[Le texte ci-dessous est l’adaptation de la transcription de cette émission du Monde de Demain.]
Le Groenland. Un territoire des États-Unis ? C’est l’idée qu’avait avancée le président américain Donald Trump. Bien sûr, cela a fait la une des journaux du monde entier et a même donné lieu à quelques vidéos humoristiques sur les réseaux sociaux… car l’idée des États-Unis s’emparant du Groenland semblait tout simplement absurde.
Mais ce sujet a également suscité de vives discussions parmi les dirigeants européens et a même conduit à l’envoi d’un petit contingent de militaires au Groenland, auquel ont participé l’Allemagne, la Suède, la Norvège, la Finlande, les Pays-Bas et le Royaume-Uni (“European military personnel arrive in Greenland as Trump says US needs island”, BBC, 15 janvier 2026.)
Les États-Unis maintiennent une petite base militaire au Groenland depuis de nombreuses années. Ils y stationnent actuellement environ 150 soldats. Mais ce que le président Trump proposait, ce n’était pas seulement d’y établir une installation militaire, mais de faire du Groenland un territoire américain.
La crise diplomatique s’est apaisée en quelques semaines. Mais pour certains, cette controverse était un signe de plus de la détérioration des relations entre les États-Unis et l’Europe. Et c’est difficile à nier.
Quel avenir attend les États-Unis et leurs alliés en Europe ? L’état des choses qui perdure depuis des décennies est-il révolu ? Et si les choses changent, pourquoi ?
Nous examinerons ces questions dans un instant. Mais avant cela, n’oubliez pas de vous préparer à commander la brochure gratuite que nous vous proposons aujourd’hui, intitulée Les États-Unis et la Grande-Bretagne selon la prophétie.
Alors, l’avenir réserve-t-il coopération ou conflit entre l’Europe et les États-Unis ? L’Amérique et l’Europe resteront-elles alliées ou deviendront-elles ennemies ? Je reviens tout de suite avec la réponse.
Bienvenue au Monde de Demain, où nous vous aidons à comprendre votre monde à travers les pages de la Bible.
Les tentatives américaines de s’approprier du Groenland
Le président Donald Trump fit la une des journaux lorsqu’il commença à parler de vouloir acquérir le Groenland. Certains diront que le terme « vouloir » n’est pas vraiment exact. « Menacer de s’en emparer » aux dépens du Danemark serait plus juste. Il y a des raisons pour lesquelles le président américain convoite le Groenland. D’un point de vue sécuritaire, cette terre arctique présente des avantages stratégiques en cas de conflit potentiel avec la Russie ou la Chine. Le Groenland est également riche en ressources naturelles importantes.
En réalité, les tentatives américaines de s’approprier le Groenland ne sont pas sans précédent. Au moins cinq fois au cours des 200 dernières années, le gouvernement américain a manifesté son intérêt pour prendre le contrôle du Groenland. Mais cette annonce du président Trump ne ressemblait pas à une proposition ; elle ressemblait à une exigence. Comme on pouvait s’y attendre, les Européens ont réagi avec stupéfaction et inquiétude.
Le président Trump a finalement adouci ses propos. Mais toute cette affaire a mis en évidence une nouvelle fracture dans une relation de plus en plus tendue entre les États-Unis et l’Europe. Au-delà des gros titres tapageurs et des manœuvres politiques, que se passe-t-il réellement dans la relation transatlantique ? Où cela nous mène-t-il ?
Les États-Unis et l’Europe, des alliés depuis la Seconde Guerre mondiale
Les États-Unis et l’Europe sont alliés depuis des décennies. La plupart d’entre nous qui vivons aux États-Unis ou en Europe ne nous souvenons pas qu’il en fût jamais autrement. Peut-être que certains d’entre vous se souviennent de la Seconde Guerre mondiale, mais vous seriez l’exception. D’autres sont peut-être assez âgés pour se souvenir des années d’après-guerre, ou ont peut-être entendu des récits sur la guerre.
Le fait est qu’il n’y a pas si longtemps, les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne et d’autres pays alliés étaient engagés en Europe dans une guerre contre l’Allemagne, l’Italie et les autres puissances de l’Axe. Il a fallu six longues et sanglantes années pour y mettre fin. Le coût fut immense. On estime que 60 à 80 millions de personnes périrent, si l’on compte à la fois les pertes militaires et civiles. Ce fut un carnage et une destruction de vies humaines d’une ampleur inimaginable.
Sur le plan financier et matériel, les dégâts furent dévastateurs. L’agriculture fut perturbée. Les réseaux de transport européens furent ravagés. Environ 30% des habitations en Grande-Bretagne furent endommagées ou détruites. D’après le site Internet de l’Encyclopédie Britannica : « En 1945, les économies des pays d’Europe occidentale sur le continent étaient pratiquement paralysées. »
L’établissement de l’OTAN
Mais dès que les combats cessèrent, une autre dynamique entra en jeu. Lorsque l’Allemagne nazie et les autres puissances de l’Axe furent finalement vaincues, une nouvelle menace fit son apparition : l’Union soviétique. C’est ainsi qu’une relation stratégique entre les États-Unis et l’Europe vit le jour. Elle fut baptisée « Organisation du Traité de l’Atlantique Nord », ou OTAN en abrégé. Le Traité de l’Atlantique Nord a été signé le 4 avril 1949 et comprenait l’« article 5 sur la défense collective », d’une importance capitale. L’article 5 stipule qu’une attaque contre un pays membre de l’OTAN est une attaque contre tous.
Cet accord de l’OTAN constitue depuis des décennies la pierre angulaire de la politique de sécurité américano-européenne. Sous la houlette des États-Unis, l’OTAN a depuis lors maintenu un parapluie de défense protecteur au-dessus de l’Europe.
Mais après la chute de l’Union soviétique, en 1991, nombreux sont ceux qui ont remis en question la nécessité de l’OTAN. Était-elle encore indispensable et pertinente ? Il n’a pas fallu attendre bien longtemps pour le savoir. En 2014, la Russie a semé l’inquiétude en Europe en envahissant la Crimée et en soutenant les mouvements séparatistes dans l’est de l’Ukraine. L’augmentation des dépenses de défense redevint une priorité en Europe. En 2015, lors d’une visite à l’OTAN, le Secrétaire américain à la Défense Ashton Carter exhorta l’Allemagne à augmenter ses dépenses de défense afin d’assumer une part plus importante de la sécurité de l’Europe (“Pentagon chief urges Germany to bolster defenses”, Deutsche Welle, 22 juin 2015).
Le président Trump remet en question l’adhésion des États-Unis à l’OTAN
Mais à peine deux ans plus tard, lors de son premier mandat, le président américain Donald Trump mit les Européens sur les nerfs en remettant en question l’intérêt même de l’adhésion à l’OTAN. Cette position s’expliquait en grande partie par des raisons financières : il est coûteux de maintenir des effectifs importants à l’étranger alors que les États-Unis connaissent des difficultés économiques sur leur propre territoire. Puis, le président déclencha ensuite une tempête politique en choisissant dans un premier temps de ne pas réaffirmer son engagement envers l’article 5, principe fondateur de l’OTAN.
En réponse, Angela Merkel, alors chancelière allemande, déclara : « Nous, les Européens, nous devons vraiment prendre en main notre propre destin […] Les temps où nous pouvions totalement nous reposer sur d’autres sont en partie révolus » (“Angela Merkel : ‘Nous, les Européens, devons prendre en main notre propre destin’”, Le Monde, 29 mai 2017).
En 2019, un observateur européen fit remarquer que, depuis des générations, les présidents américains s’efforçaient généralement de renforcer les liens avec l’Europe. Mais le président Trump était différent. Sous son mandat, ces liens se sont distendus, voire délibérément rompus. À noter cet article, daté du 13 janvier 2019 :
« À chaque visite en Europe et à chaque tweet de la Maison-Blanche sur le coût de l’OTAN ou les droits de douane de l’UE, ce président montre clairement qu’il considère l’Europe davantage comme un obstacle que comme un allié. Aucun de ses prédécesseurs n’aurait songé à qualifier l’UE d’“ennemi”, comme l’a fait le président Trump lors d’une récente interview sur le commerce » (“Has Trump turned his back on Europe?”, BBC, 13 janvier 2019).
C’était en 2019. Ces dernières années, les discours hostiles n’ont cessé de s’intensifier. Le site Internet Politico rapportait, le 18 mars 2025, que le futur chancelier allemand Friedrich Merz réagissait face à :
« Une nouvelle réalité alarmante dans laquelle on ne pouvait plus compter sur l’Amérique du président américain Donald Trump pour protéger l’Europe, et où celle-ci pourrait même agir à son détriment. “Compte tenu des menaces qui pèsent sur notre liberté et la paix sur notre continent”, le mantra “quoi qu’il en coûte” s’applique désormais à la défense de l’Europe. M. Merz a déclaré aux journalistes plus tôt ce mois-ci, alors qu’il annonçait un plan d’emprunt historique susceptible de débloquer 1000 milliards d’euros de nouvelles dépenses pour la défense et les infrastructures au cours de la prochaine décennie » (“Will the threat of Trump end Germany’s austerity zeal?”, Politico, 18 mars 2025).
L’article rapportait aussi que le chancelier Merz, lors d’une interview à la télévision publique le 16 mars, avait déclaré :
« La rencontre à la Maison-Blanche entre Zelensky et Donald Trump a vraiment mis en lumière toute la situation dramatique que nous vivons aujourd’hui en matière de politique sécuritaire, et c’est pourquoi nous avons dû agir rapidement […] Nous devons désormais suivre une voie plus indépendante des États-Unis. L’heure de l’Europe a sonné » (Ibid.)
Gerald Weston, l’un de nos collègues présentateurs, a rédigé un article complet sous ce même titre, « L’heure de l’Europe a sonné », dans le numéro de juillet-août 2025 de notre revue Le Monde de Demain. Vous pouvez la consulter sur notre site web MondeDemain.org.
Alors, que se passe-t-il ? S’agit-il simplement de manœuvres politiques entre dirigeants ? Ou bien quelque chose a-t-il réellement changé ? Où cela va-t-il nous mener ?
L’identité des nations israélites
Les téléspectateurs de longue date du Monde de Demain savent que pour comprendre les prophéties bibliques, il faut savoir que de nombreuses nations mentionnées dans la Bible portent aujourd’hui des noms différents. Prenons l’exemple des nations modernes d’origine britannique à travers le monde, y compris les États-Unis. On peut fait remonter leurs origines aux patriarches de la Bible, à condition de savoir où les chercher.
Le patriarche Abraham vécut il y a environ 4000 ans. Sa vie est relatée dans le livre de la Genèse. Dieu promit aux descendants d’Abraham de nombreuses bénédictions merveilleuses en raison de sa foi et de son obéissance. Parmi ces bénédictions figurait la promesse de grandes richesses matérielles.
Abraham eut un fils, Isaac. Ces mêmes bénédictions furent transmises au fils d’Isaac, Jacob, et Dieu changea le nom de Jacob en Israël. Beaucoup pensent que les seuls descendants d’Israël sont les Juifs. Mais quand on se penche sur la Bible, on constate que Juda – l’ancêtre des Juifs – n’était qu’un des douze fils d’Israël.
Comme nous l’expliquons souvent au Monde de Demain, tous les Juifs sont des Israélites, mais tous les Israélites ne sont pas des Juifs. Il est essentiel de comprendre cela. On peut aussi voir les choses ainsi : tous les Allemands sont des Européens, mais tous les Européens ne sont pas des Allemands. Pourquoi est-ce important ? Considérons une prophétie prononcée par Jacob, ou Israël, avant sa mort, rapportée dans Genèse 49 :1 :
« Puis Jacob appela ses fils, et leur dit : Assemblez-vous, et je vous déclarerai ce qui vous doit arriver aux derniers jours » (Martin).
Or, cela revêt une grande importance. En effet, lorsque la Bible parle des « derniers jours », elle fait principalement référence à la période qui précède immédiatement le retour du Messie. En d’autres termes, Jacob, ou Israël, prédisait ce qui arriverait aux descendants de ses fils à la fin des temps. Si nous comprenons que nous vivons actuellement cette fin des temps, il parlait donc de notre époque aujourd’hui.
Israël prophétisa au sujet des Juifs dans les versets 8 à 12. Mais ensuite, il parla de son fils Joseph dans les versets 22 à 26. Remarquez dans Genèse 49 :22 : « Joseph est le rejeton d’un arbre fertile, le rejeton d’un arbre fertile près d’une source ; les branches s’élèvent au-dessus de la muraille. »
Les descendants de Joseph seraient un peuple fécond, en pleine expansion, voire colonisateur. C’est ce dont il est question lorsqu’il est fait mention de branches qui « s’élèvent au-dessus de la muraille ». Quelle nation ou quel groupe de nations s’est illustré comme peuple colonisateur au cours des deux ou trois derniers siècles ?
« Des archers le provoquent, lui lancent des flèches et l’attaquent : Son arc reste ferme ; ses bras et ses mains sont rendus agiles par les mains du Puissant de Jacob, par celui qui est le berger, le rocher d’Israël » (Genèse 49 :23-24, Neuchâtel).
Quelles nations ou groupe de nations ont détenu le statut de superpuissance au cours des deux ou trois derniers siècles ? Après la défaite de l’Armada espagnole en 1588, la Grande-Bretagne, issue de la tribu de Joseph, s’est finalement imposée et a dominé les océans grâce à sa puissante Marine. Après la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis, autre descendant de Joseph, ont pris le relais de cette position dominante et jouissent depuis lors d’un pouvoir sans précédent. Poursuivant son récit, Jacob, ou Israël, déclara :
« C’est l’œuvre du Dieu de ton père, qui t’aidera ; c’est l’œuvre du Tout-Puissant, qui te bénira des bénédictions des cieux en haut, des bénédictions des eaux en bas, des bénédictions des mamelles et du sein maternel. Les bénédictions de ton père s’élèvent au-dessus des bénédictions de mes pères jusqu’à la cime des antiques collines : Qu’elles soient sur la tête de Joseph, sur le sommet de la tête du prince de ses frères ! » (Genèse 49 :25-26).
Quels pays sont bénis sur le plan économique, en termes de croissance démographique et de richesses agricoles et minières en cette fin des temps ? Il est certain que l’on peut reconnaître que les pays d’origine britannique ont été bénis comme aucun autre. Dans son ouvrage intitulé Le monde post-américain, publié en 2008, l’écrivain et commentateur de CNN Fareed Zakaria écrivit ceci :
« Ces deux superpuissances [la Grande-Bretagne et les États-Unis] ont contribué à créer et à entretenir une économie mondiale ouverte, à protéger les routes commerciales et les voies maritimes, ont agi comme prêteurs de dernier ressort, détenu la monnaie de réserve, investi à l’étranger et maintenu l’ouverture de leurs propres marchés. Elles ont aussi su faire pencher la balance militaire contre les grands agresseurs de leur temps, depuis Napoléon jusqu’à l’Allemagne ou l’Union Soviétique. En dépit de tous leurs abus de puissance, les États-Unis d’Amérique ont été le créateur et le soutien de l’ordre mondial, mélange de libre-échange et de gouvernement démocratique – un ordre qui s’est révélé salutaire et profitable à la vaste majorité de l’humanité » (Le monde post-américain, Fareed Zakaria, éditions Perrin, p. 91, traduction Johan-Frédérik Hel Guedj).
C’est là un résumé assez juste de la part de M. Zakaria. Dans l’ensemble, les politiques et les structures mises en place par les Britanniques et reprises par les Américains ont bénéficié au monde. Il évoque les « routes commerciales et les voies maritimes ». En termes bibliques, cela renvoie à la promesse que Dieu fit à Abraham et à ses descendants, telle qu’elle est rapportée dans Genèse 22 :17 : « Je te bénirai et je multiplierai ta postérité, comme les étoiles du ciel et comme le sable qui est sur le bord de la mer ; et ta postérité possédera la porte de ses ennemis. »
Considérons, l’espace d’un instant, les portes maritimes stratégiques que la Grande-Bretagne contrôlait à son apogée, ainsi que les États-Unis, dans une bien moindre mesure : Le canal de Suez, le canal de Panama, le détroit de Gibraltar, le détroit de Malacca, le port de Douvres, le cap de Bonne-Espérance, le détroit d’Ormuz, Singapour et Hong Kong, pour n’en citer que quelques-unes. Dieu promit que les descendants d’Abraham posséderaient les portes de leurs ennemis. Comment cela pourrait-il être le fruit du hasard ?
L’identité de l’Assyrie
Quel est l’intérêt ? Comprendre l’identité de Joseph, l’un des fils de Jacob, ou d’Israël, nous aidera à comprendre ce qui se passe aujourd’hui entre l’Amérique et l’Europe. Et c’est là qu’intervient l’Europe. Plus précisément, l’Allemagne. Pouvons-nous identifier l’Allemagne dans l’histoire ancienne ? Oui, sous le nom d’Assyrie. Des auteurs séculiers ont noté les parallèles entre les Allemands et les Assyriens. En 1995, Klaus Fischer, professeur d’histoire et de philosophie à l’Allan Hancock College, a écrit au sujet de l’Allemagne sous le régime nazi. Il a déclaré ceci :
« Des rituels ingénieux ont été conçus pour briser l’individualité : des colonnes de marche, des rassemblements de masse […] c’était une lueur de beauté sinistre que le monde n’avait pas vue depuis l’époque des anciens Assyriens […] La plupart de ces plans grandioses (colonisation de la Russie, annexion de la Crimée, etc.) ont été repoussés à plus tard en raison des exigences de la guerre, mais ils reflètent la nature assyrienne de la politique allemande à l’égard des peuples conquis » (Nazi Germany: A New History, Klaus Fischer, Continuum Publishing, pp. 342, 496).
On n’avait rien vu de tel depuis l’époque des anciens Assyriens. Dans son ouvrage publié en 1985, l’historien Arther Ferrill a formulé cette observation effrayante après avoir examiné qu’un seul récit des atrocités commises par les Assyriens à l’encontre d’un peuple conquis :
« Ce document effroyable est presque aussi révoltant que les photographies des camps de concentration nazis et il a peu d’équivalents dans l’Histoire » (The Origins of War, Arther Ferrill, Thames & Hudson Publishers, p. 69).
Dans son ouvrage sur l’ancienne civilisation européenne, publié en 1921, Roscoe Lewis Ashley écrivait que les Assyriens étaient connus pour :
« Aimer particulièrement la guerre, qu’ils menaient contre leurs ennemis avec férocité et cruauté » (Early European Civilization, Roscoe Lewis Ashley, 1921, p. 44-45).
Il souligna également que les Assyriens déportaient par dizaines de milliers les peuples qu’ils avaient soumis. Cela ne vous rappelle-t-il pas quelque chose dans l’histoire moderne ? Il n’est pas difficile d’y voir un lien. D’autres parallèles et symboles, tels que la croix de fer, l’aigle et le disque solaire, relient les Allemands modernes aux Assyriens de l’Antiquité. Ces parallèles, ainsi que de nombreux autres, sont relevés dans une autre brochure que nous publions, intitulé L’Allemagne selon la prophétie ; vous pouvez y accéder en ligne sur notre site Internet MondeDemain.org.
Ce ne sont pas seulement les similitudes guerrières qui relient l’Allemagne moderne et l’Assyrie antique. De nombreux historiens ont relevé des routes migratoires qui partent des anciennes terres d’Assyrie, traversent le Proche-Orient et les rives de la mer Noire, pour aboutir au plein cœur de l’Europe. Le lexicographe William Smith écrivait en 1904 :
« Les Germains se considéraient comme des indigènes dans le pays ; mais il ne fait aucun doute qu’ils étaient une branche de la grande race indo-germanique qui, avec les Celtes, migra en Europe depuis le Caucase et les pays entourant les mers Noire et Caspienne, à une époque bien antérieure aux archives historiques » (A Classical Dictionary of Greek and Roman Biography, Mythology and Geography, William Smith, p. 281).
Ainsi, l’Allemagne moderne a des liens avec l’ancienne Assyrie.
L’Assyrie, instrument de la fureur de l’Éternel contre Israël
Pourquoi est-ce important ? Parce qu’autrefois, le peuple d’Israël et l’Assyrie étaient des ennemis acharnés. En effet, la maison d’Israël, composée des dix tribus du nord, tomba en 721 av. J.-C., aux mains des Assyriens. À cause de ses péchés, Israël fut livré à la destruction. L’Assyrie fut l’instrument de cette destruction. Cela fut prédit par Ésaïe :
« Malheur à l’Assyrien, verge de ma colère ! La verge dans sa main, c’est l’instrument de ma fureur. Je l’ai lâché contre une nation impie, je l’ai fait marcher contre le peuple de mon courroux, pour qu’il se livre au pillage et fasse du butin, pour qu’il le foule aux pieds comme la boue des rues » (Ésaïe 10 :5-6).
La nation impie dont parlait Dieu était la maison d’Israël, qui fut envahie par les féroces Assyriens.
Alors, pourquoi cela devrait-il nous préoccuper aujourd’hui ? Parce que la prophétie présente souvent une dualité : un premier accomplissement, suivi d’un accomplissement futur. En d’autres termes, les nations d’origine britannique se préparent à être vaincues par une puissante bête européenne dirigée par l’Allemagne. C’est une rivalité ancestrale qui se joue une fois de plus.
À la fin des temps, le prophète Ésaïe prédit qu’Israël sera vaincu, dispersé, puis rassemblé « depuis l’Assyrie » dans Ésaïe 11 :16. Remarquez également dans Ésaïe 27 :12-13 :
« En ce temps-là, l’Éternel secouera des fruits, depuis le cours du fleuve jusqu’au torrent d’Égypte ; et vous serez ramassés un à un, enfants d’Israël ! En ce jour, on sonnera de la grande trompette, et alors reviendront ceux qui étaient exilés au pays d’Assyrie ou fugitifs au pays d’Égypte ; et ils adoreront l’Éternel, sur la montagne sainte, à Jérusalem. »
Cette prophétie ne s’est jamais réalisée par le passé. Le peuple d’Israël n’est jamais revenu d’Assyrie après sa déportation au 8e siècle av. J.-C. De nombreux Juifs sont revenus en Terre promise après leur captivité en Babylone. Mais pas la maison d’Israël, les tribus du Nord. Cela reste encore à venir.
La renaissance militaire de l’Allemagne
Alors, l’Allemagne et l’Europe suivront-elles leur propre voie, indépendamment des États-Unis ? Les prophéties bibliques répondent par l’affirmative. Les éléments nécessaires à cette réalisation commencent à se mettre en place.
Lors de la 24e Conférence de Berlin sur la sécurité, en novembre 2025, l’ambassadeur américain auprès de l’OTAN, Matthew Whitaker, fit cette déclaration intéressante :
« J’attends avec impatience le jour où l’Allemagne viendra aux États-Unis pour nous dire qu’elle est prête à prendre la tête du Commandement suprême des forces alliées. Je pense que nous en sommes encore loin, mais j’attends avec impatience ces discussions » (“L’Allemagne un jour à la tête de l’OTAN”, fr.euronews.com, 26 novembre 2025).
Cela pourrait prendre moins de temps qu’il le pense. Prenons cette citation tirée d’une émission spéciale « 60 Minutes » de la CBS, diffusée le 14 décembre 2025 :
« Marqués par le passé nazi de leur pays, les Allemands ont embrassé le pacifisme après la guerre froide. Les dépenses de défense ont chuté à tel point que certains soldats devaient acheter leur propre équipement. Mais l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie, combinée à la pression persistante du président Donald Trump pour que l’Europe assume davantage sa propre défense, a transformé le paysage. Aujourd’hui, l’Allemagne se réarme à toute vitesse » (“Germany rearms, modernizes military after decades of embracing the peace dividend”, 60 Minutes, 14 décembre 2025).
Les prophéties bibliques annoncent que l’Europe deviendra suffisamment puissante non seulement pour se protéger et rivaliser avec les États-Unis, mais aussi, si les événements s’enchaînent comme il faut, pour les soumettre et les conquérir. Quelle ironie ! Les États-Unis poussent l’Allemagne à remilitariser ses industries. Le résultat final sera l’avènement d’un nouveau régime de type nazi. Seulement, cette fois-ci, les alliés ne l’emporteront pas.
La promesse d’un avenir de paix pour les nations du monde
Le prophète Ésaïe fit également cette déclaration étonnante selon laquelle, sous la direction du Christ, Israël et l’Assyrie travailleront ensemble à la reconstruction du monde lors du Millénium :
« En ce même temps, Israël sera, lui troisième, uni à l’Égypte et à l’Assyrie, et ces pays seront l’objet d’une bénédiction. L’Éternel des armées les bénira, en disant : Bénis soient l’Égypte, mon peuple, et l’Assyrie, œuvre de mes mains, et Israël, mon héritage ! » (Ésaïe 19 :24-25).
Notre monde est sur le point d’être bouleversé. Et nous devons nous préparer aux événements à venir qui prendront l’humanité par surprise. Nous pouvons également puiser du réconfort dans les promesses d’espérance et d’avenir sous le règne millénaire du Christ, non seulement pour les peuples d’Assyrie et d’Israël, mais aussi pour tous les peuples et toutes les nations de la Terre. Ce sera une époque où l’Assyrie et Israël seront de vrais alliés et travailleront ensemble, sous l’autorité du Christ, pendant mille ans. Que Dieu hâte ce jour !