Noël – Quelle importance ?

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C’est une des fêtes les plus populaires dans le monde, mais peu de gens connaissent vraiment son histoire – et ils sont encore moins nombreux à connaître le point de vue de Dieu à ce sujet.


Cette fête a beau être largement répandue, elle traîne aussi un lourd passé. Cela devrait-il nous préoccuper ?

Des millions de gens à travers le monde considèrent Noël comme le moment fort de l’année. Aucun autre jour de fête dans le monde soi-disant chrétien n’est célébré avec autant d’argent, de temps et de frénésie. Les commerçants préparent cette saison pendant l’année entière, car décembre est un mois décisif pour eux.

Noël est largement célébré jusqu’au Japon – où la plupart des gens se considèrent bouddhistes ou shintoïstes. Selon les sources, moins de 1% de la population japonaise se dit chrétienne, mais les arbres illuminés et le Père Noël y sont très populaires. « Au Japon, Noël s’affiche de manière impressionnante […] Kae me décrit la soirée classique pour des amoureuses et amoureux le soir de Noël : restaurant puis hôtel. Les bistrots français sont particulièrement prisés, grâce à l’image de raffinement qu’inspire la France » (“Au Japon, l’impressionnante ferveur (commerciale) autour de Noël”, Slate.fr, 25 décembre 2018).

Vous serez peut-être surpris d’apprendre que Noël progresse rapidement en Chine, un pays officiellement athée. Bien qu’il ne s’agisse pas d’un jour férié officiel – les commerces ne ferment pas ce jour-là – les traditions de Noël sont de plus en plus visibles.

« Les Chinois se sont vraiment approprié la fête en instaurant par exemple une période de soldes […] Cette période entre Noël et Nouvel An est donc favorable à l’économie du pays. Le repas festif reste classique, mais les arbres de Noël dans la rue sont décorés avec goût. Certaines familles décorent leur maison de guirlandes lumineuses et colorées et accrochent des décorations à leur porte. Dans les grandes villes comme Pékin et Hong Kong, la plupart des magasins se parent également d'ornements pour les fêtes de fin d'année » (“Noël en Chine : une fête qui s’installe doucement”, Ambiance-Noel.fr).

Pourquoi Noël a-t-il autant d’emprise dans le monde ? D’où viennent ses traditions et ses coutumes ? Jésus peut-Il concurrencer le Père Noël, les arbres décorés, les fêtes entre collègues et l’argent dépensé ? Devons-nous « remettre Jésus au centre de Noël » comme beaucoup l’affirment ?

 

La légende du “Noël d’avant”

Dans le monde occidental, de plus en plus de gens commencent à remettre en question le fait même que Noël fasse référence à Jésus. Certains tribunaux ont jugé que l’installation publique des crèches de la Nativité était illégale. Les arbres de Noël sont appelés « arbres de fêtes » pour ne pas choquer ceux qui n’adhèrent pas aux aspects religieux de la saison. Où cela va-t-il nous mener ?

Beaucoup militent également pour « remettre Jésus au centre de Noël » – de minimiser l’aspect commercial et de revenir au « bon vieux Noël » d’antan. Mais ils ne se rendent pas compte que l’idée du Noël d’antan est une invention romancée par les dernières générations. Ce jour de fête a évolué drastiquement au cours des 19ème et 20ème siècles. Notre vision de Noël est très différente de celle des générations précédentes.

L’écrivain Bruce Forbes a déclaré qu’il aimait Noël et que cela l’avait poussé à étudier ses origines. Comme il l’a écrit dans son livre Noël : une histoire candide(1), il a rencontré beaucoup de surprises. Voici un bref aperçu, tiré de son livre, des faits inattendus qu’il a découverts :

  • Les chrétiens des deux ou trois premiers siècles ne célébraient pas Noël.
  • Les puritains en Angleterre et en Nouvelle-Angleterre avaient déclaré illégales les célébrations de Noël.
  • Le Congrès des États-Unis se réunissait régulièrement pendant le jour de Noël jusque dans les années 1850.
  • Le président Franklin Roosevelt a changé la date du Thanksgiving (ou l’Action de grâce) afin de prolonger la période des achats de Noël.

La plupart des éléments que nous associons avec le Noël d’antan viennent en fait d’influences culturelles récentes, comme les tableaux de Norman Rockwell, le chant de Noël « Douce nuit, sainte nuit » et les efforts des commerces pour faire le maximum de bénéfices pendant cette période. N’oublions pas la célèbre question de Virginia O’Hanlon, cette petite fille de 8 ans qui demanda en 1897 au New York Sun : « Le Père Noël existe-t-il ? » La réponse fournie par ce journal est devenue l’article le plus republié dans la presse anglophone (voir notre brochure Noël est-il chrétien ?, pages 20-21).

Comme l’a expliqué l’anthropologue Martyne Perrot, le « Noël que l’on présente aujourd’hui comme une tradition […] “s’est construit dans la seconde moitié du 19e siècle, ce qui est relativement récent […] Noël est d’un syncrétisme incroyable”. » Dans les années 1950, « le modèle américain s’impose, avec sa dinde et son Père Noël » (“Noël, une invention de la bourgeoisie du XIXe siècle”, Le Temps, 26 décembre 2016).

 

Remettre Jésus au centre de Noël ?

Les temps changent et une enquête publiée en 2018 rapporte que même les prétendus chrétiens sont moins enclins à se conformer aux attentes traditionnellement chrétiennes pour cette fête (Pew Research Center, 18 décembre 2017). Néanmoins, nous entendons beaucoup de gens dire qu’il faut « remettre Jésus au centre de Noël » ! Mais il y a un problème avec cette idée et une petite leçon d’Histoire nous l’explique clairement.

À peu près tout ce qui se rapporte à Noël, depuis sa date jusqu’aux coutumes associées, vient de célébrations païennes pré et postchrétiennes, à l’exception de l’aspect commercial qui est relativement récent. La seule once de vérité dans tout cela est que Jésus est réel et qu’Il est né pour devenir Roi. Mais Noël embrouille même le fait qu’Il est né pour devenir Roi, ainsi que tout le récit de la Nativité.

 

Perdu dans la forêt

Le plus grand symbole de Noël à travers le monde est peut-être cet arbre décoré avec des guirlandes, des boules et des lumières. Mais quel est le lien avec la naissance du Christ ? La botaniste Barbara Segall explique l’origine de cet arbre vénéré :

« [L’arbre de Noël] est entré dans nos maisons […] en apportant avec lui sa mythologie antique, en mélangeant des traditions victoriennes de Noël et en renouvelant les associations de Noël pour les générations suivantes dans le monde moderne […] Mais comme les conifères se dressent fièrement en toute saison, ici et ailleurs, en Europe du Nord et en Amérique du Nord, y compris au milieu de l’hiver, ils nous donnent le courage d’espérer et de croire à la chaleur qui reviendra à la saison suivante, comme ils le faisaient pour nos ancêtres préchrétiens… » (L’arbre de Noël(2), pages 6-7).

Il est possible de trouver pléthore de ressources pour vérifier le passé païen et préchrétien entourant les fêtes de fin d’année, mais tout le monde n’est pas familier avec les divergences entre la tradition et le récit biblique de la Nativité. Par exemple, presque toutes les personnes qui croient à l’aspect religieux des célébrations de Noël pensent que les mages sont arrivés la nuit où Jésus est né, afin de Lui apporter des « cadeaux d’anniversaire ». Cette croyance est en profond désaccord avec le récit biblique.

Lorsque les mages arrivèrent, Jésus n’était plus un nouveau-né. Le récit biblique ne le décrit pas comme un nourrisson, mais un petit enfant – très jeune certes, mais il y a une grande différence entre un nouveau-né et un petit enfant dans la langue grecque, comme en français. De plus, lorsque les mages arrivèrent, Il n’était pas dans une étable, mais dans une maison. « Ils [les mages] entrèrent dans la maison, virent le petit enfant avec Marie, sa mère, se prosternèrent et l’adorèrent ; ils ouvrirent ensuite leurs trésors, et lui offrirent en présent de l’or, de l’encens et de la myrrhe » (Matthieu 2 :11).

Nous savons que cela eut lieu au moins 40 jours après Sa naissance (temps de la purification de Marie), car Jésus fut présenté au temple avant la visite des mages (comparez Luc 2 :21-24, Lévitique 12 :2-6 et Matthieu 2 :11-14). Il s’agit de la date la plus proche possible de Sa naissance, mais il s’était probablement écoulé plusieurs semaines, voire plusieurs mois, car nous lisons qu’Hérode « envoya tuer tous les enfants de deux ans et au-dessous qui étaient à Bethléhem et dans tout son territoire, selon la date dont il s’était soigneusement enquis auprès des mages » (Matthieu 2 :16). Il y a pourtant une grande différence entre un nouveau-né et un enfant de deux ans !

 

Traditions contre réalité

Les différences entre les traditions et les faits réels sont importantes. Jésus est venu dans la chair pour plusieurs raisons. L’une d’entre elles était de payer l’amende de nos péchés, mais une autre était de préparer la voie pour Son retour en tant que Roi des rois et Seigneur des seigneurs afin de sauver une Terre en plein désarroi. Les mages n’ont pas apporté des présents pour célébrer la naissance de Jésus, mais en signe de respect car ils étaient en présence d’un Roi – un « détail » qui est souvent oublié dans le récit de Noël.

Bien que le Messie de Händel ne soit pas directement une composition de Noël, il est souvent chanté pendant les fêtes de fin d’année. Le célèbre « chœur de l’Alléluia » reprend les paroles d’Apocalypse 11 :15 et 19 :16 : « Il régnera aux siècles des siècles, Roi des rois et Seigneur des seigneurs. »

Ces paroles ont beau être souvent chantées, leur signification s’est perdue. Peu de gens comprennent que le Christ ne reviendra pas comme un Agneau immolé, mais comme un Roi conquérant afin de sauver l’humanité de la destruction. Jésus est notre Sauveur de bien des manières.

Zacharie 14 débute en disant que « le jour de l’Éternel arrive », avant de montrer que lorsque le Messie reviendra, le mont des Oliviers, à l’est de Jérusalem, se fendra en deux, ouvrant « une très grande vallée » depuis laquelle une rivière sortira en direction de l’est et de l’ouest de Jérusalem. Cela semble représenter une véritable fontaine qui alimentera deux rivières, mais cela symbolise aussi la guérison par le Saint-Esprit de Dieu. Mais avant que cette eau guérissante ne se répande, Jésus combattra les nations qui marcheront sur Jérusalem pour s’opposer à Son rôle de « roi de toute la terre » (Zacharie 14 :1-9 ; cf. Apocalypse 14 :15-19).

Ce message ne concerne pas un nouveau-né impuissant ! Le véritable récit de Sa naissance et les raisons pour lesquelles Il est venu ici-bas sont obscurcis par des traditions païennes et une version corrompue du récit biblique. Mais cela n’a pas l’air de préoccuper les gens. Pourquoi personne ne semble gêné que la naissance de Jésus n’ait jamais été célébrée par aucun protagoniste biblique ? Deux auteurs des Évangiles mentionnent la naissance de Jésus et les événements qui suivirent, mais il n’est jamais fait mention d’une célébration annuelle de Sa naissance.

Si Dieu avait voulu que nous célébrions la naissance de Jésus, pourquoi l’époque de l’année, voire le jour précis, de Sa naissance ne sont-ils pas rapportés dans les Écritures ? Même l’année de Sa naissance est sujette à controverse ! La seule chose sur laquelle la majorité des érudits bibliques s’accordent est qu’Il n’est pas né un 25 décembre. En effet, Luc 2 :8 nous apprend que les bergers étaient encore dans les champs à cette époque. Voyez l’explication apportée par le commentaire biblique d’Adam Clarke à ce sujet :

« Puisque ces bergers n’avaient pas encore ramené leurs troupeaux, il y a une forte présomption que le mois d’octobre n’avait pas commencé et, par conséquent, notre Seigneur ne pouvait pas naître le 25 décembre, lorsqu’il n’y avait plus de troupeaux dans les champs ; Il n’aurait pas pu naître après septembre, car [la Bible déclare que] les troupeaux étaient encore dans les champs pendant la nuit. Rien que pour cette raison, la Nativité en décembre devrait être abandonnée. Le fait de nourrir les troupeaux pendant la nuit dans les champs est une preuve chronologique, qui éclaire considérablement ce point controversé » (page 370, c’est nous qui accentuons).

Si le 25 décembre n’est pas la date de la naissance du Christ, pourquoi l’Église catholique a-t-elle choisi ce jour pour cette célébration ? Barbara Segall explique non seulement l’origine de l’utilisation des conifères, ou des arbres à feuillage persistant, mais aussi pourquoi les dirigeants de l’Église choisirent une date au milieu de trois fêtes païennes et préchrétiennes :

« Dans l’esprit de nos ancêtres païens, la plupart des plantes et des animaux possédaient des pouvoirs magiques et mystiques, notamment les plantes à feuillage persistant qui subsistaient aux affres de l’hiver et qui étaient regardées avec admiration […] À une époque reculée, le motif des réjouissances était l’anniversaire ou le réveil du dieu soleil, après l’obscurité précédant le solstice d’hiver à la mi-décembre. Plus tard, nos ancêtres plus sédentaires trouvèrent que c’était une bonne période pour célébrer Saturne, le dieu de l’agriculture, qui était fêté pendant les deuxième et troisième semaines de décembre […] Alors que décembre nous mène à janvier, en passant de l’ancienne à la nouvelle année, les anciens Romains célébraient une fête appelée les Calendes. Pendant cette période, les gens s’échangeaient des cadeaux ou des étrennes [du nom de la déesse romaine Strena], généralement en [bois de] houx, ou d’autres cadeaux accompagnés ou ornés de branches d’arbres à feuillage persistant […] L’Église primitive à Rome fixa la date de l’anniversaire de naissance du Christ au milieu de ces festivités païennes » (pages 11-15).

Cela est confirmé dans le très sérieux manuel d’Eerdman sur l’Histoire du christianisme(3) :

« L’Église chrétienne a adopté de nombreuses idées et représentations païennes. Par exemple, l’adoration du soleil est devenue la célébration de la naissance du Christ le 25 décembre, l’anniversaire de la naissance du soleil. Les Saturnales, la fête romaine hivernale du 17-21 décembre, ont apporté les réjouissances, les échanges de cadeaux et les bougies caractérisant plus tard les fêtes de Noël. L’adoration du soleil est entrée dans le christianisme romain et, au milieu du cinquième siècle, le pape Léon Ier réprimanda les croyants qui se retournaient pour s’incliner devant le soleil avant d’entrer dans la basilique Saint-Pierre. Certaines coutumes païennes furent christianisées par la suite, comme l’utilisation de bougies, d’encens et de guirlandes, mais elles furent d’abord évitées par l’Église à cause de leur symbolisme païen » (pages 131-132).

La célébration des anniversaires n’était pas une coutume de l’Église originelle comme l’explique l’encyclopédie Britannica : « En l’an 245, Origène, dans sa huitième homélie sur le Lévitique, répudiait encore l’idée même de célébrer l’anniversaire du Christ “comme s’il était un pharaon”. La première mention avérée du 25 décembre provient d’un chronographe [calendrier] latin daté de 354 apr. J.-C. » (volume 6, 11ème édition).

 

Quelle importance ?

Le fait que les célébrations de Noël, y compris sa date, soient ancrées dans ces pratiques païennes ne fait plus l’objet de controverse. Que la popularité du récit de la Nativité soit remplie d’inexactitudes ne devrait plus faire l’objet d’une polémique, comme le prouve une lecture attentive des récits de Matthieu et Luc. Mais la question demeure : si ces pratiques et ces croyances sont utilisées pour célébrer le Christ, quelle importance en fin de compte ?

Notez le commentaire perspicace de l’auteur athée Tom Flynn dans Le problème avec Noël(4) :

« Même les chrétiens dévots – tout comme le clergé chrétien libéral et dominant – doivent admettre que la plupart de ce que nous savons sur le “récit de Noël” est le résultat d’un processus d’agglomération littéraire. Ses éléments sont inspirés par (ou empruntés à) des légendes de “personnages” saints plus anciens. Et même si le christianisme est véritable, le récit de Noël n’en est pas digne.

« Si la tradition de la Nativité s’est formée au fil du temps, indépendamment de la vie du Jésus historique, nous pouvons nous attendre à ce que les premiers chrétiens n’observaient pas la fête de la Nativité. Et ils ne l’observaient pas, comme l’auteur religieux conservateur George W. Cornell le reconnaît :

« “Pendant plus de 300 ans après la naissance de Jésus, les chrétiens ne célébrèrent pas Sa naissance. L’observance commença au quatrième siècle à Rome, programmée pour coïncider avec une fête païenne du milieu de l’hiver honorant les dieux païens Mithra et Saturne. La date de décembre fut choisie pour commémorer la naissance de Jésus, car la date exacte n’est pas connue. En conséquence, la fusion du sacré et du profane a caractérisé cette célébration dès le début” » (pages 68-69).

Le fait que cela ait ou non de l’importance pour nous dépend d’un choix crucial : devrions-nous prendre une décision basée sur des émotions et des raisonnements humains ou devrions-nous chercher sincèrement la réponse dans la Bible ?

Soyons honnêtes. Beaucoup de nos réactions émotionnelles aux aspects des traditions de Noël viennent de nos souvenirs d’enfance qui nous sont chers. Cette saison est également attrayante d’un point de vue physique : les lumières colorées, l’odeur des conifères, les repas de fête, la musique nostalgique et l’excitation de découvrir ce qui se cache sous les emballages des paquets-cadeaux.

Mais si nous voulons honorer notre Sauveur, Jésus-Christ, ne serait-il pas logique de chercher à savoir ce qu’Il pense de cette célébration ? Ne serait-il pas logique de baser notre décision sur Ses instructions ? Cette approche semble logique, mais le faisons-nous ?

Jésus réprima à de nombreuses reprises ceux qui L’appelaient Seigneur et Maître, mais qui choisissaient de suivre leurs propres traditions. « Pourquoi m’appelez-vous Seigneur, Seigneur ! et ne faites-vous pas ce que je dis ? » (Luc 6 :46). « Jésus leur répondit : Hypocrites, Ésaïe a bien prophétisé sur vous, ainsi qu’il est écrit : Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est éloigné de moi. C’est en vain qu’ils m’honorent, en donnant des préceptes qui sont des commandements d’hommes. Vous abandonnez le commandement de Dieu, et vous observez la tradition des hommes » (Marc 7 :6-8). « Ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur ! n’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais seulement celui qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux » (Matthieu 7 :21).

 

Une vérité peu comprise

Jésus a-t-Il parlé de Noël ? Absolument pas ! Peu de prétendus chrétiens comprennent qui était Jésus avant Sa naissance dans la chair, cependant la Bible nous l’explique clairement. L’apôtre Paul écrivit au sujet du Christ : « Car en lui ont été créées toutes les choses qui sont dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles, trônes, dignités, dominations, autorités. Tout a été créé par lui et pour lui. Il est avant toutes choses, et toutes choses subsistent en lui. Il est la tête du corps de l’Église ; il est le commencement, le premier-né d’entre les morts, afin d’être en tout le premier » (Colossiens 1 :16-18). Est-il possible d’être plus clair ? Toutes choses ont été créées par Celui qui devint Jésus-Christ.

Paul clarifia aussi que le Christ était Celui qui travaillait avec l’ancien Israël : « Frères, je ne veux pas que vous ignoriez que nos pères ont tous été sous la nuée, qu’ils ont tous passé au travers de la mer […] qu’ils ont tous mangé le même aliment spirituel, et qu’ils ont tous bu le même breuvage spirituel, car ils buvaient à un rocher spirituel qui les suivait, et ce rocher était Christ » (1 Corinthiens 10 :1-4 ; voir aussi Hébreux 1 :1-2 et Éphésiens 3 :9, version Ostervald).

Cette vérité toute simple clarifie ce qui constituerait, autrement, une contradiction. Exode 24 :9-11 nous dit que « Moïse monta [sur le mont Sinaï] avec Aaron, Nadab et Abihu, et soixante-dix anciens d’Israël. Ils virent le Dieu d’Israël […] Ils virent Dieu, et ils mangèrent et burent. » Cependant, nous lisons dans Jean 1 :18 que « personne n’a jamais vu Dieu [le Père] ; Dieu le Fils unique, qui est dans le sein du Père, est celui qui l’a fait connaître. »

Que déclare à ce sujet Celui par qui toutes choses ont été créées – le Rocher spirituel qui suivait Israël et Celui que 74 hommes ont vu sur le mont Sinaï ? Premièrement, notez que nous ne voyons nulle part une célébration annuelle de Sa naissance. De plus, le récit populaire de la Nativité est truffé d’erreurs. Enfin, Noël est un mélange d’erreurs théologiques et de coutumes païennes. Voyons à présent ce que le « rocher spirituel qui les suivait » déclara concernant le fait d’emprunter des coutumes et des traditions païennes dans le but de L’adorer :

« Lorsque l’Éternel, ton Dieu, aura exterminé les nations que tu vas chasser devant toi, lorsque tu les auras chassées et que tu te seras établi dans leur pays, garde-toi de te laisser prendre au piège en les imitant, après qu’elles auront été détruites devant toi. Garde-toi de t’informer de leurs dieux et de dire : Comment ces nations servaient-elles leurs dieux ? Moi aussi, je veux faire de même. Tu n’agiras pas ainsi à l’égard de l’Éternel, ton Dieu ; car elles servaient leurs dieux en faisant toutes les abominations qui sont odieuses à l’Éternel, et même elles brûlaient au feu leurs fils et leurs filles en l’honneur de leurs dieux. Vous observerez et vous mettrez en pratique toutes les choses que je vous ordonne ; vous n’y ajouterez rien, et vous n’en retrancherez rien » (Deutéronome 12 :29-32).

Celui qui créa toutes choses inspira aussi le prophète Jérémie à écrire :

« Ainsi parle l’Éternel : N’imitez pas la voie des nations, et ne craignez pas les signes du ciel, parce que les nations les craignent. Car les coutumes des peuples ne sont que vanité. On coupe le bois dans la forêt ; la main de l’ouvrier le travaille avec la hache ; on l’embellit avec de l’argent et de l’or, on le fixe avec des clous et des marteaux, pour qu’il ne branle pas. Ces dieux sont comme une colonne massive, et ils ne parlent point ; on les porte, parce qu’ils ne peuvent marcher. Ne les craignez pas, car ils ne sauraient faire aucun mal, et ils sont incapables de faire du bien » (Jérémie 10 :2-5).

Comparez cette description à la tradition de Noël de couper un arbre, de le fixer avec des clous sur un socle (avant l’époque moderne où il est désormais placé dans un récipient rempli d’eau), puis de le décorer avec des objets dorés et argentés. Certains pensent que cela fait référence à des idoles sculptées, mais Jérémie parla de cet autre problème plus loin dans le chapitre. L’adoration des arbres était courante dans les cultures anciennes :

« L’origine [de l’arbre de Noël] vient en partie de nos ancêtres. Les plantes à feuillage persistant, comme le houx, le buis, le lierre, le laurier et les conifères, ont la capacité de conserver des feuilles brillantes ou des aiguilles odorantes pendant les longs et froids mois de l’hiver. Ils sont, et ils étaient, une source de fascination pour nous-mêmes et pour nos ancêtres préchrétiens.

« Dans les anciens mythes et légendes, le pouvoir central résidait dans un arbre sacré. Par exemple, les chênes, les saules, les frênes et les dattiers font partie des arbres qui ont une place dans les légendes et les mythes homériques, chinois, scandinaves et arabes » (L’arbre de Noël, pages 6-7).

Les arbres sont-ils adorés de nos jours ? Peut-être pas de la même manière que par les générations précédentes, mais combien de gens dans le monde actuel chanteront-ils en fin d’année : « Mon beau sapin, roi des forêts, que j’aime ta verdure » ?

Alors Noël… Quelle importance ? Une lecture honnête et attentive de la Bible montre que ce sujet est important, mais pas de la manière dont beaucoup le pensent. La plupart des gens choisiront de déterminer par eux-mêmes le bien du mal, au lieu d’écouter Celui qu’ils prétendent servir. Ceux qui ont le courage de placer le Christ en premier dans leur vie sont rares. Mais vous, mes amis, aurez-vous cette sorte de courage ?

 

(1) Christmas : A Candid History
(2) The Christmas Tree
(3) Eerdmans’s Handbook to the History of Christianity
(4) The Trouble with Christmas

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