Rod McNair

Les États-Unis et l’Europe : alliés ou ennemis ?

L’avenir réserve-t-il coopération ou conflit entre l’Europe et les États-Unis ? L’Amérique et l’Europe resteront-elles alliées ou deviendront-elles ennemies ?

[Le texte ci-dessous est l’adaptation de la transcription de cette émission du Monde de Demain.]

Le Groenland. Un territoire des États-Unis ? C’est l’idée qu’avait avancée le président américain Donald Trump. Bien sûr, cela a fait la une des journaux du monde entier et a même donné lieu à quelques vidéos humoristiques sur les réseaux sociaux… car l’idée des États-Unis s’emparant du Groenland semblait tout simplement absurde.

Mais ce sujet a également suscité de vives discussions parmi les dirigeants européens et a même conduit à l’envoi d’un petit contingent de militaires au Groenland, auquel ont participé l’Allemagne, la Suède, la Norvège, la Finlande, les Pays-Bas et le Royaume-Uni (“European military personnel arrive in Greenland as Trump says US needs island”, BBC, 15 janvier 2026.)

Les États-Unis maintiennent une petite base militaire au Groenland depuis de nombreuses années. Ils y stationnent actuellement environ 150 soldats. Mais ce que le président Trump proposait, ce n’était pas seulement d’y établir une installation militaire, mais de faire du Groenland un territoire américain.

La crise diplomatique s’est apaisée en quelques semaines. Mais pour certains, cette controverse était un signe de plus de la détérioration des relations entre les États-Unis et l’Europe. Et c’est difficile à nier.

Quel avenir attend les États-Unis et leurs alliés en Europe ? L’état des choses qui perdure depuis des décennies est-il révolu ? Et si les choses changent, pourquoi ?

Nous examinerons ces questions dans un instant. Mais avant cela, n’oubliez pas de vous préparer à commander la brochure gratuite que nous vous proposons aujourd’hui, intitulée Les États-Unis et la Grande-Bretagne selon la prophétie.

Alors, l’avenir réserve-t-il coopération ou conflit entre l’Europe et les États-Unis ? L’Amérique et l’Europe resteront-elles alliées ou deviendront-elles ennemies ? Je reviens tout de suite avec la réponse.

Bienvenue au Monde de Demain, où nous vous aidons à comprendre votre monde à travers les pages de la Bible.

Les tentatives américaines de s’approprier du Groenland

Le président Donald Trump fit la une des journaux lorsqu’il commença à parler de vouloir acquérir le Groenland. Certains diront que le terme « vouloir » n’est pas vraiment exact. « Menacer de s’en emparer » aux dépens du Danemark serait plus juste. Il y a des raisons pour lesquelles le président américain convoite le Groenland. D’un point de vue sécuritaire, cette terre arctique présente des avantages stratégiques en cas de conflit potentiel avec la Russie ou la Chine. Le Groenland est également riche en ressources naturelles importantes.

En réalité, les tentatives américaines de s’approprier le Groenland ne sont pas sans précédent. Au moins cinq fois au cours des 200 dernières années, le gouvernement américain a manifesté son intérêt pour prendre le contrôle du Groenland. Mais cette annonce du président Trump ne ressemblait pas à une proposition ; elle ressemblait à une exigence. Comme on pouvait s’y attendre, les Européens ont réagi avec stupéfaction et inquiétude.

Le président Trump a finalement adouci ses propos. Mais toute cette affaire a mis en évidence une nouvelle fracture dans une relation de plus en plus tendue entre les États-Unis et l’Europe. Au-delà des gros titres tapageurs et des manœuvres politiques, que se passe-t-il réellement dans la relation transatlantique ? Où cela nous mène-t-il ?

Les États-Unis et l’Europe, des alliés depuis la Seconde Guerre mondiale

Les États-Unis et l’Europe sont alliés depuis des décennies. La plupart d’entre nous qui vivons aux États-Unis ou en Europe ne nous souvenons pas qu’il en fût jamais autrement. Peut-être que certains d’entre vous se souviennent de la Seconde Guerre mondiale, mais vous seriez l’exception. D’autres sont peut-être assez âgés pour se souvenir des années d’après-guerre, ou ont peut-être entendu des récits sur la guerre.

Le fait est qu’il n’y a pas si longtemps, les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne et d’autres pays alliés étaient engagés en Europe dans une guerre contre l’Allemagne, l’Italie et les autres puissances de l’Axe. Il a fallu six longues et sanglantes années pour y mettre fin. Le coût fut immense. On estime que 60 à 80 millions de personnes périrent, si l’on compte à la fois les pertes militaires et civiles. Ce fut un carnage et une destruction de vies humaines d’une ampleur inimaginable.

Sur le plan financier et matériel, les dégâts furent dévastateurs. L’agriculture fut perturbée. Les réseaux de transport européens furent ravagés. Environ 30% des habitations en Grande-Bretagne furent endommagées ou détruites. D’après le site Internet de l’Encyclopédie Britannica : « En 1945, les économies des pays d’Europe occidentale sur le continent étaient pratiquement paralysées. »

L’établissement de l’OTAN

Mais dès que les combats cessèrent, une autre dynamique entra en jeu. Lorsque l’Allemagne nazie et les autres puissances de l’Axe furent finalement vaincues, une nouvelle menace fit son apparition : l’Union soviétique. C’est ainsi qu’une relation stratégique entre les États-Unis et l’Europe vit le jour. Elle fut baptisée « Organisation du Traité de l’Atlantique Nord », ou OTAN en abrégé. Le Traité de l’Atlantique Nord a été signé le 4 avril 1949 et comprenait l’« article 5 sur la défense collective », d’une importance capitale. L’article 5 stipule qu’une attaque contre un pays membre de l’OTAN est une attaque contre tous.

Cet accord de l’OTAN constitue depuis des décennies la pierre angulaire de la politique de sécurité américano-européenne. Sous la houlette des États-Unis, l’OTAN a depuis lors maintenu un parapluie de défense protecteur au-dessus de l’Europe.

Mais après la chute de l’Union soviétique, en 1991, nombreux sont ceux qui ont remis en question la nécessité de l’OTAN. Était-elle encore indispensable et pertinente ? Il n’a pas fallu attendre bien longtemps pour le savoir. En 2014, la Russie a semé l’inquiétude en Europe en envahissant la Crimée et en soutenant les mouvements séparatistes dans l’est de l’Ukraine. L’augmentation des dépenses de défense redevint une priorité en Europe. En 2015, lors d’une visite à l’OTAN, le Secrétaire américain à la Défense Ashton Carter exhorta l’Allemagne à augmenter ses dépenses de défense afin d’assumer une part plus importante de la sécurité de l’Europe (“Pentagon chief urges Germany to bolster defenses”, Deutsche Welle, 22 juin 2015).

Le président Trump remet en question l’adhésion des États-Unis à l’OTAN

Mais à peine deux ans plus tard, lors de son premier mandat, le président américain Donald Trump mit les Européens sur les nerfs en remettant en question l’intérêt même de l’adhésion à l’OTAN. Cette position s’expliquait en grande partie par des raisons financières : il est coûteux de maintenir des effectifs importants à l’étranger alors que les États-Unis connaissent des difficultés économiques sur leur propre territoire. Puis, le président déclencha ensuite une tempête politique en choisissant dans un premier temps de ne pas réaffirmer son engagement envers l’article 5, principe fondateur de l’OTAN.

En réponse, Angela Merkel, alors chancelière allemande, déclara : « Nous, les Européens, nous devons vraiment prendre en main notre propre destin […] Les temps où nous pouvions totalement nous reposer sur d’autres sont en partie révolus » (“Angela Merkel : ‘Nous, les Européens, devons prendre en main notre propre destin’”, Le Monde, 29 mai 2017).

En 2019, un observateur européen fit remarquer que, depuis des générations, les présidents américains s’efforçaient généralement de renforcer les liens avec l’Europe. Mais le président Trump était différent. Sous son mandat, ces liens se sont distendus, voire délibérément rompus. À noter cet article, daté du 13 janvier 2019 :

« À chaque visite en Europe et à chaque tweet de la Maison-Blanche sur le coût de l’OTAN ou les droits de douane de l’UE, ce président montre clairement qu’il considère l’Europe davantage comme un obstacle que comme un allié. Aucun de ses prédécesseurs n’aurait songé à qualifier l’UE d’“ennemi”, comme l’a fait le président Trump lors d’une récente interview sur le commerce » (“Has Trump turned his back on Europe?”, BBC, 13 janvier 2019).

C’était en 2019. Ces dernières années, les discours hostiles n’ont cessé de s’intensifier. Le site Internet Politico rapportait, le 18 mars 2025, que le futur chancelier allemand Friedrich Merz réagissait face à :

« Une nouvelle réalité alarmante dans laquelle on ne pouvait plus compter sur l’Amérique du président américain Donald Trump pour protéger l’Europe, et où celle-ci pourrait même agir à son détriment. “Compte tenu des menaces qui pèsent sur notre liberté et la paix sur notre continent”, le mantra “quoi qu’il en coûte” s’applique désormais à la défense de l’Europe. M. Merz a déclaré aux journalistes plus tôt ce mois-ci, alors qu’il annonçait un plan d’emprunt historique susceptible de débloquer 1000 milliards d’euros de nouvelles dépenses pour la défense et les infrastructures au cours de la prochaine décennie » (“Will the threat of Trump end Germany’s austerity zeal?”, Politico, 18 mars 2025).

L’article rapportait aussi que le chancelier Merz, lors d’une interview à la télévision publique le 16 mars, avait déclaré :

« La rencontre à la Maison-Blanche entre Zelensky et Donald Trump a vraiment mis en lumière toute la situation dramatique que nous vivons aujourd’hui en matière de politique sécuritaire, et c’est pourquoi nous avons dû agir rapidement […] Nous devons désormais suivre une voie plus indépendante des États-Unis. L’heure de l’Europe a sonné » (Ibid.)

Gerald Weston, l’un de nos collègues présentateurs, a rédigé un article complet sous ce même titre, « L’heure de l’Europe a sonné », dans le numéro de juillet-août 2025 de notre revue Le Monde de Demain. Vous pouvez la consulter sur notre site web MondeDemain.org.

Alors, que se passe-t-il ? S’agit-il simplement de manœuvres politiques entre dirigeants ? Ou bien quelque chose a-t-il réellement changé ? Où cela va-t-il nous mener ?

L’identité des nations israélites

Les téléspectateurs de longue date du Monde de Demain savent que pour comprendre les prophéties bibliques, il faut savoir que de nombreuses nations mentionnées dans la Bible portent aujourd’hui des noms différents. Prenons l’exemple des nations modernes d’origine britannique à travers le monde, y compris les États-Unis. On peut fait remonter leurs origines aux patriarches de la Bible, à condition de savoir où les chercher.

Le patriarche Abraham vécut il y a environ 4000 ans. Sa vie est relatée dans le livre de la Genèse. Dieu promit aux descendants d’Abraham de nombreuses bénédictions merveilleuses en raison de sa foi et de son obéissance. Parmi ces bénédictions figurait la promesse de grandes richesses matérielles.

Abraham eut un fils, Isaac. Ces mêmes bénédictions furent transmises au fils d’Isaac, Jacob, et Dieu changea le nom de Jacob en Israël. Beaucoup pensent que les seuls descendants d’Israël sont les Juifs. Mais quand on se penche sur la Bible, on constate que Juda – l’ancêtre des Juifs – n’était qu’un des douze fils d’Israël.

Comme nous l’expliquons souvent au Monde de Demain, tous les Juifs sont des Israélites, mais tous les Israélites ne sont pas des Juifs. Il est essentiel de comprendre cela. On peut aussi voir les choses ainsi : tous les Allemands sont des Européens, mais tous les Européens ne sont pas des Allemands. Pourquoi est-ce important ? Considérons une prophétie prononcée par Jacob, ou Israël, avant sa mort, rapportée dans Genèse 49 :1 :

« Puis Jacob appela ses fils, et leur dit : Assemblez-vous, et je vous déclarerai ce qui vous doit arriver aux derniers jours » (Martin).

Or, cela revêt une grande importance. En effet, lorsque la Bible parle des « derniers jours », elle fait principalement référence à la période qui précède immédiatement le retour du Messie. En d’autres termes, Jacob, ou Israël, prédisait ce qui arriverait aux descendants de ses fils à la fin des temps. Si nous comprenons que nous vivons actuellement cette fin des temps, il parlait donc de notre époque aujourd’hui.

Israël prophétisa au sujet des Juifs dans les versets 8 à 12. Mais ensuite, il parla de son fils Joseph dans les versets 22 à 26. Remarquez dans Genèse 49 :22 : « Joseph est le rejeton d’un arbre fertile, le rejeton d’un arbre fertile près d’une source ; les branches s’élèvent au-dessus de la muraille. »

Les descendants de Joseph seraient un peuple fécond, en pleine expansion, voire colonisateur. C’est ce dont il est question lorsqu’il est fait mention de branches qui « s’élèvent au-dessus de la muraille ». Quelle nation ou quel groupe de nations s’est illustré comme peuple colonisateur au cours des deux ou trois derniers siècles ?

« Des archers le provoquent, lui lancent des flèches et l’attaquent : Son arc reste ferme ; ses bras et ses mains sont rendus agiles par les mains du Puissant de Jacob, par celui qui est le berger, le rocher d’Israël » (Genèse 49 :23-24, Neuchâtel).

Quelles nations ou groupe de nations ont détenu le statut de superpuissance au cours des deux ou trois derniers siècles ? Après la défaite de l’Armada espagnole en 1588, la Grande-Bretagne, issue de la tribu de Joseph, s’est finalement imposée et a dominé les océans grâce à sa puissante Marine. Après la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis, autre descendant de Joseph, ont pris le relais de cette position dominante et jouissent depuis lors d’un pouvoir sans précédent. Poursuivant son récit, Jacob, ou Israël, déclara :

« C’est l’œuvre du Dieu de ton père, qui t’aidera ; c’est l’œuvre du Tout-Puissant, qui te bénira des bénédictions des cieux en haut, des bénédictions des eaux en bas, des bénédictions des mamelles et du sein maternel. Les bénédictions de ton père s’élèvent au-dessus des bénédictions de mes pères jusqu’à la cime des antiques collines : Qu’elles soient sur la tête de Joseph, sur le sommet de la tête du prince de ses frères ! » (Genèse 49 :25-26).

Quels pays sont bénis sur le plan économique, en termes de croissance démographique et de richesses agricoles et minières en cette fin des temps ? Il est certain que l’on peut reconnaître que les pays d’origine britannique ont été bénis comme aucun autre. Dans son ouvrage intitulé Le monde post-américain, publié en 2008, l’écrivain et commentateur de CNN Fareed Zakaria écrivit ceci :

« Ces deux superpuissances [la Grande-Bretagne et les États-Unis] ont contribué à créer et à entretenir une économie mondiale ouverte, à protéger les routes commerciales et les voies maritimes, ont agi comme prêteurs de dernier ressort, détenu la monnaie de réserve, investi à l’étranger et maintenu l’ouverture de leurs propres marchés. Elles ont aussi su faire pencher la balance militaire contre les grands agresseurs de leur temps, depuis Napoléon jusqu’à l’Allemagne ou l’Union Soviétique. En dépit de tous leurs abus de puissance, les États-Unis d’Amérique ont été le créateur et le soutien de l’ordre mondial, mélange de libre-échange et de gouvernement démocratique – un ordre qui s’est révélé salutaire et profitable à la vaste majorité de l’humanité » (Le monde post-américain, Fareed Zakaria, éditions Perrin, p. 91, traduction Johan-Frédérik Hel Guedj).

C’est là un résumé assez juste de la part de M. Zakaria. Dans l’ensemble, les politiques et les structures mises en place par les Britanniques et reprises par les Américains ont bénéficié au monde. Il évoque les « routes commerciales et les voies maritimes ». En termes bibliques, cela renvoie à la promesse que Dieu fit à Abraham et à ses descendants, telle qu’elle est rapportée dans Genèse 22 :17 : « Je te bénirai et je multiplierai ta postérité, comme les étoiles du ciel et comme le sable qui est sur le bord de la mer ; et ta postérité possédera la porte de ses ennemis. »

Considérons, l’espace d’un instant, les portes maritimes stratégiques que la Grande-Bretagne contrôlait à son apogée, ainsi que les États-Unis, dans une bien moindre mesure : Le canal de Suez, le canal de Panama, le détroit de Gibraltar, le détroit de Malacca, le port de Douvres, le cap de Bonne-Espérance, le détroit d’Ormuz, Singapour et Hong Kong, pour n’en citer que quelques-unes. Dieu promit que les descendants d’Abraham posséderaient les portes de leurs ennemis. Comment cela pourrait-il être le fruit du hasard ?

L’identité de l’Assyrie

Quel est l’intérêt ? Comprendre l’identité de Joseph, l’un des fils de Jacob, ou d’Israël, nous aidera à comprendre ce qui se passe aujourd’hui entre l’Amérique et l’Europe. Et c’est là qu’intervient l’Europe. Plus précisément, l’Allemagne. Pouvons-nous identifier l’Allemagne dans l’histoire ancienne ? Oui, sous le nom d’Assyrie. Des auteurs séculiers ont noté les parallèles entre les Allemands et les Assyriens. En 1995, Klaus Fischer, professeur d’histoire et de philosophie à l’Allan Hancock College, a écrit au sujet de l’Allemagne sous le régime nazi. Il a déclaré ceci :

« Des rituels ingénieux ont été conçus pour briser l’individualité : des colonnes de marche, des rassemblements de masse […] c’était une lueur de beauté sinistre que le monde n’avait pas vue depuis l’époque des anciens Assyriens […] La plupart de ces plans grandioses (colonisation de la Russie, annexion de la Crimée, etc.) ont été repoussés à plus tard en raison des exigences de la guerre, mais ils reflètent la nature assyrienne de la politique allemande à l’égard des peuples conquis » (Nazi Germany: A New History, Klaus Fischer, Continuum Publishing, pp. 342, 496).

On n’avait rien vu de tel depuis l’époque des anciens Assyriens. Dans son ouvrage publié en 1985, l’historien Arther Ferrill a formulé cette observation effrayante après avoir examiné qu’un seul récit des atrocités commises par les Assyriens à l’encontre d’un peuple conquis :

« Ce document effroyable est presque aussi révoltant que les photographies des camps de concentration nazis et il a peu d’équivalents dans l’Histoire » (The Origins of War, Arther Ferrill, Thames & Hudson Publishers, p. 69).

Dans son ouvrage sur l’ancienne civilisation européenne, publié en 1921, Roscoe Lewis Ashley écrivait que les Assyriens étaient connus pour :

« Aimer particulièrement la guerre, qu’ils menaient contre leurs ennemis avec férocité et cruauté » (Early European Civilization, Roscoe Lewis Ashley, 1921, p. 44-45).

Il souligna également que les Assyriens déportaient par dizaines de milliers les peuples qu’ils avaient soumis. Cela ne vous rappelle-t-il pas quelque chose dans l’histoire moderne ? Il n’est pas difficile d’y voir un lien. D’autres parallèles et symboles, tels que la croix de fer, l’aigle et le disque solaire, relient les Allemands modernes aux Assyriens de l’Antiquité. Ces parallèles, ainsi que de nombreux autres, sont relevés dans une autre brochure que nous publions, intitulé L’Allemagne selon la prophétie ; vous pouvez y accéder en ligne sur notre site Internet MondeDemain.org.

Ce ne sont pas seulement les similitudes guerrières qui relient l’Allemagne moderne et l’Assyrie antique. De nombreux historiens ont relevé des routes migratoires qui partent des anciennes terres d’Assyrie, traversent le Proche-Orient et les rives de la mer Noire, pour aboutir au plein cœur de l’Europe. Le lexicographe William Smith écrivait en 1904 :

« Les Germains se considéraient comme des indigènes dans le pays ; mais il ne fait aucun doute qu’ils étaient une branche de la grande race indo-germanique qui, avec les Celtes, migra en Europe depuis le Caucase et les pays entourant les mers Noire et Caspienne, à une époque bien antérieure aux archives historiques » (A Classical Dictionary of Greek and Roman Biography, Mythology and Geography, William Smith, p. 281).

Ainsi, l’Allemagne moderne a des liens avec l’ancienne Assyrie.

L’Assyrie, instrument de la fureur de l’Éternel contre Israël 

Pourquoi est-ce important ? Parce qu’autrefois, le peuple d’Israël et l’Assyrie étaient des ennemis acharnés. En effet, la maison d’Israël, composée des dix tribus du nord, tomba en 721 av. J.-C., aux mains des Assyriens. À cause de ses péchés, Israël fut livré à la destruction. L’Assyrie fut l’instrument de cette destruction. Cela fut prédit par Ésaïe :

« Malheur à l’Assyrien, verge de ma colère ! La verge dans sa main, c’est l’instrument de ma fureur. Je l’ai lâché contre une nation impie, je l’ai fait marcher contre le peuple de mon courroux, pour qu’il se livre au pillage et fasse du butin, pour qu’il le foule aux pieds comme la boue des rues » (Ésaïe 10 :5-6).

La nation impie dont parlait Dieu était la maison d’Israël, qui fut envahie par les féroces Assyriens.

Alors, pourquoi cela devrait-il nous préoccuper aujourd’hui ? Parce que la prophétie présente souvent une dualité : un premier accomplissement, suivi d’un accomplissement futur. En d’autres termes, les nations d’origine britannique se préparent à être vaincues par une puissante bête européenne dirigée par l’Allemagne. C’est une rivalité ancestrale qui se joue une fois de plus.

À la fin des temps, le prophète Ésaïe prédit qu’Israël sera vaincu, dispersé, puis rassemblé « depuis l’Assyrie » dans Ésaïe 11 :16. Remarquez également dans Ésaïe 27 :12-13 :

« En ce temps-là, l’Éternel secouera des fruits, depuis le cours du fleuve jusqu’au torrent d’Égypte ; et vous serez ramassés un à un, enfants d’Israël ! En ce jour, on sonnera de la grande trompette, et alors reviendront ceux qui étaient exilés au pays d’Assyrie ou fugitifs au pays d’Égypte ; et ils adoreront l’Éternel, sur la montagne sainte, à Jérusalem. »

Cette prophétie ne s’est jamais réalisée par le passé. Le peuple d’Israël n’est jamais revenu d’Assyrie après sa déportation au 8e siècle av. J.-C. De nombreux Juifs sont revenus en Terre promise après leur captivité en Babylone. Mais pas la maison d’Israël, les tribus du Nord. Cela reste encore à venir.

La renaissance militaire de l’Allemagne

Alors, l’Allemagne et l’Europe suivront-elles leur propre voie, indépendamment des États-Unis ? Les prophéties bibliques répondent par l’affirmative. Les éléments nécessaires à cette réalisation commencent à se mettre en place.

Lors de la 24e Conférence de Berlin sur la sécurité, en novembre 2025, l’ambassadeur américain auprès de l’OTAN, Matthew Whitaker, fit cette déclaration intéressante :

« J’attends avec impatience le jour où l’Allemagne viendra aux États-Unis pour nous dire qu’elle est prête à prendre la tête du Commandement suprême des forces alliées. Je pense que nous en sommes encore loin, mais j’attends avec impatience ces discussions » (“L’Allemagne un jour à la tête de l’OTAN”, fr.euronews.com, 26 novembre 2025).

Cela pourrait prendre moins de temps qu’il le pense. Prenons cette citation tirée d’une émission spéciale « 60 Minutes » de la CBS, diffusée le 14 décembre 2025 :

« Marqués par le passé nazi de leur pays, les Allemands ont embrassé le pacifisme après la guerre froide. Les dépenses de défense ont chuté à tel point que certains soldats devaient acheter leur propre équipement. Mais l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie, combinée à la pression persistante du président Donald Trump pour que l’Europe assume davantage sa propre défense, a transformé le paysage. Aujourd’hui, l’Allemagne se réarme à toute vitesse » (“Germany rearms, modernizes military after decades of embracing the peace dividend”, 60 Minutes, 14 décembre 2025).  

Les prophéties bibliques annoncent que l’Europe deviendra suffisamment puissante non seulement pour se protéger et rivaliser avec les États-Unis, mais aussi, si les événements s’enchaînent comme il faut, pour les soumettre et les conquérir. Quelle ironie ! Les États-Unis poussent l’Allemagne à remilitariser ses industries. Le résultat final sera l’avènement d’un nouveau régime de type nazi. Seulement, cette fois-ci, les alliés ne l’emporteront pas.

La promesse d’un avenir de paix pour les nations du monde

Le prophète Ésaïe fit également cette déclaration étonnante selon laquelle, sous la direction du Christ, Israël et l’Assyrie travailleront ensemble à la reconstruction du monde lors du Millénium :

« En ce même temps, Israël sera, lui troisième, uni à l’Égypte et à l’Assyrie, et ces pays seront l’objet d’une bénédiction. L’Éternel des armées les bénira, en disant : Bénis soient l’Égypte, mon peuple, et l’Assyrie, œuvre de mes mains, et Israël, mon héritage ! » (Ésaïe 19 :24-25).

Notre monde est sur le point d’être bouleversé. Et nous devons nous préparer aux événements à venir qui prendront l’humanité par surprise. Nous pouvons également puiser du réconfort dans les promesses d’espérance et d’avenir sous le règne millénaire du Christ, non seulement pour les peuples d’Assyrie et d’Israël, mais aussi pour tous les peuples et toutes les nations de la Terre. Ce sera une époque où l’Assyrie et Israël seront de vrais alliés et travailleront ensemble, sous l’autorité du Christ, pendant mille ans. Que Dieu hâte ce jour !


Qu'est ce que la Fête des Pains sans levain ?

Il existe une Fête biblique printanière qui est souvent ignorée, même dans le monde « chrétien ». De quelle Fête s’agit-il ? Il s’agit de la Fête des Pains sans Levain. Alors, qu’est-ce que la Fête des Pains sans Levain ? Rejoignez-nous aujourd’hui au Monde de Demain pour répondre à cette question.

[Le texte ci-dessous est l’adaptation de la transcription de cette émission du Monde de Demain.]

Il existe une Fête biblique printanière qui est souvent ignorée, même dans le monde « chrétien ». De quelle Fête s’agit-il ? Il s’agit de la Fête des Pains sans Levain.

Croyez-le ou non, l’Église originelle du Nouveau Testament observait cette Fête. Elle est clairement décrite dans les pages de la Bible. En quoi consiste cette Fête des Pains sans Levain ?

Vous serez peut-être surpris de découvrir à quel point elle est pertinente pour la vie des disciples de Jésus. En particulier, pour ce que nous faisons après avoir été pardonnés par Dieu. Qu’attend Dieu de nous après avoir été couverts par le sang versé de notre Sauveur, Jésus-Christ, et suite à notre baptême ? Être sous la grâce signifie-t-il que nous sommes « sauvés une fois pour toutes », qu’importe notre comportement ? La Fête des Pains sans Levain apporte les réponses.

Alors, qu’est-ce que la Fête des Pains sans Levain ? Rejoignez-nous aujourd’hui au Monde de Demain pour répondre à cette question. Je reviens tout de suite.

Bienvenue au Monde de Demain, où nous vous aidons à comprendre votre monde à travers les pages de la Bible.

La signification spirituelle de la Fête des Pains sans Levain expliquée dans 1 Corinthiens

De plus en plus de gens découvrent les Fêtes bibliques. Pour beaucoup, c’est une surprise. Cela pourrait être le cas pour vous aussi, surtout si vous avez été élevé dans la tradition des fêtes populaires de Noël et de toutes ces festivités, du dimanche de Pâques et de la messe de l’aube, voire des coutumes bizarres et macabres d’Halloween. Lorsque vous consultez la Bible, vous ne trouverez aucune instruction de Dieu vous enjoignant de célébrer ces jours. Ce que vous trouverez dans la Bible, ce sont les Fêtes de Dieu, y compris la Fête des Pains sans Levain.

La Fête des Pains sans Levain dure en réalité sept jours, soit une semaine entière, elle a lieu chaque printemps, fin mars ou courant avril.

Certains pensent que ces Jours ont été abolis par la mort de Jésus-Christ. Mais le Nouveau Testament affirme tout le contraire. Nous constatons que ces Jours étaient observés par l’Église du Nouveau Testament. La signification de la Fête des Pains sans Levain fait l’objet de l’une des explications les plus claires et les plus évidentes du Nouveau Testament, parmi tous les Jours saints. Elle se trouve dans la première épître de Paul aux Corinthiens. Paul y aborde à la fois la Pâque de la nouvelle alliance et la Fête des Pains sans Levain. Nous la trouvons au 5e chapitre.

Le contexte des déclarations de Paul

Le contexte des déclarations de Paul est celui d’un péché persistant dans l’Église de la ville de Corinthe. L’un des membres avait une relation incestueuse avec la femme de son père, peut-être sa belle-mère.

« On entend dire généralement qu’il y a parmi vous de la débauche, et une débauche telle qu’elle ne se rencontre même pas chez les païens ; c’est au point que l’un de vous a la femme de son père […] Pour moi, absent de corps, mais présent d’esprit, j’ai déjà jugé, comme si j’étais présent, celui qui a commis un tel acte » (1 Corinthiens 5 :1-3).

Paul dit à la congrégation que ce problème ne devait pas être ignoré. Ils ne devaient pas fermer les yeux dessus. Il leur dit que cet homme devait être exclu de l’Église. La bonne nouvelle, c’est que dans la deuxième épître aux Corinthiens, nous découvrons que cet homme tira les leçons de son erreur. Il se repentit. Il changea. Il mit fin à cette relation incestueuse. Paul l’accueillit à nouveau, encourageant les membres à faire de même. Cette situation était le contexte. Remarquez ce que Paul dit ensuite, dans 1 Corinthiens 5 :6-7 :

« C’est bien à tort que vous vous glorifiez. Ne savez-vous pas qu’un peu de levain fait lever toute la pâte ? Faites disparaître le vieux levain, afin que vous soyez une pâte nouvelle, puisque vous êtes sans levain ».

Encore une fois, que se passait-il ? Eh bien, les membres de l’Église de Corinthe avaient toléré la présence de cet homme dans l’Église, même s’il se livrait à un adultère flagrant et évident. En fait, ils étaient même en quelque sorte fiers de leur soi-disant « amour » et de leur « miséricorde » en fermant les yeux sur ses actions. Mais Paul leur rappela que tolérer le péché n’est pas un véritable acte d’amour ou de miséricorde. C’est tout le contraire. Enfreindre la loi de Dieu cause du tort, détruit, nuit aux relations, corrompt le caractère et mène à la mort. Dieu sait que cela fait le plus de mal à la personne qui pèche. C’est pourquoi Il prend cela très au sérieux. Franchement, cela devrait être une leçon pour notre époque. Trop de gens, au nom de « l’amour » et de la « miséricorde », encouragent et tolèrent des comportements qui, finalement, n’entraînent que douleur et souffrance à ceux qui s’y adonnent.

Se détourner du péché

Soyons clairs. Nous sommes tous des pécheurs. Nous avons tous enfreint la loi parfaite de Dieu. Paul le dit clairement dans Romains 3 :23. Mais nous devons nous repentir de nos péchés. Nous devons nous en détourner. Nous devons être lavés et purifiés par le sang expiatoire de Jésus-Christ. Et puis, comme le Christ le dit à la femme adultère dans Jean 8 :11, il nous est dit : « Va, et ne pèche plus. » Remarquez 1 Corinthiens 5 :7. Paul y explique : « Car Christ, notre Pâque, a été immolé. »

Voyez-vous, Jésus-Christ fut l’accomplissement parfait de l’agneau pascal sacrifié chaque année par les Israélites. Cet agneau pascal symbolisait ce que Christ ferait lorsqu’Il donnerait Sa vie pour nos péchés. Aujourd’hui, nous ne sacrifions plus d’agneau à chaque Pâque. Mais les disciples de Jésus commémorent et rendent hommage à l’Agneau de Dieu, notre Frère aîné, pour ce qu’Il a fait pour nous. Nous le faisons en observant chaque année la Pâque de la nouvelle alliance. En fait, plus loin dans l’épître, Paul explique comment observer la Pâque. On trouve cela dans 1 Corinthiens 11 :23-26 :

« Car j’ai reçu du Seigneur ce que je vous ai enseigné ; c’est que le Seigneur Jésus, dans la nuit où il fut livré, prit du pain, et, après avoir rendu grâces, le rompit, et dit : Ceci est mon corps, qui est rompu pour vous ; faites ceci en mémoire de moi. De même, après avoir soupé, il prit la coupe, et dit : Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang ; faites ceci en mémoire de moi toutes les fois que vous boirez. Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne. »

Ainsi, Paul enseigna aux Corinthiens à célébrer la Pâque de la nouvelle alliance avec les symboles établis par Jésus, le pain et le vin. « Car Christ, notre Pâque, a été immolé. Célébrons donc la fête » (1 Corinthiens 5 :7-8). De quelle « fête » Paul parlait-il ? Eh bien, continuons à lire : « Célébrons donc la fête, non avec du vieux levain, non avec un levain de malice et de méchanceté, mais avec les pains sans levain de la pureté et de la vérité. »

Voyez-vous, la Fête des Pains sans Levain suit immédiatement la Pâque. Paul disait clairement à la congrégation de Corinthe : « Célébrons donc la fête [des pains sans levain]. » Comment pourrait-on être plus clair ?

Comme nous l’avons déjà expliqué, Jésus-Christ était l’accomplissement de l’Agneau pascal. Lorsque nous célébrons la Pâque de la nouvelle alliance, nous reconnaissons notre besoin de Son sacrifice d’amour pour le pardon de nos péchés. Mais une fois nos péchés pardonnés, que faire ? Continuer à pécher ? Beaucoup en concluent que la réponse est affirmative. Ils pensent pouvoir vivre comme bon leur semble, même après avoir « accepté le Christ ».

Eh bien, ce n’est pas ce que dit la Bible. Voyez-vous, il y a une autre étape à franchir après avoir été pardonnés de nos péchés. La Fête des Pains sans Levain nous l’enseigne. Relisons le passage dans 1 Corinthiens 5 :7-8 : « Car Christ, notre Pâque, a été immolé. Célébrons donc la fête, non avec du vieux levain, non avec un levain de malice et de méchanceté, mais avec les pains sans levain de la pureté et de la vérité. »

Le symbolisme du levain

Quand on parle de levain, on fait référence aux agents levants utilisés dans la fabrication du pain, tels que le bicarbonate de soude, la levure chimique ou la levure de boulangerie. C’est l’ingrédient qui produit des poches d’air de dioxyde de carbone dans la pâte. Il la rend légère et moelleuse, et donne au pain son bon goût ! Mais dans ce contexte la Bible compare le levain au péché. Tout comme le levain pénètre dans la pâte, se développe et imprègne tout le pain, il en va de même pour le péché. Il s’enracine et se propage si on ne s’en débarrasse pas. Au début, notre conscience peut d’abord être interpellée, mais avec le temps, elle s’endurcit. Il devient alors plus difficile de s’arrêter. Un péché peut en entraîner un autre. Si nous sommes pris en flagrant délit de mensonge, nous sommes tentés de mentir à nouveau pour couvrir le premier mensonge. Et ainsi de suite. Le péché se propage tel le levain.

C’était le cas, comme l’expliquait Paul, dans la congrégation de Corinthe. Il savait que si la personne qui vivait dans l’adultère n’était pas sanctionnée, d’autres finiraient par adopter un comportement tout aussi immoral. Le péché se répandrait de plus en plus dans la congrégation.

Ainsi, la Pâque symbolise le pardon de nos péchés par le sacrifice du Christ. Mais après la Pâque, nous devons célébrer la Fête des Pains sans Levain pendant sept jours. Pendant ces sept jours, nous ne mangeons pas de pain levé ni de produits contenant d’agents levants, tels que des gâteaux ou des petits-biscuits. En fait, nous retirons et jetons à l’avance tous ces produits de nos maisons, ainsi que les agents levants eux-mêmes. Nous nous en débarrassons complètement.

Mener une nouvelle vie dans l’obéissance à Dieu

Le fait d’éviter le levain et les produits levés pendant sept jours symbolise le fait qu’après la mort du Christ pour nos péchés, nous devons désormais mener une nouvelle vie dans l’obéissance à Dieu. La Bible regorge de références à ce sujet.

« Que dirons-nous donc ? Demeurerions-nous dans le péché, afin que la grâce abonde ? Loin de là ! Nous qui sommes morts au péché, comment vivrions-nous encore dans le péché ? Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Jésus-Christ, c’est en sa mort que nous avons été baptisés ? Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie » (Romains 6 :1-4).

Nous ne devons pas persister dans nos anciens péchés. Si vous avez tendance à mentir, par exemple, vous devez commencer à dire la vérité. Si vous êtes accro à la pornographie, vous devez apprendre à ne pas céder à la luxure. Si vous avez tendance à vous mettre en colère et à vous emporter, vous devez apprendre à vous débarrasser de cette habitude. Comme le dit Paul, nous renonçons à « la malice et la méchanceté » et nous marchons dans « la pureté et la vérité ». Notre vie change. C’est tout le sens de la Fête des Pains sans Levain.

Nous nourrir du Christ, le pain de vie

Mais ne pensez pas que vous pouvez y arriver seul. Le changement personnel est difficile. Vous ne pouvez pas y parvenir uniquement par vos propres efforts. Mais célébrer la Fête des Pains sans Levain nous aide à comprendre cela.

Voyez-vous, la Fête des « Pains sans Levain » n’est pas la Fête « sans aucun pain ». Certes, nous évitons le levain pendant la Fête, mais nous devons le remplacer par autre chose. Nous devons manger du « pain sans levain ». Il peut s’agir de pain sans levain ou azyme acheté dans un commerce ou de pain sans levain que nous préparons nous-mêmes à la maison. Faites une recherche sur Internet pour obtenir des « recettes de pain sans levain » et vous trouverez toutes sortes d’idées.

Manger littéralement du pain sans levain ou azyme pendant sept jours est un puissant rappel quotidien que nous devons nous nourrir spirituellement du pain de vie, Jésus-Christ. « Jésus leur dit : Je suis le pain de vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim, et celui qui croit en moi n’aura jamais soif » (Jean 6 :35). Jésus est le pain de vie et nous devons, au sens figuré, nous nourrir de Lui chaque jour :

« Comme le Père qui est vivant m’a envoyé, et que je vis par le Père, ainsi celui qui me mange vivra par moi. C’est ici le pain qui est descendu du ciel. Il n’en est pas comme de vos pères qui ont mangé la manne et qui sont morts : Celui qui mange ce pain vivra éternellement » (Jean 6 :57-58).

En d’autres termes, nous lisons ce livre quotidiennement. Nous nous en nourrissons et nous imprégnons notre esprit de son message. La Bible est la pensée divine sous forme écrite. Laissez-la vous enseigner. Laissez-la vous guider et même vous corriger. Comme Paul l’écrivit également dans Hébreux 4 :12-13 :

« Car la parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante qu’une épée quelconque à deux tranchants, pénétrante jusqu’à partager âme et esprit, jointures et moelles ; elle juge les sentiments et les pensées du cœur. Nulle créature n’est cachée devant lui, mais tout est nu et découvert aux yeux de celui à qui nous devons rendre compte. »

C’est là tout le sens profond de la Fête des Pains sans Levain. La transformation personnelle. Devenir chaque jour davantage semblables à Jésus-Christ et à notre Père céleste. Nous ne pouvons pas y parvenir seuls. Remarquez Jean 15 :5 : « Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire. »

L’apôtre Paul dit, dans Philippiens 4 :13 : « Je puis tout par celui qui me fortifie. » Avec l’aide de Dieu, nous pouvons surmonter toutes les difficultés, aussi grandes soient-elles. C’est ce que nous enseigne la Fête des Pains sans Levain.

Paul n’a pas aboli les Jours saints

Mais certains diront que le Christ est venu pour abolir toutes ces lois de l’Ancien Testament. D’autres encore s’appuieront sur des passages bibliques utilisés erronément pour réfuter les Jours saints bibliques. Examinons un passage souvent utilisé à cette fin, et voyons ce qu’il dit réellement. Le contexte est celui de l’épître de Paul aux Colossiens. Reprenons Colossiens 2 :11-12 :

« Et c’est en lui que vous avez été circoncis d’une circoncision que la main n’a pas faite, mais de la circoncision de Christ, qui consiste dans le dépouillement du corps de la chair : ayant été ensevelis avec lui par le baptême, vous êtes aussi ressuscités en lui et avec lui, par la foi en la puissance de Dieu, qui l’a ressuscité des morts. »

Encore une fois, si nous acceptons le sacrifice du Christ en notre faveur, nous sommes ensevelis avec Lui dans le baptême. Puis nous sortons de cette tombe liquide symbolique et marchons dans une vie nouvelle. Nous ne pratiquons plus le péché. Continuons dans Colossiens 2 :13-14 :

« Vous qui étiez morts par vos offenses et par l’incirconcision de votre chair, il vous a rendus à la vie avec lui, en nous faisant grâce pour toutes nos offenses ; il a effacé l’acte dont les ordonnances nous condamnaient et qui subsistait contre nous, et il l’a éliminé en le clouant à la croix. »

Certaines personnes diront que la loi de Dieu – les Dix Commandements – fut l’acte cloué sur la croix. Mais la Bible dit-elle que les Dix Commandements sont « contre nous » ? Pas du tout. Les Dix Commandements nous protègent. La loi contre le meurtre, même dans nos sociétés, nous protège et est bénéfique à nous tous. Qu’en est-il de la loi contre l’adultère ? Est-elle « contre nous » ? Qui ne souhaite pas être protégé de la douleur et de la souffrance engendrées par un conjoint infidèle ? Il est clair que la loi contre « l’adultère » dans les Dix Commandements n’est pas « contre nous », mais « pour nous », elle nous protège.

Alors, qu’est-ce que l’acte qui subsistait contre nous ? De quoi Paul parlait-il ? Eh bien, ce qui subsistait « contre nous », c’était la peine de mort pour avoir enfreint la loi de Dieu. Voyez-vous, chacun d’entre nous a mérité la peine de mort à cause de ses propres péchés. La mort et la peine de mort – pour nos péchés – nous condamnaient et subsistaient contre nous. Et le Christ a pris à notre place cette punition – Il n’a pas supprimé la loi – lorsqu’Il est mort sur la croix. Je continue, dans Colossiens 2 :16-17 :

« Que personne donc ne vous juge au sujet du manger ou du boire, ou au sujet d’une fête, d’une nouvelle lune, ou des sabbats : c’était l’ombre des choses à venir, mais le corps est en Christ. »

Certains interprètent cela comme signifiant qu’il ne faut pas observer les Jours saints bibliques. Or, ce n’est pas le sens de ce verset. Il est dit de ne laisser personne vous juger sur ce que vous mangez, sur ce que vous buvez ou la manière dont vous observez l’une des Fêtes de Dieu. En d’autres termes, si vous observez fidèlement les Jours saints bibliques de Dieu, ne vous laissez pas intimider par ce que pense votre voisin. Ne vous souciez pas de ce que pourraient penser un ami ou un parent. Servez le Christ et souciez-vous de ce qu’Il pense Lui.

En fait, il y a même une phrase à la fin de ce passage qui clarifie davantage les choses. À la fin du verset 17, Colossiens 2 dit : « Mais le corps est en Christ. » Certains diront donc : « Vous voyez, débarrassez-vous de tous les Jours saints et concentrez-vous uniquement sur le Christ. » Ce n’est pas non plus ce que dit ce verset. Il est traduit de manière plus précise selon la version Darby, comme suit : « mais le corps est du Christ. » En outre, le verbe « être » est en italique. Cela signifie qu’il ne figure pas dans le texte grec original. Donc, ce qui est réellement écrit dans Colossiens 2 :17, c’est : « mais le corps du Christ. » Reconstituons maintenant le passage dans son intégralité. Encore une fois, lisons la version Darby sans le mot « est », incorrectement ajouté par les traducteurs :

« Que personne donc ne vous juge en ce qui concerne le manger ou le boire, ou à propos d’un jour de fête ou de nouvelle lune, ou de sabbats, qui sont une ombre des choses à venir ; mais le corps du Christ » (Colossiens 2 :16-17, Darby).

Paul disait en substance : « Ne laissez pas ceux qui ne sont pas dans l’Église vous juger parce que vous observez les Fêtes bibliques. Laissez plutôt le corps du Christ vous guider et vous instruire. » Le corps du Christ, c’est l’Église. Cela se trouve dans de nombreux passages des Écritures.

Ainsi, les versets dans Colossiens 2 :16 et 17 n’abolissent pas les Jours saints. Au contraire, ce passage renforce en fait leur importance. Et il indique que l’Église fondée par le Christ les observait et doit nous instruire comment les observer.

Les Jours saints doivent être observés

Quelle différence avec ce qui est souvent enseigné aujourd’hui ! Les Jours saints doivent être observés, et non supprimés. L’Église devrait les observer et les enseigner. C’est ce que dit l’apôtre Paul. Nous trouvons de plus amples informations sur ces Fêtes dans Lévitique 23. Ce passage révèle que ces Jours étaient des moments où le peuple de Dieu se réunissait pour L’adorer. Nous pouvons trouver cela dans Lévitique 23 :1-2 : « L’Éternel parla à Moïse, et dit : Parle aux enfants d’Israël, et tu leur diras : Les fêtes de l’Éternel, que vous publierez, seront de saintes convocations. Voici quelles sont mes fêtes. »

Remarquez à qui appartiennent ces Fêtes. Ce sont les Fêtes de l’Éternel. Et quand vous comprenez en outre que c’était Jésus-Christ avant Son incarnation, la Parole, qui transmit ces mots et qui œuvrait avec ces Israélites, vous réalisez qu’il est impossible que ces Fêtes soient abolies. Car c’était Celui qui est devenu Jésus-Christ qui les enseignait en premier lieu. Remarquez à nouveau Lévitique 23 :4-8 :

« Voici les fêtes de l’Éternel, les saintes convocations, que vous publierez à leurs temps fixés. Le premier mois, le quatorzième jour du mois, entre les deux soirs, ce sera la Pâque de l’Éternel. Et le quinzième jour de ce mois, ce sera la fête des pains sans levain en l’honneur de l’Éternel ; vous mangerez pendant sept jours des pains sans levain. Le premier jour, vous aurez une sainte convocation : vous ne ferez aucune œuvre servile. […] Le septième jour, il y aura une sainte convocation : vous ne ferez aucune œuvre servile. »

Saviez-vous que les enfants d’Israël sont sortis d’Égypte pendant cette Fête ? Vous pouvez lire cela dans Exode 13 :3-8 :

« Moïse dit au peuple : Souvenez-vous de ce jour, où vous êtes sortis d’Égypte, de la maison de servitude ; car c’est par sa main puissante que l’Éternel vous en a fait sortir. On ne mangera point de pain levé. Vous sortez aujourd’hui […] On mangera des pains sans levain pendant les sept jours ; on ne verra point chez toi du pain levé, et l’on ne verra point chez toi de levain, dans toute l’étendue de ton pays. Tu diras alors à ton fils : C’est en mémoire de ce que l’Éternel a fait pour moi, lorsque je suis sorti d’Égypte. »

Moïse dit aux Israélites : « Souvenez-vous de ce jour, où vous êtes sortis d’Égypte. » En tant que chrétiens, Dieu nous appelle à sortir de ce monde. Il nous appelle à abandonner nos péchés et notre Égypte spirituelle. La Fête des Pains sans Levain est pour nous un puissant rappel annuel de notre cheminement vers la libération du péché et des souffrances qu’il engendre. En abandonnant nos anciennes habitudes, en nous nourrissant du Christ et en Le suppliant de nous transformer, nous commencerons à goûter aux fruits d’une vie selon la voie de Dieu et à marcher véritablement dans Sa grâce et Son amour. Quelle joie immense !

Peut-être aimeriez-vous en savoir plus sur ces Fêtes bibliques ou même entrer en contact avec d’autres personnes comme vous qui s’intéressent à ces Jours et les observent. Contactez-nous. Nous avons des ministres partout dans le monde qui seront heureux de vous répondre.


Qui changea le jour du sabbat ?

La Bible enseigne que les chrétiens doivent respecter le sabbat. Mais, quel jour est le sabbat ? La Bible ne dit nulle part que le dimanche est le jour de repos hebdomadaire. Pourtant, c’est ce que font la plupart des confessions chrétiennes. Alors, si Jésus et les apôtres observaient le sabbat du septième jour, pourquoi la plupart des chrétiens ont cessé son observance de nos jours ? Que s’est-il passé ?

[Le texte ci-dessous est l’adaptation de la transcription de cette émission du Monde de Demain.]

Le sabbat est le septième jour de la semaine

La Bible enseigne que les chrétiens doivent respecter le sabbat. Mais, quel jour est le sabbat ? Dans plusieurs pays, les calendriers identifient toujours correctement le samedi comme le septième jour de la semaine. Aujourd’hui, nous appelons ce septième jour « samedi ». Mais dans la Bible, il est appelé « sabbat », c’est-à-dire « repos ».

C’est un jour de repos. C’est un jour où nous devons cesser notre travail. C’est un jour où nous nous rassemblons avec d’autres chrétiens, où nous adorons Dieu. C’est un temps sacré, sanctifié par Dieu.

Jésus-Christ observait le sabbat. Il enseignait à Ses disciples à l’observer, ainsi que les autres commandements. Les apôtres l’observaient également et enseignaient son observance.

La Bible ne dit nulle part que le dimanche est le jour de repos hebdomadaire. La Bible ne nous dit jamais d’avoir le culte hebdomadaire le premier jour de la semaine. Pourtant, c’est ce que font la plupart des confessions chrétiennes. Alors, si Jésus et les apôtres observaient le sabbat du septième jour, pourquoi la plupart des chrétiens ont cessé son observance de nos jours ? Que s’est-il passé ? Qui changea le sabbat ?

C’est un sujet important qui touche au cœur même de l’adoration du Dieu réel. C’est une question à laquelle nous devons trouver la réponse.

Examinons donc cette question et voyons ce que nous pouvons découvrir ensemble, dans cette édition du Monde de Demain. N’oubliez pas de vous munir de quoi noter, car nous vous donnerons plus tard la possibilité de commander gratuitement votre exemplaire de notre brochure d’étude intitulée L’Église de Dieu à travers les âges .

Alors, « Qui changea le jour du sabbat ? » Je reviens tout de suite avec la réponse.

Bienvenue au Monde de Demain, où nous vous aidons à comprendre votre monde à travers les pages de la Bible.

De temps à autre, les téléspectateurs nous demandent : « Si la Bible dit que le septième jour est un Jour saint, pourquoi la plupart des Églises ne le respectent-elles pas ? »

Vous vous posez peut-être la même question. Peut-être avez-vous interrogé votre pasteur ou votre prêtre à ce sujet. C’est un point très important qui mérite une réponse. Ceux qui vous diraient « le Christ vint pour tout faire à notre place » n’offrent pas une réponse valable. Recherchons une vraie réponse, tirée de la Bible et avec des faits historiques documentés.

Comme nous le disons toujours au Monde de Demain, ne nous croyez pas sur parole. Ouvrez la Bible et croyez ce qui est écrit dans ses pages.

Le développement de l’apostasie dans l’Église

Voyez-vous, après la mort des apôtres de Christ, l’Église subit des changements fondamentaux. Que s’est-il passé ? Feu le pasteur et évangéliste John Ogwyn l’a résumé ainsi dans la brochure que nous vous proposons aujourd’hui, L’Église de Dieu à travers les âges . À la page 4, il est écrit :

« Lorsque nous examinons l’histoire de l’Église traditionnelle, censément chrétienne, il apparaît que cette dernière est immensément différente de celle qui est décrite dans les pages du Nouveau Testament. Dans le livre des Actes, nous trouvons que l’Église de Dieu célébrait les Jours saints “juifs” […] Cependant, à peine trois cents ans plus tard, nous sommes en présence d’une Église revendiquant son origine apostolique, mais observant le “jour du soleil” à la place du sabbat du septième jour […] Comment en était-elle arrivée à cette incroyable transformation ? Que s’était-il passé ? » (L’Église de Dieu à travers les âges, John Ogwyn, p. 4).

Comment passer d’une Église qui observe le sabbat à un culte célébré un jour complètement différent ? Il n’est pas logique que le Christ ait conduit Son Église à observer un jour précis, puis, quelques années plus tard, ait ordonné d’observer un jour complètement différent. En effet, l’apôtre Paul a dit : « Jésus-Christ est le même hier, aujourd’hui, et éternellement » (Hébreux 13 :8).

Il est important de se souvenir que Jésus-Christ observait et enseignait l’observance du sabbat. En effet, dans Luc 6 :5, Il dit : « Le Fils de l’homme est maître même du sabbat. » Le dimanche n’est donc pas le « jour du Seigneur », comme la plupart des chrétiens l’entendent. Ainsi, lorsque nous parlons du « jour du Seigneur », il ne s’agit pas du dimanche. D’après le témoignage même de Jésus, le jour dont Il est le Maître, est le septième jour. Le sabbat.

Un autre élément important à retenir est qu’il existe des traces écrites montrant que l’Église du Christ observa le sabbat du septième jour au cours de nombreuses années après Sa mort et Sa résurrection. Dans Actes 13, nous lisons que Paul enseignait aux Juifs à Antioche, en Pisidie, le jour du sabbat. Remarquez ce qui s’est passé à la fin de l’assemblée. Cela se trouve dans Actes 13 :42 : « Comme ils sortaient de la synagogue des Juifs, les Gentils les prièrent de leur annoncer les mêmes choses le sabbat suivant » (Ostervald). 

N’aurait-ce pas été une belle occasion divine d’inspirer Paul de dire à ces gens d’origine païenne que le sabbat ne leur était pas imposé ? Mais cela ne fut pas le cas. Au contraire, remarquez bien ce qui est écrit dans Actes 13 :44 : « Le sabbat suivant, presque toute la ville se rassembla pour entendre la parole de Dieu. » 

Nous n’avons pas assez de temps pour aborder toutes les preuves relatives au sabbat dans cette émission. Ce sujet est traité dans d’autres émissions et articles sur MondeDemain.org. Il suffit de taper le mot « sabbat » dans le moteur de recherche de notre site. Vous pouvez également rechercher sur notre chaîne YouTube du Monde de Demain.

Comment l’Église est-elle passée de l’observance du sabbat du septième jour à celle du dimanche ?

Alors, encore une fois, comment l’Église est-elle passée de l’observance du sabbat du septième jour à celle du dimanche en seulement trois siècles ?

Pour comprendre ce développement, nous allons examiner trois points fondamentaux. Ces trois points décrivent ce qui s’est passé au cours des premiers siècles après Jésus-Christ. Je vais vous les présenter de ce pas. Ensuite, nous discuterons de chacun d’entre eux, un par un.

Qu’est-il arrivé dans l’Église entre le Ier et le IVe siècle ?

  1. De faux enseignants ont introduit des hérésies contre les lois de Dieu.
  2. Un sentiment anti-juif s’est accru, conduisant beaucoup à abandonner le sabbat.
  3. Les adeptes du dimanche sont devenus majoritaires et les adeptes du sabbat minoritaires.

Examinons donc ces points un par un, et voyons ce que nous pouvons trouver dans la Bible et les archives historiques. Premièrement :

Point n° 1 : De faux enseignants ont introduit des hérésies contre les lois de Dieu

Jésus mit en garde contre les faux prophètes lors de Son ministère terrestre. Il dit dans Matthieu 7 :15-16 : « Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous en vêtements de brebis, mais au-dedans ce sont des loups ravisseurs. Vous les reconnaîtrez à leurs fruits ».

Cet avertissement a été répété par les derniers apôtres encore en vie. En fait, dans certains cas, ils ont averti que de faux enseignants commençaient déjà à infiltrer l’Église. Remarquez ce que l’apôtre Jude a écrit dans Jude 1 :3-4 :

« Bien-aimés, alors que je désirais vivement vous écrire au sujet de notre salut commun, je me suis senti obligé de vous envoyer cette lettre pour vous exhorter à combattre pour la foi qui a été transmise aux saints une fois pour toutes. Car il s’est glissé parmi vous certains hommes, dont la condamnation est écrite depuis longtemps, des impies, qui changent la grâce de notre Dieu en dérèglement, et qui renient notre seul maître et Seigneur Jésus-Christ. » 

Jude nous dit que de faux enseignants introduisaient déjà l’hérésie selon laquelle la grâce signifie que l’on n’a pas à observer la loi divine. Mais Dieu exige que nous respections Sa loi. Dans Romains 7 :12, l’apôtre Paul a dit : « La loi donc est sainte, et le commandement est saint, juste et bon. » La loi divine définit l’amour. Mais ce que nous voyons, c’est que même au premier siècle, il y avait certains hommes qui essayaient déjà de supprimer cette loi.

Le dernier apôtre vivant de l’Église originelle fut l’apôtre Jean. Il mourut dans les années 90 apr. J.-C. Mais avant sa mort, il mit également en garde contre les faux enseignants qui prétendaient être des disciples du Christ. Remarquez ce qu’il consigna dans 1 Jean 2 :4 : « Celui qui dit : Je l’ai connu, et qui ne garde pas ses commandements, est un menteur, et la vérité n’est point en lui. » 

Ainsi, vers la fin de la vie de Jean, de faux enseignants s’étaient déjà infiltrés dans l’Église. Jean les traita de menteurs. Si cela se produisait déjà du vivant de Jean, imaginez ce qui allait survenir après sa mort.

Cela nous amène à notre prochain point. Au fil du temps, après la mort des apôtres de Christ :

Point n° 2 : Un sentiment anti-juif s’est accru, conduisant beaucoup à abandonner le sabbat

Le Ier siècle apr. J.-C. fut une période tumultueuse pour les Juifs sous la domination romaine. Plusieurs soulèvements contre l’Empire romain eurent lieu, dont l’un d’entre eux de 66 à 70 apr. J.-C., entraîna la destruction du temple à Jérusalem. Mais ce ne fut pas la fin. Comme le souligne le site Internet christianhistoryinstitute.org :

« Après la guerre juive (66-70), des soulèvements de plus en plus désastreux se succédèrent : la guerre de Kitos de 115-117 et la révolte de Bar Kokhba 20 ans plus tard. Après chaque conflit, Rome imposait des taxes punitives et d’autres restrictions aux Juifs, qu’ils aient soutenu les révoltes ou non (beaucoup ne l’avaient pas fait) » (“Faith divided”, Christian History Magazine, 2020).

Ces restrictions se durcirent jusqu’en 135 apr. J.-C., lorsque les Romains, exaspérés, expulsèrent tous les Juifs de Jérusalem sous peine de mort. Cela eut un impact considérable sur l’Église. De nombreux chrétiens à Jérusalem cessèrent complètement d’observer le sabbat du septième jour. Pourquoi ? Parce qu’ils ne voulaient pas être confondus avec des Juifs aux yeux des autorités romaines. Comme le conclut l’article : « Les chrétiens non juifs avaient désormais une raison d’éviter d’attirer l’attention sur leur relation avec cette secte potentiellement séditieuse » (Ibid.).

Le célèbre historien Edward Gibbon décrit comment l’Église de Jérusalem en 135 apr. J.-C changea radicalement sous la direction de son nouvel évêque latin, Marcus. Ceci est détaillé dans son célèbre ouvrage intitulé Histoire du déclin et de la chute de l’Empire romain :

« À sa persuasion, la plus grande partie de la secte [congrégation] abandonna la loi de Moïse, qu’elle avait suivie constamment pendant plus d’un siècle. En sacrifiant ainsi leurs coutumes et leurs préjugés, les nazaréens obtinrent l’entrée libre de la colonie d’Adrien, et cimentèrent plus fermement leur union avec l’Église catholique » (Histoire du déclin et de la chute de l’Empire romain, Edward Gibbon, tome 1, éditions Laffont, page 333, traduction François Guizot).

Comprenez bien que lorsqu’il est dit qu’ils « renoncèrent à la loi de Moïse », il s’agit des Dix Commandements, y compris l’observance du sabbat. Gibbon poursuit :

« On accusa de schisme et d’hérésie les restes obscurs des nazaréens qui avaient refusé d’accompagner leur évêque latin […] Peu d’années après le retour de l’Église de Jérusalem, il s’éleva une question qui devint un sujet de doute et de controverse : il s’agissait de décider si un homme qui reconnaissait sincèrement Jésus pour le Messie, mais qui persistait toujours à observer la loi de Moïse, pouvait espérer être sauvé » (Ibid.).

Waouh ! La plupart des membres de l’Église tournèrent le dos à la loi mosaïque, laquelle inclut les Dix Commandements, dont le sabbat du septième jour. Mais pourquoi ? Parce qu’ils ne voulaient pas être associés aux Juifs. Ce n’était pas la seule fois où les Juifs furent expulsés de leurs foyers dans l’Empire romain. Dans Actes 18 :1, nous trouvons un récit de ce qui s’est passé à Rome :

« Après cela, Paul partit d’Athènes, et se rendit à Corinthe. Il y trouva un Juif nommé Aquilas, originaire du Pont, récemment arrivé d’Italie avec sa femme Priscille, parce que Claude avait ordonné à tous les Juifs de sortir de Rome ».

Nous voyons donc que les tensions entre les Juifs et les autorités romaines éclatèrent à plusieurs reprises partout dans l’Empire romain à cette époque. Cela influença l’Église apostate, qui souhaitait se différencier des Juifs. Samuele Bacchiocchi explique cela très bien dans son ouvrage Du Sabbat au dimanche :

« On peut expliquer (mais non pas nécessairement justifier !) cette attitude envers les Juifs par plusieurs circonstances particulières à l’époque d’Hadrien. Tout d’abord, les relations entre Rome et les Juifs étaient très tendues […] Ces circonstances incitaient les chrétiens à développer leur identité propre, non seulement en prenant leurs distances vis-à-vis des Juifs, mais aussi en remplaçant les coutumes judaïques caractéristiques par de nouvelles formes de vie religieuse. 

« Non seulement le culte du Dimanche y était développé, mais on y a pris des mesures concrètes pour dissuader les chrétiens de toute vénération du jour du Sabbat » (Du Sabbat au Dimanche, Samuele Bacchiocchi, éditions P. Lethielleux, pp. 153-156, traduction Dominique Sébire).

Réfléchissez-y. Quelle est la puissance de la pression sociale et combien il était difficile de faire ce qui est juste face à la persécution ? Cependant, que dit Jésus dans Matthieu 7 :13-14 ?

« Entrez par la porte étroite. Car large est la porte, spacieux le chemin qui mènent à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par là. Mais étroite est la porte, resserré le chemin qui mènent à la vie, et il y en a peu qui les trouvent. »

Qu’enseigna l’apôtre Paul aux disciples après avoir été lapidé pour l’Évangile du Christ ? Nous le voyons dans Actes 14 :22 où il est dit : « c’est par beaucoup de tribulations qu’il nous faut entrer dans le royaume de Dieu. »

Ce à quoi nous assistons donc, c’est le début du culte dominical dans l’Église chrétienne. Un compromis dans le but d’éviter la persécution. Mais Dieu ne nous a pas appelés à faire des compromis. Dieu nous a appelés à croire ce qui est écrit dans Sa parole et à suivre la vérité quoi qu’il arrive. Avec l’aide de Dieu, si nous Lui demandons Son aide, nous pouvons Lui consacrer notre vie en obéissant à ce livre.

Une fois encore, de nombreux chrétiens des premières décennies du IIe siècle furent intimidés et firent des compromis quant au sabbat. Ils furent trompés par des enseignants qui prêchaient des doctrines contraires aux Écritures. Bacchiocchi fait référence aux dirigeants de l’Église qui exhortèrent les membres à abandonner le sabbat. À la page 156 de son ouvrage, nous y lisons :

« Déjà avant lui [S. Justin] S. Ignace en Asie mineure (vers 110) et Barnabé à Alexandrie (vers 135) avaient attaqué le Sabbat : mais Justin sera le premier à condamner le sabbat de façon radicale et systématique, et à donner un récit explicite du jour du culte chrétien » (Du Sabbat au Dimanche, Samuele Bacchiocchi, éditions P. Lethielleux, p. 156, traduction Dominique Sébire).

Quel écart remarquable ! Moins d’un siècle avant, l’apôtre Paul prêchait aux Gentils le jour du sabbat, et maintenant on en est arrivé à remettre en question le salut même des chrétiens qui observaient le sabbat. Comprenez-vous ce qui arrivait ? Mais cela ne s’arrête pas là. Il y avait encore beaucoup plus à venir.

Ce qui nous amène au point suivant :

Point n°3 : Les adeptes du dimanche sont devenus majoritaires et les adeptes du sabbat minoritaires

Tertullien était un auteur et théologien originaire de Carthage, qui écrivit à la fin du IIe siècle et au début du IIIe siècle. Il fut l’un des principaux défenseurs du christianisme dominant de son époque. Dans l’une de ses œuvres, Aux nations, au chapitre 13, il défend le culte du dimanche contre un ennemi inattendu : les païens. Remarquez ce qu’il écrit :

« D’autres […] s’imaginent que le soleil est notre Dieu, soit parce qu’ils savent que nous nous tournons vers l’Orient pour prier, soit parce que le jour du Soleil est pour nous un jour de joie et de fête » (Œuvres de Tertullien, Aux nations, 1er livre, chapitre 13, traduction Eugène-Antoine de Genoude).

À présent, arrêtez-vous un instant et réfléchissez. Pourquoi les païens, qui étaient habitués à adorer des idoles, furent-ils troublés par le fait que les chrétiens rendaient un culte au soleil ? Eh bien, parce que ces chrétiens célébraient un jour de culte que les païens avaient consacré à leur dieu soleil. Or, ces chrétiens observaient sans aucun doute le dimanche, selon eux, pour honorer la résurrection du Christ. Soit dit en passant, Jésus n’est pas ressuscité le dimanche. Il est, en fait, ressuscité la veille vers la fin du jour du sabbat. Mais c’est une autre histoire. Si vous souhaitez approfondir ce sujet, rendez-vous sur notre site Internet MondeDemain.org et tapez « Pâques » dans la barre de recherche.

Revenons donc à Tertullien. Ce que nous constatons, c’est que le christianisme dominant prenait ses distances par rapport aux Juifs. Dans le même temps, il se rapprochait des païens et de leurs traditions, notamment en observant le dimanche. Ce point est encore plus clairement souligné par des historiens respectés tels que Will Durant. Dans son ouvrage Histoire de la civilisation, Durant écrit ce qui suit :

« Le christianisme n’a pas détruit le paganisme ; il l’a adopté […] le christianisme devenait la dernière et la plus grande des religions de mystères » (Histoire de la civilisation, Will Durant, “César et le Christ”, volume 9, éditions Rencontre, pages 239, 247, traduction Jacques Marty).

Est-il donc étonnant qu’un siècle plus tard, lorsque Constantin voulut unifier l’Empire, il ait judicieusement choisi le christianisme comme nouvelle religion ? Il avait remarqué que la majorité des chrétiens pratiquaient déjà leur culte le jour réservé par les païens pour honorer l’astre solaire. Il lui semblait donc tout à fait approprié de promulguer un édit demandant à tous les chrétiens d’honorer le « jour vénérable du soleil ».

Remarquez ce que Paul Johnson, un catholique ardent, dit à ce sujet :

« Beaucoup de chrétiens ne virent pas clairement la différence entre ce culte solaire et leur propre culte. Ils l’identifièrent au Christ “dirigeant son char à travers le ciel”, ils tinrent leurs services le dimanche, s’agenouillèrent en direction de l’est et établirent leur fête de la nativité le 25 décembre, le jour anniversaire du soleil, au solstice d’hiver […] Constantin n’abandonna jamais sa dévotion au soleil, et maintint l’effigie du soleil sur sa monnaie. Il fit du dimanche un jour de repos » (A History of Christianity, Paul Johnson, 1976, Weidenfeld & Nicolson, pp. 67-68, c’est nous qui mettons en exergue).

Waouh ! Du sabbat, observé et enseigné par le Christ et Ses apôtres, à un empereur païen, adorateur du soleil et homme politique, qui adopte le christianisme comme sa propre religion. Quel changement profond en seulement trois siècles ! à présent, s’ajoute l’aval du puissant Empire romain.

Une prophétie concernant un Empire et son empereur qui tenteraient de changer le sabbat

Pour autant, cela avait été prophétisé dans Daniel 7. Grâce à une vision, Daniel révéla une prophétie concernant quatre empires successifs qui régneraient sur le monde. Mais remarquez ce qu’il vit concernant le tout dernier empire, identifié comme l’Empire romain : « Il prononcera des paroles contre le Très-Haut, il opprimera les saints du Très-Haut, et il espérera changer les temps et la loi » (verset 25).

Il fut prophétisé que l’Empire romain ferait partie d’un système qui tenterait de changer les temps et la loi. Quel « temps » est inclus dans une « loi » de Dieu ? Eh bien, le sabbat.

Mais le décret de Constantin changea-t-il vraiment le sabbat ? L’Empire romain, de concert avec l’Église dominante, changea-t-il vraiment le jour dédié au culte de Dieu ? Non. Personne ne peut le changer. On ne peut pas changer quelque chose que Dieu ordonne. Exode 20 décrit les Dix Commandements donnés sur le mont Sinaï. L’un de ces commandements, le quatrième, est celui de se souvenir et d’observer le sabbat. Remarquez-le dans Exode 20 :8-10 :

« Souviens-toi du jour du repos, pour le sanctifier. Tu travailleras six jours, et tu feras tout ton ouvrage. Mais le septième jour est le jour du repos de l’Éternel, ton Dieu : tu ne feras aucun ouvrage ».

Mais comment et quand le sabbat a-t-il été institué ? Lisez la suite, dans Exode 20 :11 : « Car en six jours l’Éternel a fait les cieux, la terre et la mer, et tout ce qui y est contenu, et il s’est reposé le septième jour : c’est pourquoi l’Éternel a béni le jour du repos et l’a sanctifié. »

L’homme ne peut pas changer ce que Dieu a établi

Dieu sanctifia le septième jour en se reposant Lui-même. Il le rendit saint. Tous les conciles ecclésiastiques et les canons humains ne peuvent changer ce que Dieu décide.

Alors, qui changea le sabbat ? Personne.

En fait, même après l’édit de Constantin, il y avait encore des chrétiens fidèles continuant à observer le vrai sabbat, le septième jour. Cela irritait les autorités de l’Église à tel point que quarante ans plus tard, le concile de Laodicée fut convoqué pour traiter, entre autres, de l’observance du sabbat. Le canon 29 du concile de Laodicée : « Interdit aux chrétiens de judaïser et de se reposer le jour du sabbat, les enjoignant, en fait, à travailler durant ce jour » (Encyclopaedia Britannica, 11e édition, à l’article “dimanche”).

Pourquoi ce canon fut-il publié ? Parce que les véritables disciples du Christ continuaient à observer le sabbat. Ils étaient harcelés, persécutés et devaient souvent s’enfuir aux confins de l’Empire. Malgré leur souffrance, ils restaient fidèles. L’évangéliste John Ogwyn explique cela dans le guide d’étude L’Église de Dieu à travers les âges :

« Après que Constantin eut commencé à soutenir la théologie romaine, en 325 apr. J.-C., la plupart de ceux qui constituaient le reste de la véritable Église furent forcés de s’enfuir hors des frontières de l’Empire romain, dans les montagnes d’Arménie, et plus tard, dans les régions balkaniques d’Europe. Ils étaient un petit nombre, sans éclat et sans richesse, regardés en ennemis d’État par l’Empire romain prétendument “chrétien” » (L’Église de Dieu à travers les âges, John Ogwyn, p. 25).

Au cours des mille ans suivants, nous n’avons que quelques traces historiques de chrétiens qui obéirent à Dieu, observant Son sabbat, malgré les persécutions. Comme M. Ogwyn poursuit :

« Ils étaient pourtant précieux aux yeux de Dieu. Il ne fut jamais dans les intentions divines que Son Église croisse au point de devenir une grande organisation puissante, qui devait “christianiser” le monde entier […] Sa continuité devait être assurée, non pas par une succession d’évêques superbes et puissants qui siégeraient dans une ville particulière […] mais par une lignée de gens convertis et fidèles qui, quoique dispersés et persécutés, continueraient à adorer le Père en esprit et en vérité » (Ibid.).

Dans un livre intitulé La foi de nos pères, publié pour la première fois en 1876, le cardinal James Gibbons fit cette remarquable confession :

« Vous pouvez lire la Bible depuis la Genèse jusqu’à l’Apocalypse, et vous ne trouverez pas une seule ligne autorisant, établissant la sanctification du dimanche. Les Écritures ordonnent la religieuse observance du Sabbat » (La foi de nos pères, éditions Retaux-Bray, page 107, traduction Adolphe Saurel).

Alors, qui changea le sabbat ? Personne. Les Écritures révèlent que le sabbat est le septième jour, et tous les conciles ecclésiastiques et canons des hommes ne peuvent changer ce que Dieu décida. Lorsque nous observons le sabbat chaque semaine, nous démontrons notre respect envers le Dieu qui créa toutes choses et nous commémorons Son Œuvre créatrice tout en reconnaissant Ses instructions remplies d’amour dans nos propres vies.


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