Le roi de l’Arctique

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L’ours polaire est un animal remarquable – une créature dont la conception fascinante démontre l’intelligence de son Créateur.


 

Le revers de la pièce de 2 dollars canadiens représente l’image d’un animal qui symbolise la domination et le pouvoir dans les régions nordiques. L’ours polaire, ursus maritimus, est une créature d’une beauté rare qui est particulièrement adaptée à l’environnement dur et brutal de la région arctique. Cet ours est la plus grande créature carnivore terrestre. Les mâles pèsent 550 kg en moyenne, avec un record à 1004 kg. Bien qu’il ait l’air adorable et affectueux, c’est en réalité un des animaux les plus dangereux et féroces sur la Terre.

Si quelqu’un tentait de créer un prédateur carnivore adapté à l’Arctique, il ne pourrait pas faire mieux que l’ursus maritimus. Dans un paysage couvert de glace et de neige, dénué d’arbres, et entouré par l’eau salée de l’océan Arctique, l’ours polaire prospère depuis des milliers d’années à des températures moyennes de -22°C pendant l’hiver.

Quelles caractéristiques permettent à cet animal majestueux de survivre dans une région où la plupart des espèces mourraient très rapidement ? En voici quelques-unes…

La graisse

Comme les mammifères marins, l’ours polaire possède une épaisse couche isolante de graisse entre la peau et les muscles. Les autres espèces d’ours en sont dépourvues. Elle fait entre 10 et 13 cm d’épaisseur afin d’isoler les muscles et les organes du froid cinglant de l’air ou de l’eau de mer. Cet isolant permet à l’animal de conserver sa chaleur, même en nageant pendant des heures dans l’eau glacée de l’océan Arctique – une caractéristique essentielle pour un animal qui considère les phoques comme de la haute gastronomie. Sans cette couche de graisse, l’ours polaire ne pourrait pas survivre.

Une fourrure de haute technologie

La fourrure de l’ours polaire, qui semble être blanche ou beige, maintient le froid à l’extérieur et la chaleur à l’intérieur. Son fonctionnement intrigue beaucoup les chercheurs. Il apparaît que la fourrure est bien plus qu’un camouflage. Elle est constituée de deux couches distinctes : des poils courts et très denses proches de la peau, puis une couche externe faite de longs poils protecteurs. Mais ces poils extérieurs ne sont pas blancs, ils sont transparents. Puisqu’ils diffractent, ou reflètent, l’ensemble du spectre lumineux visible, l’ours semble être blanc, ce qui lui permet de disparaître presque entièrement dans un paysage recouvert de neige.

Ces poils de haute technologie ont une autre fonction. Des recherches récentes ont révélé que les longs poils protecteurs absorbaient aussi l’énergie thermique qui provient du corps de l’ours. Ces poils sont creux et ils absorbent l’énergie infrarouge produite par l’animal afin de la rediriger vers son corps. Cette faculté à absorber les radiations est particulièrement élevée dans la partie infrarouge du spectre où les mammifères ont tendance à irradier le plus de chaleur (Ask Nature, juin 2017). Cela explique la capacité des ours polaires à être invisibles aux détecteurs à infrarouge, car la température à la surface de leur fourrure est identique à celle de la neige ou de la glace autour d’eux. Cette caractéristique impressionnante élimine toute perte de chaleur de rayonnement du mammifère dans son environnement glacé. L’ours polaire combine ainsi l’isolation efficace de la graisse avec un système d’absorption des infrarouges, le rendant insensible au froid. Ce système est tellement efficace que le plus grand problème de l’ours est de « surchauffer » (hyperthermie) lorsqu’il marche ou qu’il coure ! Après avoir été actif, il plonge souvent dans l’eau glacée pour se refroidir, même en hiver.

Une peau noire

La plupart de gens pensent que l’ours polaire est blanc, mais sa peau est noire. Les surfaces noires absorbent l’énergie lumineuse, au lieu de la refléter. Sa fourrure transparente permet à la lumière et à l’énergie infrarouge du soleil de pénétrer dans la peau et de réchauffer le sang qui circule à fleur de peau, avant de s’enfoncer dans le reste du corps. Une fois que la chaleur a été transférée au corps, la graisse en retient la majeure partie. La peau noire se voit seulement au niveau des yeux, des oreilles et du museau noir très caractéristique. Il est amusant de constater que l’ours semble être conscient que son nez est noir car, lorsqu’il guette une proie, il met souvent une patte sur son museau pour le cacher, afin de ne pas trahir sa position.

L’endurance

La force et l’endurance caractérisent ce grand ours, qui est le plus fort dans la famille des ursidés. Sa capacité à nager de très longues distances dans une eau glacée en est la preuve.

En juillet 2011, le National Geographic rapportait qu’une ourse polaire, équipée au préalable d’un collier émetteur, avait parcouru à la nage la distance impressionnante de 687 km en neuf jours dans la mer de Beaufort (parcourant en moyenne entre 50 et 100 km par jour). Le fait de nager permet à l’ours de chasser son aliment de base : le phoque annelé. Il parcourt de longues distances sur terre afin d’atteindre la pleine mer, puis il nage vers les bancs de glace où il attend pendant des heures près des trous d’air creusés par les phoques. Un coup de patte peut projeter un phoque de 70 kg hors de l’eau sur la glace. D’autres fois, il charge sa proie à une vitesse pouvant dépasser les 60 km/h.

L’odorat

L’ours polaire possède un des odorats les plus développés du règne animal. Il peut détecter à plus de 30 km de distance l’odeur d’un phoque à la surface de la glace (LiveScience, novembre 2014).

Des “chaussettes”

Les ours possèdent aussi des « chaussettes » intégrées, composées de fourrure très drue recouvrant une grande partie de la plante des pattes, afin de fournir une excellente adhérence sur la glace.

 

Il y aurait bien d’autres caractéristiques à décrire dans le bagage génétique de cette créature conçue pour vivre et prospérer dans un environnement polaire. C’est également un des animaux les plus adaptables de la planète, qui a survécu à de nombreuses fluctuations des températures et de l’étendue des glaces de mer dans l’Arctique.

Ces dernières années, beaucoup de gens craignaient que le changement climatique ne provoque l’extinction de l’ours blanc à cause du recul des glaces de mer, mais les études sur le terrain arrivent à une conclusion différente. Le 27 février 2017, la Fondation sur la politique du réchauffement climatique (GWPF) a ainsi appelé à réévaluer le statut d’espèce en danger de l’ours polaire.

Dr Susan Crockford, spécialiste de la vie sauvage canadienne, rapporte que les dernières mesures indiquent une augmentation du nombre des ours, de 22.500 individus en 2005 à environ 30.000 individus 12 ans plus tard. Les ours sont en pleine forme, malgré le recul des glaces de mer en été. Le rapport de Dr Crockford conclut que « la perte des glaces de mer en été, peu importe la cause, n’est pas une menace importante pour la survie de l’ours » (“Polar Bear Scare Unmasked”, GWPF).

Apparemment, cet animal remarquable a aussi été conçu pour résister aux cycles de fluctuation de l’étendue des glaces de mer dans l’Arctique.

En étudiant l’ours polaire, nous ne pouvons qu’être émerveillés par la complexité de cette créature et par la multitude des fonctions spécialisées qui assurent sa survie. Il est difficile de ne pas en conclure que cet ours est le produit d’une conception réfléchie et mise en œuvre par un Être aux capacités phénoménales. L’ancien patriarche Job avait des preuves similaires en tête lorsqu’il déclara : « Interroge les bêtes, elles t’instruiront, les oiseaux du ciel, ils te l’apprendront ; parle à la terre, elle t’instruira ; et les poissons de la mer te le raconteront. Qui ne reconnaît chez eux la preuve que la main de l’Éternel a fait toutes choses ? Il tient dans sa main l’âme de tout ce qui vit, le souffle de toute chair d’homme » (Job 12 :7-10).

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