Obéissance ou grâce ?

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Certains individus disent : « Croyez et vous serez sauvés ! » Ils pensent que tout le reste est un faux « salut par les œuvres ». D’autres prétendent que certaines actions spécifiques vous permettent de « gagner » une meilleure place dans l’au-delà. Quelle est la vérité ? La réponse risque de vous surprendre !


Y a-t-il un conflit entre obéir à Dieu et accepter Sa grâce ? Lorsqu’Il accorde Sa grâce à un chrétien, demande-t-Il de faire quelque chose en plus ?

Dieu nous demande de nous repentir et de nous faire baptiser, mais qu’est-ce que « le salut par les œuvres » ? Bon nombre de prétendus chrétiens ne comprennent absolument pas le rôle de la grâce et de l’obéissance dans leur vie. Ils ne comprennent pas ce que la Bible enseigne réellement sur l’obéissance à Jésus-Christ et sur la signification du salut.

À un certain moment de votre vie, on vous a probablement posé cette question : « Êtes-vous déjà sauvé ? » Qu’avez-vous répondu ? Nous savons que tous ceux qui répondent à l’appel de Dieu, en se repentant sincèrement et en se faisant baptiser, seront pardonnés de tous leurs péchés et ils recevront le don du Saint-Esprit – cette puissance spirituelle qui leur permettra de vivre une vie nouvelle. Mais que signifie exactement répondre à l’appel de Dieu ?

Le jour de la Pentecôte en l’an 31 de notre ère, dans le premier sermon inspiré de l’Église du Nouveau Testament, l’apôtre Pierre parla devant des milliers de gens rassemblés à Jérusalem. Après les avoir convaincus de leur responsabilité dans la mort du Messie, Jésus-Christ, ils demandèrent à Pierre et aux autres apôtres : « Hommes frères, que ferons-nous ? » (Actes 2 :37).

Si effectivement ils n’avaient rien d’autre à faire que de « croire », c’était le moment idéal pour le leur annoncer. Pierre leur a-t-il dit cela ? Non ! Que leur a-t-il répondu ?

« Pierre leur dit : Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, pour le pardon de vos péchés ; et vous recevrez le don du Saint-Esprit » (Actes 2 :38).

Il leur annonça des nouvelles formidables – ils pouvaient être pardonnés de leurs péchés et recevoir le don du Saint-Esprit. Mais pour en bénéficier, il insista sur deux points – qu’ils se repentent et qu’ils soient baptisés.

Si vous aviez entendu l’apôtre Pierre, et si son discours vous avait attristé en découvrant votre part de culpabilité dans la mort du Christ, qu’auriez-vous fait alors pour vous faire pardonner et changer votre vie ? Auriez-vous répondu à Pierre : « Non, je ne me repentirai pas ! Je ne veux pas être baptisé ! Et je n’ai pas besoin de gagner mon salut ! » Dans ce cas-là, vous auriez aussi critiqué de nombreuses autres instructions.

Personne ne peut gagner son salut. Mais si vous désobéissez délibérément aux instructions divines, vous n’êtes pas converti, et vous ne vous êtes pas profondément repenti.

Comment a réagi la foule en ce jour de Pentecôte ? Les Écritures nous révèlent sa magnifique attitude.

« Ceux qui acceptèrent sa parole furent baptisés ; et, en ce jour-là, le nombre des disciples augmenta d’environ trois mille âmes. Ils persévéraient dans l’enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain, et dans les prières » (Actes 2 :41-42).

Ce jour-là, 3000 nouveaux chrétiens obéirent aux instructions divines – ils se repentirent et furent baptisés. Ils firent ce que Jésus demande à chaque chrétien : « Après que Jean eut été livré, Jésus alla dans la Galilée, prêchant l’Évangile de Dieu. Il disait : Le temps est accompli, et le royaume de Dieu est proche. Repentez-vous, et croyez à la bonne nouvelle » (Marc 1 :14-15).

Qu’est-ce que la repentance ?

Les instructions de l’apôtre Pierre étaient très simples – mais beaucoup de gens ne les acceptent pas aujourd’hui. Ils désirent être « sauvés » émotionnellement, mais ils ignorent le sujet très important de la repentance qui précède le baptême.

Qu’est-ce que la repentance ? Le mot grec traduit par le verbe « repentir » est metanoeo et signifie « changer son esprit ». Nous devons nous repentir de nos péchés – c’est-à-dire changer notre esprit pour voir le péché d’un autre œil. « Quiconque pratique le péché transgresse la loi, et le péché est la transgression de la loi » (1 Jean 3 :4). Lorsque vous transgressez l’un des Dix Commandements, vous péchez. L’apôtre Jacques précise : « Car quiconque observe toute la loi, mais pèche contre un seul commandement, devient coupable de tous. En effet, celui qui a dit : Tu ne commettras point d’adultère, a dit aussi : Tu ne tueras point. Or, si tu ne commets point d’adultère, mais que tu commettes un meurtre, tu deviens transgresseur de la loi. Parlez et agissez comme devant être jugés par une loi de liberté » (Jacques 2 :10-12).

Lorsque nous nous repentons de nos péchés, nous regrettons profondément d’avoir transgressé la loi divine. Nous n’avons plus une attitude hostile envers Dieu et Sa loi de liberté. Nous n’avons plus une attitude charnelle qui est inimitié contre la loi divine (cf. Romains 8 :7). Après notre repentance, nous cherchons à rester en harmonie avec la loi d’amour de Dieu – les Dix Commandements. La repentance apporte un profond changement dans notre façon de penser et un engagement à vivre de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. Comme l’a dit Jésus : « L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu » (Matthieu 4 :4).

La repentance est beaucoup plus que la prise de conscience du péché. La véritable repentance apporte un profond regret de nos péchés. Pensez à cette femme qui mouilla de ses larmes les pieds de Jésus (cf. Luc 7 :38). Voilà un exemple d’une repentance profonde.

Sachez qu’il existe aussi une tristesse selon le monde qui n’est pas la véritable repentance. Notez comment l’apôtre Paul décrivit la repentance des Corinthiens : « Je me réjouis à cette heure, non pas de ce que vous avez été attristés, mais de ce que votre tristesse vous a portés à la repentance ; car vous avez été attristés selon Dieu, afin de ne recevoir de notre part aucun dommage. En effet, la tristesse selon Dieu produit une repentance à salut dont on ne se repent jamais, tandis que la tristesse du monde produit la mort » (2 Corinthiens 7 :9-10).

Certains criminels expriment de la tristesse selon le monde, ils affirment regretter leurs crimes (ou leurs péchés), mais dans leur for intérieur ils pensent : « Je suis malheureux d’avoir été attrapé. Je suis désolé de me sentir coupable et de payer l’amende de mon crime. Mais si j’ai l’occasion d’en commettre un autre, je le ferai. » Il n’y a pas que les criminels qui ont ce genre de regrets selon le monde. Beaucoup de personnes adonnées à des comportements malsains et opprimants – péchés sexuels, consommation de drogues ou abus d’alcool – peuvent ressentir une sorte de tristesse et regretter les conséquences de leurs actes. Mais sans un profond changement dans leur cœur et dans leur conduite, leurs péchés incessants les conduiront tout droit vers la mort ! Car la tristesse selon le monde mène à la mort !

En revanche, la tristesse selon Dieu – la véritable repentance – apporte un fruit bien différent et meilleur. Les Écritures nous en décrivent les caractéristiques : « Et voici, cette même tristesse selon Dieu, quel empressement n’a-t-elle pas produit en vous ! Quelle justification, quelle indignation, quelle crainte, quel désir ardent, quel zèle, quelle punition ! Vous avez montré à tous égards que vous étiez purs dans cette affaire » (2 Corinthiens 7 :11).

Penser et agir différemment !

Ceux qui se repentent sincèrement pensent et agissent différemment. Ils sont diligents dans leur engagement de changer leur façon de vivre ! Ils opèrent des changements impressionnants par la grâce qu’ils ont reçue. Vous souvenez-vous de la réponse de Jean-Baptiste aux pharisiens et aux sadducéens qui venaient vers lui pour être baptisés ? « Les habitants de Jérusalem, de toute la Judée et de tout le pays des environs du Jourdain, se rendaient auprès de lui ; et, confessant leurs péchés, ils se faisaient baptiser par lui dans les eaux du Jourdain. Mais, voyant venir à son baptême beaucoup de pharisiens et de sadducéens, il leur dit : Races de vipères, qui vous a appris à fuir la colère à venir ? Produisez donc du fruit digne de la repentance » (Matthieu 3 :5-8).

Si nous continuons à vivre dans le péché, sans rien changer dans notre attitude ou dans notre vie, il n’y a pas de véritable repentance. Le roi David confessa son péché dans le Psaume 51. Lisez ce Psaume en entier, et vous comprendrez plus profondément la signification de la repentance. Vous remarquez qu’il ne demanda rien en compensation de sa « justice » ! Car la justice de David signifiait pour lui l’amende de la mort. « Le salaire du péché, c’est la mort » (Romains 6 :23) ! Mais David implora la miséricorde divine avec une attitude repentante : « Ô Dieu ! aie pitié de moi dans ta bonté ; selon ta grande miséricorde, efface mes transgressions ; lave-moi complètement de mon iniquité, et purifie-moi de mon péché » (Psaume 51 :3-4).

Il reconnaissait son péché ! Il pria sincèrement pour que Dieu le purifie. Avez-vous déjà prié ainsi ?

« Car je reconnais mes transgressions, et mon péché est constamment devant moi. J’ai péché contre toi seul, et j’ai fait ce qui est mal à tes yeux, en sorte que tu seras juste dans ta sentence, sans reproche dans ton jugement » (versets 5-6).

Était-ce « seulement » contre l’Éternel que David avait péché ? Il avait commis l’adultère avec Bath- Schéba, et il avait envoyé son mari Urie, qui était soldat, se faire tuer sur la ligne de front. Il avait aussi péché contre ces gens-là, car Dieu avait ordonné : « Tu ne tueras point. Tu ne commettras point d’adultère » (Exode 20 :13-14). David avait péché contre le Législateur et il se trouvait sous l’amende de la mort prononcée par Dieu.

La repentance du roi David est un bel exemple pour nous tous. Nous devons développer cette attitude humble et contrite. « Les sacrifices qui sont agréables à Dieu, c’est un esprit brisé : Ô Dieu ! tu ne dédaignes pas un cœur brisé et contrit » (Psaume 51 :19).

Le droit de pécher ?

Après nous être profondément repentis, comme le fit David, nous demandons le baptême conformément aux instructions du Christ. Nous sommes alors pardonnés de tous nos péchés passés et prêts à marcher en nouveauté de vie. Comment devrions-nous ensuite répondre au pardon immérité et à la grâce que Dieu nous accorde ? « Que dirons-nous donc ? Demeurerions-nous dans le péché, afin que la grâce abonde ? Loin de là ! Nous qui sommes morts au péché, comment vivrions-nous encore dans le péché ? » (Romains 6 :1-2). Un chrétien engendré, qui vient d’être pardonné par Dieu et de recevoir Sa grâce (Son pardon non mérité), peut- il continuer à transgresser Sa loi et à Lui désobéir ? L’apôtre Paul est catégorique : « Loin de là ! » C’est indiscutable. Nous ne pouvons pas continuer à désobéir délibérément à Dieu et recevoir le don du salut ! Paul devait faire face à de faux chrétiens qui enseignaient – comme beaucoup aujourd’hui – que par la grâce on peut continuer à vivre dans le péché !

Jude aussi condamna cette approche non biblique de la grâce. « Car il s’est glissé parmi vous certains hommes, dont la condamnation est écrite depuis longtemps, des impies, qui changent [pervertissent] la grâce de notre Dieu en dérèglement [en permettant l’immoralité], et qui renient notre seul maître et Seigneur Jésus-Christ » (Jude 4). André Chouraqui traduit la fin de ce passage comme suit : « Des sans-ferveur, qui changent en débauche le chérissement d’Elohîm et nient notre seul maître et Adôn Iéshoua‘. »

Combien de soi-disant chrétiens agissent encore ainsi aujourd’hui ? La conduite de ceux qui pervertissent la grâce de Dieu signifie : « Nous sommes libres de transgresser les Dix Commandements ; nous n’avons pas besoin d’obéir à Dieu ni de garder Ses commandements ! » C’est faux ! Cette forme de rébellion est charnelle, ce n’est pas la conversion ! Les chrétiens convertis reconnaissent l’obéissance aux commandements comme un acte d’amour. Les quatre premiers commandements nous expliquent comment aimer Dieu, et les six derniers comment aimer notre prochain. Jean a écrit : « Car l’amour de Dieu consiste à garder ses commandements. Et ses commandements ne sont pas pénibles » (1 Jean 5 :3).

Comme le déclare avec puissance l’apôtre Paul, nous ne pouvons pas être sous la grâce et continuer à vivre dans le péché. Aucun véritable chrétien repentant ne souhaite rester dans le péché et prétendre être sous la grâce. Paul explique que le véritable chrétien « ensevelit son égo » lors du baptême : « Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Jésus-Christ, c’est en sa mort que nous avons été baptisés ? Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie » (Romains 6 :3-4). Cet « enterrement » est symbolisé par l’immersion totale dans l’eau du pécheur qui se repent.

Le Saint-Esprit

Nous ne pouvons pas croître spirituellement sans l’Esprit de Dieu. Dieu donne Son Saint-Esprit au pécheur repentant, après son baptême.

Il veut que nous développions une foi active, que nous Lui fassions entièrement confiance et que nous obéissions à tout ce qu’Il nous demande de faire. Jésus mit en garde Ses disciples : « Pourquoi m’appelez- vous Seigneur, Seigneur ! et ne faites-vous pas ce que je dis ? » (Luc 6 :46). Nous devons faire ce qu’Il nous dit ! Jésus-Christ nous a laissé un exemple en Se faisant baptiser conformément aux instructions de Dieu !

Le don de l’Esprit divin est accordé par l’imposition des mains des véritables serviteurs de Dieu. Dans Actes 8 :17, nous lisons que les apôtres « leur imposèrent les mains, et ils reçurent le Saint-Esprit ». Le Saint-Esprit est la puissance spirituelle de Dieu qui nous engendre comme Ses enfants, et qui nous permet de croître spirituellement.

Nous en avons besoin pour vaincre notre nature humaine. L’apôtre Paul a décrit son combat contre sa nature charnelle : « Grâces soient rendues à Dieu par Jésus-Christ notre Seigneur !… Ainsi donc, moi-même, je suis par l’entendement esclave de la loi de Dieu, et je suis par la chair esclave de la loi du péché » (Romains 7 :25).

Notez l’attitude d’obéissance de l’apôtre Pierre. Dieu donnera-t-Il le Saint-Esprit à des gens rebelles ? Non, Il ne le fera pas ! « Nous sommes témoins de ces choses, de même que le Saint-Esprit, que Dieu a donné à ceux qui lui obéissent » (Actes 5 :32).

Les apôtres ont continuellement fait preuve d’obéissance envers Dieu. Remarquez leur courage devant les Juifs du sanhédrin qui venaient de leur interdire de prêcher au nom de Jésus : « Pierre et les apôtres répondirent : Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes » (Actes 5 :29).

L’un des principaux thèmes de la Bible, de la Genèse à l’Apocalypse, est que l’obéissance envers Dieu apporte des bénédictions, mais la désobéissance engendre des malédictions. Oui, vous pouvez recevoir la grâce de Dieu – Ses merveilleuses bénédictions et Son don de la vie éternelle – par Jésus-Christ notre Seigneur. Mais souvenez-vous qu’Il n’accordera Son salut qu’à ceux qui se repentent, qui croient et qui Lui obéissent. « Car c’est le moment où le jugement va commencer par la maison de Dieu. Or, si c’est par nous qu’il commence, quelle sera la fin de ceux qui n’obéissent pas à l’Évangile de Dieu ? Et si le juste se sauve avec peine, que deviendront l’impie et le pécheur ? » (1 Pierre 4 :17-18).

La Bible révèle le majestueux plan de salut de Dieu. C’est un don gratuit que nous ne méritons pas. Ceux qui étudient la Bible sont familiers avec ce passage fondamental des Écritures : « Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie » (Éphésiens 2 :8-9). La grâce de Dieu est un don, mais remarquez que la foi d’être sauvé l’est aussi ! Ceux qui considèrent que la grâce leur permet de continuer à vivre dans le péché, oublient souvent le verset 10 : « Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions » (Éphésiens 2 :10). Nous répondons à la grâce divine en produisant de bonnes œuvres et en les pratiquant ; c’est-à-dire en en produisant continuellement. Nous devons porter les fruits du véritable christianisme dans notre vie.

Jésus-Christ est notre Sauveur, Il est vivant. Et nous serons sauvés par Sa vie (Romains 5 :10) ! Je vous souhaite de recevoir la grâce de Dieu et de Lui obéir en faisant Sa volonté, afin que vous participiez à Son merveilleux plan de salut !

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