70 apr. J.-C., entraîna la destruction du temple à Jérusalem. Mais ce ne fut pas la fin. Comme le souligne le site Internet christianhistoryinstitute.org :

« Après la guerre juive (66-70), des soulèvements de plus en plus désastreux se succédèrent : la guerre de Kitos de 115-117 et la révolte de Bar Kokhba 20 ans plus tard. Après chaque conflit, Rome imposait des taxes punitives et d’autres restrictions aux Juifs, qu’ils aient soutenu les révoltes ou non (beaucoup ne l’avaient pas fait) » (“Faith divided”, Christian History Magazine, 2020).

Ces restrictions se durcirent jusqu’en 135 apr. J.-C., lorsque les Romains, exaspérés, expulsèrent tous les Juifs de Jérusalem sous peine de mort. Cela eut un impact considérable sur l’Église. De nombreux chrétiens à Jérusalem cessèrent complètement d’observer le sabbat du septième jour. Pourquoi ? Parce qu’ils ne voulaient pas être confondus avec des Juifs aux yeux des autorités romaines. Comme le conclut l’article : « Les chrétiens non juifs avaient désormais une raison d’éviter d’attirer l’attention sur leur relation avec cette secte potentiellement séditieuse » (Ibid.).

Le célèbre historien Edward Gibbon décrit comment l’Église de Jérusalem en 135 apr. J.-C changea radicalement sous la direction de son nouvel évêque latin, Marcus. Ceci est détaillé dans son célèbre ouvrage intitulé Histoire du déclin et de la chute de l’Empire romain :

« À sa persuasion, la plus grande partie de la secte [congrégation] abandonna la loi de Moïse, qu’elle avait suivie constamment pendant plus d’un siècle. En sacrifiant ainsi leurs coutumes et leurs préjugés, les nazaréens obtinrent l’entrée libre de la colonie d’Adrien, et cimentèrent plus fermement leur union avec l’Église catholique » (Histoire du déclin et de la chute de l’Empire romain, Edward Gibbon, tome 1, éditions Laffont, page 333, traduction François Guizot).

Comprenez bien que lorsqu’il est dit qu’ils « renoncèrent à la loi de Moïse », il s’agit des Dix Commandements, y compris l’observance du sabbat. Gibbon poursuit :

« On accusa de schisme et d’hérésie les restes obscurs des nazaréens qui avaient refusé d’accompagner leur évêque latin […] Peu d’années après le retour de l’Église de Jérusalem, il s’éleva une question qui devint un sujet de doute et de controverse : il s’agissait de décider si un homme qui reconnaissait sincèrement Jésus pour le Messie, mais qui persistait toujours à observer la loi de Moïse, pouvait espérer être sauvé » (Ibid.).

Waouh ! La plupart des membres de l’Église tournèrent le dos à la loi mosaïque, laquelle inclut les Dix Commandements, dont le sabbat du septième jour. Mais pourquoi ? Parce qu’ils ne voulaient pas être associés aux Juifs. Ce n’était pas la seule fois où les Juifs furent expulsés de leurs foyers dans l’Empire romain. Dans Actes 18 :1, nous trouvons un récit de ce qui s’est passé à Rome :

« Après cela, Paul partit d’Athènes, et se rendit à Corinthe. Il y trouva un Juif nommé Aquilas, originaire du Pont, récemment arrivé d’Italie avec sa femme Priscille, parce que Claude avait ordonné à tous les Juifs de sortir de Rome ».

Nous voyons donc que les tensions entre les Juifs et les autorités romaines éclatèrent à plusieurs reprises partout dans l’Empire romain à cette époque. Cela influença l’Église apostate, qui souhaitait se différencier des Juifs. Samuele Bacchiocchi explique cela très bien dans son ouvrage Du Sabbat au dimanche :

« On peut expliquer (mais non pas nécessairement justifier !) cette attitude envers les Juifs par plusieurs circonstances particulières à l’époque d’Hadrien. Tout d’abord, les relations entre Rome et les Juifs étaient très tendues […] Ces circonstances incitaient les chrétiens à développer leur identité propre, non seulement en prenant leurs distances vis-à-vis des Juifs, mais aussi en remplaçant les coutumes judaïques caractéristiques par de nouvelles formes de vie religieuse. 

« Non seulement le culte du Dimanche y était développé, mais on y a pris des mesures concrètes pour dissuader les chrétiens de toute vénération du jour du Sabbat » (Du Sabbat au Dimanche, Samuele Bacchiocchi, éditions P. Lethielleux, pp. 153-156, traduction Dominique Sébire).

Réfléchissez-y. Quelle est la puissance de la pression sociale et combien il était difficile de faire ce qui est juste face à la persécution ? Cependant, que dit Jésus dans Matthieu 7 :13-14 ?

« Entrez par la porte étroite. Car large est la porte, spacieux le chemin qui mènent à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par là. Mais étroite est la porte, resserré le chemin qui mènent à la vie, et il y en a peu qui les trouvent. »

Qu’enseigna l’apôtre Paul aux disciples après avoir été lapidé pour l’Évangile du Christ ? Nous le voyons dans Actes 14 :22 où il est dit : « c’est par beaucoup de tribulations qu’il nous faut entrer dans le royaume de Dieu. »

Ce à quoi nous assistons donc, c’est le début du culte dominical dans l’Église chrétienne. Un compromis dans le but d’éviter la persécution. Mais Dieu ne nous a pas appelés à faire des compromis. Dieu nous a appelés à croire ce qui est écrit dans Sa parole et à suivre la vérité quoi qu’il arrive. Avec l’aide de Dieu, si nous Lui demandons Son aide, nous pouvons Lui consacrer notre vie en obéissant à ce livre.

Une fois encore, de nombreux chrétiens des premières décennies du IIe siècle furent intimidés et firent des compromis quant au sabbat. Ils furent trompés par des enseignants qui prêchaient des doctrines contraires aux Écritures. Bacchiocchi fait référence aux dirigeants de l’Église qui exhortèrent les membres à abandonner le sabbat. À la page 156 de son ouvrage, nous y lisons :

« Déjà avant lui [S. Justin] S. Ignace en Asie mineure (vers 110) et Barnabé à Alexandrie (vers 135) avaient attaqué le Sabbat : mais Justin sera le premier à condamner le sabbat de façon radicale et systématique, et à donner un récit explicite du jour du culte chrétien » (Du Sabbat au Dimanche, Samuele Bacchiocchi, éditions P. Lethielleux, p. 156, traduction Dominique Sébire).

Quel écart remarquable ! Moins d’un siècle avant, l’apôtre Paul prêchait aux Gentils le jour du sabbat, et maintenant on en est arrivé à remettre en question le salut même des chrétiens qui observaient le sabbat. Comprenez-vous ce qui arrivait ? Mais cela ne s’arrête pas là. Il y avait encore beaucoup plus à venir.

Ce qui nous amène au point suivant :

Point n°3 : Les adeptes du dimanche sont devenus majoritaires et les adeptes du sabbat minoritaires

Tertullien était un auteur et théologien originaire de Carthage, qui écrivit à la fin du IIe siècle et au début du IIIe siècle. Il fut l’un des principaux défenseurs du christianisme dominant de son époque. Dans l’une de ses œuvres, Aux nations, au chapitre 13, il défend le culte du dimanche contre un ennemi inattendu : les païens. Remarquez ce qu’il écrit :

« D’autres […] s’imaginent que le soleil est notre Dieu, soit parce qu’ils savent que nous nous tournons vers l’Orient pour prier, soit parce que le jour du Soleil est pour nous un jour de joie et de fête » (Œuvres de Tertullien, Aux nations, 1er livre, chapitre 13, traduction Eugène-Antoine de Genoude).

À présent, arrêtez-vous un instant et réfléchissez. Pourquoi les païens, qui étaient habitués à adorer des idoles, furent-ils troublés par le fait que les chrétiens rendaient un culte au soleil ? Eh bien, parce que ces chrétiens célébraient un jour de culte que les païens avaient consacré à leur dieu soleil. Or, ces chrétiens observaient sans aucun doute le dimanche, selon eux, pour honorer la résurrection du Christ. Soit dit en passant, Jésus n’est pas ressuscité le dimanche. Il est, en fait, ressuscité la veille vers la fin du jour du sabbat. Mais c’est une autre histoire. Si vous souhaitez approfondir ce sujet, rendez-vous sur notre site Internet MondeDemain.org et tapez « Pâques » dans la barre de recherche.

Revenons donc à Tertullien. Ce que nous constatons, c’est que le christianisme dominant prenait ses distances par rapport aux Juifs. Dans le même temps, il se rapprochait des païens et de leurs traditions, notamment en observant le dimanche. Ce point est encore plus clairement souligné par des historiens respectés tels que Will Durant. Dans son ouvrage Histoire de la civilisation, Durant écrit ce qui suit :

« Le christianisme n’a pas détruit le paganisme ; il l’a adopté […] le christianisme devenait la dernière et la plus grande des religions de mystères » (Histoire de la civilisation, Will Durant, “César et le Christ”, volume 9, éditions Rencontre, pages 239, 247, traduction Jacques Marty).

Est-il donc étonnant qu’un siècle plus tard, lorsque Constantin voulut unifier l’Empire, il ait judicieusement choisi le christianisme comme nouvelle religion ? Il avait remarqué que la majorité des chrétiens pratiquaient déjà leur culte le jour réservé par les païens pour honorer l’astre solaire. Il lui semblait donc tout à fait approprié de promulguer un édit demandant à tous les chrétiens d’honorer le « jour vénérable du soleil ».

Remarquez ce que Paul Johnson, un catholique ardent, dit à ce sujet :

« Beaucoup de chrétiens ne virent pas clairement la différence entre ce culte solaire et leur propre culte. Ils l’identifièrent au Christ “dirigeant son char à travers le ciel”, ils tinrent leurs services le dimanche, s’agenouillèrent en direction de l’est et établirent leur fête de la nativité le 25 décembre, le jour anniversaire du soleil, au solstice d’hiver […] Constantin n’abandonna jamais sa dévotion au soleil, et maintint l’effigie du soleil sur sa monnaie. Il fit du dimanche un jour de repos » (A History of Christianity, Paul Johnson, 1976, Weidenfeld & Nicolson, pp. 67-68, c’est nous qui mettons en exergue).

Waouh ! Du sabbat, observé et enseigné par le Christ et Ses apôtres, à un empereur païen, adorateur du soleil et homme politique, qui adopte le christianisme comme sa propre religion. Quel changement profond en seulement trois siècles ! à présent, s’ajoute l’aval du puissant Empire romain.

Une prophétie concernant un Empire et son empereur qui tenteraient de changer le sabbat

Pour autant, cela avait été prophétisé dans Daniel 7. Grâce à une vision, Daniel révéla une prophétie concernant quatre empires successifs qui régneraient sur le monde. Mais remarquez ce qu’il vit concernant le tout dernier empire, identifié comme l’Empire romain : « Il prononcera des paroles contre le Très-Haut, il opprimera les saints du Très-Haut, et il espérera changer les temps et la loi » (verset 25).

Il fut prophétisé que l’Empire romain ferait partie d’un système qui tenterait de changer les temps et la loi. Quel « temps » est inclus dans une « loi » de Dieu ? Eh bien, le sabbat.

Mais le décret de Constantin changea-t-il vraiment le sabbat ? L’Empire romain, de concert avec l’Église dominante, changea-t-il vraiment le jour dédié au culte de Dieu ? Non. Personne ne peut le changer. On ne peut pas changer quelque chose que Dieu ordonne. Exode 20 décrit les Dix Commandements donnés sur le mont Sinaï. L’un de ces commandements, le quatrième, est celui de se souvenir et d’observer le sabbat. Remarquez-le dans Exode 20 :8-10 :

« Souviens-toi du jour du repos, pour le sanctifier. Tu travailleras six jours, et tu feras tout ton ouvrage. Mais le septième jour est le jour du repos de l’Éternel, ton Dieu : tu ne feras aucun ouvrage ».

Mais comment et quand le sabbat a-t-il été institué ? Lisez la suite, dans Exode 20 :11 : « Car en six jours l’Éternel a fait les cieux, la terre et la mer, et tout ce qui y est contenu, et il s’est reposé le septième jour : c’est pourquoi l’Éternel a béni le jour du repos et l’a sanctifié. »

L’homme ne peut pas changer ce que Dieu a établi

Dieu sanctifia le septième jour en se reposant Lui-même. Il le rendit saint. Tous les conciles ecclésiastiques et les canons humains ne peuvent changer ce que Dieu décide.

Alors, qui changea le sabbat ? Personne.

En fait, même après l’édit de Constantin, il y avait encore des chrétiens fidèles continuant à observer le vrai sabbat, le septième jour. Cela irritait les autorités de l’Église à tel point que quarante ans plus tard, le concile de Laodicée fut convoqué pour traiter, entre autres, de l’observance du sabbat. Le canon 29 du concile de Laodicée : « Interdit aux chrétiens de judaïser et de se reposer le jour du sabbat, les enjoignant, en fait, à travailler durant ce jour » (Encyclopaedia Britannica, 11e édition, à l’article “dimanche”).

Pourquoi ce canon fut-il publié ? Parce que les véritables disciples du Christ continuaient à observer le sabbat. Ils étaient harcelés, persécutés et devaient souvent s’enfuir aux confins de l’Empire. Malgré leur souffrance, ils restaient fidèles. L’évangéliste John Ogwyn explique cela dans le guide d’étude L’Église de Dieu à travers les âges :

« Après que Constantin eut commencé à soutenir la théologie romaine, en 325 apr. J.-C., la plupart de ceux qui constituaient le reste de la véritable Église furent forcés de s’enfuir hors des frontières de l’Empire romain, dans les montagnes d’Arménie, et plus tard, dans les régions balkaniques d’Europe. Ils étaient un petit nombre, sans éclat et sans richesse, regardés en ennemis d’État par l’Empire romain prétendument “chrétien” » (L’Église de Dieu à travers les âges, John Ogwyn, p. 25).

Au cours des mille ans suivants, nous n’avons que quelques traces historiques de chrétiens qui obéirent à Dieu, observant Son sabbat, malgré les persécutions. Comme M. Ogwyn poursuit :

« Ils étaient pourtant précieux aux yeux de Dieu. Il ne fut jamais dans les intentions divines que Son Église croisse au point de devenir une grande organisation puissante, qui devait “christianiser” le monde entier […] Sa continuité devait être assurée, non pas par une succession d’évêques superbes et puissants qui siégeraient dans une ville particulière […] mais par une lignée de gens convertis et fidèles qui, quoique dispersés et persécutés, continueraient à adorer le Père en esprit et en vérité » (Ibid.).

Dans un livre intitulé La foi de nos pères, publié pour la première fois en 1876, le cardinal James Gibbons fit cette remarquable confession :

« Vous pouvez lire la Bible depuis la Genèse jusqu’à l’Apocalypse, et vous ne trouverez pas une seule ligne autorisant, établissant la sanctification du dimanche. Les Écritures ordonnent la religieuse observance du Sabbat » (La foi de nos pères, éditions Retaux-Bray, page 107, traduction Adolphe Saurel).

Alors, qui changea le sabbat ? Personne. Les Écritures révèlent que le sabbat est le septième jour, et tous les conciles ecclésiastiques et canons des hommes ne peuvent changer ce que Dieu décida. Lorsque nous observons le sabbat chaque semaine, nous démontrons notre respect envers le Dieu qui créa toutes choses et nous commémorons Son Œuvre créatrice tout en reconnaissant Ses instructions remplies d’amour dans nos propres vies.


Tracer la voie pour nos enfants



Le but de la discipline n’est jamais d’exprimer de la colère, mais de montrer une meilleure voie avec amour et bienveillance.

La vérité au sujet du baptême



Pourquoi devriez-vous être baptisé(e) ? Qui devrait effectuer ce baptême et de quelle manière ? Voici comment aborder la décision la plus importante de votre vie

Pour un meilleur mariage

La question du mariage nous concerne tous. Peu importe où nous en sommes dans notre vie, quel que soit notre âge ou l’état de notre mariage, ou même si nous ne sommes pas mariés du tout. Pourquoi ? Nous le découvrirons ensemble dans l’émission d’aujourd’hui du Monde de Demain.

[Le texte ci-dessous est l’adaptation de la transcription de cette émission du Monde de Demain.]

Votre mariage est-il en crise ? Vous disputez-vous et vous querellez-vous constamment avec votre conjoint ? Les plus petits sujets semblent-ils dégénérer en grosses disputes ? Nombreux sont ceux qui souffrent en silence dans un mariage marqué par les conflits et la douleur. Vous êtes peut-être l’une de ces personnes. Vous pensez peut-être que la situation est désespérée et qu’il n’y a rien à faire. Avant de baisser les bras, restez à l’écoute.

D’autre part, si votre mariage est satisfaisant, si vous vous entendez bien avec votre conjoint, mais que vous sentez que vous pourriez être plus proches, si vous souhaitez franchir un cap, cette émission est également faite pour vous.

Si vous décrivez votre mariage comme harmonieux et épanouissant, pourrait-il encore être meilleur ? Je pense que nous sommes tous d’accord pour dire que même les mariages heureux, entre des personnes imparfaites, peuvent toujours s’améliorer.

Même si vous n’êtes pas marié, si vous ne vous marierez jamais ou n’avez aucun intérêt pour le mariage – si tel est le cas – ne zappez pas. Croyez-le ou non, ce que nous allons aborder aujourd’hui s’applique également à vous.

La question du mariage nous concerne tous. Peu importe où nous en sommes dans notre vie, quel que soit notre âge ou l’état de notre mariage, ou même si nous ne sommes pas mariés du tout. Pourquoi ? Nous le découvrirons ensemble dans l’émission d’aujourd’hui du Monde de Demain.

Mais avant cela, munissez-vous de quoi noter, car plus tard dans l’émission, je vous donnerai la possibilité de commander gratuitement votre exemplaire de notre ouvrage intitulé Le plan divin pour un mariage heureux.

Rejoignez-moi aujourd’hui au Monde de Demain. Nous apprendrons comment améliorer son mariage.

Je reviens tout de suite.

Bienvenue au Monde de Demain, où nous vous aidons à donner un sens à votre monde, à travers les pages de la Bible.

Le pourcentage de personnes mariées est en baisse

Le mariage est en crise. Jamais, il n’a semblé aussi mal compris, mal appliqué, voire ridiculisé. L’institution elle-même subit une transformation dramatique sous nos yeux, dans le monde moderne. Voyez ce que dit le site Internet ourworldindata.org :

« Au cours des dernières décennies, l’institution du mariage a davantage changé qu’au cours des milliers d’années précédentes […] Le pourcentage de personnes qui se marient est en baisse dans de nombreux pays du monde » (“Mariages et divorces”, ourworldindata.org, février 2025).

En effet, lorsqu’on observe la baisse des taux de mariage dans le monde entier, c’est une tendance choquante et inquiétante. Et extrêmement préoccupante, car le mariage est l’un des fondements de la société. Mais d’où vient le mariage ?

Certains considèrent le mariage comme une invention humaine – quelque chose que nos ancêtres, il y a des milliers d’années, pensèrent être une bonne idée. Vous savez, l’image du mariage qui commence avec l’homme des cavernes ramenant la femme qu’il a choisie dans sa grotte pour en faire son épouse. Le reste appartient à l’histoire. Est-ce vraiment ainsi que le mariage a commencé ?

La vérité c’est que le mariage n’a pas été inventé par l’homme mais par Dieu Lui-même. Nous trouvons cela dans la Genèse :

« Et l’homme donna des noms à tout le bétail, aux oiseaux du ciel et à tous les animaux des champs ; mais, pour l’homme, il ne trouva point d’aide semblable à lui. Alors l’Éternel Dieu fit tomber un profond sommeil sur l’homme, qui s’endormit ; il prit une de ses côtes, et referma la chair à sa place. L’Éternel Dieu forma une femme de la côte qu’il avait prise de l’homme, et il l’amena vers l’homme » (Genèse 2 :20-22).

Il s’agissait des premiers humains, et non de Néandertaliens traînant leurs compagnes par les cheveux. Le mariage a été conçu pour créer un lien de confiance et de loyauté entre un homme et une femme qui se sont engagés l’un envers l’autre pour la vie. Il s’épanouit dans un climat de vertu, d’honnêteté et de transparence. Il a été conçu pour devenir le tremplin pour élever des enfants qui grandissent en apprenant le respect et la décence de leurs parents.

Imaginez une société où des milliers, voire des millions d’unités familiales sont bâties sur ce type de fondation stable et solide. Pensez aux avantages considérables pour la société dans son ensemble. Des adultes matures, équilibrés et honnêtes, fiables au travail et dans la communauté. Où ont-ils appris ces traits de caractère ? Dans un foyer chrétien, auprès de parents qui ont bâti ensemble un mariage solide.

Voyez-vous, tout commence à la maison. L’environnement familial repose sur le mariage qui a été institué par Dieu.

Alors, si vous voulez améliorer votre mariage, vous devez commencer par le commencement. Ce début est notre première clé aujourd’hui :

Clé n°1 pour améliorer son mariage : reconnaître que le mariage provient de Dieu

Ce point peut sembler simple. Mais les conséquences sont profondes. Si nous reconnaissons que Dieu est l’auteur du mariage, cela signifie qu’Il peut en définir les règles. Non, ce n’est pas un quelconque arrangement entre deux personnes qui s’aiment, quelle que soit leur définition de l’amour. Ce n’est pas l’union d’un homme avec un autre homme, ou d’une femme avec une autre femme. Non, Dieu définit le mariage comme une alliance spéciale, à vie, entre un homme et une femme.

Reconnaître que le mariage est une institution établie par Dieu, détermine aussi ce qui constitue un comportement approprié au sein de cette relation. Tout comme Dieu a institué le mariage, Dieu a aussi institué la sexualité. Dieu a conçu la sexualité pour qu’elle soit exclusivement réservée entre un homme et une femme dans le cadre de la relation conjugale. Remarquez ce que Jésus a dit dans Matthieu 5 :31-32 :

« Il a été dit : Que celui qui répudie sa femme lui donne une lettre de divorce. Mais moi, je vous dis que celui qui répudie sa femme, sauf pour cause d’infidélité, l’expose à devenir adultère, et que celui qui épouse une femme répudiée commet un adultère. »

Le terme « infidélité » dans ce passage a été traduit du terme grec pornea, lequel comprend l’adultère répété, un mode de vie marqué par l’infidélité. Pornea – d’où vient le mot « pornographie » – pourrait aussi certainement inclure une addiction à la pornographie si la personne refuse d’y renoncer.

Reconnaître que Dieu a institué le mariage change tout. Cela signifie que nous nous tournons vers Lui pour savoir comment mener notre vie, même dans notre relation la plus intime. Cela signifie que nous recherchons même Sa perspective sur le divorce. Comme le note Malachie 2 :16 :

« Car je hais la répudiation, dit l’Éternel, le Dieu d’Israël, et celui qui couvre de violence son vêtement, dit l’Éternel des armées. Prenez donc garde en votre esprit, et ne soyez pas infidèles ! »

Dieu déteste le divorce parce qu’Il sait à quel point il nuit à la famille. Il veut nous aider à l’éviter.

Alors, si vous voulez améliorer votre mariage, vous devez savoir par où commencer. Que votre mariage soit perturbé ou qu’il soit globalement heureux mais qu’il pourrait être meilleur, nous avons une feuille de route pour l’améliorer. Tout commence par la reconnaissance de Dieu en tant que Créateur. C’est Lui qui l’a conçu. Il sait comment le faire fonctionner au mieux.

Quelle est la clé suivante ?

Clé n°2 pour améliorer son mariage : s’engager envers son conjoint

Il fut un temps, même récent, où l’on pensait que le mariage l’était à vie. D’où venait cette idée ? De la Bible. Dans Romains 7 :2, il est dit : « Ainsi, une femme mariée est liée par la loi à son mari tant qu’il est vivant ; mais si le mari meurt, elle est dégagée de la loi qui la liait à son mari. » Il ne s’agit pas d’une idée créée par l’homme. Dieu a défini le mariage comme un engagement à vie. Une alliance sacrée.

Lorsque Jésus était sur Terre, les Juifs l’interrogèrent sur le mariage, et plus particulièrement sur le divorce. Notez Sa réponse dans Marc 10 :6-9 : 

« Mais au commencement de la création, Dieu fit l’homme et la femme ; c’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair […] Que l’homme donc ne sépare pas ce que Dieu a joint. »

Mais aujourd’hui, les attentes sont très différentes. La mentalité, trop souvent, est la suivante : « Je t’aimerai tant que tu m’aimeras ». Ou encore : « Je resterai avec toi tant que mes besoins seront comblés ». Certains cherchent à se libérer d’un mariage s’ils estiment ne plus aimer leur conjoint. Voyez-vous les failles de chacune de ces attitudes ? Ils fixent une limite à l’engagement qu’ils ont pris.

Avant d’aller plus loin, permettez-moi de m’expliquer : Le Christ dit qu’il y a des cas où la relation conjugale est irrémédiablement brisée. Le mal est fait et il est très difficile de le réparer. Comme nous l’avons déjà mentionné, l’un de ces cas est celui où l’un des partenaires est tombé dans l’immoralité sexuelle et ne se repent pas. C’est un motif valable de divorce.

Un autre exemple se trouve dans les écrits de l’apôtre Paul. Il s’adresse aux chrétiens mariés à des non-croyants et dit, dans 1 Corinthiens 7 :15 : « Si le non-croyant se sépare, qu’il se sépare ; le frère ou la sœur ne sont pas liés dans ces cas-là. Dieu nous a appelés à vivre en paix. »

En d’autres termes, il arrive que l’autre personne ait clairement fait savoir qu’elle n’a plus l’intention d’honorer son engagement conjugal. Malgré le temps, les conseils et la persévérance du partenaire engagé, l’autre personne en a fini. Peut-être abandonne-t-elle son conjoint ou sa conjointe. Ou bien elle est terriblement violente. Dans de tels cas, comme l’explique Paul, il convient de dissoudre le mariage.

Mais en vérité, de nos jours, trop de mariages terminent en divorces simplement parce que deux personnes ne parviennent pas à s’entendre. Dans de nombreux cas, ces mariages pourraient être sauvés, voire améliorés, avec un peu plus de patience et de persévérance.

Une étude fascinante menée au Royaume-Uni a été mentionnée par la Fondation pour le mariage en février 2017. La Fondation pour le mariage est une organisation britannique qui milite en faveur de politiques de soutien au mariage et à la famille. Voici ce qu’elle a découvert :

« Il est communément admis que “rester ensemble dans un mariage malheureux” condamne les couples à une vie misérable » (“Couples on the Brink”, marriagefoundation.org.uk, février 2017).

C’est l’hypothèse la plus répandue, mais l’étude a montré que dans la plupart des cas, ce n’est tout simplement pas vrai. L’étude a suivi un groupe de 10 000 parents ayant des enfants nouveau-nés, en se concentrant sur un petit sous-ensemble de ce groupe qui décrivait son mariage comme « malheureux ». Quels ont été les résultats de l’étude ?

« Parmi cette petite minorité, 30% se sont séparés dans les dix ans. Parmi ceux qui sont restés ensemble, deux tiers ont déclaré qu’ils étaient désormais heureux et seulement 7% étaient encore malheureux » (Ibid.).

Avez-vous compris ? En d’autres termes, même si vous rencontrez des difficultés dans votre mariage, même si vous vous sentez malheureux, n’abandonnez pas. Vous traverserez parfois des périodes de stress et de difficultés intenses. La solution n’est généralement pas d’abandonner, mais de travailler ensemble, d’apprendre de ses erreurs et d’essayer de comprendre ce que vous même faites mal, personnellement, et de persévérer. Dans la plupart des cas, la situation s’améliorera.

Ce qui nous ramène à l’objet de cette section : S’engager envers son conjoint. Si nous nous engageons dans le mariage avec un plan pour s’en sortir – si le divorce est une option en cas de difficultés – alors il est plus probable qu’un jour nous ayons recours à cette option.

En revanche, si nous nous engageons dans le mariage avec l’état d’esprit suivant : « Je m’engage dans ce mariage jusqu’à la mort. Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour qu’il fonctionne. Même si les temps sont durs, je ne considérerai pas le divorce comme une échappatoire. » Cela changera radicalement notre perspective. Lorsque nous serons confrontés aux tempêtes de la vie, nous mettrons tout en œuvre pour que notre mariage fonctionne. Nous redoublerons d’efforts. Nous ferons appel à un conseiller conjugal. Nous ferons preuve d’humilité et essayerons de trouver des solutions ensemble.

Mon épouse et moi avons été bénis d’avoir des parents dont le mariage est resté solide et qui ont été fidèles l’un à l’autre pendant des décennies. Ils nous ont donné de bons exemples. Mais nous avons aussi beaucoup d’amis qui n’ont pas eu ce même privilège. Pourtant, je sais que certains de nos amis, dans leur propre mariage, se sont fixé comme objectif spécifique et déterminé de ne pas suivre le même chemin que leurs parents. Ils ne veulent même pas envisager que le divorce soit une option.

Encore une fois, comprenez bien. Dieu ne cautionne pas que vous restiez dans une relation qui est physiquement violente ou dans laquelle votre conjoint n’a pas l’intention d’assumer ses responsabilités au sein de l’alliance matrimoniale. Mais d’après notre expérience, beaucoup de couples se séparent alors qu’ils auraient pu sauver leur relation. Avec un peu plus de persévérance. Un peu plus de patience. Et un peu plus d’engagement.

Je sais que ce que je dis n’est pas facile. Même un bon mariage sera mis à l’épreuve. Nous sommes tous humains. Nous commettons tous des erreurs. Nous disons et faisons des choses que nous ne devrions pas dire ou faire. Mais nous devons comprendre que nous vivons dans une génération qui minimise l’importance de l’engagement. C’est un signe de notre époque. L’engagement dans nos relations est si important. Pas seulement dans le mariage, mais dans toutes nos relations. Le manque d’engagement à se considérer les uns les autres avec intégrité et respect est l’un des traits de caractère qui déchirent la société. Remarquez ce que l’apôtre Paul a prophétisé dans 2 Timothée 3 :1-4 :

« Sache que, dans les derniers jours, il y aura des temps difficiles. Car les hommes seront égoïstes, amis de l’argent, fanfarons, hautains, blasphémateurs, rebelles à leurs parents, ingrats, irréligieux, insensibles, déloyaux, calomniateurs, intempérants, cruels, ennemis des gens de bien, traîtres, emportés, enflés d’orgueil, aimant le plaisir plus que Dieu ».

Ce que Paul décrit, c’est un monde où le plus grand engagement des hommes est envers eux-mêmes, la satisfaction de leurs désirs. C’est ce qui décrit trop souvent notre monde actuel. Nous devons donc redoubler d’efforts pour apprendre à nous engager envers notre conjoint.

Cela nous amène à la clé suivante :

Clé n°3 pour améliorer son mariage : donner 100%

Lors d’un mariage traditionnel en Occident, c’est le père qui offre la mariée. C’est un moment émouvant lorsque le père accompagne dans l’allée la jeune femme qu’il a élevée, alors qu’elle entre dans une nouvelle phase de sa vie avec son futur mari. Le lien entre un père et sa fille est très spécial. Et c’est un moment unique lorsqu’il la conduit à l’autel pour la confier à son futur mari.

Mais trop de gens ne comprennent pas qu’après le mariage, ils doivent se donner l’un à l’autre pleinement. En tant que mari ou épouse, ils doivent s’engager dans le mariage non pas avec un état d’esprit égoïste, mais plutôt avec l’attitude de se donner à 100% à leur conjoint. Remarquez la déclaration de Paul, citant Jésus, dans Actes 20 :35 : « et se rappeler les paroles du Seigneur, qui a dit lui-même : Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir. »

Lorsque nous comprenons cela et que nous l’appliquons, nous créons une dynamique puissante qui peut revitaliser même un mariage en difficulté. Même un mariage qui a traversé une mauvaise passe. C’est un antidote : Le mariage consiste à se donner à 100%, et non à exiger ce dont on a besoin.

Certains ont décrit le mariage comme une proposition 50/50. Si vous donnez 50% et que votre partenaire donne 50%, vous vous rencontrerez au milieu. Dans la pratique, cela ne fonctionne pas. Que se passe-t-il dans une relation 50/50 ? Eh bien, nous donnons tous les deux jusqu’à un certain point, puis nous nous arrêtons. Et nous attendons de l’autre personne qu’elle nous rejoigne. C’est le problème d’un mariage 50/50. C’est comme si deux personnes se tenaient aux deux extrémités d’un pont inachevé enjambant une rivière. Les deux personnes se tiennent sur les bords, regardant le gouffre qui les sépare, se demandant pourquoi l’autre personne n’en fait pas plus. Et pendant ce temps, le gouffre qui les sépare semble s’élargir de plus en plus. Cela décrit-il parfois votre expérience ?

Permettez-moi de vous présenter un meilleur modèle. Il s’agit d’un modèle dans lequel chaque personne se donne à 100%. Cela signifie que je donne 100%, quoi que fasse mon conjoint. Je vais donner même si je n’en ai pas envie et même si, pour l’instant, j’ai l’impression que l’autre personne ne le mérite pas. L’apôtre Paul l’explique dans Éphésiens 5 :33 : « Du reste, que chacun de vous aime sa femme comme lui-même, et que la femme respecte son mari. »

Paul ne dit pas : « Maris, aimez votre femme si elle vous aime en retour ». Pourtant, trop souvent, c’est ainsi que nous agissons en tant que maris. Si nous ne nous sentons pas aimés, pourquoi devrions-nous nous sacrifier davantage ? Si elle se montre désagréable ou critique, pourquoi devrais-je essayer d’être patient et aimant ? Mais c’est un raisonnement erroné. Nous devons plutôt faire ce que Paul a dit. Nous devons aimer notre épouse, un point c’est tout. Surtout lorsqu’elle n’est pas particulièrement aimable. C’est à ce moment-là que notre amour est mis à l’épreuve. Et franchement, c’est là que notre épouse a le plus besoin de notre patience et de notre amour. Si vous êtes prêt à faire cela, si vous êtes prêt à la chérir et à lui témoigner votre affection, et à lui faire savoir qu’elle compte pour vous. Ne vous moquez pas d’elle, ne la rabaissez pas et ne lui parlez pas avec arrogance de ses émotions. Si vous êtes prêt à faire cela, vous serez peut-être surpris de voir à quel point votre relation peut être revitalisée et même approfondie.

Et vous, les épouses ? Avez-vous remarqué la même règle pour les femmes ? Paul ne dit pas : « Femmes, respectez votre mari s’il répond à vos besoins à ce moment précis ». Et pourtant, trop souvent, c’est ainsi que les épouses peuvent aussi réagir. Si vous ne vous sentez pas aimée, vous pouvez vous dire : pourquoi devrais-je le respecter ? Il n’est pas très gentil avec moi, pourquoi devrais-je essayer de le soutenir ? Mais ce n’est pas non plus la bonne façon de penser. Vous devez plutôt faire ce que Paul a dit. Respectez votre mari, un point c’est tout. Surtout lorsqu’il n’est pas dans son assiette. C’est à ce moment-là que votre patience est mise à l’épreuve. Et c’est là qu’il a le plus besoin de votre respect et de votre soutien. Les hommes aspirent au respect, et non à se sentir stupides ou incompétents. Si vous faites de votre mieux pour témoigner du respect à votre mari, et si vous persévérez dans cette voie, vous serez peut-être surprise de voir son attention et son amour pour vous croître et s’épanouir.

Cette dynamique est expliquée par l’auteur et conseiller conjugal Emerson Eggerichs. Comme il l’explique dans son livre L’amour et le respect :

« Souvent, nous nous focalisons sur nos propres besoins et n’accordons pas l’attention qu’il faut aux besoins de l’autre. La femme a besoin d’amour ; elle n’essaie pas d’être irrespectueuse. Le mari a besoin d’être respecté ; il n’essaie pas de ne pas être affectueux. Une fois que vous avez compris ce principe de base, que le problème n’est pas du tout là où on le croit, vous êtes bientôt prêt à déchiffrer le code [entre un mari et une épouse] » (L’amour et le respect, Emerson Eggerichs, éditions Ministère Multilingue International, p. 45, traduction Corinne Chaumeau).

Ce principe est inspiré directement des Écritures, du livre des Éphésiens. Essayez-le. Testez-le. Vous pourriez être surpris des résultats. Cela nous amène à notre dernière clé, c’est-à-dire :

Clé n°4 pour améliorer son mariage : l’Église épousera le Christ

Revenons à l’épître aux Éphésiens pour voir cela. Alors que Paul donnait des instructions aux maris et aux épouses, il a expliqué la signification ultime du mariage. Remarquez Éphésiens 5 :32 : « Ce mystère est grand : je dis cela par rapport à Christ et à l’Église. »

Voyez-vous, le mariage n’a pas seulement été conçu pour créer des relations stables et solides au sein du foyer. Il sert en fait de modèle pour nous aider à comprendre notre relation avec le Christ. Le dessein de Dieu, c’est que nous, fidèles serviteurs de Dieu, puissions faire partie de l’Épouse du Christ, pour L’épouser à Son retour. Cela est expliqué dans Apocalypse 19 :7-8 :

« Réjouissons-nous, soyons dans l’allégresse, et donnons-lui gloire ; car les noces de l’Agneau sont venues, son épouse s’est préparée, et il lui a été donné de se revêtir d’un fin lin, éclatant, pur ; car le fin lin, ce sont les œuvres justes des saints. »

Le mariage ne sert pas seulement à fonder une bonne famille ici et maintenant. Il sert de feuille de route pour nous permettre d’accomplir notre destinée, qui est de faire partie du Royaume de Dieu et d’épouser le Christ. Dieu institua le mariage. Pas seulement comme une institution physique, mais comme le reflet de notre relation avec notre Sauveur. Nous devons nous engager envers Lui en tant que Dieu vivant et aimant. Nous devons donner notre vie entièrement à Dieu et au Christ dans une totale et humble obéissance.

De plus, si nous sommes des chrétiens fidèles dans cette vie, nous aurons l’opportunité de participer au gouvernement des nations sous l’autorité du Christ, au cours du Millénium. À cette époque, d’innombrables millions d’hommes et de femmes auront besoin d’apprendre à vivre une vie selon Dieu et épanouie. Les êtres humains qui survivront à la tribulation et au Jour de l’Éternel, et qui entreront dans l’époque glorieuse du Millénium en tant qu’êtres humains, découvriront, souvent pour la première fois, ce que signifie s’aimer vraiment les uns les autres. Et en plus, aimer leur conjoint. Des mariages meilleurs et plus épanouis seront la marque du règne millénaire du Christ. Et vous et moi serons là pour aider le Christ à faire de cette vision une réalité.


La solitude : une nouvelle épidémie ?

Une nouvelle épidémie silencieuse affecte notre monde aujourd’hui. Je ne parle pas d’une nouvelle variante du Covid-19. En fait, il ne s’agit pas du tout d’un virus ou d’une maladie. Rejoignez-moi aujourd’hui au Monde de Demain, pour discuter du problème et de la solution ultime à « La solitude : une nouvelle épidémie ».

[Le texte ci-dessous est l’adaptation de la transcription de cette émission du Monde de Demain.]

Les preuves d’une épidémie de solitude

Une nouvelle épidémie silencieuse affecte notre monde aujourd’hui. Je ne parle pas d’une nouvelle variante du Covid-19. En fait, il ne s’agit pas du tout d’un virus ou d’une maladie. Elle ne se transmet pas par la toux ou les éternuements, et les mesures de confinement n’y changeront rien. De quoi s’agit-il ? Comment en êtes-vous affecté ?

Il s’agit de l’épidémie de la solitude. Vous vous dites peut-être : « De quoi parlez-vous ? Ce n’est pas une épidémie. Nous en faisons tous l’expérience de temps à autre. » Mais c’est différent. Je parle d’un sentiment chronique d’isolement et de déconnexion des autres, de toute forme de communauté, de tout ce qui a un sens dans la vie.

Pourquoi des millions de personnes ne se sentiraient-elles pas vides et seules dans le monde d’aujourd’hui ? Après tout, on a enseigné à des générations entières que la vie n’a pas de but et que nous sommes le fruit du hasard. À propos de la théorie de l’évolution de Charles Darwin, feu l’écrivain de science-fiction Arthur Clarke a écrit un jour : « Deux possibilités existent : soit nous sommes seuls dans l’Univers, soit nous ne le sommes pas. Les deux hypothèses sont tout aussi effrayantes » (Citations.ouest-france.fr). Plus récemment, le biologiste évolutionniste Richard Dawkins a écrit, dans Le fleuve de la vie :

« L’Univers que nous observons a exactement les propriétés auxquelles on peut s’attendre s’il n’y a, à l’origine, ni plan, ni finalité, ni mal, ni bien, rien que de l’indifférence aveugle et sans pitié » (Le fleuve de la vie, Richard Dawkins, éditions Hachette, p. 150, traduction Lê Thiên-Nga).

Peut-être y a-t-il une raison pour laquelle tant de personnes se sentent chroniquement seules aujourd’hui. Peut-être que notre société a absorbé les fables de l’évolution. Elles influencent profondément notre façon de concevoir notre place dans l’Univers, dans la société et même dans notre propre foyer.

Vous faites peut-être partie des millions de personnes qui souffrent aujourd’hui d’un sentiment d’isolement et de solitude. Si c’est le cas, prenez courage. Vous n’êtes pas seul. Il y a de l’aide, surtout dans les pages de la Bible.

Rejoignez-moi aujourd’hui au Monde de Demain, pour discuter du problème et de la solution ultime à « La solitude : une nouvelle épidémie ».

Je reviens tout de suite.

Bienvenue au Monde de Demain, où nous vous aidons à comprendre votre monde à travers les pages de la Bible.

Une épidémie ravage notre monde, et elle s’appelle la solitude. Sommes-nous en train de l’exagérer ? Après tout, une épidémie est une crise sanitaire hors de contrôle où les gens tombent malades et meurent – et en grand nombre. Bien sûr, tout le monde se sent seul de temps à autre. Déclarer une « épidémie de solitude » est-il une exagération ? Oui, selon un article paru le 24 janvier 2025 dans The Atlantic, intitulé « Le mythe d’une épidémie de solitude ». L’auteur dit :

« Personne ne vous en voudra de penser que nous nous trouvons au beau milieu d’une situation d’urgence sans précédent en matière de solitude à l’échelle mondiale. Le Royaume-Uni et le Japon ont nommé des “ministres de la solitude” pour s’attaquer au problème. En 2023, l’Organisation mondiale de la Santé a déclaré que la solitude était un problème urgent de santé publique, et le ministre de la santé du président Joe Biden, Vivek Murthy, posta un avis mettant en garde contre une “épidémie de solitude”. Les commentateurs américains y brossent le sombre portrait d’une nation qui s’effondre dans un isolement croissant et un désespoir grandissant. Et les sondages suggèrent que beaucoup de gens se sentent seuls, au moins de temps à autre. »

Mais s’agit-il d’une épidémie ? L’auteur explique qu’il est difficile de quantifier un phénomène tel que la solitude, surtout lorsqu’on essaie de le comparer à des tendances historiques. Les attentes des gens en matière de relations sont peut-être différentes aujourd’hui de ce qu’elles étaient il y a une génération ou deux. C’est indéniable.

Parler d’une épidémie de solitude constitue-t-elle une tendance passagère, un nouveau train en marche qu’il faut prendre ? Ou y a-t-il une véritable raison à cela ? Quoi qu’il en soit, certains gouvernements prennent la question très au sérieux.

Comme le mentionne l’article, le gouvernement britannique a chargé l’un de ses ministres du Parlement de s’attaquer au problème croissant de la solitude et de l’isolement social dans la société britannique. Croyez-le ou non, le gouvernement britannique a depuis lors dépensé plus de 80 millions de livres pour étudier et combattre ce problème (“Britain is in a loneliness epidemic - and young people are at the heart of it”, telegraph.co.uk, 29 février 2024).

Lorsque l’on considère la solitude comme un mal sociétal, il n’est pas surprenant que les personnes âgées nous viennent à l’esprit. Après tout, les personnes âgées doivent souvent faire face à la perte d’un conjoint et vivre seules. Elles sont souvent confrontées à des problèmes de santé importants. L’isolement et la solitude ne font qu’aggraver la situation. Les membres de la famille peuvent se trouver à des centaines de kilomètres. Il arrive aussi qu’ils n’aient aucun contact avec eux. Certains divorcent, même à un âge avancé.

Le site Internet de l’Association américaine de personnes à la retraite fait état d’une augmentation spectaculaire des « divorces grisonnants ». Remarquez :

« Une nouvelle analyse des données sur le divorce entre 1990 et 2021, publiée en juillet par le Centre national de recherche pour la famille et le mariage de l’université de Bowling Green, révèle que les taux de divorce des personnes âgées de 45 ans et plus ont augmenté au cours de cette période […] L’augmentation la plus significative des taux de divorce concerne les personnes âgées de 65 ans et plus : Le taux a triplé entre 1990 et 2021. À ces âges plus avancés, les taux de divorce chez les femmes ont presque quadruplé […] Les adultes [plus âgés] “sont maintenant confrontés à des taux de divorce record” » (“Divorce Skyrocketing Among Aging Boomers”, aarp.org, 6 septembre 2023).

Ainsi, l’augmentation du nombre de divorces est également un facteur qui contribue à accroître le sentiment d’isolement et de déconnexion chez les personnes âgées d’aujourd’hui.

Même dans les meilleures circonstances, avec des contacts réguliers de la part de la famille et d’amis aimants, vieillir est un défi. Mais les personnes âgées ne sont pas les seules à souffrir de l’isolement.

En 2021, le gouvernement japonais a institué un ministère de la solitude, à l’instar de la Grande-Bretagne. Son objectif spécifique est de s’attaquer au taux de suicide croissant chez les personnes âgées, les femmes actives, les travailleurs à temps partiel et les chômeurs. La pandémie de Covid-19 a également aggravé le problème de l’isolement social. Makoto Watanabe, est professeur de communication à l’université Bunkyo de Hokkaido. Dans un article pour le Deutsche Welle, il explique le problème de la marginalisation des hommes en raison des difficultés économiques :

« Il existe une “génération perdue” composée de milliers d’hommes âgés de 40 à 50 ans, principalement, qui n’ont pas pu trouver un bon emploi lorsqu’ils ont quitté l’école en raison de la mauvaise conjoncture économique et qui sont restés à la maison depuis lors. Le nombre de familles monoparentales et de “hikikomori” – les reclus sociaux – augmente rapidement depuis de nombreuses années » (“Japan: ‘Minister of loneliness’ tackles mental health crisis”, dw.com, 23 avril 2021).

Il y a donc des facteurs économiques qui alimentent la tendance à la solitude. Le chômage et les effets persistants de la pandémie du Covid y contribuent. Ce n’est pas seulement le lot du monde occidental. Ce qui est peut-être encore plus alarmant, c’est le nombre de jeunes adultes qui souffrent de solitude chronique à des taux encore plus élevés que les personnes âgées. C’est ce qui ressort d’une enquête de NBC News :

« 29% des adultes américains de moins de 30 ans déclarent se sentir seuls ou isolés de leur entourage en permanence ou la plupart du temps. De même, 26% des membres de la génération suivante, les 30-44 ans, disent se sentir seuls ou isolés constamment ou la plupart du temps. En revanche, seuls 15% des répondants à l’enquête appartenant à la génération X, c’est-à-dire les personnes âgées de 45 à 64 ans, ont déclaré se sentir seuls ou isolés la plupart du temps ou tout le temps, et seuls 8% des personnes âgées de 65 ans et plus ont déclaré la même chose » (“Poll: Young Americans are more likely to feel lonely, anxious about the future”, nbcnews.com, 28 avril 2025).

Un article similaire paru dans le Telegraph dressait le même constat au Royaume-Uni. Publié le 29 février 2024, il s’intitulait « La Grande-Bretagne est en proie à une épidémie de solitude – et les jeunes en sont les plus touchés ».

Il semble donc qu’il se passe quelque chose. Paradoxalement, cela se produit à une époque où les connexions sont de plus en plus nombreuses grâce à l’Internet et aux smartphones. La solitude semble augmenter dans tous les domaines.

La Bible nous éclaire au sujet du fléau de la solitude

Mais pourquoi cela se produit-il ? Qu’est-ce qui se cache derrière ? La Bible peut-elle nous éclairer sur ce fléau grandissant ?

De nombreux experts avancent des hypothèses sur les raisons de l’augmentation de l’épidémie de solitude. Ils citent notamment le temps accru passé en ligne, la diminution des contacts interpersonnels, la mobilité accrue de notre société et la pandémie.

Tout cela est vrai – ces facteurs ont certainement contribué à l’épidémie de solitude. Mais la plupart des experts négligent de chercher dans la Bible l’explication des causes de nos problèmes. Pourtant, la Bible est le fondement de la compréhension. C’est vers elle que nous devrions nous tourner en premier lieu lorsque nous cherchons à discerner les réponses aux grandes questions de la vie. C’est vers elle que nous devons nous tourner lorsque nous nous demandons pourquoi le monde est tel qu’il est.

Remarquez une déclaration intéressante que Jésus fit dans Matthieu 24 :10-12, en parlant des conditions à la fin de notre ère : « Alors aussi plusieurs succomberont, et ils se trahiront, se haïront les uns les autres […] Et, parce que l’iniquité se sera accrue, l’amour du plus grand nombre se refroidira. »

Est-ce là une description de notre monde actuel ? Nous sommes choqués de constater le manque d’empathie de certaines personnes aujourd’hui, comme en témoignent nos médias. Jésus prédit que le monde dans les derniers jours serait un monde dans lequel l’amour se refroidira. Sommes-nous en train d’assister aux premiers stades de cet effondrement de la société ?

Remarquez ce que l’apôtre Paul a écrit à Timothée dans 2 Timothée 3 :1 : « Sache que, dans les derniers jours, il y aura des temps difficiles. » Le terme « temps difficiles » peut également être traduit par « une période de stress ». Des temps d’épreuve ont été prédits juste avant le retour du Christ. Paul a ensuite décrit quelques-unes des raisons pour lesquelles ces temps seraient difficiles. Dans 2 Timothée 3 :2-3, nous lisons : « Car les hommes seront égoïstes, amis de l’argent, fanfarons, hautains, blasphémateurs, rebelles à leurs parents, ingrats, irréligieux, insensibles, déloyaux ».

Ingrats, irréligieux, insensibles, déloyaux… Cela évoque une société où les gens sont de plus en plus polarisés et haineux les uns envers les autres. C’est la description de notre monde d’aujourd’hui. Ce n’est pas une coïncidence si ces conditions augmentent dans un monde où beaucoup n’ont aucun respect pour la Bible ou pour Dieu. Remarquez ce que dit l’apôtre Paul dans son épître aux Romains : « Comme ils ne se sont pas souciés de connaître Dieu, Dieu les a livrés à leur sens réprouvé, pour commettre des choses indignes » (Romains 1 :28).

Lorsque de nombreux membres de la société mettent de côté la connaissance de Dieu et le respect de Sa parole, de mauvaises choses se produisent. Nous en sommes témoins dans le monde d’aujourd’hui. Dans Romains 1 :29-31, Paul explique que, dans une telle société, les gens seraient :

« Remplis de toute espèce d’injustice, de méchanceté, de cupidité, de malice ; pleins d’envie, de meurtre, de querelle, de ruse, de malignité ; rapporteurs, médisants, impies, arrogants, hautains, fanfarons, ingénieux au mal, rebelles à leurs parents, dépourvus d’intelligence, de loyauté, d’affection naturelle, de miséricorde ».

Ceci décrit l’effondrement d’une société qui ne fonctionne plus et qui n’est plus bien connectée. Elle décrit une société où les gens ne font pas confiance à leurs dirigeants, aux médias, ni même aux membres de leur propre famille. Pourquoi notre société ne serait-elle pas dans cet état ? Depuis les années 1800, la théorie de l’évolution, qui propose une existence dépourvue de sens et de but, a été présentée comme un fait prouvé.

Permettez-moi de citer l’évangéliste et collaborateur de la revue du Monde de Demain, Douglas Winnail, et l’auteur de la brochure que nous proposons aujourd’hui, Le Dieu réel : Preuves et promesses. Il écrit à partir de la page 9 :

« Au cours des deux derniers siècles, la croyance en Dieu est devenue la cible des attaques de beaucoup d’intellectuels occidentaux […] Le philosophe allemand Nietzsche affirmait que “Dieu est une pensée”. Freud assimilait la croyance en Dieu à une forme de désordre mental […] L’athée H. L. Mencken assurait que “Dieu est le refuge constant des incapables, des laissés pour compte, des misérables”. Le dramaturge Tennessee Williams décrit Dieu comme un “délinquant sénile”. Dans les années 60, des théologiens réputés faisaient écho aux sentiments qu’exprimait Nietzsche pour finalement poser cette question : “Dieu est-Il mort ?” Le zoologiste d’Oxford, Richard Dawkins, dans un discours intitulé “Un cas scientifique contre Dieu”, soutenait qu’aucune évidence ne supportait la religion, et que les personnes les plus instruites admettaient cela. Il déclara que celui qui croyait au Dieu créateur était “scientifiquement illettré” » (Le Dieu réel : Preuves et promesses, Douglas Winnail, pages 9-10).

Faut-il s’étonner, une fois de plus, que notre société soit à la dérive, que beaucoup d’entre nous se sentent de plus en plus seuls, sans lien avec les autres et sans but dans la vie ? Après tout, depuis des générations, notre monde absorbe le message selon lequel nos vies n’ont pas de sens. À la page 11, M. Winnail ajoute : « Il a été prouvé que l’univers sans but des évolutionnistes n’était qu’un concept déprimant et vide. »

Il n’est pas étonnant que nous soyons de plus en plus nombreux à être déprimés et découragés. Le monde nous prêche que notre présence ici-bas n’a aucun sens.

Mais la Bible l’avait prédit. Dieu y prophétise une société spirituellement en faillite au temps de la fin. C’est ce à quoi nous assistons jour après jour. Il n’est pas surprenant, dans ce contexte, que nous assistions également à une épidémie de solitude et de désespoir.

Les solutions bibliques à la solitude

Alors, que pouvons-nous faire, vous et moi ? Existe-t-il une solution ?

Dans Genèse 2, nous lisons l’histoire du premier mariage. Après que Dieu créa Adam, remarquez ce qu’Il dit :

« L’Éternel Dieu dit : Il n’est pas bon que l’homme soit seul ; je lui ferai une aide semblable à lui […] Alors l’Éternel Dieu fit tomber un profond sommeil sur l’homme, qui s’endormit ; il prit une de ses côtes, et referma la chair à sa place. L’Éternel Dieu forma une femme de la côte qu’il avait prise de l’homme, et il l’amena vers l’homme » (Genèse 2 :18, 21-22).

Pensez-y. Lorsque Dieu créa Adam, Il lui octroya également une compagne. Et cela s’est fait à travers l’institution du mariage. C’est pourquoi Dieu dit qu’Il déteste le divorce. C’est ce que nous lisons dans Malachie 2 :16 : « Car je déteste le divorce, dit l’Éternel, le Dieu d’Israël, et celui qui couvre son habit de violence » (Segond 21).

Le divorce brise les liens qui donnent aux familles – et aux communautés – leur force. Dans la crise de la solitude que connaît notre monde aujourd’hui, pourquoi les dirigeants ne sont-ils pas plus nombreux à plaider en faveur de mariages et de familles plus solides ? Pourquoi n’y a-t-il pas plus d’experts sociaux qui appellent à la chasteté avant le mariage et à une alliance matrimoniale à vie ?

Ce serait un premier pas dans la bonne direction. Mais ce n’est pas tout. En fait, l’alliance entre un homme et sa femme est secondaire par rapport à l’alliance spirituelle que Dieu veut que nous contractions avec Lui. Lorsqu’un docteur de la Loi interrogea Jésus sur le plus grand commandement, Jésus donna une réponse très intéressante. Il affirma qu’on doit aimer les autres, aimer son prochain comme soi-même, y compris son épouse ou son mari. Mais ce qui est encore plus important, c’est d’aimer Dieu. Cette réponse se trouve dans Matthieu 22 :37-38 : « Jésus lui répondit : Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta pensée. C’est le premier et le plus grand commandement. »

Nous devons avoir une relation étroite et intime avec Dieu. Pourtant, dans notre société moderne, nombreux sont ceux qui ont relégué Dieu au second plan. Comment s’étonner de l’épidémie de solitude, alors que nous avons écarté Dieu de nos vies ?

Tandis que Jésus traversait la pire épreuve de Sa vie, sur le point d’être arrêté, jugé et exécuté, Il donna un dernier encouragement à Ses disciples. Il savait que, dans leur faiblesse, ils l’abandonneraient au moment où Il en aurait plus besoin. Pourtant, dans Sa miséricorde et Sa bonté, Il ne les blâma pas. Au contraire, Il leur expliqua où Il plaçait Sa confiance. Remarquez, dans Jean 16 :32 : « Voici, l’heure vient, et elle est déjà venue, où vous serez dispersés chacun de son côté, et où vous me laisserez seul ; mais je ne suis pas seul, car le Père est avec moi. »

Vers qui Jésus se tourna-t-Il pour Le soutenir dans Ses heures les plus sombres ? Vers Son Père céleste.

Voyez-vous, Son Dieu – et notre Dieu – n’est pas seulement un puissant Souverain régnant sur l’Univers. Oui, Il a le pouvoir sur les éléments – le Soleil, la Lune, les étoiles, les montagnes, les océans, les animaux terrestres et aquatiques, les puissantes forces de la nature, visibles et invisibles.

Mais Il est aussi un Être aimant qui veut avoir une relation avec Ses enfants. Nous sommes Ses enfants. Il nous a créés. Il veut nous connaître. Pouvons-nous commencer à voir à quel point les fables évolutionnistes sont absurdes et irresponsables, lorsque de prétendus experts tentent de nous convaincre que nous vivons dans un monde dont personne ne se soucie vraiment, comme si nous étions seuls dans l’Univers froid et impitoyable ? C’est ce que dit Richard Dawkins, biologiste évolutionniste, dans son livre Le fleuve de la vie :

« La nature n’est pas cruelle, elle n’est qu’indifférente […] C’est l’une des leçons que nous avons le plus de mal à assimiler, nous, les humains. Nous ne parvenons pas à admettre que les choses puissent n’être ni bonnes, ni mauvaises, ni cruelles, ni bienveillantes, simplement insensibles – indifférentes à toute cette souffrance, sans intentions » (Le fleuve de la vie, Richard Dawkins, éditions Hachette, pp. 113-114, traduction Lê Thiên-Nga).

Quelle philosophie triste et sans espoir ! Au Monde de Demain, nous rejetons l’idée que l’Univers est indifférent et sans but. Parce que nous pouvons avoir une relation personnelle avec le Dieu redoutable et puissant qui gouverne cet Univers. Cela change tout.

Nous ne sommes jamais seuls, lorsque nous marchons avec Dieu

Lorsque nous commençons à avoir une relation étroite avec notre Père, nous ne sommes jamais seuls. Il est toujours avec nous. C’est d’ailleurs ce que Jésus expliqua à Ses disciples la veille de Sa crucifixion. Il leur parlait de l’envoi du Saint-Esprit après Sa mort et Sa résurrection. C’est ce qu’Il dit dans Jean 14 :15-18 : « Si vous m’aimez, gardez mes commandements. Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur […] Je ne vous laisserai pas orphelins, je viendrai à vous. »

Êtes-vous aux prises avec la solitude ? Vous sentez-vous seul et sans espoir ? Tendez la main aux membres de votre famille. Appelez ou écrivez à un ami. Vous avez besoin de ce contact. Même si c’est difficile au début, vous devez tendre la main.

Mais surtout, parlez à votre Père céleste. Il vous aime, Il se soucie de vous et Il a donné Son Fils pour vous. Oui, pour les huit milliards d’autres personnes sur Terre aussi. Mais Il a aussi donné Son Fils pour vous spécifiquement. Il vous aime et se soucie de vous. Comme l’a écrit Pierre, dans 1 Pierre 5 :7 : « déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, car lui-même prend soin de vous. »

Remerciez votre Frère aîné, Jésus-Christ. Il est mort pour vous. Parce qu’Il vous aime aussi. Et Il veut avoir une relation personnelle avec vous. Il explique cela dans Matthieu 7 :21-23 :

« Ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur ! n’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais seulement celui qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. Plusieurs me diront en ce jour-là : Seigneur, Seigneur, n’avons-nous pas prophétisé par ton nom ? n’avons-nous pas chassé des démons par ton nom ? et n’avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom ? Alors je leur dirai ouvertement : Je ne vous ai jamais connus ».

Réfléchissez un instant. Que dit Jésus ? Que veut-Il de nous ? Oui, nous devons Lui obéir. Nous devons répondre à Ses attentes. Mais parce qu’Il nous aime, en fin de compte, Il veut apprendre à nous connaître, alors que nous marchons avec Lui chaque jour du reste de notre vie.

En 2023, le ministère américain de la Santé et des Services sociaux a publié un document intitulé « Notre épidémie de solitude et d’isolement ». Dans cette publication, Vivek Murthy, alors le ministre de la Santé des États-Unis, donnait les conseils suivants pour lutter contre la solitude. Voici ce qu’il dit :

« Chacun d’entre nous peut commencer dès maintenant, dans sa propre vie, à renforcer ses liens et ses relations. Nos relations personnelles constituent une ressource inexploitée, une source de guérison pourtant évidente. Elles peuvent nous aider à vivre une vie plus saine, plus productive et plus épanouie. Répondez à l’appel téléphonique d’un ami. Prenez le temps de partager un repas. Écoutez sans être distrait par votre téléphone. Rendez service à quelqu’un. Exprimez-vous de manière authentique. Les clés de la connexion humaine sont simples, mais extraordinairement puissantes » (“Our Epidemic of Loneliness and Isolation, 2023”, hhs.gov).

Quel excellent conseil ! L’antidote à la solitude est d’aller vers les autres et d’entrer en contact avec eux. En même temps, il manque quelque chose de profondément essentiel à ce conseil. La reconnaissance du fait que vaincre la solitude commence par une relation personnelle avec Dieu. Nous sommes Ses enfants. Si nous plaçons notre foi et notre confiance en Lui, Il ne nous laissera jamais tomber. Comme le dit Hébreux 13 :5 : « Car Dieu lui-même a dit : Je ne te délaisserai point, et je ne t’abandonnerai point. »

Merci de votre attention. N’oubliez pas de commander votre exemplaire gratuit de notre brochure, Le Dieu réel : Preuves et promesses.

 


Pages