L’euro : une ouverture vers un super État ?

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Le 1er janvier 2002 fut la date de lancement d’une monnaie commune européenne. Mais peu de gens s’en intéressèrent hors d’Europe. Pourtant, la Bible révèle que le passage à l’euro est l’épisode d’un événement encore plus important, qui secouera et surprendra le monde juste avant le retour de Jésus-Christ sur cette terre. Il nous importe de comprendre la signification de ce qui est en train de se passer en Europe – et où cela mènera.


Depuis la Deuxième Guerre mondiale, les chefs d’États européens ont été motivés par une vision puissante. Leur but initial était de créer une Communauté européenne fondée sur un marché commun. Ils espéraient que cette unification de l’Europe empêcherait les conflits qui ont tant de fois ravagé le continent. Il fallait qu’une monnaie commune constitue le pas décisif vers l’Union européenne. Les dirigeants de l’Europe connaissaient bien ce projet grandiose, ancré dans la longue histoire européenne, de recréer l’Empire de Charlemagne – couronné saint empereur romain par le pape, en 800 apr. J.-C. Charlemagne et ses successeurs se considéraient comme les héritiers des Césars romains. Les dirigeants européens (y compris le pape) comprennent la force de cet héritage et l’intérêt émotionnel d’une croisade, pour réunir la « chrétienté » européenne.

En 1991, au traité de Maastricht, les dirigeants européens se mirent d’accord pour une union monétaire irrévocable et irréversible ; ils fixèrent les dates butoirs pour une monnaie commune et une Banque Centrale européenne. Les dirigeants européens pensent que l’élan vers l’unité doit être entretenu, afin d’empêcher l’Europe de retourner dans les « anciennes voies » dangereuses. L’euro est considéré comme le « fondement d’une Europe unie » et « le moteur de l’intégration européenne » (The Principality and Power of Europe, Hilton, 1997, pages 113-114. C’est nous qui traduisons tout au long de cet article). On a affirmé, avec force, que « l’euro sera le garant de la paix, de la liberté, de la stabilité économique et de la sécurité de l’emploi » (Europe Adrift, Newhouse, 1997, page 102). Pour certains, la foi dans l’euro et l’Europe est devenue une religion séculière.

Cependant, il y a un point noir dans cette grande vision. Ce n’est un secret pour personne que l’euro est un outil pour asseoir une Europe unie, qui voudra maintenir son rôle d’acteur important sur la scène mondiale. L’euro pourrait « défier l’hégémonie du dollar et accélérer l’intégration européenne […] dans une super puissance économique et politique, rivale des États-Unis » (Wall Street Journal Europe, 10 septembre 2001). Le traité de Maastricht fut une manœuvre française destinée à rattacher une Allemagne récemment unifiée (forte de 80 millions d’habitants) à l’Europe. Remplacer la Banque Fédérale allemande par une Banque Centrale européenne permettait aux autres nations (notamment à la France) de contrôler la monnaie européenne – et allemande. L’argent est une puissance. Celui qui contrôle la monnaie européenne contrôle l’Europe, et « ceux qui tiennent les cordons de la bourse mondiale sont aux commandes de la destinée du monde » (Hilton, page 112). Ce plan de monnaie européenne et d’union politique est en grande partie l’œuvre de la France et de l’Allemagne, auxquelles adhèrent généralement les nations plus petites. Cependant, la France et l’Allemagne ont des ambitions, des craintes et des buts contradictoires. La véritable histoire de l’euro n’est pas une question économique, mais une question de pouvoir – c’est à celui qui jouera le rôle de Charlemagne dans la nouvelle Europe. Les événements qui se déroulent en Europe sont assimilés à « une sale guerre pour le contrôle de la monnaie européenne » (The Rotten Heart of Europe, Connolly, 1995, page 3).

Tout le monde ne voit pas l’Europe comme une panacée. L’engagement conclu à Maastricht d’union monétaire européenne – « irrévocable et irréversible » – est un « bond » imprudent et risqué « dans l’inconnu […] une grande erreur, un but peu judicieux […] un projet qui peut se terminer dans les larmes » (Newhouse, pages 97, 101, 295). Regarder l’Europe pour s’assurer d’un taux d’intérêt fixe, qui pourrait devenir une « épée de Damoclès », compromettant les économies nationales et divisant les Européens. Un ancien membre de la Commission européenne, Brian Connelly, déclare franchement : « Une Europe construite sur sa monnaie serait une Europe assise sur une faille dans une zone sismique » (Connolly, page 378). Un autre expert remarque que les Européens « n’ont pas assez d’unité culturelle pour un projet si ambitieux, rempli de pièges. Ceux qui ne voient pas les risques qu’ils ont pris sont aveuglés » (Newhouse, page 298).

L’euro seul n’unifiera pas l’Europe. Les Européens n’ont pas pu s’accorder sur des règles communes pour mener leurs affaires financières, et « il est maintenant clair que la monnaie, à elle seule, n’est pas assez puissante pour créer un tel changement » (The Wall Street Journal, 10 septembre 2001). Il faut autre chose. L’effort d’unification de l’Europe a été comparé à l’édification des grandes cathédrales européennes, « l’Église de Rome soutenant cette sorte d’effort » (Newhouse, page 293). Le Dr Otto Von Habsbourg déclare que « la couronne impériale de Charlemagne et du Saint Empire romain a bien sa part à jouer » dans une Europe finalement unie (Hilton, page 35).

L’union monétaire européenne ne peut marcher s’il n’y a pas d’union politique. Les nations d’Europe devront transmettre leur souveraineté économique et politique à un gouvernement central. Les démocraties indépendantes renonceront à leur autorité en faveur des bureaucrates de Bruxelles – où 90% des décisions sont prises (Newhouse, page 80). Les dirigeants européens ont créé une Banque Centrale qui n’a de compte à rendre qu’à elle-même. Si la Grande-Bretagne entre dans la monnaie commune, elle devra transférer 80 milliards de livres sterling (plus de 125 milliards d’euros) dans une Banque Centrale qui échappe totalement à leur contrôle. Le risque d’abus de ce système est énorme si des politiciens mal intentionnés, et avides de puissance, font leur apparition. Des observateurs préviennent que « la Grande-Bretagne [et les autres pays européens] est comme un somnambule dans un super État européen d’où il sera impossible de s’échapper » (Hilton, page 97). Ce super État sera dominé par la religion catholique romaine, où les protestants seront en sous nombre à trois ou quatre contre un. Les critiques affirment que le Parlement européen est une façade démocratique, et que le véritable pouvoir dans un super État européen sera de nature totalitaire (Hilton, pages 82-84). Un journaliste a remarqué que, « à moins de nous secouer et de défendre nos droits individuels et collectifs […] il se pourrait qu’en nous réveillant, nous constations l’énorme étendue de notre impuissance » (The London Times, 1er janvier 2002).

Que nous réserve donc l’avenir ? La Bible révèle que, « dans les derniers jours », nous verrons la dernière phase d’un système – dont les racines remontent à la Rome antique, se réveiller encore en Europe (Daniel 2 :28, 40-43). Ce sera une confédération fragile – semblable à un mélange de fer et d’argile. Cette septième et dernière résurrection de l’Empire romain (Apocalypse 17 :10-11), soutenu par une puissance démoniaque, surprendra et bouleversera le monde (Apocalypse 13 :1-4). Cette résurrection s’opérera par un leader religieux qui fera des miracles (Apocalypse 13 :11-18). Les opposants à ce nouvel ordre seront persécutés et assassinés. Les non-conformistes seront repérés et ils ne pourront plus garder un emploi. Ce système européen sera une entité économique, qui développera un commerce mondial (Apocalypse 18). Dix rois [dix dirigeants nationaux] donneront leur puissance [leur argent] et leur autorité [leur souveraineté] à la bête (Apocalypse 17 :12-13). Cette confédération sera de courte durée (trois ans et demi) – comme l’Empire de Charlemagne. La bête politique se tournera et détruira ces cohortes religieuses (Apocalypse 17 :16-17). Lorsque l’ensemble de ce système s’effondrera et s’écroulera, les marchants de la terre pleureront sa mort soudaine et totale (Apocalypse 18 :9-19). L’introduction de l’euro pour unifier l’Europe est significative. Elle précèdera les événements qui atteindront leur apogée au retour de Jésus-Christ. Ces prophéties sont un avertissement pour nous tous, aujourd’hui. Dieu ménagera une issue de secours pour ceux qui prêtent l’oreille à Ses avertissements (1 Corinthiens 10 :1-13). Pour plus d’informations sur ces événements graves, continuez à lire cette série d’articles !

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