Les villes de demain

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Notre monde a changé d’une manière sans précédent au cours des deux derniers siècles. Avant 1800, moins de 2% de la population mondiale vivait dans les villes. Aujourd’hui, en Amérique et dans les autres nations développées, plus de 80% des gens vivent entassés dans les villes et dans les banlieues, qui occupent environ 1% de la terre.


Cette révolution urbaine – les embouteillages, la surpopulation et la pollution – est responsable de la destruction de l’environnement naturel, et de la détérioration de la qualité de vie pour des millions d’êtres humains. Parmi les quelque six milliards d’êtres humains sur la terre, près d’un milliard vit dans des quartiers délabrés et insalubres autour des villes dans les pays en voie de développement.

Malgré ces graves problèmes, les experts prédisent l’extension des zones urbaines, et d’ici 20 à 30 ans, neuf des dix plus grandes « mégapoles » (avec une population supérieure à dix millions d’habitants) seront dans des pays en voie de développement, où les services publics sont déjà sollicités au-delà de leur capacité. Pour celui qui vit en ville dans un immeuble surpeuplé, dans un quartier délabré, ou même en banlieue, les rêves futuristes des architectes de construire des villes verticales – contenant des communautés de 50.000 personnes logées dans des gratte-ciels de plus de 75 mètres de haut – peuvent sembler inquiétants et même effrayants !

Mais sommes-nous destinés à vivre dans un monde entièrement urbanisé, avec ses mégapoles et ses banlieues à perte de vue ? Les villes de demain seront-elles conçues dans un environnement entièrement automatisé, de béton, d’acier, de verre et de plastique – ou, assisterons-nous à l’augmentation de la surpopulation, des embouteillages, de la pollution, des crimes et de l’isolement social rendant les régions urbanisées à peine habitables ? Nous dirigeons-nous vers une apocalypse urbaine ? À quoi l’avenir ressemblera-t-il réellement ? Qui décidera de la forme des futures colonies humaines, et quelles seront les politiques suivies ? Bien que cela puisse surprendre de nombreuses personnes, la Bible a beaucoup à dire sur les villes de demain. Elle n’explique pas seulement pourquoi les villes souffrent ; elle donne aussi de véritables solutions. Si votre objectif est d’être un disciple de Jésus-Christ, vous ne pouvez pas vous permettre d’ignorer ce sujet important !

Le dilemme urbain

Les villes sont considérées comme la plus grande réussite de l’humanité, mais c’est aussi dans les villes que les êtres humains rencontrent certains de leurs plus grands dilemmes et difficultés. Les monuments historiques, les gratte-ciels, les complexes sportifs géants et les autres grandes structures se trouvent dans les villes. Les villes sont aussi le centre des gouvernements, des finances, de la culture et du commerce. Les grandes universités et les sites religieux importants se trouvent généralement situés dans les villes. Les villes en plein développement connaissent souvent une économie prospère – mais pas toujours.

C’est souvent la désillusion pour des millions de gens qui partent en ville, à la recherche d’un emploi ou d’une vie meilleure. Il est très rare de trouver un logement à un prix raisonnable. Les chômeurs vivent souvent dans les rues, ou se rassemblent chez les amis ou dans la famille. Les automobilistes, les camions et les bus envahissent les rues et déversent des gaz d’échappements, créant du smog et de la pollution qui empoisonnent l’air et contribuent aux maladies. Le bruit, la confusion, le contact permanent entre les êtres humains et la disparition du sens de la communauté génèrent un stress, qui s’exprime par un comportement déraisonnable – la rage – dont les conséquences sont souvent violentes et tragiques. L’expansion des villes et des banlieues dévore des forêts précieuses et des terres agricoles, et élimine pratiquement tout contact avec la nature. Paradoxalement, c’est dans les banlieues, où les enfants vont à l’école en voiture ou en bus, puis jouent avec des jeux vidéo en rentrant à la maison, que les parents sont confrontés à une épidémie d’obésité chez les jeunes qui ne font pas suffisamment d’exercice !

Tous ces problèmes urbains caractéristiques, appelés « maladies urbaines », semblent être liés aux « problèmes de projets urbains et régionaux » (The Economist, page 17, 10 janvier 1998 ; American Journal of Public Health, page 1484, septembre 2003. C’est nous qui traduisons tout au long de cet article). Un responsable des Nations unies fit remarquer que « ces malédictions urbaines se propagent à la vitesse de la peste » (New Scientist, 14 juin 1996, page 10). Le message est clair – les gens dans les villes souffrent de l’absence d’un planning sage, et notre culture moderne glisse dans la mauvaise direction !

L’histoire des villes

Pour bien comprendre les raisons du dilemme urbain, il est utile de savoir comment les villes modernes ont vu le jour. Les premières villes sont apparues, il y a plus de cinq mille ans en Mésopotamie, dans le Croissant fertile – le territoire compris entre les fleuves le Tigre et l’Euphrate (dans l’Irak moderne). Les premières villes étaient situées près des sources d’eau et de nourriture, et étaient le centre de la religion, du gouvernement et du commerce. Les archéologues estiment que ces villes abritaient, au début, entre 5.000 et 10.000 personnes, peut-être plus. Les rues étaient tracées selon un quadrillage, les grandes avenues menant au centre où étaient érigés des bâtiments de plus en plus imposants. Les constructions habitables comportaient plusieurs étages. Ces premières villes étaient entourées par des murailles défensives impressionnantes.

Selon des archives datant du début du 4ème millénaire av. J.-C., la première ville qui fut construite dans cette région était Éridu. Les traditions babyloniennes déclarent que la création commença lorsque les dieux bâtirent Éridu : « Ainsi l’Éden mésopotamien n’est pas un jardin, mais une ville » (Mesopotamia : The Invention of the City, Leick, page 2). Une autre ville parmi les premières, dans cette région fut Uruk, appelée Érec dans la Bible (Genèse 10 :10). Le mot Uruk signifie « la mère des villes […] de laquelle proviennent toutes les autres villes » (Ibid., page 30). Des travaux archéologiques révèlent un plan urbain détaillé, et des édifices monumentaux qui n’étaient pas seulement faits avec de la brique, mais aussi avec du calcaire et du béton. Uruk était ceinturée par une « muraille de presque dix kilomètres […] d’une épaisseur énorme » (Ibid., page 32).

En général, les historiens et les archéologues ne contestent pas les récits bibliques, qui éclairent ce qui s’est fait dans cette région, à cette époque-là. La Bible déclare que ces premières villes furent construites par Caïn et ses descendants, Hénoc et Nimrod (Genèse 4 :17 ; 10 :10). Les Écritures nous révèlent que Caïn et ses descendants furent les instigateurs d’une façon de vivre – « la voie de Caïn » – qui ignorait et violait les lois divines (Jude 11). Flavius Josèphe, historien juif du premier siècle, écrivit que Caïn développa une société basée sur les rivalités et les pillages, et qu’il conduisit l’humanité dans la mauvaise voie (voir Antiquities of the Jews, 1 :1 :1-2). Nimrod – le fondateur des villes dans la plaine de Schinear (en Mésopotamie) et en Assyrie – perpétua cette forme de civilisation violente, ce qui explique pourquoi ces premières villes étaient entourées d’immenses fortifications. La Bible révèle aussi que l’architecture impressionnante de ces premières villes est l’œuvre de la vanité humaine – et non pas parce que les êtres humains se sont améliorés (Genèse 11 :1-4). Bien que les érudits modernes reconnaissent que « l’invention des villes [l’urbanisme] est peut-être l’un des héritages les plus durables de Mésopotamie » (Leick, page xiv), il n’est pas surprenant (d’après ce que révèle la Bible) que les grands problèmes liés à l’urbanisation provenant de ces villes, car leurs fondateurs rejetèrent sciemment les instructions divines (voir Psaume 127 :1 ; Habakuk 2 :12).

Les Grecs et les Romains adoptèrent le principe du quadrillage et l’architecture monumentale des premières villes mésopotamiennes – et, lorsque cela était nécessaire, les impressionnants murs de défense. Mais, à mesure que les villes prirent de l’ampleur, apparurent des problèmes liés aux nuisances sonores, à l’encombrement, à la surpopulation et aux maladies. Il en fut de même au Moyen Âge, lorsque les populations s’entassaient à l’intérieur des villes fortifiées pour échapper aux pillards. Manquant d’installations sanitaires adéquates, et ignorant les causes des maladies, les villes médiévales devinrent des lieux propices aux épidémies de choléra, de typhoïde et de peste, qui décimèrent la moitié des gens en Europe. Les populations rurales dispersées résistèrent beaucoup mieux à ces épidémies. Malheureusement, les maladies infectieuses sont toujours un problème majeur, aujourd’hui, dans les bas quartiers surpeuplés et dans les zones urbaines frappées par la misère.

Comme nous allons le voir, bon nombre de ces problèmes urbains auraient pu être évités, si les fondateurs de ces villes avaient suivi les directives bibliques concernant la construction des colonies humaines, au lieu d’utiliser les modèles de ville créés par Caïn et ses descendants. Dieu déclare clairement : « Si tu obéis à la voix de l’Éternel, ton Dieu, en observant et en mettant en pratique tous ses commandements […] tu seras béni dans la ville. » Mais, si nous préférons ignorer ou désobéir à Ses instructions, « tu seras maudit dans la ville » (Deutéronome 28 :1-3, 15-16). Cependant, quelle sorte d’instructions au sujet de la configuration des villes trouvons-nous dans la Bible – et en quoi ces instructions ont-elles un lien avec les chrétiens et l’Évangile ?

Les directives bibliques

Contrastant fortement avec le récit babylonien de la création, la Bible révèle que Dieu plaça le premier couple dans un jardin – dans un contact étroit avec la nature – entouré par des arbres, des rivières et des créatures vivantes. Alors que les détracteurs écartent ce récit biblique comme un mythe, Dieu révèle, en fait, une vérité importante sur l’habitat le mieux approprié aux êtres humains. Des recherches modernes ont découvert que le contact avec la nature a des valeurs thérapeutiques et fortifiantes ! De nombreuses études révèlent que, dans un hôpital, les patients qui voient par leur fenêtre un décor naturel (arbres, lacs, etc.) récupèrent plus vite que ceux qui ne voient que des murs ou des bâtiments ; de même, les étudiants se sentent plus détendus après leurs examens, et les employés sont moins stressés et ont moins de problèmes de santé lorsqu’ils sont exposés à un environnement naturel (New England Journal of Medicine, page 737, 14 septembre 1955). Les chercheurs ont remarqué que « la plupart des conditions les plus efficaces, pour récupérer de la fatigue et du manque d’attention, implique un environnement naturel » – arbres, cascades, lacs, fleurs (American Journal of Public Health, septembre 2003, page 1486 ; voir aussi, The Experience of Nature et With People in Mind par Kaplan). Il s’avère que l’absence de ces cadres naturels dans les régions urbanisées – caractérisées par les embouteillages, les panneaux d’affichages et les immeubles surpeuplés – joue un rôle important dans la fatigue mentale, qui éclate en fureur sur la route et en violences domestiques.

Une autre directive biblique recommande l’aménagement d’un espace ouvert adéquat, pour éviter les conséquences du surpeuplement. La Bible nous avertit : « Malheur à ceux qui ajoutent maison à maison, et qui joignent champ à champ » (Ésaïe 5 :8). Bien qu’il soit techniquement réalisable, et économiquement avantageux, d’entasser les gens les uns sur les autres, et les uns à côté des autres, ce genre de logements peut générer des tensions physiques et émotionnelles. Proverbe 25 :17 nous recommande : « Mets rarement le pied dans la maison de ton prochain, de peur qu’il ne soit rassasié de toi et qu’il ne te haïsse » – mais cela est impossible lorsque les gens vivent dans des habitations très rapprochées les unes des autres. Dans les régions urbaines surpeuplées, il n’est pas rare que des gens montent le volume de la radio pour gêner leurs voisins – ou qu’ils aient d’autres comportements similaires – simplement parce qu’un principe élémentaire a été violé dans la conception de l’environnement urbain.

La Bible contient des directives sanitaires extrêmement importantes, lorsqu’un grand nombre de personnes vivent ensemble. Il y a plus de trois mille ans, Moïse écrivit que les excréments humains devaient être enterrés hors du camp (Deutéronome 23 :12-14). Ce principe fondamental empêche la propagation de maladies infectieuses dangereuses. Mais il fut souvent ignoré, comme au Moyen Age, lorsque les ordures et les eaux usées étaient simplement déversées dans les rues – et les gens mouraient comme des mouches parce que les principes bibliques fondamentaux n’étaient ni enseignés, ni suivis.

Aujourd’hui, l’expansion sans précédent de l’urbanisation dévore et détruit de vastes régions de l’environnement naturel. La terre agricole précieuse disparaît pour laisser place aux parkings. Les pâturages sont couverts par les banlieues. Des plantes et des d’animaux sauvages sont en voie d’extinction, parce leur environnement naturel et leur habitat sont détruits. Pourtant, il y a longtemps, Dieu ordonna aux premiers êtres humains de « prendre soin et garder » l’environnement (Genèse 2 :15). Lorsque Dieu donna aux êtres humains la domination sur la terre (c’est-à-dire la responsabilité de diriger, d’administrer, de développer et d’embellir), ils devaient utiliser les ressources naturelles avec sagesse et prudencecomme des intendants de la création (Genèse 1 :28-29). L’exploitation massive et la destruction de l’environnement naturel, pour construire des villes de plus en plus grandes, sont une marque de mépris envers les instructions divines. L’implantation des colonies devrait s’intégrer dans l’environnement, et pas le dominer ou le détruire (voir Design with Nature, McHarg).

La plupart des problèmes urbains résultent de l’absence de décisions réfléchies et d’un plan général pour contrôler le développement et la croissance des villes. Les Écritures révèlent que Dieu avait prévu que les êtres humains gèrent l’avenir en planifiant avec sagesse. Proverbe 6 :26 nous recommande : « Considère le chemin par où tu passes », et 1 Corinthiens 14 :33 nous informe que « Dieu n’est pas un Dieu de désordre ». Dans le camp d’Israël, Dieu ordonna à Moïse de disposer les douze tribus dans un ordre spécifique autour d’un point central, le Tabernacle (Nombres 2-4). Le camp d’Israël (composé de près d’un million de personnes) était, en réalité, une ville bien organisée, largement plus grande que les premières villes en Mésopotamie. Mais pourquoi ces principes de l’Ancien Testament auraient un intérêt quelconque, pour les chrétiens modernes ?

Une dimension oubliée

Beaucoup de gens sont familiers avec l’enseignement de Jésus, qui nous demande d’aimer notre prochain – et le principe d’avoir une « vie plus abondante » (Jean 10 :10). Mais le véritable message de Jésus est « l’Évangile du royaume de Dieu » (Marc 1 :14-15), où les saints (les chrétiens convertis) régneront sur cette terre avec Jésus-Christ, pendant mille ans – le Millénium (Apocalypse 20 :4-6). Ce message imprègne toute la Bible (voir Daniel 2 :44 ; 7 :27 ; Apocalypse 1 :6 ; 5 :10 ; 11 :15-18). Jésus a dit à Ses douze disciples qu’ils régneraient sur les douze tribus d’Israël, dans ce futur Royaume (Matthieu 19 :28). Il déclara, dans une parabole, que les chrétiens qui apprennent à mettre en pratique les lois divines recevront, comme récompense, autorité sur des villes dans Son Royaume (Luc 19 :11-19).

Les prophètes de l’Ancien Testament répètent souvent que les villes seront reconstruites et habitées, dans le Royaume à venir. Amos déclare : « Voici, les jours viennent […] Je ramènerai les captifs de mon peuple d’Israël ; ils rebâtiront les villes dévastées et les habiteront » (Amos 9 :13-14 ; voir aussi Ésaïe 61 :4 ; Jérémie 33 :7 ; Ézéchiel 36 :10). Le retour des Juifs d’une captivité babylonienne, en l’an 586 av. J.-C., et les colonies juives actuelles dans la nation moderne d’Israël, ne représentent que des accomplissements partiels de ces prophéties. Ces prophéties parlent d’un temps où les douze tribus d’Israël seront de retour et rebâtiront les villes dans les terres que Dieu leur avait données. Cette époque – le Royaume de Dieu à venir – n’est pas encore arrivée !

Lorsque les critiques méprisent l’interprétation littérale de ces versets, et lorsque les théologiens libéraux spiritualisent ces prophéties au rang d’analogies et de métaphores, ils ignorent les véritables croyances des chrétiens du premier siècle – qui furent enseignés par les apôtres ! L’historien Edward Gibbon décrit les croyances de l’Église primitive : « L’ancienne doctrine populaire du Millénium était intimement associée à la seconde venue du Christ […] le Christ, avec la milice triomphante des saints […] régnerait sur cette terre […] L’assurance d’un tel Millénium fut soigneusement inculqué par les pères depuis Justin Martyr et Irénée, qui avaient parlé avec les descendants immédiats des apôtres […] il semble avoir été le sentiment dominant des croyants orthodoxes » (The Declin and Fall of the Roman Empire, chapitre 15). Mais, comme l’explique Gibbon, cet enseignement passionnant sur le Royaume de Dieu à venir fut progressivement remplacé par de faux enseignements ! Gibbon écrit : « La doctrine du règne du Christ sur la terre, traitée d’abord comme une allégorie sérieuse, fut ensuite considérée douteuse et inutile, pour être finalement rejetée comme l’invention absurde d’hérésie et de fanatisme » (Ibid.). C’est pourquoi peu de personnes, aujourd’hui, ont connaissance que les Écritures parlent de la reconstruction des villes dans le Monde de Demain – c’est une dimension oubliée de l’Évangile !

Préparer un peuple

La mission que Jésus-Christ donna à l’Église qu’Il fonda n’est pas seulement celle de prêcher l’Évangile du Royaume de Dieu à venir, mais aussi celle de « préparer au Seigneur un peuple bien disposé » (Luc 1 :17). Les chrétiens qui croissent spirituellement, et qui apprennent à mettre en pratique les lois divines, régneront avec Jésus-Christ pendant le Millénium – le Royaume de Dieu à venir (Apocalypse 5 :10). Une partie de leur travail consistera à surveiller la reconstruction des villes dans le Monde de Demain. Cela imposera de retrouver les véritables valeurs agricoles dans le cadre urbain, et de tirer les leçons de l’Histoire, afin que les villes deviennent des lieux où il est possible d’y vivre et d’y travailler.

Il existe de nombreux livres utiles sur les sujets de la planification régionale et des projets urbains, ainsi que de nombreux exemples, positifs et négatifs, à observer et à étudier. Le philosophe grec Platon exposa sa vision de la ville idéale, dans The Republic. En 1573, Philippe II d’Espagne formula des directives d’urbanisme – Laws of the Indies – pour l’installation des nouvelles colonies aux Amériques. Dans les années 1820, Robert Owen dessina et fit bâtir un modèle d’installations industrielles à New Lankar, sur les rives de la rivière Clyde, en Écosse, cherchant à rectifier la plupart des problèmes liés à la Révolution Industrielle. Le village de New Lanark a été restauré, et peut être visité aujourd’hui. Le concept des « citées-jardins » d’Ébenezer Howard (dans les années 1890) influença la conception des nouvelles villes bâties en Angleterre et dans les autres pays. Le prince Charles joua un rôle influant dans le développement de Poundbury (une communauté organisée près de Dorchester, dans le sud de l’Angleterre), où se côtoient les habitations et les locaux commerciaux. Poundbury incorpore les principes d’urbanismes élaborés dans le livre du prince Charles A Vision for Britain.

Aujourd’hui, beaucoup de villes reconnaissent la nécessité de restaurer les quartiers, de revitaliser les bords de mer et les centres-villes, et de reconstruire des systèmes de transport en commun efficaces. De plus en plus de personnes chargées de la planification urbaine comprennent la nécessité de créer des villes plus accueillantes pour les gens, plus belles, avec des sentiers pédestres et un contact avec la nature – mais le fléau de l’expansion urbaine, et le développement des bas quartiers continuent de se répandre, de par le monde.

Dieu nous révèle un avenir bien meilleur dans les pages de la Bible. Le retour de Jésus-Christ sur la terre introduira de remarquables changements. Pour les chrétiens qui croient à la Bible, qui prennent soin des autres et qui veulent améliorer la façon de vivre de millions de gens, il est temps qu’ils se préparent maintenant. Prenez le temps d’étudier les principes bibliques relatifs aux colonies humaines. Apprenez tout ce qu’implique une bonne planification des villes qui correspondent aux besoins des êtres humains, et qui sont conçues en harmonie avec la nature. Ce faisant, vous apprendrez dès aujourd’hui une dimension essentielle de ce que feront les disciples du Christ – qui participeront à une dimension oubliée de l’Évangile – qui bâtiront des villes dans le Monde de Demain !

 

L’avenir prophétisé

Les prophéties bibliques nous donnent un bref aperçu passionnant des villes de demain. Les colonies humaines, dans le Royaume de Dieu, sont décrites comme des « villes sans murailles » (Ézéchiel 38 :11-12). La surveillance et la protection des communautés et des habitations ne seront plus nécessaires dans un monde qui vivra en paix (Ésaïe 2 :4). Les murs de la ville seront gênants « à cause de la multitude d’hommes et de bêtes qui seront au milieu d’elle » (Zacharie 2 :4). Les prophéties de Michée 4 :3-4, « de leurs glaives ils forgeront des hoyaux, et de leurs lances des serpes […] Ils habiteront [ils s’assiéront] chacun sous sa vigne et sous son figuier », suggèrent que la politique qui sera menée dans le Millénium encouragera le retour à la terre – inversant la migration urbaine qui commença lors de la Révolution Industrielle. Ces versets qui font mention à la propriété privée montrent que les responsabilités personnelles peuvent jouer un rôle important dans le maintien de la qualité de l’environnement urbain et rural.

De nombreux passages dans les Écritures signalent que les villes de demain seront conçues en fonction des besoins des gens, et non pas selon le trafic routier. Zacharie a prédit : « Des vieillards et des femmes âgées s’assiéront encore dans les rues de Jérusalem […] Les rues de la ville seront remplies de jeunes garçons et de jeunes filles, jouant dans les rues » (Zacharie 8 :4-5). Le prophète décrit ici une ville où seront aménagés des espaces publics agréables – des places et des promenades piétonnes où les gens pourront se plonger dans un environnement agréable. Des villes conçues pour faciliter la marche, font de la prévention contre les maladies et contribuent à une meilleure santé des êtres humains, et l’accent sera mis là-dessus, dans le Royaume de Dieu (Ésaïe 35 :5-6). Les prophéties décrivant des enfants qui jouent avec les animaux (lions, agneaux, panthères, loups et vaches) nous font comprendre que les habitations seront bâties à proximité de jardins publics, de parcs et de couloirs empruntés par les animaux sauvages, incorporés dans la planification urbaine (Ésaïe 11 :6-9). Cela découragera de « joindre maison à maison », et donnera un espace ouvert dans les colonies humaines. Cela fournira aussi un contact étroit avec la nature, important pour la santé mentale comme le mentionne la Bible (Psaume 23 :1-3).

Jérusalem sera la capitale mondiale de la religion, du gouvernement et de l’éducation (Ésaïe 2 :2-4 ; Zacharie 8 :3, 23 ; 14 :4-21), mais elle deviendra aussi une ville modèle pour le monde. Un fleuve sortira de la ville et une végétation luxuriante poussera sur ses rives (Ézéchiel 47 :12). Jérusalem sera connue comme « un séjour [une habitation] tranquille » et la « ville de Dieu » (Ésaïe 33 :20 ; Psaume 48). Dieu n’est pas l’auteur de la confusion ni de la laideur, mais de la paix et de la beauté. Il y aura aussi des grands axes de communication reliant les principales régions de la terre (Ésaïe 19 :23-25 ; 35 :8 ; 40 :3-5). Et, il est logique que ces axes soient intégrés dans la planification régionale, et conçus pour mettre en valeur l’environnement aussi bien que les facilités des transport.

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