Les origines de l'Afrique Noire

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Jusqu’où pouvons-nous retracer les origines des ethnies africaines dans l’Histoire et dans la Bible ? Quel sera l’avenir de ce continent ? La Bible révèle une bonne nouvelle très encourageante.


« Nous [les Africains] ne sommes mus par aucun complexe, ni de supériorité ni d’infériorité, mais par un “complexe” d’égalité. »
– Joseph Ki-Zerbo (Histoire de l’Afrique, page 13)

« Dieu ne fait point de favoritisme […] en toute nation celui qui le craint et qui pratique la justice lui est agréable. »
Actes 10 :34-35


Dieu parle-t-Il de l’Afrique dans la Bible ? Que nous révèle la parole inspirée de notre Créateur sur les origines des peuples africains et sur leur avenir ? Existe-t-il des sources laïques et neutres qui confirment les déclarations bibliques à ce sujet ?

De très nombreux peuples et pays sont mentionnés dans la Bible. Un grand nombre d’entre eux se trouvent au Moyen-Orient et sur le pourtour méditerranéen car c’est là qu’eurent lieu la plupart des récits rapportés dans la Bible – à Jérusalem, en Asie mineure (la Turquie actuelle), en Grèce, en Italie, dans la péninsule arabique, en Libye, en Égypte et en Éthiopie.

 

La tradition orale

Pendant des siècles, l’Histoire africaine a été présentée exclusivement d’un point de vue occidental, sans tenir compte des traditions et de la culture orale des Africains eux-mêmes. À propos de la tradition orale, nous avons souvent entendu le proverbe : « Un vieillard qui meurt, c’est une bibliothèque qui brûle. »

L’origine de cette phrase est incertaine, mais il pourrait s’agir de la reformulation d’une phrase prononcée par l’écrivain et ethnologue malien Amadou Hampaté Bâ, lors d’un discours prononcé à l’UNESCO le 22 septembre 1960. « En voulant faire comprendre à son auditoire que l’Afrique avait d’autres richesses et témoignages de son passé que des monuments de pierre, Bâ allait comparer la situation de sa région d’origine avec la conception de la préservation occidentale du savoir de l’époque, basée sur la conservation des livres. C’est de là qu’allait émerger cette comparaison entre le vieillard africain et la bibliothèque » (dicocitations.lemonde.fr). Bâ déclara ce jour-là :

 

« Il ne saurait être question de livres ni d’archives écrites à sauver des insectes, mais il s’agira d’un gigantesque monument oral à sauver de la destruction par la mort, la mort des traditionalistes qui en sont les seuls dépositaires. Ils sont hélas au déclin de leurs jours. Ils n’ont pas partout préparé une relève normale. En effet, notre sociologie, notre histoire, notre pharmacopée, notre science de la chasse, et de la pêche, notre agriculture, notre science météorologique, tout cela est conservé dans des mémoires d’hommes, d’hommes sujets à la mort et mourant chaque jour. Pour moi, je considère la mort de chacun de ces traditionalistes comme l’incendie d’un fond culturel non exploité » (ibid.).

 

Sous l’impulsion de Bâ et d’autres chercheurs, la tradition orale a finalement commencé à être reconnue comme un élément de préservation de la culture parmi d’autres. Bien entendu, la tradition orale seule ne suffit pas à établir une vérité, mais elle peut devenir un élément essentiel lorsqu’elle est confirmée par des sources écrites, par l’archéologie, l’ethnologie, l’art, la linguistique et les autres outils utilisés par les historiens. En utilisant la tradition orale comme un outil supplémentaire et complémentaire, la connaissance de la culture africaine a effectué un grand bond en avant depuis le milieu du 20ème siècle.

 

Le choix des sources

Dans son ouvrage de référence Histoire de l’Afrique publié en 1978, Joseph Ki-Zerbo (1922-2006), historien burkinabé et agrégé d’histoire, a écrit : « Nous ne nions pas les influences reçues par l’Afrique, quand elles sont scientifiquement prouvées […] Mais, nous disons que nous en avons assez de l’histoire raciste sous quelque forme que ce soit […] La plupart de ces errements résultent évidemment des préjugés de leurs auteurs. Ils résultent aussi de la conjoncture néo-colonialiste où plongent encore les États dans lesquels travaillent trop de chercheurs » (Histoire de l’Afrique, éditions Hatier, page 13).

Dans cet article, nous avons donc fait le choix délibéré de laisser majoritairement la parole à des Africains – scientifiques, historiens ou universitaires – qui parlent de leur propre culture, de leur pays et de leurs origines. Nous avons également sélectionné des auteurs reconnus pour être globalement neutres et équilibrés dans leur approche, en laissant purement et simplement de côté les auteurs partisans, polémiques ou identitaires.

Afin de traiter au mieux ce sujet dans un espace limité, nous ne citerons que les conclusions de ces chercheurs sur les origines de l’Afrique Noire, mais les sources citées vous permettront d’approfondir le sujet si vous le souhaitez.

 

Les pays de Cusch et de Mitsraïm

Lors d’un colloque de l’UNESCO sur le peuplement de l’Égypte ancienne, en janvier-février 1974, deux groupes de chercheurs s’opposèrent sur la couleur de peau des habitants de l’Égypte antique. Ki-Zerbo synthétise ce sujet en suggérant que « le peuplement négroïde ancien de l’Afrique du Nord semble avoir été remplacé graduellement par des négro-méditerranéens puis par des méditerranéens » (Histoire de l’Afrique, page 76). Mais à la fin du colloque, tous arrivèrent à la conclusion que « l’Égypte [ancienne] était africaine dans son écriture, dans sa culture et dans sa manière de penser. Le professeur Leclant a reconnu ce même caractère africain dans le tempérament et la manière de penser des Égyptiens » (Le peuplement de l’Égypte ancienne et le déchiffrement de l’écriture méroïtique, UNESCO, page 87).

Les très nombreuses migrations en Égypte compliquent en effet la tâche des ethnologues et des historiens. Pourtant, malgré toutes les polémiques et les discussions à ce sujet, l’Égypte revient inlassablement au cœur des discussions dès que l’on aborde le sujet des origines de l’Afrique Noire.

Que savons-nous de l’Égypte ancienne ? Comme nous l’avons mentionné plus tôt, l’Histoire de l’Afrique repose en partie sur la tradition orale. À ce titre, tous les peuples et les pays du monde ont une part de tradition orale qui apporte souvent des informations précises sur leurs origines : les noms des lieux ou des peuples. Qu’en est-il de l’Égypte ?

« Au sud de l’Égypte, sur le Nil moyen, entre le VIIIe siècle avant notre ère et le IVe après, s’est épanouie la civilisation de l’Empire méroïtique : c’est le Kush des textes égyptiens et bibliques, l’Éthiopie des auteurs classiques, soit la Nubie et le nord de l’actuel Soudan […] Sur un fond proprement africain se sont développées les influences de l’Égypte pharaonique » (ibid., page 107).

Nous voyons que le sud de l’Égypte, l’Éthiopie et le Soudan partagent des origines communes. Il s’agit ici d’informations certaines, qui ne font ni débat ni l’objet de controverses. Les historiens et les linguistes s’accordent aussi sur les noms désignant ces régions ainsi que sur la signification de ces noms.

Ki-Zerbo écrivit également au sujet de l’Égypte : « Au Sud de la première cataracte [du Nil] s’étendait un pays appelé Koush par les Grecs, du nom d’un des descendants de Cham, fils de Noé, de même que le nom antique de l’Égypte, Misr, était celui d’un autre fils de Cham. On signifiait ainsi la parenté profonde des populations de ces deux pays. En effet, Koush a été peuplé à peu près de la même manière que l’Égypte » (Histoire de l’Afrique, page 67).

Comme le mentionne Ki-Zerbo, la Bible nous apprend que Noé avait trois fils : « Sem, Cham et Japhet » (Genèse 6 :10). Plus tard, Cham eut quatre fils : Cusch (Koush), Mitsraïm (Misr), Puth et Canaan (Genèse 10 :6).

Si nous laissons les textes s’interpréter eux-mêmes, n’est-il pas clair que la Nubie (Éthiopie et Soudan) et l’Égypte descendent respectivement de Cusch et Mitsraïm ? Les noms géographiques et ethniques (basés sur la tradition orale et écrite), la linguistique, les conclusions de nombreux historiens ainsi que la Bible s’accordent sur ce point.

 

L’Égypte ancienne

Lorsque nous parlons de l’Égypte ancienne, il est important de ne pas se focaliser sur le nord de l’Égypte actuelle (Le Caire, Alexandrie, Port Saïd), mais de considérer l’ensemble de la vallée du Nil, allant de la mer Méditerranée au Soudan actuel.

Nous devons aussi nous souvenir que pendant des millénaires les « autoroutes », ou les voies rapides, étaient les mers, les fleuves, les rivières et les cours d’eau. À ce titre, les affluents du Nil (le Nil Bleu et le Nil Blanc) traversent l’Éthiopie, l’Ouganda, la Tanzanie, le Burundi et le Rwanda, tout en longeant le Kenya et la République Démocratique du Congo.

Lorsque vous situez le Nil et ses deux affluents sur une carte, vous réalisez que cela représente une zone d’influence couvrant presque tout le tiers nord-est de l’Afrique, allant de la mer Méditerranée jusqu’à l’équateur. Cela signifie-t-il que les populations d’Afrique Noire descendent de l’Égypte ?

Après le déluge, seulement huit personnes habitaient la Terre (Noé, Sem, Cham, Japhet et leurs épouses respectives) et l’arche se posa sur les montagnes Ararat (Genèse 8 :4) – à la frontière actuelle entre la Turquie, l’Arménie et l’Iran. Les descendants de Cham ont-ils prospéré sur le pourtour méditerranéen avant de migrer vers l’Égypte et le sud de l’Afrique ? Ou bien un petit groupe issu des descendants de Cham a-t-il émigré vers la vallée du Nil avant de croître et de « remonter » vers l’Égypte ? Honnêtement, nous manquons de preuves archéologiques et historiques pour valider une hypothèse plutôt que l’autre.

D’ailleurs, en parlant de cette voie de communication (la vallée du Nil), Ki-Zerbo ne se focalise pas sur le fait de savoir qui est « descendu » ou qui est « remonté ». Par contre, il met l’accent sur les « parentés culturelles » entre les habitants d’Afrique sub-saharienne et ceux de l’Égypte ancienne. Il écrit : « La civilisation négro-africaine actuelle est plus proche de la civilisation égyptienne que de toute autre civilisation connue » (ibid., page 81).

Il mentionne ensuite de nombreuses similitudes culturelles entre les anciens Égyptiens noirs et les Kongos, les Dogons, les Bantous, les Mendés, les Bozos, les Béninois, les Zimbabwéens ou les Mossis (cf. pages 82-83), avant de poser la question : « Y a-t-il là de simples coïncidences ? Il semble que non. » Enfin, il précise à nouveau qu’il ne cherche pas à savoir qui possède l’antériorité, mais plutôt à prouver que les peuples d’Afrique Noire et de l’Égypte ancienne partagent une culture et des origines communes.

« Bref, vu d’Afrique Noire, la civilisation de l’Égypte antique, si étrange pour la pensée occidentale et moderne, semble presque familière. Elle porte l’estampille estompée mais frappante d’une très lointaine fraternité, à l’aube des temps humains » (ibid., page 83).

 

Malédiction de Cham ou de Canaan ?

Au cours de l’Histoire, de nombreux Occidentaux ont utilisé un épisode biblique pour justifier l’esclavage et le mauvais traitement infligé aux Africains.

Dans Genèse 9 :21-27, nous lisons que Noé but trop de vin et s’enivra. Ensuite, « Cham, père de Canaan, vit la nudité de son père, et il le rapporta dehors à ses deux frères […] Lorsque Noé se réveilla de son vin, il apprit ce que lui avait fait son fils cadet. Et il dit : Maudit soit Canaan ! » (versets 22-25).

Ce passage insiste deux fois sur le rôle de Canaan, identifié comme le fils de Cham. Mais dans l’expression « son fils cadet », le pronom « son » se réfère à Cham, pas à Noé ! Comment pouvons-nous en être sûrs ? Car Cham n’était pas le fils « cadet » de Noé (le mot utilisé signifie bien “le plus jeune” dans l’original hébreu – cf. H6996, Concordance Strong française).

La Bible mentionne souvent « Sem, Cham et Japhet », mais cela ne signifie pas qu’ils soient nés dans cet ordre. Par exemple, la Bible mentionne « Jacob et Ésaü » (Josué 24 :4 ; Hébreux 11 :20), alors qu’Ésaü était l’aîné (Genèse 25 :25-26).

Dans le cas des fils de Noé, la généalogie détaillée dans Genèse 10 nous révèle l’ordre dans lequel naquirent ces trois frères. D’abord Japhet (verset 2), puis Cham (verset 6) et enfin Sem (verset 21). Ce dernier verset confirme cet ordre en précisant que Sem était « frère de Japhet l’aîné ». 

Le plus jeune fils de Noé était donc Sem, tandis que Canaan, lui, était le plus jeune fils de Cham (Genèse 10 :6). C’est Canaan, le « fils cadet » de Cham, qui commit un acte répréhensible contre son grand-père. Quant à Cham, il vit la nudité de son père et ce que son fils Canaan avait fait à Noé, mais Cham n’était pas celui qui avait offensé Noé.

Que fit Canaan pour mériter une telle malédiction ? La « nudité » de Noé dans Genèse 9 est traduite de l’hébreu ‘ervah qui signifie « organes génitaux, nudité d’une chose, indécence, apparence incorrecte » (H6172, Strong). Ainsi, la Bible indique clairement que Canaan commit un acte sexuel contre son grand-père Noé, sans son consentement.

Lorsque Noé reprit conscience et apprit ce que lui avait fait son petit-fils, il déclara : « Maudit soit Canaan ! qu’il soit l’esclave des esclaves de ses frères ! » (verset 25).

Notez que cette malédiction concerne spécifiquement Canaan, un des quatre fils de Cham (Genèse 10 :6), pas l’ensemble des descendants de Cham. À travers l’Histoire et jusqu’à nos jours, la région de Canaan ne s’est jamais trouvée en Afrique, mais au Proche-Orient entre la mer Méditerranée et le Jourdain.

 

Encore un frère

Comme nous l’avons vu, la vallée du Nil, qui partage les origines des peuples d’Afrique Noire, était peuplée par les descendants de Cusch et de Mitsraïm qui eux n’étaient pas sous la malédiction de Canaan.

Nous avons lu précédemment que ces trois hommes avaient encore un frère, Puth (ou Phout). Que savons-nous à son sujet ?

L’historien romain Flavius Josèphe (1er siècle apr. J.-C.) écrivit qu’il « fonda la Libye et nomma de son nom les habitants Phoutiens [….] Mais ce pays a changé de nom ; celui qu’il a aujourd’hui vient d’un des fils de Mestraïm, Libys » (Antiquités judaïques, livre 1, éditions Leroux, page 21, traduction Julien Weill).

Pendant l’époque hellénistique (330 à 31 av. J.-C.), la Libye antique désignait l’ensemble du Maghreb (Mauritanie, Maroc, Algérie, Tunisie et Libye) et la majeure partie du Sahara. Selon les époques et les découpages géographiques, les habitants de tout ou partie de cette région furent aussi connus sous les noms de Berbères, Maures ou Numides. Plus tard, les Romains généralisèrent le nom Africa pour désigner le nord du continent – il semblerait que ce nom provienne d’une tribu jadis installée entre la Tunisie et l’Algérie.

 

Des siècles obscurs aux grands siècles

Certains historiens appellent les premiers siècles de notre ère « les siècles obscurs » de l’Afrique Noire. Pendant cette période, des brassages de populations et de grandes migrations eurent lieu au sud du Sahara.

Pendant près de six siècles, ces mouvements et ces échanges culturels posèrent les bases permettant l’émergence de sociétés plus puissantes et mieux organisées. Cette période prépara la voie pour passer « des clans aux empires » (Histoire de l’Afrique, page 85).

Le Ghana fut le premier empire noir connu avec assez de précision. En 970 apr. J.-C., l’explorateur et géographe arabe Ibn Hawkal n’hésita pas à dire de l’empereur du Ghana : « C’est le plus riche du monde à cause de l’or. » Un siècle plus tôt, l’écrivain Yakoubi rapportait déjà : « Le roi de Ghana est un grand roi. Dans son territoire sont des mines d’or, et il a sous sa domination un grand nombre de royaumes » (ibid., pages 106-108).

 Au 11ème siècle, le Ghana possédait une armée de 200.000 hommes, dont 40.000 archers et une imposante cavalerie, mais l’empire fut affaibli suite aux attaques arabes. Le déclin du Ghana et le départ vers le sud de nombreux peuples réfractaires à l’islam marqua la formation des royaumes wolofs. Plusieurs empires verront le jour à travers le continent au cours des siècles suivants.

Du 12ème au 16ème siècle, « l’Afrique Noire va connaître un essor simultané de toutes ses régions du point de vue économique, politique et culturel. Ces quatre siècles méritent vraiment d’être appelés la grande époque de l’Afrique Noire » (ibid., page 129).

Pendant ces « grands siècles », de nombreuses sociétés sur le continent africain « vivaient à l’unisson du reste du monde quoique avec des moyens techniques beaucoup plus réduits en raison des multiples barrages géographiques et économiques […] L’Afrique Noire était bien mûre, dès cette époque pour servir d’interlocutrice valable à n’importe quel partenaire dans le cadre international. Hélas… » (ibid., pages 175, 177).

 

De la colonisation à l’indépendance

Pendant les quatre siècles suivants, les Anglais, les Français, les Belges, les Portugais et les Allemands pillèrent littéralement les ressources matérielles (matières premières, agriculture, diamants, métaux précieux) et humaines (esclavage) de l’Afrique. Ki-Zerbo écrivit à propos de l’invasion du continent que l’Afrique fut arrachée aux Africains (cf. page 401).

Une telle situation ne pouvait conduire qu’à la rébellion des populations africaines opprimées, à des sentiments nationalistes et au désir de retrouver une indépendance perdue. Une des premières étapes de ce combat fut l’abolition de l’esclavage. Plus tard, le processus d’indépendance s’enclencha avec le Libéria en 1847 pour s’achever avec le Zimbabwe en 1980.

Cette période a laissé de profondes blessures physiques et morales parmi la population. Ainsi, les frontières actuelles héritées de la colonisation ne répondent pas à des limites historiques ou ethniques, mais à des objectifs économiques et territoriaux – et elles sont désormais source de conflits. Comme le mentionne Simon-Pierre Ombga-Mbida, diplomate à Addis-Abeba, en Éthiopie, la gestion de ces conflits implique des « contraintes financières liées aux opérations de maintien de la paix ou de soutien de la paix [qui] sont toujours dictées par les multiples partenaires de l’Afrique et sont généralement très éloignées des intérêts propres ou directs des Africains » (Guerres et Paix en Afrique, Diplomatie, hors-série n°15, page 26).

En Afrique et ailleurs, l’Histoire humaine est faite de domination, de soumission et d’oppression. Au lieu de vivre en harmonie, les peuples se battent et se font la guerre. Le monde est en conflit permanent car Satan « séduit toute la terre » (Apocalypse 12 :9).

 

Un avenir radieux

Si vous lisez régulièrement la revue du Monde de Demain, vous savez que nous nous approchons à grands pas du retour de Jésus-Christ. Après 6000 ans d’expérience humaine sous l’influence de Satan, celui-ci sera enchaîné et Jésus inaugurera Son Royaume avec une période de paix qui durera 1000 ans – le Millénium.

À quoi ressemblera cette période de paix ? « Le loup habitera avec l’agneau, et la panthère se couchera avec le chevreau ; le veau, le lionceau, et le bétail qu’on engraisse, seront ensemble, et un petit enfant les conduira […] Il ne se fera ni tort ni dommage sur toute ma montagne sainte ; car la terre sera remplie de la connaissance de l’Éternel, comme le fond de la mer par les eaux qui le couvrent » (Ésaïe 11 :6, 9).

Dieu ne tolérera plus l’oppression, sous quelque forme que ce soit. À cette époque-là, Jésus sera le Roi des rois sur toute la Terre (Apocalypse 19 :16) et « il jugera [le] peuple avec justice […] il fera droit aux malheureux du peuple, il sauvera les enfants du pauvre et il écrasera l’oppresseur » (Psaume 72 :2, 4). Il écoutera tous ceux qui sont opprimés et qui appellent à l’aide, « il les affranchira de l’oppression et la violence, et leur sang aura du prix à ses yeux » (verset 14).

Nous avons vu précédemment le lien très fort qui unit l’Égypte ancienne à l’Afrique Noire. Quel sera l’avenir de cette Égypte pendant le Millénium ? « Les Égyptiens connaîtront l’Éternel en ce jour-là […] ils se convertiront à l’Éternel, qui les exaucera et les guérira. En ce même temps, il y aura une route d’Égypte en Assyrie : les Assyriens iront en Égypte, et les Égyptiens en Assyrie, et les Égyptiens avec les Assyriens serviront l’Éternel » (Ésaïe 19 :21-23).

Dieu ajoute qu’Israël sera « uni à l’Égypte et à l’Assyrie, et ces pays seront l’objet d’une bénédiction. L’Eternel des armées les bénira, en disant : Bénis soient l’Égypte, mon peuple, et l’Assyrie, œuvre de mes mains, et Israël, mon héritage » (versets 24-25). Oui, Dieu déclare que l’Égypte sera Son peuple, car les Égyptiens lui obéiront.

L’Histoire montre que les hommes « ne connaissent pas le chemin de la paix » (Romains 3 :17). Dieu seul est capable de procurer la paix véritable et c’est ce qu’Il fera dans Son Royaume, lorsque « tous les rois se prosterneront devant lui, toutes les nations le serviront » (Psaume 72 :11). Pour la première fois dans l’Histoire humaine, tous les peuples déposeront enfin les armes : « Une nation ne tirera plus l’épée contre une autre, et l’on n’apprendra plus la guerre » (Michée 4 :3).

Dans quelques années, après le retour du Messie, cette bonne nouvelle deviendra une réalité pour le monde entier.

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