La résurrection du paganisme

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Comment interpréter l’intérêt grandissant des gens pour la sorcellerie, la magie et le néo-paganisme ?


Un jeune garçon, cherchant à se faire de nouveaux amis, fait des incantations pour devenir populaire. Un adolescent, cherchant à calmer une relation tumultueuse, prie la « déesse-mère » pour l’aider. Un homme d’affaires surmené, espérant échapper à la pression, se retire en forêt pour entrer en contact avec d’anciennes divinités tribales, dans le but d’être délivré de son stress.

En quoi ces individus ont-ils quelque chose de commun ? Ils sont les victimes d’une tendance – la résurrection des croyances et des pratiques païennes – qui se répand en Amérique du Nord, au Royaume-Uni, en Europe occidentale, en Australie et dans d’autres nations « occidentalisées », chose qui, auparavant, aurait été impensable dans ces mêmes pays. Déçus par le vide de notre société matérialiste, les gens se tournent vers les religions non chrétiennes et non traditionnelles, pour obtenir des réponses aux questions fondamentales qu’ils se posent : Quel est le but de la vie ? Qui est Dieu ? Quelles sont Ses caractéristiques ? Que se passe-t-il après la mort ?

Beaucoup de gens ne considèrent plus que la religion de la Bible soit une option valable. Ils « ne recherchent plus la paix de l’âme dans les bras du christianisme […] Actuellement, les formes de spiritualité les plus populaires sont celles qui sont associées à l’occultisme, au néo-paganisme et à la divination » (Fantasy and Your Family, Abanes, pages 108-109. C’est nous qui traduisons tout au long de cet article). Chose ironique, la Bible a prédit depuis longtemps la montée actuelle du paganisme et elle nous a mis en garde contre ce qu’il en adviendrait. Nous devons comprendre la signification de cette tendance, ainsi que ses conséquences.

L’importance de cette résurrection

Presque tout le monde a entendu parler des albums de « Harry Potter », qui décrivent les aventures fantasmagoriques d’un jeune pensionnaire d’une école de magie et de sorcellerie. Les livres de l’auteur J. K. Rowling ne représentent que la partie la plus visible de tout ce qui a été publié ou produit récemment en tant que films sur la sorcellerie et le néo-paganisme. Quoique beaucoup de parents et d’enseignants fassent l’éloge des livres de « Potter », afin d’encourager les jeunes écoliers à la lecture, il est manifeste que le jeune lecteur est vite attiré par autre chose. En fait, un nombre incalculable d’admirateurs de Potter « commence à s’informer du moyen d’apprendre à pratiquer la sorcellerie et à devenir un authentique magicien pour ressembler à leur héros […] les adeptes du Wicca et autres pratiques occultes […] voient d’un bon œil la série des Harry Potter qui agit comme un excellent outil de recrutement » (Abanes, xi). Un site Internet dédié au néo-paganisme proclame avec enthousiasme : « C’est une bonne chose de constater que les meilleures séries d’albums, vendus dans le monde, réhabilitent les récits mettant en scène des magiciens et des sorciers » (Ibid.,page 133). Des commentateurs notent également que la sorcellerie est « la religion qui monte le plus en Amérique », et que « près de 10 millions d’Américains achètent régulièrement des publications d’inspiration néo-païenne » (Ibid.,page 117).

Ces dernières années, le Wicca et le néo-paganisme ont acquis une audience surprenante au sein des Églises nommément « chrétiennes », là où l’on n’aurait jamais pensé que soient tenus des séminaires sur l’astrologie, la cartomancie, la divination et le culte des divinités. « Un certain nombre de sorciers et d’officiants du néo-paganisme sont actuellement des pasteurs confirmés de grandes dénominations religieuses. Il s’agit d’un phénomène sans précédent dans l’histoire du christianisme » (Abanes, page 265). Le Wicca et le néo-paganisme ont également fait un bond, en terme de popularité, sur quelques campus universitaires dont certains qui revendiquent leur appartenance à une dénomination « chrétienne ». Un professeur, qui s’autoproclame sorcière lesbienne féministe, « est le fer de lance d’une campagne destinée à transformer, ni plus ni moins, le christianisme en néo-paganisme, religion, vouée au culte des divinités » (Ibid., page 269).

Depuis un certain temps, les États-Unis, quoique fondés par des individus inspirés par les principes bibliques, se sont laissés influencer par le paganisme. Comme l’écrivit l’auteur juif Don Feder, l’Amérique « n’est plus une nation chrétienne (ou judéo-chrétienne) […] animée par l’éthique biblique, insistant sur les valeurs de l’honnêteté, du dur labeur, de l’intérêt d’autrui et de l’autodiscipline. Au contraire, nous avons développé une sorte de culture canaanite (l’hédonisme sans frein, les prostitutions rituelles, les sacrifices d’enfant et l’immoralité de Sodome) que mes ancêtres avaient connu au plus bas de l’histoire de la morale […] Une nation peut opter pour un seul Dieu, ou pour un grand nombre. Les nôtres sont de plus en plus polythéistes […] Les dieux de l’Amérique de la fin du vingtième siècle comprennent les doctrines de l’autonomie radicale, les droits absolus de divorcer de ses engagements, la confusion des sexes, l’expression individuelle qui n’admet rien qui puisse la contredire, le relativisme moral et la licence sexuelle » (À Jewish Conservative Looks at Pagan America, pages 10-11). Notant que « les idées produisent des effets » (Ibid.,page 12), Feder fait observer que l’intérêt naissant pour la sorcellerie, l’occultisme et le néo-paganisme est directement en rapport avec les tendances politiques, philosophiques et morales – depuis le féminisme radical jusqu’à l’hédonisme sans frein – et que cela défie les valeurs traditionnelles américaines.

L’histoire est identique au Royaume-Uni, où « le Wicca est devenu la religion qui croît le plus rapidement » (Abanes, page 159). Le paganisme est même aux premières loges dans la plus ancienne université d’Écosse, à l’université St. Andrew, fondée en 1413 et longtemps considérée comme le centre principal de la religion écossaise. Des officiels de l’université ont accepté d’accorder à la Société Païenne de St. Andrew des droits égaux pour accéder aux bâtiments du collège, ainsi que la garantie d’être autorisée à accomplir ses rites sur le campus, en dépit des objections qui qualifiaient cela « de preuve supplémentaire que l’agenda des droits de l’homme et de l’égalité était insensé » (The Times, 14 juin 2006).

Des journaux relatent l’histoire d’un vicaire britannique unitarien qui partage son temps comme druide et qui célèbre les anciennes fêtes païennes « au clair de lune ». À travers le Royaume-Uni, des sites Internet sont pleins de calendriers de fêtes de sorcellerie qui se tiennent en Angleterre, en Écosse et au Pays de Galles depuis que la résurrection du paganisme a commencé à se répandre en Grande-Bretagne et ailleurs.

Les raisons de cette résurrection

Plusieurs facteurs importants alimentent la résurrection du paganisme. Pour faire face à un monde sous pression et plein de problèmes, de plus en plus d’individus cherchent une échappatoire dans l’univers imaginaire créé par notre société du divertissement. Les programmes télévisés, mettant en scène des sorciers astucieux et séduisants, valorisent l’image de la sorcellerie ; de ce fait, le succès phénoménal des films et des romans de Harry Potter continue d’alimenter un intérêt croissant pour la sorcellerie et l’occultisme.

Ces divertissements à la mode ont commencé avec des nouvelles habitudes sociales, qui se sont mises à altérer le paysage intellectuel et spirituel de notre époque. Tout particulièrement depuis les années 1960, des réformateurs sociaux et radicaux ont prêché un évangile du « faites le comme vous le pensez » – satisfaites vos sens comme vous le souhaitez, autant que cela vous semble bon et juste. Cette approche est conforme au principe de base du Wicca, qui n’admet pas d’absolu – qui ne fixe pas de norme pour ce qui est vrai ou ce qui est faux – et qui refuse tout standard immuable du bien ou du mal (Abanes, pages 113, 142). L’intérêt populaire pour la sorcellerie et le culte émergeant d’une « déesse-mère » peuvent être considérés comme « la prochaine étape après le féminisme » (Ibid., page 130). Tout comme le mouvement féministe défia une société dominée par les hommes, la mise en évidence de sorcières et le culte d’une déesse-mère sont un défi direct contre ce que certains perçoivent comme la religion à domination masculine, tournée vers « Dieu le Père ».

En cette époque où tant d’individus se rendent compte de la banqueroute morale et intellectuelle du matérialisme moderne, les religions « traditionnelles » ne sont plus une destination attractive pour ceux qui ont besoin de s’accomplir spirituellement. Au contraire, les gens se tournent vers le paganisme et l’occultisme. Les Églises traditionnelles ont constaté la défection massive de millions de leurs membres, au cours des dernières décennies. Dans notre société où rien ne nous permet de faire bouger les choses, certaines personnes se tournent vers la sorcellerie et les enchantements dans l’espoir de pouvoir contrôler leur vie et celle des autres. D’autres, se sentant déconnectées de la société, se tournent vers le néo-paganisme pour « être en harmonie » avec l’esprit de l’univers (Ibid., page 130).

La résurrection du paganisme moderne devient un phénomène inquiétant en pleine expansion. Mais cela n’est pas grand-chose à comparer aux nombreuses autres coutumes païennes, qui sont présentes partout, y compris dans les religions du monde, et que presque tout le monde accepte !

Souvenirs du paganisme

Quoi qu’il soit aisé de voir les dangers de la sorcellerie et la stupidité du culte païen de la nature, beaucoup de gens répugnent à s’interroger à propos de leurs propres traditions religieuses. Aujourd’hui, seule une minorité comprend que les rites et les festivités païennes sont à l’origine d’un grand nombre de fêtes traditionnelles de nos nations occidentales. Des milliards de prétendus chrétiens considèrent que les Pâques sont la fête la plus importante de l’année. Cependant, la littérature non chrétienne vénère également les Pâques comme « la plus importante fête lunaire de l’année païenne », car elle commémore « la célébration printanière de la déesse Eostre ou Ostara » à l’époque de l’équinoxe de printemps, lorsque les heures au jour commencent à dépasser celles des ténèbres (The Pagan Book of Days, Pennick, page 11).

Quelques recherches vous permettront d’apprendre que « Ostera était la déesse païenne germanique […] de la fertilité et de la renaissance », et que « pour trouver les origines de la célébration chrétienne des Pâques, il suffit de savoir ce que représente Ostera » – associée aux œufs et aux lapins symbolisant la fertilité et la renaissance (Celebrate the Earth : À Year of Holidays in the Pagan Tradition, Cabot, page 113). Dans les pays anglo-saxons, la fête des Pâques se traduit par « le mot “Easter”, qui n’est pas une expression chrétienne […] le mot vient du nom d’une déesse païenne – la divinité du printemps. Easter est la forme plus moderne d’Ishtar […] un autre nom pour la Sémiramis babylonienne » (Babylon Mystery Religion, page 152).

Dans les pays protestants, peu de gens semblent réaliser que « les célébrations d’Halloween sont une réplique moderne de la fête païenne qui commémore la mort et les défunts » (Pennick, page 19). La Fête de la Mort – appelée Samhain – tombe le 1er novembre, marquant le début de l’hiver et la période au cours de laquelle les païens pensaient pouvoir communiquer avec les esprits des défunts. Dans les pays catholiques, ces fêtes païennes continuent d’exister sous de nouveaux noms. Le 1er novembre est devenu la « Toussaint », qui célèbre les saints disparus, et le 2 novembre est la « Fête des morts » qui célèbre les âmes qui n’ont pas été élevées à la sainteté (Ibid., page 18).

Noël est « un fantastique amalgame de traditions religieuses anciennes et récentes, issues du paganisme, du zoroastrisme, du judaïsme, du culte de Mithra et du christianisme » (Pennick, page 133). Quoique le 25 décembre soit supposé célébrer l’anniversaire de la naissance du Christ, ni la date ni les traditions qui entourent cet événement n’ont un rapport quelconque avec Jésus-Christ, ou la religion de la Bible. Au contraire, les festivités de Noël « représentent l’ancien paganisme que le christianisme n’a pas réussi à éteindre » (Christmas Customs and Traditions, Miles, page 161). Le 25 décembre tombe approximativement au solstice d’hiver (le jour le plus court de l’année), et il était consacré depuis longtemps dans les religions païennes. « Dans la tradition romaine, c’était la fête du Sol Invictus, le Soleil Invaincu », et dans l’ancienne Égypte « on racontait que Nut, la déesse du ciel, avait donné naissance au soleil au solstice d’hiver » (Pennick, page 20). Les joyeuses salutations et les cadeaux traditionnels de Noël viennent de la fête romaine païenne Saturnalia saluées par des « Bona Saturnalia », et également du nouvel an romain – « Calends » – le 1er janvier associé à des comportements débridés (Pennick, page 139).

On pourrait se demander comment et quand les prétendus chrétiens ont commencé à observer le 25 décembre, en l’honneur de l’anniversaire de la naissance du Christ ?

Les historiens reconnaissent que la plus ancienne commémoration du 25 décembre, en tant qu’anniversaire supposé du Christ, « eut lieu à Rome, au milieu du cinquième siècle […] La première mention d’une fête de la nativité célébrée le 25 décembre se trouve dans un document romain, connu sous le nom de Calendrier Philocalien datant de 354 (apr. J.-C.) […] Noël se répandit de Rome à travers l’occident, avec la conversion des barbares » (Miles, pages 20-21). Bien entendu, la Bible ne fait aucune mention de la date anniversaire de la naissance du Christ. « La raison réelle du choix de ce jour (25 décembre) fut, plus que probablement, motivée par le fait qu’il correspondait à la fête païenne qui célébrait la renaissance du soleil » (Ibid., page 23).

Dans l’espoir d’encourager les païens à embrasser la foi catholique, le clergé chercha à adapter les coutumes païennes à leur religion, en leur attribuant de nouveaux noms. En 601 apr. J.-C., le pape Grégoire 1er encouragea Augustin de Canterbury à permettre aux païens anglo-saxons de conserver les aspects extérieurs de leurs anciennes fêtes, mais en leur donnant une autre signification (Miles, page 179). Comme la lettre du pape en témoigne : « Nous voyons distinctement, ici, tout l’esprit qui animait le conciliateur ecclésiastique » (Ibid.).

L’Histoire montre que l’Église catholique d’origine adopta et adapta les pratiques païennes populaires, en vue de répandre la foi « chrétienne » en « l’habillant de coutumes païennes qui couvraient un christianisme superficiel » (Ibid.,page 19). L’historien catholique Will Durant l’avoue, en écrivant : « Le christianisme n’a pas détruit le paganisme ; il l’a adopté […] Les mystères grecs vinrent se fixer dans l’impressionnant mystère de la messe. D’autres cultures païennes ont contribué au résultat syncrétiste. D’Égypte vinrent les idées de trinité divine […] l’adoration de la mère et de l’enfant, ainsi que la théosophie mystique qui fit le néo-platonisme et le gnosticisme et qui obscurcit la croyance chrétienne […] De Phrygie vint le culte de la grande mère […] Le christianisme a été la dernière grande création de l’ancien monde païen » (L’histoire de la civilisation, volume IX, page 240, Durant, Editions Rencontre, Lausanne 1963).

Mises en garde et dangers

Que pense Dieu de toutes ces tentatives humaines d’adapter et d’incorporer les coutumes païennes au christianisme ? Que révèlent les Écritures en ce qui concerne les pratiques divinatoires et le néo-paganisme ? La Bible rapporte que, lorsque les anciens Israélites quittèrent l’Égypte et qu’ils furent sur le point d’entrer dans la Terre Promise, Dieu les mit en garde : « Garde-toi de t’informer de leurs dieux et de dire : Comment ces nations servaient-elles leurs dieux ? Moi aussi, je veux faire de même. Tu n’agiras pas ainsi à l’égard de l’Éternel, ton Dieu ; car elles servaient leurs dieux en faisant toutes les abominations qui sont odieuses à l’Éternel […] Vous observerez et vous mettrez en pratique toutes les choses que je vous ordonne ; vous n’y ajouterez rien, et vous n’en retrancherez rien » (Deutéronome 12 :29-32).

Les Écritures rapportent également cet ordre divin : « Lorsque tu seras entré dans le pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne, tu n’apprendras point à imiter les abominations de ces nations-là. Qu’il n’y ait personne […] qui exerce le métier de devin, d’astrologue, d’augure, de magicien, d’enchanteur, personne qui consulte ceux qui évoquent les esprits ou disent la bonne aventure, personne qui interroge les morts. Car quiconque fait ces choses est en abomination à l’Éternel » (Deutéronome 18 :9-14). La Bible interdit clairement de tremper dans la divination, l’occultisme et l’idolâtrie, mais les Israélites ignorèrent ces instructions. Israël attira sur lui la colère de Dieu, parce que les gens « se livrèrent à la divination et aux enchantements, et ils se vendirent pour faire ce qui est mal aux yeux de l’Éternel, afin de l’irriter » (2 Rois 17 :17).

Certains veulent ignorer ces avertissements en prétendant qu’il s’agissait de choses anciennes, qui ne sont plus valables aujourd’hui. D’autre part, comment les magiciens seraient-ils mauvais lorsque « ne pas faire de tort » est le slogan des devins actuels et des médiums modernes, qui font preuve de compassion en aidant les gens à capter les messages de leurs chers disparus ? Et si une ancienne fête païenne coïncide avec les saisons et les cycles de la nature, qu’y a-t-il de mal ?

Toutefois, la Bible condamne ces pratiques à juste titre. Des livres, des films et des émissions de télévision mettant en scène des sorciers et des magiciens, aiguisent la curiosité et stimulent l’intérêt pour l’occultisme. La banalisation croissante du paganisme et de la sorcellerie aveugle et désensibilise les individus du mal et des dangers d’entrer en contact avec le monde des esprits. L’acceptation passive de la philosophie attirantedu Wicca, qui prône l’abstraction de tout absolu, est une séduction dangereuse. Adresser des incantations et prier la déesse-mère n’est que de l’idolâtrie – que Dieu considère comme un grave péché (voir 1 Samuel 15 :23 ; 1 Corinthiens 6 :9 ; Galates 5 :19-21 ; Apocalypse 21 :8). Continuer à pratiquer d’anciennes coutumes païennes, sous couvert de « christianisme », revient à perpétuer des pratiques destinées à honorer des dieux païens. Lorsque ces pratiques remplacent les fêtes que Dieu a instituées à perpétuité (voir Lévitique 23), les gens perdent de vue le Dieu réel et deviennent ignorants de Son plan et de Son dessein pour l’homme !

C’est pour cette raison que Dieu a mis en garde Son peuple, par l’intermédiaire de Ses prophètes : « Ne craignez pas les signes du ciel » (Jérémie 10 :2). À la lumière de ce qui se passe avec la résurrection du paganisme, et avec l’intérêt populaire croissant pour la divination – particulièrement parmi les jeunes des nations qui descendent de l’ancien Israël – il est important de tendre l’oreille aux avertissements prophétiques des Écritures. Il y a longtemps, Dieu avait averti Son peuple choisi en disant que « le malheur finira par vous atteindre, quand vous ferez ce qui est mal aux yeux de l’Éternel » (Deutéronome 31 :29). Dieu avait prédit un temps à venir au cours duquel Son peuple serait déloyal à Son égard : « Car ils ont engendré des enfants illégitimes » (Osée 5 :7). Un érudit biblique moderne dit que ce passage parle « d’une génération qui a grandi comme si Dieu lui était étranger » – ce qui correspond à la description de notre époque actuelle (Eerdman’s Bible Handbook, page 439).

Le prophète Jérémie dit également dans une prophétie valable de nos jours : « Vos pères m’ont abandonné […] Ils sont allés après d’autres dieux […] chacun suit les penchants de son mauvais cœur, pour ne point m’écouter », et Dieu poursuit : « Je vous transporterai de ce pays dans un pays que vous n’avez point connu » (Jérémie 16 :10-13). La Bible indique que pour avoir abandonné les instructions et les lois de Dieu, et pour s’être intéressé à la divination, à l’occultisme et à l’idolâtrie, les descendants modernes de l’ancien Israël en souffriraient les sévères conséquences (voir Jérémie 9 :12-16 ; Osée 8, 9, 10). La résurrection actuelle du paganisme est significative, car elle est symptomatique des conditions existant aux temps de la fin. Cela conduira à un châtiment de la part de Dieu avant le retour de Jésus-Christ. Nous devons tous prendre garde à ces avertissements prophétiques pendant qu’il est encore temps – et ne pas participer à cette résurrection du paganisme !

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