L’avortement est-il un meurtre ?

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La Cour Suprême des États-Unis a refusé de les reconnaître comme des « personnes » légales. Tenant compte de cela, ces êtres humains ne pouvaient faire valoir ni droits ni protection au regard de la Constitution. Ils étaient considérés comme des « sous-hommes […] tout au plus comme des ébauches d’êtres humains […] moralement et mentalement inférieurs à un quelconque animal ». Ils étaient assimilés à des « parasites » qu’on peut « éliminer ». D’où venaient ces idées ? De l’Allemagne nazie dont les déclarations servirent à justifier le massacre de millions de Juifs, avant et pendant la Seconde Guerre mondiale.


En 1936, la Cour Suprême allemande statua de cette manière à l’égard des Juifs. Les autres déclarations sont tirées de Mein Kampf d’Hitler et d’autres publications officielles nazies. Ce n’est qu’à partir de 1973 que Roe V. Wade fit accepter, par la Cour Suprême des États-Unis, que les bébés pas encore venus au monde n’étaient pas des « personnes » légales ; par conséquent, ils ne jouissaient ni des droits ni de la protection garantis par la Constitution américaine. Les partisans de l’avortement clamaient que ce qui était avorté n’était qu’une masse de protoplasme – quelque chose de sans valeur. La dirigeante féministe Gloria Steinem déclara qu’une femme avait le droit d’avorter d’un fœtus « comme on a le droit d’éliminer de son corps un parasite qui s’y développe » (Interview CNN le 9 septembre 1981). Notez la remarque du Dr Edward Allred, partisan de l’avortement, à la question d’un journaliste qui demandait ce qui se passait lors d’un avortement : « Le contenu est éliminé », fut la réponse. Ce sont d’effrayants raisonnements semblables – qu’on ne doit jamais oublier – qui menèrent toute une génération à l’holocauste.

La Bible nous avertit que, « dans les derniers jours, il y aura des temps difficiles. Car les hommes seront égoïstes […] rebelles à leurs parents […] insensibles […] intempérants […] aimant le plaisir plus que Dieu » (2 Timothée 3 :1-4). Ces attitudes amènent souvent des pratiques sexuelles illicites, et des bébés non désirés. L’écrasante majorité des avortements (environ 95%) sont utilisés comme moyen de contrôle des naissances, parce que le bébé n’est pas désiré. Certaines femmes émettent l’opinion qu’un enfant nuit à leurs possibilités de faire carrière. D’autres ne veulent pas se charger d’un « boulet ». Elles pensent que, dans de telles conditions, elles ne pourraient se payer tout ce qu’elles désirent, ou profiter de certains amusements, de voyages ou d’autres choses. Fondamentalement, beaucoup ont fait le choix de troquer les enfants pour les plaisirs physiques de ce monde (1 Jean 2 :15-16) ! Depuis la sentence de la Cour Suprême, en 1973, quelque 30 à 40 millions d’avortements ont été pratiqués aux États-Unis – et cela continue au rythme de plus d’un million par an ! Des dizaines de millions d’autres sont pratiqués annuellement dans le reste du monde. Mais, ces avortements constituent-ils vraiment des meurtres ? Quand la vie commence-t-elle ? La Bible est-elle muette à ce sujet ?

La preuve physique de la vie

À travers des sonagrammes (des images prises au moyen d’ondes ultra soniques) enregistrés par des caméras placées dans l’utérus et par d’autres appareillages médicaux, des enfants non encore nés ont été observés en train de dormir, de s’éveiller, de sourire, de froncer les sourcils, de grimacer, de sucer le pouce, de remuer les doigts et les orteils, de donner des coups de pied et d’inhaler, puis d’expirer le liquide amniotique. Des enfants pas encore nés ont réagi à la voix, aux sons et aux mouvements ; leur cœur bat plus vite lorsqu’ils sont agités, et ils se contractent lorsqu’ils ressentent la douleur. Notez les différents stades du développement d’un fœtus :

  • À trois semaines – le cœur pompe le sang à travers son propre réseau sanguin.
  • À cinq semaines – le nez, les joues et les doigts deviennent visibles.
  • À six semaines – le système nerveux commence à fonctionner et les reins, l’estomac et le foie se mettent à travailler.
  • À sept semaines – les ondes émises par le cerveau sont détectables.
  • À dix semaines – le fœtus a fondamentalement tout d’un nouveau-né.
  • À douze semaines – les empreintes digitales sont complètement dessinées et ne changeront plus.

Il est possible que la caractéristique la plus ahurissante de la vie humaine, c’est que les facteurs qui déterminent le genre de la personne, la couleur des yeux et la pointure, sont fonction du code génétique contenu dans les 46 chromosomes de l’être humain (Jérôme Lejeune, M.D., The Human Life Bill, volume 1, page 8). Ces chromosomes existent dans toutes les cellules d’un enfant qui n’est pas encore né – et tout être humain commence par une simple cellule. Cet être n’a jamais existé avant, et il n’existera jamais plus après (Ibid.). Rien d’exceptionnel ne se passe à la naissance. Ce bébé était le même dans l’utérus que lorsqu’il en est sorti !

Scène dans un hôpital : dans une salle, une femme au milieu de sa grossesse est assise. Elle ne veut pas de son bébé et décide de se faire avorter. Elle se dit que son fœtus n’est pas véritablement un être humain ; il sera donc tué. Dans une autre salle d’attente, une maman, également au milieu de sa grossesse, attend, mais elle rencontre des problèmes. Elle désire désespérément l’enfant, mais elle devra accoucher prématurément si elle souhaite que ce dernier ait une chance de survivre. (Des bébés peuvent aujourd’hui naître et être sauvés à 21 ou 22 semaines, et même parfois à 20 semaines) ! Ce bébé survit et grandit pour devenir un être humain en bonne santé. Pourquoi donc le bébé de l’une des salles était considéré comme un être humain, alors qu’on avait refusé le droit à la vie au bébé de l’autre salle ? Étrange raisonnement ! La seule différence, c’est que l’un était désiré, l’autre pas !

La preuve biblique de la vie

La Bible déclare que « la vie de la chair est dans le sang » (Lévitique 17 :11). L’une des premières choses que l’on peut observer chez le fœtus (aux alentours de la troisième semaine) est que le cœur pompe le sang dans son propre réseau sanguin. La Bible révèle aussi qu’il y a un esprit qui réside dans l’homme (Job 32 :8 ; Zacharie 12 :1). Le cerveau humain, sous l’aspect physique, est très semblable au cerveau animal. Cependant, l’homme a, de loin, plus d’intelligence, d’imagination, de facultés de manifester des sentiments et de créer que n’importe quel animal. C’est cette composante spirituelle ajoutée au cerveau humain que nous appelons la pensée, qui donne aux hommes la connaissance transcendante et la domination sur le règne animal (Genèse 1 :26).

Comme l’apôtre Paul l’a écrit : « Qui donc, parmi les hommes, connaît les choses de l’homme, si ce n’est l’esprit de l’homme qui est en lui ? De même, personne ne connaît les choses de Dieu, si ce n’est l’Esprit de Dieu » (1 Corinthiens 2 :11). L’esprit dans l’homme lui est donné dans l’utérus ! Et l’Esprit de Dieu œuvre avec les êtres humains, même dans l’utérus.

Les Écritures révèlent que, parfois, Dieu choisit des individus alors même qu’ils sont encore dans le ventre de leur mère, pour une tâche spécifique qu’Il veut accomplir par eux. Par exemple, Il a dit à Jérémie : « Avant que je t’aie formé dans le ventre de ta mère, je te connaissais, et avant que tu sois sorti de son sein, je t’avais consacré, je t’avais établi prophète des nations » (Jérémie 1 :5). De la même façon, le prophète Ésaïe (Ésaïe 49 :1) fut mis à part pour sa vocation, alors qu’il était dans le ventre de sa mère.

Il ne devrait pas être surprenant que Dieu considère un être, qui n’est pas encore né comme faisant déjà partie de ses enfants ! Notez deux exemples importants. Lorsque Rébecca (l’épouse d’Isaac) était enceinte, « les enfants se heurtaient dans son sein […] Et l’Éternel lui dit : Deux nations sont dans ton ventre, et deux peuples se sépareront au sortir de tes entrailles… » (Genèse 25 :22-23). En parlant de Jacob, Dieu révèle : « Dans le sein maternel Jacob saisit son frère par le talon » (Osée 12 :4). Lorsque Élisabeth, enceinte de Jean-Baptiste, entendit la voix de Marie, « son enfant tressaillit dans son sein » (Luc 1 :41). Dans le Nouveau Testament, le même mot grec est employé indifféremment pour un « bébé » encore dans le sein maternel et pour un « enfant ».

Les lois données par Dieu à la nation d’Israël comprenaient certaines lois qui prenaient en compte les enfants avant leur naissance. Par exemple, dans Exode 21 :22-23, Dieu décrète : « Si des hommes se querellent, et qu’ils heurtent une femme enceinte, et la fassent accoucher, sans autre accident, ils seront punis d’une amende imposée par le mari de la femme, et qu’ils paieront devant des juges. Mais s’il y a un accident, tu donneras vie pour vie, œil pour œil » – en d’autres termes, même si une naissance prématurée ne résultait pas d’un acte intentionnel, celui qui en était la cause devait la compenser et la dédommager à cause des inconvénients et de la souffrance supportés par les parents. Mais si quelque chose arrivait soit à la mère soit à l’enfant, la punition était proportionnée au dommage provoqué – y compris la perte du droit à la vie, pour avoir pris une vie.

Une compréhension plus approfondie

Certains disent que la vie humaine n’a pas débuté jusqu’au moment où « le souffle de vie » ait eu lieu. Le passage classique qui est généralement invoqué se trouve dans Genèse 2 :7 : « L’Éternel Dieu forma l’homme de la poussière de la terre, il souffla dans ses narines un souffle de vie et l’homme devint une âme vivante. » D’autres passages sont également cités comme 1 Rois 17 :17-24 et Ézéchiel 37 :9-10. D’autre part, nous avons montré que la vie humaine réside dans le sang et que l’esprit dans l’homme – qui fait la différence entre la vie animale et celle de l’homme – est donné dans le ventre maternel. D’autre part, la Bible parle du « souffle de vie ». Y a-t-il là une contradiction ?

Pour bien comprendre, il nous faut nous appuyer sur une base solide. Souvent, les choses spirituelles peuvent être comprises en observant la création physique (Romains 1 : 20) et vice-versa ! Si nous comprenons les choses sur un plan spirituel, il devient possible de dégager certains indices qui peuvent nous aider à répondre aux questions difficiles de cette vie physique – comme par exemple à quel moment commence la vie. Le physique est souvent le miroir du spirituel, car Dieu est le Créateur de tout (Colossiens 1 :16).

Nous savons que la reproduction humaine a commencé avec le premier être humain : Adam. De la même façon, la reproduction spirituelle a commencé avec Jésus-Christ, qui est appelé le dernier Adam (1 Corinthiens 15 :45). Comment cela a-t-il commencé avec Jésus-Christ ?

Jésus fut littéralement engendré de Dieu le Père, par le Saint-Esprit. C’est le Saint-Esprit qui communiqua la vie à un ovule dans l’utérus de la vierge Marie (Luc 1 :31-35). En conséquence, Jésus devint le seul Fils de Dieu engendré, dans le sens qu’Il fut – et qu’Il reste – le seul être humain engendré par le Saint-Esprit dans l’utérus d’une femme ! Il en résulta qu’Il possédait une pleine mesure du Saint-Esprit de Dieu (Jean 3 :34). Après Sa naissance physique, Il vécut et connut une mort littérale. Mais Il naquit de nouveau ! Une naissance spirituelle, cette fois-ci – par la résurrection d’entre les morts. Il devint le Fils de Dieu, premier-, composé entièrement d’esprit (Romains 1 :4 ; 8 :29) !

Il est essentiel que nous comprenions ce que signifie être « né de nouveau », afin de mieux comprendre les parallèles qui existent entre la naissance physique et la naissance spirituelle. Les chrétiens physiques, quelle que soit la façon dont ils interprètent la « conversion », ne sont pas ENCORE nés de nouveau, comme le Christ ! « Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l’Esprit est esprit » (Jean 3 :6). Vous n’êtes pas encore « né de nouveau » si vous êtes encore dans un état physique ! Puisque nous ne pouvons pas hériter le Royaume de Dieu avant d’être nés de nouveau (Jean 3 :3), nous n’hériterons pas ce Royaume avant notre résurrection (1 Corinthiens 15 :52). Cela arrivera à la dernière trompette, au second Avènement du Christ (1Thessaloniciens 4 :16-17). Par Sa résurrection, le Christ devint le premier-né et Il ouvrit la voie à tous les autres chrétiens qui « naîtront de nouveau », qui seront ressuscités à la dernière trompette. Mais quel rapport peut-il y avoir avec le concept du « souffle de vie ? »

Un fœtus est une vie qui est engendrée, pas encore née, c’est une image de notre situation d’êtres engendrés par le Saint-Esprit, quoique demeurant encore physiques. Après notre sincère repentance et notre baptême, Dieu nous transmet les « arrhes » ou un « dépôt » de Son Saint-Esprit (Actes 2 :38 ; 2 Corinthiens 5 :5). Nous devenons alors des fils engendrés de Dieu, pour avoir été imprégnés de Sa propre nature. Il vit désormais en nous par le Saint-Esprit (2 Pierre 1 :4 ; Galates 2 :20). Dans cet état d’engendrement, Dieu nous considère comme Ses propres enfants et héritiers de Son Royaume (Romains 8 :16-17), sans encore en être les propriétaires. Finalement, nous ne posséderons le Royaume qu’au retour du Christ, lorsque nous serons nés de nouveau, par le Saint-Esprit qui nous a été donné lors de notre engendrement spirituel. C’est à la résurrection que nous naîtrons en tant que fils de Dieu. Nous aurons alors la vie immortelle inhérente. Notez ce que le « souffle de vie » dépeint : lorsque le fœtus engendré vient à naître, le « souffle de vie » ne lui confère pas une nouvelle vie, mais une vie autonome – une vie qui lui est propre. Par conséquent, les chrétiens engendrés sont actuellement appelés les enfants de Dieu, même si nous ne sommes pas encore nés par la résurrection dans nos corps spirituels et immortels (1 Jean 3 :2).

Dieu n’avorte jamais une vie spirituelle qu’Il a engendrée (Philippiens 1 :6). De la même façon, Dieu ne permet pas aux hommes d’avorter une vie humaine – qu’elle soit née ou non ! La vie spirituelle commence avec un engendrement du Saint-Esprit de Dieu, et se développe en se nourrissant dans l’Église ; elle est dépendante de l’Église pour sa nourriture et pour sa protection jusqu’à ce qu’elle soit finalement transformée, en naissant de Dieu lors de la résurrection, en tant que vie immortelle et indépendante ! De la même manière, la vie physique commence à sa conception, lorsque le sperme du père communique la vie à l’ovule maternel. Le fœtus est dépendant de sa mère pour être nourri et protégé jusqu’à ce qu’il devienne indépendant – au moment où sa vie devient autonome en inspirant sa première bouffée d’air ! Ceux qui suppriment la vie d’un enfant avant sa naissance sont coupables d’assassinat prémédité devant la Cour Suprême céleste !

Lorsque le Créateur a dit : « Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance » (Genèse 1 :26), Il a décidé d’établir une Famille ! Grâce à un engendrement du Saint-Esprit, les véritables chrétiens commencent une nouvelle vie qui débouchera, en fin de compte, sur une naissance spirituelle dans la Famille de Dieu, en tant que FILS de Dieu (Romains 6 :9-14 ; 1 Corinthiens 15 :51-52). Dieu a créé l’extraordinaire processus d’engendrement et de naissance humains en tant que TYPE d’un processus spirituel, qui illustre, en termes physiques, l’ultime destinée de l’homme ! L’être humain est fait à l’image et à la ressemblance de son Créateur et, qu’elle soit physique ou spirituelle, la vie commence à la conception ! Dans le Monde de Demain, la VIE sera respectée et hautement honorée. Si vous désirez approfondir le sujet de la FORMIDABLE potentialité humaine, lisez notre brochure intitulée Votre ultime destinée.

 

Parallèles entre
la naissance physique et la naissance spirituelle

  Processus physique Processus spirituel
Conception L’ovule est fertilisé
par le sperme mâle
Le chrétien est imprégné
de l’Esprit-Saint de Dieu
Tout comme la vie physique du père est transmise par le sperme à l’ovule, une conception spirituelle par le Saint-Esprit transmet (dans une certaine mesure), la vie immortelle provenant du corps spirituel de Dieu le Père. Bien qu’ils ne soient pas encore nés, les véritables chrétiens deviennent donc des enfants de Dieu !
Gestation Alimenté et protégé
par la mère humaine
Alimenté et protégé
par l’Église
Au moment de naître physiquement, l’enfant se détache du ventre protecteur de sa mère en venant au monde – et, en recevant le « souffle de vie », il commence une vie humaine autonome au lieu de rester un être dépendant. En naissant de l’Esprit, un enfant de Dieu est détaché de l’Église pour entrer dans la Famille de Dieu – et il est transformé en un être spirituel, possédant un corps spirituel (Philippiens 3 :21) et immortel, entièrement constitué d’esprit (1 Corinthiens 15 :53-54).
Naissance Le cordon ombilical est coupé et le « souffle de vie » permet d’avoir une vie autonome. La vie qui avait commencé à la conception devient alors indépendante. La résurrection à l’immortalité rompt tous les liens avec la vie physique, et le Saint-Esprit confère la vie éternelle intrinsèque !
De même que l’enfant à naître est nourri dans l’utérus de sa mère jusqu’au terme de la grossesse, les chrétiens engendrés sont nourris par l’Église de Dieu (Ephésiens 4 :12-13) jusqu’à ce qu’ils aient grandi, qu’ils soient matures (Matthieu 5 :48), prêts à naître en tant qu’êtres composés d’esprit.

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