Q&R - La date de naissance du Christ

Commenter cet article

Quelle est vraiment la date de naissance du Christ ? Voyons ce que la Bible elle-même déclare à ce sujet.


QUESTION :

La Bible indique-t-elle que le Christ est né un 25 décembre ?

RÉPONSE :

Une des clés de la datation précise de la naissance de Jésus-Christ est contenue dans une déclaration biblique au sujet de Zacharie, le père de Jean-Baptiste. Dans l’Évangile selon Luc, nous lisons que le père de Jean était de la « classe d’Abia » (Luc 1 :5). Cette brève mention a une grande importance.

Nous apprenons dans ce même chapitre que Marie, la mère de Jésus, avait rendu visite à sa cousine Élisabeth juste après la conception de Jésus. Élisabeth était enceinte de six mois à cette époque (versets 36 à 41). Par conséquent, Jean-Baptiste était plus âgé que Jésus de six mois. Si nous pouvons déterminer quand Jean est né, nous pouvons trouver la date approximative de la naissance du Christ, par un simple calcul. C’est là où la « classe d’Abia » devient importante.

Environ mille ans auparavant, à l’époque du roi David, le nombre de sacrificateurs en Israël augmentait considérablement. David les divisa alors en 24 groupes ou « classes » pour faire une rotation dans le service du temple (1 Chroniques 24 ; 23 :6 ; 28 :13). L’historien juif Flavius Josèphe écrivit au premier siècle apr. J.-C., que le partage sus-mentionné était toujours en vigueur à « cette époque » (Antiquities of the Jews, livre 7, chap. 14, sec. 7. C’est nous qui traduisons).

Selon le Talmud, tous les sacrificateurs servaient à Jérusalem pendant les trois saisons de Fêtes annuelles – la Pâque, la Pentecôte et la Fête des Tabernacles (Lévitique 23, Deutéronome 16). Mais ils se relayaient pendant le reste de l’année et chaque classe servait pendant une semaine selon une rotation bien définie. Elle commençait le premier sabbat de Nisan (ou Abib) – le premier mois du calendrier hébreux – chaque classe servait d’un sabbat à l’autre sabbat.

Comme toutes les classes servaient pendant la semaine de la Pâque, la classe d’Abija (ou d’Abia) – la huitième dans la rotation (voir 1 Chroniques 24 :10) – devait rester en service au commencement de la neuvième semaine. Comme cette rotation avait été suspendue, et que la semaine de la Pentecôte avait commencé, la classe d’Abija devait également rester pour la dixième semaine. Luc 1 nous informe que Jean a été conçu juste après le retour de son père à la maison, à la fin de son service au temple (versets 23-24). C’était pendant la dernière moitié de Sivan, le troisième mois du calendrier juif. Par conséquent, la naissance de Jean eut lieu environ neuf mois après, au printemps de l’année suivante. Et puisque Jésus est né environ six mois après Jean, Il serait né au cours de l’automne de la même année.

Une telle conclusion a été corroborée par deux autres détails que Luc nous donne au sujet des événements environnant la naissance du Christ. Luc décrit que les bergers passaient les veilles de la nuit dans les champs pour garder leurs troupeaux (Luc 2 :8). Peu après la récolte d’automne et la Fête des Tabernacles, en octobre, la saison des pluies avait déjà commencé en Juda. En novembre – comme le temps devenait plus froid – les troupeaux auraient dû être rentrés pour l’hiver. Et en décembre, ils ne seraient pas restés plus longtemps la nuit dans les champs surveillés par les bergers.

Un autre détail fourni par Jean est que Joseph et Marie étaient montés à Bethléhem à l’époque de l’inscription d’un recensement pour l’imposition (Luc 2 :1-4). Normalement, de tels recensements commençaient juste après la moisson – ce qui coïnciderait avec une date d’automne. Il est donc clair que Jésus n’est pas né un 25 décembre.

Mais alors, d’où vint l’idée de célébrer la naissance du Christ le 25 décembre ? Nous venons de voir que cela n’est pas soutenu par la Bible. Pour en savoir plus au sujet de l’origine surprenante et non chrétienne de cette idée, ainsi que des authentiques vérités bibliques obscurcies, lisez notre article intitulé Qu’y a-t-il derrière les fêtes de fin d’année ?.

AUTRES ARTICLES DANS CETTE REVUE

Voir +