Notes de veille

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« Ce que je vous dis, je le dis à tous : Veillez » (Marc 13 :37).

Les réseaux sociaux rendent-ils plus violents ?

La violence imprègne les émissions de télévision et les films. Les téléspectateurs sont souvent capables de se « déconnecter », au moins en partie, sachant que la violence qu’ils regardent n’est pas réelle. Cependant, grâce à la facilité avec laquelle les vidéos peuvent être capturées sur les appareils mobiles, les gens peuvent désormais regarder de véritables actes de violence, parfois en direct. Cela affecte-t-il l’esprit d’une manière différente de la violence simulée au cinéma et à la télévision ? De nouvelles recherches suggèrent que c’est le cas.

Selon une enquête menée par le Fonds pour l’Émancipation des Jeunes (FEJ) auprès d’adolescents en Angleterre et au Pays de Galles, « la plupart des adolescents ont vu des actes de violence réels sur les réseaux sociaux au cours de l’année écoulée : 70% des 13-17 ans ont déclaré avoir vu ce type de contenu » (YEF, 24 novembre 2025). Les utilisateurs de TikTok et X ont signalé avoir été les plus exposés à des scènes de violence réelles, tandis que Facebook, Snapchat et Instagram « comptent également un nombre important d’utilisateurs adolescents exposés à des contenus violents » (YEF, 25 novembre 2025). Bien que la plupart des gens ne soient pas témoins de violences dans leur vie quotidienne, il est possible d’être exposé à des scènes de violence réelle chaque jour si l’on passe suffisamment de temps sur les réseaux sociaux. Grâce à la personnalisation des contenus médiatiques par les algorithmes, une personne qui a regardé de telles images violentes peut être incitée à en regarder davantage – et ce pendant des heures. Selon le FEJ : « 16% des enfants âgés de 13 à 17 ans ont déclaré avoir commis un acte violent au cours des 12 derniers mois. Parmi eux, près des deux tiers (64%) ont déclaré que les réseaux sociaux avaient joué un rôle, notamment des disputes en ligne ayant conduit à des violences physiques. »

Dieu accorde une attention particulière à celui « qui ferme l’oreille pour ne pas entendre des propos sanguinaires, et qui se bande les yeux pour ne pas voir le mal » (Ésaïe 33 :15). Lorsque Son Royaume sera établi ici-bas, « on n’entendra plus parler de violence dans ton pays » (Ésaïe 60 :18). Dans un monde où il est de plus en plus difficile de ne pas être exposé à des scènes de violence et d’effusion de sang, il faut s’efforcer de rechercher ce qui est bon et juste (Philippiens 4 :8). Lorsque nous recherchons ce qui est bon et que nous évitons de nous exposer au mal et à la violence, notre esprit et notre vie sont beaucoup plus paisibles.

Les USA poussent l’Allemagne à prendre la tête de l’OTAN

L’Allemagne a récemment accueilli la 24e conférence sécuritaire à Berlin. Elle accueillait des participants venus de pays européens et non européens, dont de nombreux pays membres de l’OTAN. Au cours de la conférence, l’ambassadeur des États-Unis auprès de l’OTAN, Matthew Whitaker, s’est exprimé au nom du président Donald Trump en déclarant : « “J’attends avec impatience le jour où l’Allemagne viendra dire aux États-Unis qu’elle est prête à assumer la position de commandant suprême des alliés” […] S’il a reconnu que “nous en sommes encore loin”, il se réjouirait néanmoins de ces discussions » (Euronews, 26 novembre 2025). Dans des commentaires supplémentaires, M. Whitaker fit part de son souhait que les capacités militaires de l’Allemagne soient un jour égales à celles des États-Unis.

Depuis la création de l’OTAN, en 1949, le poste de « commandant suprême des forces armées de l’OTAN en Europe […] est occupé […] par un général ou un amiral américain ». Dwight Eisenhower fut le premier à occuper ce poste, avant de devenir président des États-Unis. Au cours des deux dernières années, le développement militaire de l’Allemagne a été une priorité absolue à Berlin, et l’Allemagne devance largement le reste de l’Europe dans ses efforts de réarmement.

Alors que de nombreux pays ne sont pas encore prêts à voir les États-Unis renoncer à leur rôle de leader au sein de l’OTAN, l’Allemagne pourrait assumer ce rôle à l’avenir. Beaucoup de ceux qui étudient la prophétie et l’Histoire dans la Bible savent que l’Allemagne est prophétisée pour jouer un rôle mondial dans les années à venir, tant sur le plan politique que militaire. L’impact futur de l’Allemagne sur les États-Unis et les autres nations de souche israélite ne sera pas aussi favorable qu’on pourrait le penser. L’ambassadeur Whitaker et les États-Unis devraient faire attention à ce qu’ils demandent.

La plus grande menace pour l’Occident

Le 18 décembre dernier, un essai donnant à réfléchir a été publié dans le Telegraph sous le titre : « La plus grande menace pour notre sécurité nationale n’est ni la Russie, ni la Chine, ni l’Iran. » Dans cet article, l’ancien homme politique britannique Liam Fox constate que les pays occidentaux dépensent chaque année davantage pour payer les intérêts de leur dette publique que pour leur défense, alors que le monde est en proie à des menaces croissantes et qu’un adversaire agressif se manifeste sans cesse aux frontières de l’Europe. M. Fox a écrit que « la combinaison toxique de l’obsession politique à court terme, du manque de vision et du manque de courage des dirigeants politiques occidentaux nous expose actuellement à des ennemis de plus en plus audacieux ».

Selon cet article, le Royaume-Uni a dépensé près de 60% de plus pour rembourser sa dette que pour financer sa défense en 2024. Les États-Unis ont le plus gros budget militaire au monde, avec presque 900 milliards de dollars, et dépensent à peu près la même somme pour payer les intérêts de leur dette. En 2024, les pays du G7, à l’exception de l’Allemagne, « ont un ratio de dette sur PIB proche ou supérieur de 100% ». M. Fox conclut : « L’équilibre budgétaire pour assurer notre sécurité doit devenir l’enjeu politique majeur si nous voulons rester un peuple sûr et libre. »

Dieu inspira Moïse à prophétiser au sujet des nombreuses nations qui descendront de l’ancien Israël à la fin des temps, y compris de nombreux pays occidentaux. Dans cet avertissement, Dieu observa qu’à mesure que ces nations de souche israélite Le rejetteront de plus en plus, elles s’endetteront et perdront le contrôle au profit d’autres nations (Deutéronome 28 :43-44). En fin de compte, cette dette contribuera à leur destruction (verset 45). Dieu mit également en garde contre la convoitise et la cupidité (le désir incontrôlé et excessif) qui mènent au conflit (Jacques 4 :1-3). Les nations modernes de souche israélite ont été richement bénies au cours des derniers siècles. Malheureusement, ces bénédictions touchent rapidement à leur fin.

Les lignes de guerre seront-elles un jour effacées ?

Alors qu’un nouvel accord de paix entre la Russie et l’Ukraine est à l’étude, les détails suggèrent que la dernière proposition « ouvre la voie à un cadre juridique dans lequel les forces britanniques, françaises et partenaires pourraient opérer sur le sol ukrainien, sécurisant ainsi l’espace aérien et les eaux territoriales de l’Ukraine, et régénérant les forces armées ukrainiennes pour l’avenir » (BBC News, 6 janvier 2026). Certains suggèrent même que ces protocoles permettront à l’avenir une intervention militaire américaine directe pour défendre Kiev, se rapprochant ainsi d’un accord de type article 5 de l’OTAN, sans pour autant exiger que l’Ukraine y adhère effectivement (La Libre, 15 décembre 2025). Cette subtilité technique aurait-elle vraiment de l’importance pour les dirigeants actuels de la Russie qui ont proclamé sans relâche qu’ils ne permettraient pas à l’Ukraine de devenir une menace perçue pour leur territoire ?

Dans le même temps, les tensions entre la Chine et Taïwan se sont intensifiées. Un groupe de réflexion a récemment publié un rapport détaillant le coût potentiel d’une attaque chinoise contre le territoire taïwanais (Radio Canada, 8 janvier 2026). Le rapport spéculait qu’un tel conflit se solderait très probablement par des pertes massives pour les troupes chinoises et une impasse embarrassante, forçant la Chine à se retirer sans avoir obtenu satisfaction. Il soulignait toutefois que « la dissuasion repose sur les perceptions plutôt que sur la réalité ». En d’autres termes, toutes les réalités pratiques du monde n’empêcheront pas un conflit si les agresseurs considèrent que les pertes sont minimes par rapport aux gains.

La prophétie biblique annonce que, dans les années à venir, les grandes puissances mondiales feront abstraction des pertes potentielles et concluront que l’action offensive est la meilleure option, aboutissant à un conflit militaire si destructeur qu’un tiers de l’humanité sera anéanti peu avant le retour du Christ qui établira finalement Son Royaume sur la Terre.

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