Voulez-vous vraiment manger cela ?

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Une ancienne source de sagesse, confirmée par des découvertes récentes en science et en médecine, déclare que nous devons changer nos habitudes alimentaires et réévaluer ce que nous qualifions de « nourriture ».


Pour beaucoup de gens, les lois alimentaires du Lévitique sont parmi les instructions les plus singulières dans la Bible. Depuis des millénaires, ces lois ont mis à part ceux qui les suivent du reste du monde et cela a été un grand sujet de controverse. Pourquoi interdit-il aux êtres humains de consommer certains aliments ? Devriez-vous suivre ces mêmes instructions de nos jours ?

Au fil des siècles, les détracteurs ont considéré les directives du Lévitique comme étant arbitraires et irrationnelles – dont les origines proviendraient de superstitions anciennes et non de Dieu. Cependant, beaucoup d’autres – particulièrement ceux qui ont fait l’expérience des avantages de ces lois – les considèrent comme étant sages et raisonnables, comme nous pourrions nous y attendre au sujet de toutes les lois données par Dieu.

Peu importe ce que les détracteurs affirment, Dieu proclame que Ses lois sont conçues pour notre bien, afin de prolonger notre vie (Deutéronome 5 :29, 33 : 10 :13). Ses lois alimentaires ne sont pas arbitraires, elles sont conçues pour notre bénéfice. Mais alors, pourquoi Dieu aurait-Il inspiré beaucoup plus tard des passages du Nouveau Testament qui semble les abolir ? Un Créateur aussi sage se contredirait-Il ?

Si vous vous êtes déjà posé ces questions, vous devriez étudier le sujet afin de prouver la vérité par vous-même. Le Dieu tout-puissant nous exhorte : « Mais examinez toutes choses ; retenez ce qui est bon » (1 Thessaloniciens 5 :21). Les réponses pourraient changer votre vie et améliorer votre santé !

La Bible révèle plusieurs raisons importantes justifiant les lois alimentaires. Dieu avait choisi la nation d’Israël dans un but spécifique (Exode 19 :5-6). Il avait conçu les lois alimentaires pour distinguer les Israélites des autres nations. Dans quel but ? Dieu déclara à Moïse : « Je suis l’Éternel, votre Dieu, qui vous ai séparés des peuples. Vous observerez la distinction entre les animaux purs et impurs […] Vous serez saints pour moi, car je suis saint, moi, l’Éternel ; je vous ai séparés des peuples, afin que vous soyez à moi » (Lévitique 20 :24-26). Dieu avait choisi Israël pour qu’il devienne un peuple modèle – une lumière et un exemple pour le monde de ce qu’est le bien et le mal, le saint et le profane (Deutéronome 4 :6-8).

Dieu fit cela en partie pour que les autres nations puissent voir les résultats de Ses lois et qu’elles commencent à Le chercher pour recevoir les formidables avantages liés à Ses voies de justice. « Mon fils, n’oublie pas mes enseignements, et que ton cœur garde mes préceptes ; car ils prolongeront les jours et les années de ta vie, et ils augmenteront ta paix » (Proverbes 3 :1-2). Une longue vie et une meilleure santé ne représentent que deux des bénéfices résultant du fait d’obéir aux lois données par l’Éternel (Deutéronome 4 :40 ; 7 :12-15) !

Dieu avait aussi planifié que les lois alimentaires promeuvent une gestion sage et efficace de l’environnement. Les instructions au sujet des animaux « purs » et « impurs » sont une part importante de l’ordre donné par Dieu à l’humanité « de cultiver et de garder » la Terre (Genèse 1 :28 ; 2 :15). Pour bien comprendre ces lois, nous devons les examiner dans le contexte du dessein de Dieu pour toute l’humanité.

 

Chez les herbivores

Lévitique 11 et Deutéronome 14 contiennent la majorité des lois alimentaires bibliques. Elles donnent des informations spécifiques résumées en principes simples. « Ces lois pratiques étaient données par Dieu, dans Sa sagesse, à un peuple qui ne connaissait pas la raison pour laquelle elles étaient en place » (commentaire biblique Expositor, 1990, tome 2, page 569). Par contre, de nos jours, la science moderne révèle combien ces lois sont fondées et importantes.

Nous lisons dans Lévitique 11 :2-3 : « Voici les animaux dont vous mangerez parmi toutes les bêtes qui sont sur la terre. Vous mangerez de tout animal qui a la corne fendue, le pied fourchu, et qui rumine. » Cette catégorie désigne les mammifères se nourrissant de végétaux (les herbivores) qui ont le sabot fendu et qui font partie des ruminants en raison de leur appareil digestif particulier.

L’appareil digestif des ruminants comporte quatre poches qui transforment des végétaux indigestes pour les humains en source de protéines – comme la viande et le lait. Parmi les animaux purs, nous trouvons les bovins, les moutons, les chèvres, les cerfs, les bisons, les élans, les antilopes, les gazelles, les caribous et les girafes. Tous ces herbivores broutent des herbes ou se nourrissent d’autres plantes.

Ces directives aident à contrôler l’environnement. Les steppes et les savanes recouvrent d’immenses régions du globe, mais elles sont souvent qualifiées de terres marginales car elles ne reçoivent pas suffisamment de pluie pour y cultiver du maïs ou du blé. « Les ruminants ont joué et ils continueront à jouer un rôle important dans les modèles d’agriculture durable. Ils sont particulièrement utiles pour transformer les vastes ressources renouvelables des steppes, des prairies, des résidus de culture et d’autres sous-produits en aliments comestibles pour les humains. Avec des ruminants, une terre trop pauvre ou trop érodable pour être cultivée devient productive » (Journal of Animal Science, volume 74, n°6, 1996, page 1406). Les animaux mangeant de l’herbe produisent une viande moins grasse que ceux nourris avec des céréales – fournissant un bénéfice diététique bien connu. Élever des animaux à viande avec de l’herbe et d’autres plantes coûte également moins cher.

Dieu a conçu ces animaux « purs » afin qu’ils produisent une alimentation nutritive de façon économique et écologique. Il voulait que Sa nation modèle montre ces bénéfices au monde – et Il donna ces directives à Israël bien avant l’avènement de la science dans le domaine de l’écologie, l’économie et la nutrition.

Les lois alimentaires interdisent aussi de manger les animaux carnivores, pour de bonnes raisons. Dieu créa les animaux purs pour fournir une alimentation (viande et sous-produits comme le lait) destinée à la consommation humaine. Il créa les animaux impropres à la consommation humaine pour des buts différents. Dans le groupe des carnivores, les prédateurs jouent un rôle important dans le contrôle des populations d’autres espèces animales. Par exemple, les loups et les pumas contrôlent la croissance et la santé des troupeaux de cervidés en chassant et en dévorant les individus âgés, malades ou infirmes. C’est une des raisons pour lesquelles nous ne devons pas manger de carnivores : ils peuvent se nourrir d’animaux malades et transmettre ces maladies aux humains.

 

Fuyez le bacon !

La Bible déclare spécifiquement que les porcs ou les cochons sont impurs – impropres à la consommation humaine (Lévitique 11 :7-8 ; Deutéronome 14 :8). Certains théologiens ne comprennent pas pourquoi Dieu ferait une telle discrimination à l’encontre du porc, mais d’autres individus ont découvert de nombreuses raisons logiques en termes d’écologie, d’économie, de nutrition et de santé publique.

À l’état sauvage, les cochons et les sangliers sont plutôt des animaux nocturnes qui fouissent le sol pour s’alimenter. Leurs habitudes nocturnes auraient dû les conserver éloignés des êtres humains. Cependant, les hommes ont utilisé pendant des siècles des cochons domestiques comme éboueurs autour des campements. Le fait d’avoir un animal omnivore qui peut grandir aussi vite, en mangeant toutes sortes de déchets, de détritus et de charognes – avant d’être tué pour sa viande – semble être une aubaine pour de nombreuses sociétés. Mais est-ce vraiment le cas ?

De nos jours, « les récoltes de maïs et de soja sont une bonne nouvelle pour les producteurs de porcs car ces deux graines restent l’ingrédient principal du régime alimentaire des cochons » (NationalHogFarmer.com, Kevin Schulz, 29 août 2016). Les cochons possèdent un système digestif similaire aux humains ; ce ne sont pas des ruminants et ils ne peuvent pas survivre avec de l’herbe. Cela en fait des compétiteurs écologiques avec les humains pour les ressources céréalières dont le blé, le maïs et l’orge. En Amérique, environ 20% du maïs cultivé est destiné à l’alimentation des porcs. C’est une utilisation imprudente des ressources alors que la population mondiale met la pression sur notre capacité à produire de la nourriture. C’est une autre raison pour laquelle Dieu ne veut pas que nous mangions de porc. Peut-être avait-Il envisagé que de grands élevages de cochons enlèveraient ces céréales précieuses de la bouche des populations pauvres !

 

Remplis de vers

La trichinose est une des principales maladies transmises par les porcs et d’autres animaux impurs. Elle résulte d’un petit vers rond (nématode) qui infecte les tissus musculaires des animaux et des humains (“Trichinosis”, Dr Richard Pearson, MerckManuals.com, 2018). De nombreux animaux carnivores et omnivores sont porteurs du parasite Trichinella spiralis et « les infections peuvent provenir de la consommation de [viande de] porc […] de sanglier, d’ours ou de morse » (ibid.). Cette liste comprend également les écureuils, les rats, les chats, les chiens, les lapins, les renards, les chevaux et les mammifères marins (“Contamination du sanglier par Trichinella spp. et risque de contamination humaine”, Lucas Lejeune, 2017, pages 28, 70-71). Les lois alimentaires divines n’interdisent pas la consommation de ces viandes par accident ou par coïncidence.

En notant que « le judaïsme et la religion musulmane interdisent la consommation de porc », ce document rapporte que « le risque d’épidémie est restreint dans ces deux populations notamment en Syrie, au Liban et en Israël, où seuls les Arabes chrétiens et les immigrants thaïlandais peuvent s’infecter lors de l’ingestion de sanglier et de cochon domestique. En Algérie et au Sénégal, la majorité de la population est musulmane, la trichinellose n’est documentée que chez les Européens venant en voyage dans ces pays » (ibid., page 72).

Le ténia est un autre problème sanitaire grave lié à la consommation de viande de porc et « les taux les plus hauts [de contamination] sont observés dans les pays où le porc est une part essentielle du régime alimentaire, comme le Mexique, l’Amérique latine, l’Espagne, le Portugal, l’Afrique, l’Inde, l’Asie du Sud-Est et la Chine » (Medical Microbiology, Ellen Jo Baron et al., 1994, page 887).

Il est souvent conseillé de bien cuire ces viandes pour éviter les infections parasitaires du porc et d’autres animaux impurs, mais la façon la plus efficace d’éviter les maladies est de ne pas manger d’animaux impurs ! Dieu donna cette connaissance à Moïse et aux Israélites il y a 3500 ans. Si les gens appliquaient ces règles alimentaires de nos jours, le fardeau mondial des maladies parasitaires diminuerait drastiquement en l’espace d’une génération !

 

Ne mangez pas les éboueurs

Une autre série d’instructions alimentaires divines concerne les créatures aquatiques. « Voici les animaux dont vous mangerez parmi tous ceux qui sont dans les eaux. Vous mangerez de tous ceux qui ont des nageoires et des écailles, et qui sont dans les eaux, soit dans les mers, soit dans les rivières […] Vous aurez en abomination tous ceux qui, dans les eaux, n’ont pas des nageoires et des écailles » (Lévitique 11 :9, 12).

De nombreuses raisons sont avancées pour expliquer ces directives. Certains théologiens reconnaissent que le fait de manger des animaux impurs peut être dangereux. D’autres suggèrent de façon plus fantaisiste que l’absence de nageoires et d’écailles rend certains animaux impropres à la consommation car ils ressemblent à des serpents. Cependant, les découvertes scientifiques révèlent en détail la sagesse et les bénéfices des instructions divines au sujet des aliments.

Les poissons classés comme « purs » dans la Bible nagent librement dans l’eau. La plupart des poissons « impurs » sont soit tapis sur le fond, soit des prédateurs charognards. Les directives bibliques nous empêchent de consommer la chair des poissons qui produisent des substances venimeuses. Notez la recommandation écrite dans un manuel de survie de l’armée américaine : « La plupart des poissons venimeux ont beaucoup de caractéristiques physiques communes. Généralement, ils ont une forme étrange – comme une boîte ou presque ronds – et ils possèdent une peau dure (souvent couverte de plaques osseuses ou d’épines), une bouche minuscule, de petites branchies, ainsi qu’une nageoire pelvienne petite ou inexistante » (John Boswell, page 244). De nombreuses créatures marines venimeuses ne possèdent pas d’écailles.

Les directives bibliques orientent les gens vers les poissons les plus sûrs à consommer. Cependant, même les poissons purs nécessitent d’être bien cuits. La chair de poisson crue ou pas assez cuite peut transmettre plusieurs sortes de vers parasites comme les ténias et les trématodes (Programme mixte FAO/OMS sur les normes alimentaires, 2000, ref. ALINORM 01/18, pages 58-59).

 

Un objectif différent

Les lois alimentaires bibliques interdisent aussi la consommation de coquillages qui ne possèdent ni écailles ni nageoires. Pourquoi les crustacés (homards, crabes, écrevisses, crevettes) – qui sont considérés comme des mets délicats dans de nombreux pays – sont-ils également interdits ? La réponse se trouve dans la compréhension du rôle naturel que Dieu a attribué à ces créatures.

Le homard « rampe la nuit sur le fond des océans […] Des animaux morts ou mourants constituent l’ordinaire du homard, mais celui-ci peut à l’occasion s’attaquer à des proies telles que crabes mollusques ou poissons » (“homard commun”, L’univers fascinant des animaux, groupe 6-38, éditions IMP).

Les crabes sont des éboueurs qui mangent presque tout – notamment des poissons morts. Les crevettes passent la journée dans la vase ou dans le sable des estuaires. La nuit venue, « les profils des espèces benthiques [qui vivent sur le fond] sont très semblables », elles se comportent comme des charognards, avec un comportement de « suspensivores-détritivores » – c’est-à-dire se nourrissant de détritus et de matière en décomposition (Des organismes sous stress, Ifremer, page 18).

Dieu a créé ces organismes pour qu’ils « nettoient » les lacs, les rivières, les plages, les estuaires et les océans. Il n’a pas prévu que les êtres humains les consomment. C’est aussi la raison pour laquelle les personnes qui consomment de la chair crue, marinée ou pas assez cuite de crabe, d’écrevisse, de mollusque ou de crevette risquent d’être infectées par des parasites comme la douve du foie – un taux qui atteint 80% de la population dans certaines régions rurales du sud-est de l’Asie (“Distomatoses ou Trématodoses d’origine alimentaire”, Médecine tropicale, Actualités 2017, page 3).

 

Les dangers des coquillages

Pourquoi Dieu a -t-Il créé les palourdes, les huîtres, les moules et les coquilles Saint-Jacques – tout en interdisant aux humains de les consommer ? Ces créatures ont un rôle précis dans les lacs, les rivières et les régions côtières. Ces mollusques qui s’alimentent par filtrage « s’enfouissent dans les sédiments vaseux à des profondeurs de 10 à plus de 7000 mètres (33 à 23.000 pieds) et ils consomment des micro-organismes et des matières organiques libres (des détritus) » (“Mollusk”, Encyclopædia Britannica, 2019). Les organismes s’alimentant par filtrage sont les « aspirateurs » des environnements aquatiques, en purifiant l’eau.

Lorsque vous comprenez pourquoi Dieu a créé les mollusques, la raison pour laquelle ils sont impurs devrait être claire. Vous ne mangeriez pas le contenu d’un sac d’aspirateur ou d’une fosse septique ? Eh bien, il en va de même pour les mollusques. Alors que les coquillages « doivent filtrer de grandes quantités d’eau pour leur nutrition […] ils retiennent aussi les micro-organismes, bactéries et virus » ; les « habitudes alimentaires (consommés crus ou peu cuits), font de ces aliments des agents privilégiés de la propagation des infections » chez l’homme, comme la fièvre typhoïde et la salmonellose (“Étude de la contamination virale des huîtres et de leur épuration virale”, S. Boher et al., janvier 1993, pages 13-14, 26).

S’agit-il d’une menace vraiment sérieuse ? L’Agence sanitaire américaine rapporte que « les mollusques – huîtres, palourdes, moules et coquilles Saint-Jacques – causent plus de 100.000 cas de maladie chaque année » (FDA, ref. GAO GAO-01-072, juillet 2001, page 1). Les problèmes de santé suivants sont fréquemment associés à la consommation de ces mollusques : épidémies de choléra, typhoïde, hépatite A, virus de Norwalk, salmonellose et empoisonnement marin paralysant. Les professionnels de la santé recommandent fortement aux personnes ayant un système immunitaire affaibli ou défaillant – en particulier les femmes enceintes – d’éviter « les coquillages crus, le poisson cru (sushi, sashimi, tarama), les poissons fumés (saumon, truite), et les crustacés décortiqués vendus cuits » (“Le guide nutrition de la grossesse”, Santé publique France, mai 2016, page 27).

Ceux qui comprennent et qui suivent les lois alimentaires bibliques éviteront automatiquement tous ces problèmes – et bien d’autres.

 

Les oiseaux et les insectes

Les derniers groupes d’animaux mentionnés dans les règles bibliques sont les oiseaux, les insectes et les reptiles. La plupart des volatiles exclus sont soit des oiseaux de proie soit des charognards, comme les vautours et les mouettes (Lévitique 11 :13-19). Les animaux carnivores sont importants dans le contrôle des populations animales. La consommation de la chair et du sang de leurs proies – de la charogne – fait que ces oiseaux sont des agents potentiels pour transmettre des maladies. Les oiseaux prédateurs se nourrissant de poissons ont tendance à accumuler des taux élevés de substances toxiques dans leur corps.

Les reptiles font partie des animaux qualifiés d’impurs (Lévitique 11 :29-30, 42-43). Parmi les insectes, les seules espèces autorisées pour l’alimentation sont celles de la famille des sauterelles et des criquets (versets 21-22) – une ancienne source alimentaire populaire au Moyen-Orient.

 

Les lois alimentaires ont-elles été abolies ?

Dans la Bible, les lois alimentaires sont simples, rationnelles, pratiques et sérieuses. Bien avant que les êtres humains ne connaissent les détails des micro-organismes, des parasites et de l’écologie globale, Dieu avait révélé des principes puissants destinés à protéger l’environnement, à fournir une alimentation saine et sûre, ainsi qu’à prévenir la propagation des maladies parmi ceux qui suivaient ces instructions.

De nombreux auteurs et sources externes reconnaissent le but et les bénéfices de ces directives. Des spécialistes ont observé que « la plupart des lois visent clairement à améliorer l’hygiène et la santé publique » et que « les lois ont été formidablement rédigées par Dieu pour la santé générale de la nation » (commentaire biblique Expositor, pages 529, 569).

Si ces lois sont aussi logiques et bénéfiques, pourquoi aurait-elles été abolies ? Pourquoi certains prétendent-ils que la Bible soutient cette idée ? La réponse se trouve dans les interprétations que les gens imaginent lire dans Marc 7 et Actes 10. Il est intéressant d’étudier ces « preuves ».

Dans Marc 7, les pharisiens demandèrent à Jésus pourquoi Ses disciples mangeaient sans se laver les mains, selon la tradition pharisienne. Le Christ qualifia les pharisiens d’hypocrites (versets 5-13), mais beaucoup de gens comprennent mal ce qui suit. Il est important de reconnaître que de nombreux traducteurs de la Bible ont ajouté leurs idées personnelles au verset 19 – des mots que Jésus n’a jamais prononcés et qui ne se trouvent pas dans le texte original en grec – suggérant ainsi qu’Il aurait aboli les lois alimentaires. Mais ce que le Christ a réellement dit est que la saleté ne souillait pas une personne spirituellement car elle ne pénétrait pas dans le « cœur » pour influencer ses attitudes. La saleté passe directement à travers le système digestif avant d’être expulsée du corps. Ce chapitre ne parle pas des lois alimentaires – pas plus que Matthieu 15 :10-20 décrivant la même scène. Lisez ces versets dans différentes versions de la Bible et vous le constaterez par vous-même.

Dans Actes 10, Dieu montra une vision à Pierre afin de l’aider à comprendre Son plan pour la croissance de l’Église. Pierre vit un groupe d’animaux impurs et il lui fut dit de manger à trois reprises. À chaque fois, il refusa véhément car il savait que c’était interdit (versets 13-16). Souvenez-vous que ce même Pierre était présent lorsque Jésus aurait soi-disant aboli les lois alimentaires dans Marc 7 et que ce même Pierre fut entraîné pendant trois ans et demi par le Christ – cependant, il savait toujours que le fait de manger des aliments impurs était interdit ! Il ne comprenait pas le sens de la vision (Actes 10 :17), jusqu’à ce que trois païens lui demandent de leur rendre visite pour qu’il leur explique l’Évangile (versets 21-27). Normalement, Pierre ne s’associait pas avec des gens ne faisant pas partie de la communauté juive, car les Juifs considéraient les Gentils (les païens) comme étant « impurs ».

Lorsque Pierre assembla toutes les pièces du puzzle, voici quelle fut sa conclusion : « Dieu m’a appris à ne regarder aucun homme comme souillé et impur » (verset 28). Il avait compris le véritable but de Dieu. Les disciples devaient prêcher l’Évangile aux Gentils, qui pourraient rejoindre l’Église sur un pied d’égalité avec les chrétiens d’origine juive. Dans ce chapitre, et nulle part ailleurs dans le Nouveau Testament, Pierre n’en conclut que Dieu avait aboli les lois alimentaires. Ces soi-disant preuves n’existent pas ! Ni Jésus-Christ ni Pierre n’ont aboli les directives données par Dieu.

 

Des motivations ultérieures ?

Puisque la preuve que le Christ et les apôtres auraient aboli les lois alimentaires est inexistante, d’où provient cette idée ? La réponse se trouve dans les facteurs sociaux, politiques et religieux qui ont influencé les doctrines de l’Église au cours du deuxième siècle après J.-C.

Bien que la destruction du second temple en 70 apr. J.-C. (moins de 40 ans après la mort et la résurrection du Christ) ait mis fin à de nombreuses coutumes et restrictions juives, les premiers disciples du Christ gardèrent les lois et les pratiques observées par leur Sauveur, en reconnaissant que ces enseignements étaient toujours valables (cf. Luc 4 :16 ; Histoire du déclin et de la chute de l’Empire romain, Edward Gibbon, éditions Laffont, pages 331-333). Cependant, alors que de plus en plus de Gentils rejoignaient l’Église, les chrétiens commencèrent à subir de forts sentiments anti-juifs qui grandissaient dans l’Empire romain à cette époque. Suite aux attaques et aux moqueries à l’encontre des coutumes juives par les auteurs latins et grecs, « bien des chrétiens [ont] rompu avec le judaïsme en remplaçant des observances […] par de nouveaux rites » (Du sabbat au dimanche, Samuele Bacchiocchi, éditions Lethielleux, page 155, traduction Dominique Sébire).

De nombreux prétendus chrétiens essayèrent de se différencier radicalement de tout ce qui semblait être juif. Ils voulaient être différents et distincts de la religion juive. Afin de créer leur nouvelle identité, ils commencèrent à substituer de nouvelles coutumes – principalement empruntées aux cultures païennes environnantes – aux pratiques originales bibliques, qualifiées de « juives » (Histoire de la civilisation, Will Durant, volume 9, éditions Rencontre, page 239).

Parmi ces substituions, nous trouvons le remplacement du sabbat par le dimanche, les Jours saints bibliques par des jours païens, ainsi que les lois alimentaires divines par les préférences culinaires locales.

 

Agir dès maintenant

Une des conséquences les plus tristes du rejet massif des lois alimentaires divines par l’humanité est que des millions de gens ont souffert et sont morts de maladies contractées en mangeant des animaux que Dieu n’avait pas destinés à cela.

La Bible déclare que Satan a séduit le monde entier (Apocalypse 12 :9). Cette séduction inclut la croyance que les instructions théologiques, rationnelles et bénéfiques au sujet de l’alimentation ne sont plus valides – des directives que Dieu donna à la nation d’Israël afin qu’elle soit un modèle pour le reste du monde.

Cependant, cette situation changera bientôt. Lorsque Jésus-Christ reviendra, il y aura un « rétablissement de toutes choses » (Actes 3 :20-21), y compris les lois alimentaires contenues dans la Bible. Les prophéties d’Ésaïe 65 :1-10 et 66 :15-20 révèlent que le Sauveur de l’humanité corrigera l’idée erronée que Lui ou d’autres auraient aboli ces lois bénéfiques. Tous les peuples apprendront les raisons pour lesquelles Dieu a établi Ses lois et ils pourront faire l’expérience des bénéfices liés au fait de vivre en harmonie avec ces principes divinement inspirés (Ésaïe 2 :2-3). Lorsque cette restauration aura lieu, la Bible montre qu’elle durera aussi longtemps que le Royaume de Dieu – c’est-à-dire éternellement (Ésaïe 9 :6) !

La bonne nouvelle est que vous n’avez pas besoin d’attendre le second Avènement de Jésus pour commencer à suivre les instructions de votre Créateur. Vous pouvez commencer à le faire dès aujourd’hui – et vous devriez le faire ! Ceux dont Dieu ouvre l’esprit à comprendre le véritable sens des Écritures peuvent bénéficier dès maintenant de ces principes salvateurs et ils auront bientôt l’occasion de les partager avec l’humanité (Ésaïe 30 :20-21).

Ceux qui développent actuellement une connaissance des applications et des bénéfices du mode de vie divin régneront avec Jésus-Christ dans le Royaume de Dieu sur cette Terre (Apocalypse 11 :15 ; Daniel 2 :44 ; 7 :27). Les lois alimentaires font partie du plan de Dieu pour le bien-être de l’humanité. Elles sont toujours valides de nos jours et elles seront un élément fondamental du mode de vie sain dans le monde à venir.

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