Cupidité dans l’économie

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L’Histoire, de même que les Écritures, démontrent que les nations occidentales sèment les graines de leur propre ruine économique !


Au cours des dernières années, les États-Unis ont joué, en solo, le rôle de superpuissance mondiale. Aujourd’hui, ils constituent non seulement un colosse militaire sans égal, mais ils représentent aussi la plus grande puissance économique du monde. On est fort loin de ce que les choses étaient, au début du 20ème siècle – ou de ce qu’elles étaient au début du 18ème ou du 19ème siècle.

Pourquoi les États-Unis en sont-ils arrivés-là ? Pour bien comprendre la situation actuelle, il nous faut examiner les leçons du passé – et les comparer à l’histoire récente, afin de saisir le sens réel des événements mondiaux. Il nous importe de tenir compte des mises en garde, données longtemps à l’avance.

Au début du 18ème siècle, Louis XIV occupait le trône de France. On l’appelait le « Roi Soleil », et on disait que les autres monarques européens gravitaient tout simplement autour de lui, comme les planètes autour du soleil. À cette époque-là, sa nation était la plus forte puissance d’Europe, et pendant un certain temps, il sembla que la richesse de l’économie française était vouée à une croissance sans limite. En fait, le mot « millionnaire » fut inventé à Paris, vers 1720, pour décrire le financier John Law et quelques nouveaux riches parmi les investisseurs de sa Compagnie Mississippi. Mais, peu de temps après, la Compagnie Mississippi devint la « Mississippi Pourrie », et ces fortunes sur papier disparurent encore plus vite qu’elles n’étaient apparues. À la fin du 18ème siècle, la France connut de grands bouleversements, conséquences directes de la Révolution Française. Napoléon arriva au pouvoir – et fut même couronné Empereur par le pape – mais échoua dans sa tentative de recréer, sous la domination française, l’empire des Césars et de Charlemagne.

Le 19ème siècle a commencé avec un bras de fer entre la France et l’Angleterre. Cette lutte fut réglée à Waterloo, en 1815, et le 19ème siècle devint de plus en plus un siècle anglo-saxon. La Grande-Bretagne prit beaucoup d’expansion et devint la puissance mondiale dominante sur un plan économique et politique, alors que l’aiglon américain grandissait, passant de quelques millions de citoyens, groupés le long du littoral atlantique, à une grande nation dynamique couvrant un continent entier. À la fin du 19ème siècle et au début du 20ème siècle, la Grande-Bretagne était à la tête du plus grand empire jamais constitué au monde. Les États-Unis, de leur côté, émergeaient comme la plus prospère des nations, animés d’une énergie agricole et industrielle, qui allait leur assurer la prédominance mondiale au 20ème siècle.

À partir de la Première Guerre mondiale, une étroite collaboration s’établit, une coalition anglo-américaine qui allait par la suite dominer la scène mondiale jusqu’à nos jours. Initialement, la Grande-Bretagne était le partenaire le plus puissant, mais vers la fin de la Deuxième Guerre mondiale, il devint évident qu’un changement majeur s’était produit, conduisant la Grande-Bretagne à jouer un rôle de second plan dans cette alliance.

Au cours du 20ème siècle, tantôt l’Allemagne, tantôt l’Union soviétique essayèrent d’éclipser le colosse anglo-américain. Toutefois, ni l’une ni l’autre ne réussit. L’Allemagne fut complètement écrasée à la suite des Deux Guerres mondiales. L’Union soviétique, pour sa part, a entraîné les États-Unis et ses alliés dans un demi-siècle de « Guerre froide » après la Deuxième Guerre mondiale, mais ses tentatives d’hégémonie mondiale se soldèrent par l’effondrement du communisme soviétique, laissant une place vide face à la suprématie des États-Unis.

Bien sûr, il y eut – et il y a encore – des jalousies et du ressentiment, et il y eut des attaques terroristes en sol américain et ailleurs. Mais aucune puissance rivale ne possédait un pouvoir économique, militaire et politique assez fort pour défier directement les États-Unis. Toutefois, l’Histoire nous montre qu’aucune grande puissance militaire ne parvint à conserver indéfiniment sa position dominante.

Non seulement le monde a connu de grands changements géopolitiques depuis la Deuxième Guerre mondiale jusqu’à la fin du 20ème siècle, mais il a aussi vécu de grands changements sur le plan économique. Or, la plupart des gens n’ont aucune idée des changements profonds survenus à l’économie des États-Unis, de l’Angleterre et du Canada depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, et ils n’ont pas d’idée, non plus, de ce qui les a provoqués. La baisse des marchés boursiers fait croître l’inquiétude depuis le début du 21ème siècle, et la vaste majorité des gens ne sait pas où cela va nous mener. Chose plus importante encore, ils sont ignorants des véritables causes à l’origine de ces nombreux changements.

Rares sont ceux qui réalisent que les conditions économiques difficiles, vécues actuellement par nos nations, ont été annoncées des siècles à l’avance. Non seulement la Bible a prédit l’émergence spectaculaire des pays anglo-saxons en tant que puissance mondiale, mais elle a également prédit leur déclin. Non seulement la Bible décrit d’avance, les problèmes économiques qui vont s’amplifier à l’avenir, mais elles montrent aussi que des problèmes d’ordre moraux sont à la base de ces difficultés économiques.

En quoi la morale, la justice et l’économie sont-elles interactives ? En fait, il y a un rapport étroit entre les anciennes prophéties bibliques et la réalité du monde décrite dans nos journaux. Quelques analystes du monde des affaires ont, en partie, compris cette interaction, mais aucun d’eux n’a réussi à avoir une vision d’ensemble.

Le fondement de la grandeur économique

La terre est le fondement de la prospérité économique. La plus grande expansion territoriale de l’Histoire commença à grande échelle au début du 19ème siècle. En se dispersant sur tout le continent nord-américain, les colons créèrent les États-Unis et le Canada, en développant des fermes familiales et des ranchs, ainsi qu’en établissant des villes pour faire du commerce. Une croissance identique se produisit en Australie, en Nouvelle-Zélande et en Afrique du Sud à cette époque. Contrairement aux précédentes expansions des empires coloniaux, espagnol et français, la propriété foncière n’était pas concentrée entre les seules mains de quelques rares richissimes magnats ; cette propriété foncière était plutôt confiée à des gens ordinaires.

En investissant de petites sommes d’argent et beaucoup de travail, des gens de condition modeste pouvaient ainsi devenir propriétaires fonciers – et ne pas être de simples locataires ou employés. Voilà le grand rêve qui alimenta la colonisation du continent nord-américain, aussi bien que celle de l’Australie, de la Nouvelle-Zélande, et de l’Afrique du Sud. Des immigrants venus des Iles Britanniques et d’autres parties du nord-ouest de l’Europe affluèrent, attirés par la promesse décrite dans la Bible, par le prophète Michée, de pouvoir s’asseoir « chacun sous sa vigne et sous son figuier ». Les fermes et les petites entreprises familiales se multiplièrent dans ces vastes étendues allant d’un océan à l’autre, et constituèrent un solide fondement de prospérité dans le monde anglo-saxon.

Aucun des pères fondateurs de l’Amérique n’a peut-être mieux saisi la valeur de ce rêve que Thomas Jefferson, le troisième président des États-Unis. Il avait, en effet, envisagé une nation constituée de fermiers propriétaires exploitants, et il considéra que l’achat de la Louisiane était une étape importante pour atteindre cet objectif. Achetée à la France napoléonienne pour environ cinq cents l’acre (0,025$ l’hectare), cette vaste étendue de terre doubla pratiquement la superficie des États-Unis, qui étaient alors en expansion. Cette transaction permit à la colonisation américaine de s’étendre aux terres agricoles les plus riches et les plus fertiles au monde.

Toutefois, la vision qu’avait Jefferson d’une nation formée de petits agriculteurs et de petits commerçants ne faisait pas l’unanimité. En effet, Alexander Hamilton et d’autres avaient un point de vue contraire, selon lequel la croissance et l’influence des milieux financiers devaient être la clé de la prospérité à venir. Tout au long du 19ème siècle, les intérêts politiques et économiques des financiers de la côte-est se heurtèrent à ceux de leurs voisins du monde rural et des petites villes. À la fin du 19ème siècle et au début du 20ème, cette rivalité fut caractérisée par l’expression « la rue des Affaires [Wall Street] contre la rue Principale » (C’est nous qui traduisons tout au long de cet article). Pendant un certain temps, « la rue Principale » a tenu bon et s’est maintenue, mais dans la tourmente de la Deuxième Guerre mondiale, et au-delà « Wall Street » pris l’avantage – et n’a cessé d’aller de mieux en mieux.

Bien que le 20ème siècle ait débuté par des efforts de scission des grands monopoles corporatifs en tentant de freiner la puissance de Wall Street, ce même 20ème siècle s’est terminé sur fond de fusions et de mégafusions qui ont rassemblé et centralisé ces intérêts à un niveau jamais atteint auparavant. Les petites fermes familiales furent de plus en plus absorbées dans de vastes conglomérats agricoles, et les petits commerces familiaux furent engloutis par de grands groupes – ou simplement forcés de fermer la porte, écrasés par la concurrence. « Siméon Olivier & Fils », le petit magasin du coin, ne pouvait pas rivaliser avec « Wall-Mart » !

Le rôle des intérêts financiers

Cette croissance des grands groupes, au détriment des petits exploitants indépendants, ne représente toutefois qu’une pièce du tableau. Un autre changement clé a également marqué l’économie de notre monde : ces grands groupes – et les gouvernements eux-mêmes – ont considérablement, sinon entièrement, fondé leur existence et leurs opérations sur le crédit. Or, le sage roi Salomon a écrit, il y a trois mille ans : « Celui qui emprunte est l’esclave de celui qui prête » (Proverbe 22 :7). Notez qu’il y a dix ans, l’analyste financier Michael Barone a fait la même observation : « Toutes les capitales politiques suivent le même chemin, ce sont les prêteurs qui mènent le jeu. Les politiciens peuvent toujours occuper des postes gouvernementaux, mais les décisions sont prises pour satisfaire les créanciers qui ont de l’argent à prêter et les investisseurs qui ont des capitaux à investir » (US News & World Report, 15 août 1994, page 38).

Quoique ces prêteurs aient leurs bureaux à New-York, plus précisément à Wall Street, ou dans les quartiers financiers de Londres et de Toronto, ce serait une grave erreur de penser qu’ils sont profondément attachés aux intérêts nationaux de leurs pays d’accueil. Aujourd’hui, l’argent franchit sans difficulté les frontières. Les grandes entreprises et les grandes banques sont des multinationales ; elles transforment l’économie, non seulement des pays anglo-saxons, mais de toute la planète. Ce qui arrive aux États-Unis, en Angleterre, en Australie et au Canada est très bien décrit par le célèbre journaliste, Richard Reeves, dans un article publié le 27 octobre 1995 : « Désormais, il n’y a plus d’Amérique corporative, du moins il n’y a plus de citoyens liés par le corporatisme ; il n’y a plus qu’une masse grouillante de gérants de portefeuilles, de gestionnaires de fusions, d’avocats et de banquiers spécialisés dans les investissements et autres bandits internationaux […] Les grands groupes sont devenus des enseignes, impliquées dans une sorte de jeu d’enseignes, manipulées par des mains manucurées, plus rapides que les yeux de ceux qui travaillent, et dont la stratégie consiste à faire grossir le “profit des actionnaires”. »

« Cette phrase est un euphémisme pour décrire les compensations qu’on verse aux cadres et le transfert du salaire dû aux employés aux gros investisseurs – avec au passage un joli pourcentage octroyé aux banquiers investisseurs et aux autres personnages qui ont facilité “le dégraissage”. Et “le dégraissage” est, à son tour, un euphémisme pour décrire la mise à pied de gens jouissant d’un salaire décent et de certaines primes, pour les remplacer par des employés temporaires et autres travailleurs – à qui l’on n’offre aucun avantage social – ou par des villageois aux doigts habiles, quelque part à l’est de Krakatoa. C’est un crime. Mais vous ne pouvez pas appeler la police pour cela, parce que le gouvernement fait également partie du jeu ». Comme l’a noté l’écrivain et analyste politique, Kevin Phillips, dans son livre publié en 2002 intitulé Wealth and Democracy : « La corruption, comme le vol, revêt plusieurs formes. Certaines sont flagrantes, tandis que d’autres s’avèrent plus subtiles » (page 317). Ces dernières années, les scandales financiers – comme ceux impliquant Enron et Arthur Andersen – ont défrayé les journaux, mais ils ne représentent, en fait, que la partie visible de l’iceberg. Les répercussions financières de tels scandales ne sont que les symptômes de la profonde faiblesse morale sous-jacente. La convoitise et l’avidité sont des péchés, au même titre que le fait de mentir ou de voler. Même si les Dix Commandements défendent directement la convoitise et l’avidité, ces attitudes se répandent dans notre culture, et sapent les fondements de notre force et de notre prospérité nationales.

Une leçon de l’ancien Israël

Les paroles des anciens prophètes hébreux contiennent de nombreux avertissements, qui nous sont destinés. Même si leurs écrits remontent à plusieurs millénaires, le monde dans lequel ils ont évolué n’était pas tellement différent du nôtre, contrairement à ce que certains seraient portés à penser. Des prophètes tels que Osée, Amos et Michée ont écrit leurs mises en garde et leurs reproches dans un contexte de puissance et de prospérité nationales, un contexte semblable au nôtre, en occident.

Notez comment le commentaire biblique juif Soncino présente le livre de Michée : « Le 8ème siècle av. J.-C. fut témoin de l’émergence en Israël et en Juda d’une civilisation commerciale caractérisée par une grande prospérité matérielle. Ses fondements furent posés dans un contexte de paix et de sécurité, que Jéroboam II (783-743) avait réussi à établir pour Israël, et qu’Ozias (778-740) avait de son côté réussi à établir pour Juda, au cours de leurs longs règnes expansionnistes dont les limites allaient de Damas à la mer Rouge, et du désert à la mer Méditerranée, donnant ainsi aux États hébreux le contrôle de toutes les principales routes commerciales de l’antiquité. Mais c’était une civilisation qui manifestait tous les maux d’une société pressée de s’enrichir – avidité et convoitise, une compétition inconsidérée et sans scrupule, et une indifférence sans pitié envers ceux qui avaient besoin de sympathie, d’amour du prochain et de considération fraternelle » (The Twelve Prophets, page 153). De même, dans sa présentation du livre de Michée The Expositor’s Bible Commentary parle « d’un temps où Israël et Juda avaient atteint les sommets d’un afflux de richesses, mais étaient en même temps tombés dans les bas-fonds de la décadence spirituelle » (page 395).

Le 8ème siècle av. J.-C. vit, en effet, les anciennes nations d’Israël et de Juda atteindre des sommets oubliés depuis Salomon. Mais avant la fin de ce même siècle, ces nations passèrent « de la gloire procurée par la prospérité économique et leur renom, à un véritable assujettissement au pouvoir étranger » (Expositor’s, page 269). Ces royaumes prospéraient financièrement, mais une décadence interne les sapait de l’intérieur. Le commentaire Soncino poursuit en mentionnant qu’en ce 8ème siècle, des extrêmes de richesse et de pauvreté commencèrent à diviser les gens entre « possédants et dépossédés » – chose impossible auparavant, lorsque la société était fondée sur l’agriculture. Qui plus est, l’exercice des affaires favorisa le développement des villes « où la richesse, le luxe et le vice côtoyaient la pauvreté, la misère et la sordidité. Avec l’échange de biens vint aussi l’échange d’idées. De nouveaux cultes religieux, de nouvelles normes de luxe, de splendeur, de style de vie matérialiste, jusque-là inconnus en Israël, furent introduits depuis l’Assyrie et l’Égypte » (page 154).

Il y a des milliers d’années, Dieu envoya Ses prophètes pour annoncer à pleine voix Son message d’avertissement – à l’époque où Israël semblait au faîte de sa prospérité et de sa puissance. Des hommes comme Osée, Michée et Amos furent envoyés pour délivrer un message de blâme et d’avertissement, qui ne fut pas écouté de leur temps. Cependant, une lecture attentive de leurs livres prophétiques démontre que ces avertissements ne s’adressaient pas uniquement à leurs contemporains, mais aussi à ceux qui vivent aux temps de la fin. Tout comme la prospérité de la nation d’Israël au 8ème siècle av. J.-C. fait penser à celle de nos nations anglo-saxonnes modernes, ainsi en est-il de nos attitudes et de nos péchés nationaux. Ces mêmes péchés amèneront des châtiments nationaux de la part de Dieu, qui est la source même de l’abondance et de la prospérité de nos nations – comme Il l’avait aussi été pour l’ancien Israël.

Osée, qui commença sa carrière prophétique à l’époque où Jéroboam régnait sur Israël et Ozias régnait sur Juda – au moment où la prospérité de ces nations était à son apogée – déclara pourquoi Dieu était mécontent, et ce déplaisir allait mener : « La prostitution, le vin et le moût, font perdre le sens » (Osée 4 :11). L’immoralité, l’abus d’alcool et l’utilisation de drogues ont de plus en plus réduit en esclavage les dernières générations d’Américains, d’Anglais, de Canadiens et d’Australiens. « Plus ils se sont multipliés [ont prospéré], plus ils ont péché contre moi » déclare Dieu, dans Osée 4 :7.

Pour sa part, le prophète Amos, un fermier de la tribu de Juda qui s’est rendu dans le nord d’Israël, sur l’ordre de Dieu pour y délivrer un message, accusa la nation de pratiques économiques cupides : « Ainsi parle l’ETERNEL : À cause de trois crimes d’Israël, même de quatre, je ne révoque pas mon arrêt, parce qu’ils ont vendu le juste pour de l’argent, et le pauvre pour une paire de souliers. Ils aspirent à voir la poussière de la terre sur la tête des misérables, et ils violent le droit des malheureux » (Amos 2 :6-7). Amos poursuit en proclamant la déclaration du Tout-Puissant contre ceux qui menaient une vie de confort et de grand luxe en profitant des autres. « Malheur […] Ils reposent sur des lits d’ivoire, ils sont mollement étendus sur leurs couches ; ils mangent les agneaux du troupeau, les veaux mis à l’engrais. Ils extravaguent au son du luth […] Ils boivent le vin dans de larges coupes, ils s’oignent avec la meilleure huile, et ils ne s’attristent pas sur la ruine de Joseph ! » (Amos 6 :1, 4-6).

Michée, quant à lui, un contemporain d’Osée et d’Amos, décrit les péchés de l’ancienne nation d’Israël, de même que les nôtres, aujourd’hui : « Malheur à ceux qui méditent l’iniquité et qui forgent le mal sur leur couche ! Au point du jour ils l’exécutent, quand ils ont le pouvoir en main. Ils convoitent des champs, et ils s’en emparent, des maisons, et ils les enlèvent ; ils portent leur violence sur l’homme et sur sa maison, sur l’homme et sur son héritage » (Michée 2 :1-2).

Des attitudes, cherchant avec convoitise à s’enrichir au détriment du voisin et du pays, sont endémiques dans notre société. Les administrateurs qui s’octroient des millions de dollars en bonis et en stock options, tout en conduisant à la faillite les plans de pension des employés, et en multipliant les mises à pied dans le but d’augmenter les profits, sont coupables à tout le moins de transgresser le dixième commandement : « Tu ne convoiteras point » (Exode 20 :17). En outre, la convoitise est également associée à l’idolâtrie – le fait d’avoir un autre dieu à la place du véritable Dieu (Colossiens 3 :5).

Pour chaque scandale du monde des affaires puni d’une amende, ou d’une peine de prison, de nombreuses autres combines « passent inaperçues ». De nombreuses personnes sont impliquées dans des pratiques qui, bien que légales selon les lois du pays, séduisent les gens les plus vulnérables. Par exemple, au cours des derniers mois, une importante compagnie de téléphonie, spécialisée dans les communications à longues distances, avait joint à sa facturation habituelle une note stipulant que les tarifs allaient être portés de dix à quinze cents la minute. Ceux qui ont téléphoné à la compagnie, en menaçant de changer d’opérateur, se sont rapidement vu offrir un tarif de sept cents la minute. Qui donc a fini par payer les tarifs les plus élevés ? D’abord les gens âgés, et ensuite ceux qui avaient peu d’éducation ! Ce furent les personnes qui, le plus souvent n’avaient ni les connaissances, ni l’habileté de contester ces augmentations de prix ! Sans doute, cette compagnie était consciente que ses clients les plus astucieux refuseraient de payer le tarif plus élevé, mais elle comptait sur le fait que de nombreux autres clients allaient tout simplement payer la facture ! Quel est le point de vue de Dieu en ce domaine ? « Est-on pur avec des balances fausses, et avec de faux poids dans le sac ? […] leur langue n’est que tromperie dans leur bouche. C’est pourquoi je te frapperai par la souffrance, je te ravagerai à cause de tes péchés » (Michée 6 :11-13).

Qu’est-ce que Dieu attend de nous ? Se contente-t-Il, Lui, d’une simple religiosité de notre part – une sorte de vernis de surface – alors que nous faisons « des affaires comme tout le monde » ? Ou bien le Tout-Puissant S’attend-Il à beaucoup plus ? Notez ce qu’en dit Michée 6 :8 : « On t’a fait connaître, ô homme, ce qui est bien ; et ce que l’Éternel demande de toi, c’est que tu pratiques la justice, que tu aimes la miséricorde, et que tu marches humblement avec ton Dieu. » Ceux qui aiment réellement leur Créateur, et qui sont animés d’un profond respect envers Lui, vont traiter leurs concitoyens comme ils souhaiteraient eux-mêmes être traités. Jamais, ô grand jamais, des chrétiens véritablement convertis ne manipuleraient le système au détriment des plus vulnérables.

Alors que les nations anglo-saxonnes sont à l’apogée de leur prospérité économique et de leur puissance militaire, nous devons prendre bonne note de l’avertissement de Dieu. Nos nations ne pourront demeurer puissantes et prospères, en faisant preuve de cupidité dans les affaires et dans l’économie, se rendant ainsi responsables des injustices qu’engendre une telle attitude. Les anciens prophètes ont mis par écrit un avertissement s’adressant, non seulement à la société de leur époque, mais également à notre société actuelle ! En tiendrons-nous compte ? Et vous ?

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