Pour faire une recherche avancée (rechercher des termes dans un type de publication précis), entrez les mots en suivant la syntaxe présentée dans les exemples ci-dessous :
Six décennies après la Révolution culturelle chinoise, ses leçons sanglantes rappellent combien le règne à venir du Christ est essentiel pour les êtres humains.
Pendant des décennies, ce professeur âgé avait été respecté en tant que spécialiste dans son domaine de recherche. Conseiller de confiance auprès d’hommes d’affaires et d’hommes politiques, il consacrait généreusement son temps et son énergie au service de sa communauté. Ses idées étaient très recherchées par ses collègues comme par ses étudiants.
Mais les choses changèrent soudainement. Une nouvelle vision sociale émergea, remettant en cause les anciennes valeurs. Cet érudit, qui avait longtemps joui de la confiance générale, tomba en disgrâce, ses anciennes idées faisant désormais de lui un paria. Ne pouvant plus s’exprimer ouvertement, il fut menacé de violences et sa famille fut harcelée. Licencié et rejeté par ses collègues, il ne put trouver que des emplois dévalorisés. Il avait le sentiment que sa vie était ruinée.
Cela ressemble-t-il à une histoire contemporaine tirée des gros titres d’un journal ? La « mise au ban » d’une personne dont les valeurs seraient devenues impopulaires ? Peut-être. C’est pourtant une histoire qui s’est répétée des milliers de fois, souvent de manière plus brutale, au cours d’une décennie de troubles qui débuta il y a 60 ans en République populaire de Chine.
En cet été 2026, les États-Unis célèbrent le 250e anniversaire de leur Déclaration d’indépendance, un document proclamant leur vision d’une nouvelle nation fondée sur des valeurs anciennes et respectées. Mais alors que les États-Unis vacillent sur la scène mondiale et que la Chine cherche à renforcer son influence internationale, remémorons-nous une décennie charnière de l’histoire chinoise, durant laquelle une révolution très différente a ravagé une nation ancestrale et plongé le pays dans une période de chaos et de violence, tandis que ses dirigeants cherchaient à renverser les anciennes valeurs.
Le mois d’août 2026 marquera le 60e anniversaire de ce que l’on a appelé « l’Août rouge » – rouge en référence à la fois au sang versé et aux Gardes rouges dont la campagne de terreur plongea la Chine dans près d’une décennie de troubles, au cours de la Révolution culturelle de 1966 à 1976. Au cours de cette période, des groupes militants de jeunes justiciers cherchèrent à purger leur nation des figures d’autorité traditionnelles, telles que les enseignants, les professeurs et d’autres personnes qualifiées d’ennemis de classe. Ces dix années de dévastation ont commencé par un mois d’août sanglant dans la capitale chinoise, Pékin.
Il est difficile d’établir des chiffres officiels, mais rien qu’à Pékin, pas moins de 10 000 personnes ont été assassinées au cours des deux premiers mois (août-septembre) et près de 100 000 familles ont été chassées de chez elles – pas en raison d’un crime qu’elles auraient commis, mais à cause de ce que leurs valeurs représentaient aux yeux des jeunes révolutionnaires. Propriétaires fonciers, enseignants, agriculteurs prospères et tous ceux qui restaient attachés aux anciennes valeurs craignaient pour leur vie. La violence s’est rapidement propagée à Shanghai et à d’autres villes chinoises. « Vive la Terreur rouge » devint un slogan redouté.
De nos jours, des millions de personnes ne vivant pas en Chine connaissent la Révolution culturelle, pas au travers de l’Histoire, mais grâce à la science-fiction. Une série à succès sur Netflix, adaptée du roman de l’auteur chinois Liu Cixin, Le Problème à trois corps, met en scène une « scène de lutte » de la Révolution culturelle, pendant laquelle le père d’un jeune astrophysicien est assassiné alors qu’il résiste à de jeunes cadres communistes.
La Révolution culturelle reste un sujet sensible dans ce pays. Elle a entraîné la mort de près de 8 millions de personnes, bien que certaines sources estiment ce chiffre à moins d’un million. Cet écart considérable en dit long sur la nature du conflit : il ne s’agissait pas d’une campagne militaire opposant deux armées, avec des soldats tués ou blessés de chaque côté tandis que les civils soutenaient l’effort de guerre sur le front intérieur. Il s’agissait plutôt d’une insurrection violente et persistante au cours de laquelle des citoyens ordinaires étaient pris pour cible non seulement car ils s’opposaient à la violence, mais aussi parce qu’ils affichaient des valeurs traditionnelles que les jeunes agitateurs cherchaient à détruire. La terreur de la Révolution culturelle ne résidait pas seulement dans la crainte de la mort. C’était la certitude que vous et vos proches subiriez une humiliation et une « rééducation » brutale – pouvant conduire à la mort si vous étiez démasqué.
Comment la Révolution culturelle a-t-elle commencé ? Sous la direction du président Mao Zedong, le Parti communiste chinois créa la République populaire de Chine en septembre 1949 et s’empressa d’étouffer toute dissidence. Les campagnes de rééducation réprimèrent la majeure partie de l’opposition, mais en l’espace de quelques années, de nombreux dirigeants du Parti commencèrent à craindre la stagnation – même si Mao avait appelé à une pensée nouvelle et à l’innovation, déclarant notamment en mai 1956 : « Que cent fleurs s’épanouissent, que cent écoles rivalisent ! »
Pendant quelque temps, Mao encouragea les intellectuels chinois à formuler des critiques afin d’aider le Parti à améliorer son efficacité et à obtenir de meilleurs résultats pour les citoyens. L’assouplissement des restrictions à la liberté d’expression incita les détracteurs à suivre les conseils de Mao et à réclamer des changements. Certains allèrent même jusqu’à exiger que le Parti communiste chinois renonce à son pouvoir incontesté. Dès juin 1957, le journal officiel du Parti, Le Quotidien du Peuple, avertissait que des forces « de droite » exploitaient injustement cette nouvelle liberté. Rétrospectivement, certains suggèrent que les dirigeants chinois craignirent une menace similaire à la révolution hongroise d’octobre-novembre 1956. Quelle qu’en soit la raison, cette brève période de liberté d’expression prit fin.
Certains suggèrent que la politique de Mao visait à piéger les intellectuels anticommunistes afin qu’ils se dévoilent, permettant ainsi à l’État de réprimer davantage leur discours. Quelle que fût sa motivation, Mao mit fin à la campagne de réforme et déchaîna ses Jeunesses rouges en mai 1966 pour combattre ce qu’il appelait les « quatre vieilleries » : les vieilles idées, les vieilles coutumes, les vieilles habitudes et la vieille culture. Une attaque brutale contre les valeurs traditionnelles chinoises en découla, tandis que des bandes d’adolescents portant des brassards rouges et des treillis militaires parcouraient les rues pour purger leurs quartiers de toute opinion ou comportement jugé indésirable. Au cours des journées brutales de « l’Août rouge », les vies humaines n’étaient pas les seules à être en danger ; un journaliste nota que même des chats, considérés comme des symboles de la décadence bourgeoise, furent retrouvés morts au bord des routes, les pattes de devant attachées entre elles.
Cette même Chine qui, un siècle plus tôt, avait connu un bref essor de l’influence religieuse occidentale (dû en partie aux 14 années de guerre connues sous le nom de révolte des Taiping) sombra dans une période catastrophique de violence dirigée à la fois contre la vieille culture chinoise et contre pratiquement toute influence occidentale divergeant du marxisme-léninisme promu par Mao. Pendant la décennie de la Révolution culturelle, le Parti communiste chercha à remplacer la pensée confucéenne par la « pensée de Mao Zedong » comme pilier de l’ordre moral et social de la Chine.
La Révolution culturelle prit fin avec la mort de Mao en septembre 1976. Cependant, les dégâts causés furent si importants que ce sujet reste sensible de nos jours et tabou dans le débat public, alors que les jeunes de cette époque occupent désormais des postes de pouvoir. En effet, le 60e anniversaire de « l’Août rouge » fera probablement l’objet d’autant de réflexions ouvertes en dehors de la Chine qu’au sein même de cette nation encore marquée par ces événements. Pour beaucoup, il est significatif que la famille de l’actuel président chinois Xi Jinping ait été dévastée par la Révolution culturelle : son père fut écarté lors d’une purge et Xi fut exilé à la campagne en tant qu’enfant paria d’un « contre-révolutionnaire ». L’enfance bouleversée de Xi est peut-être la clé permettant de comprendre son désir de mettre de l’ordre dans la société chinoise et de voir son pays exercer une influence croissante sur la scène mondiale.
La Chine parviendra-t-elle à conserver un rôle de superpuissance mondiale ? La Bible apporte un éclairage essentiel sur cette question. Il y a environ 2000 ans, Dieu donna à l’apôtre Jean une vision terrifiante d’événements dévastateurs de la fin des temps, révélant un monde émerveillé par la puissance et l’emprise de la bête de l’Apocalypse et du faux prophète qui la soutient par son influence religieuse maléfique. « Et ils adorèrent le dragon, parce qu’il avait donné l’autorité à la bête ; ils adorèrent la bête, en disant : Qui est semblable à la bête, et qui peut combattre contre elle ? » (Apocalypse 13 :4).
Rempli d’images choquantes de destruction illustrant un pouvoir exercé avec cruauté, l’Apocalypse décrit les événements précédant le retour du Christ, alors qu’un puissant empire renaissant tournera sa colère contre le Sauveur du monde. Beaucoup sont surpris de découvrir que les États-Unis ne joueront pas un rôle majeur à la fin des temps. Les prophéties bibliques montrent que le pays sera alors une puissance vaincue et assujettie à un puissant empire européen.
Quel sera le rôle de la Chine à la fin de cette époque ? Jean vit une armée de 200 millions d’hommes qui se rassemblera à l’est de Jérusalem (Apocalypse 9 :16). Lorsqu’il reçut cette vision, la population mondiale était inférieure à 300 millions d’habitants, dont peut-être 60 millions dans l’Empire romain et autant en Chine. Aujourd’hui, alors que sa population à elle seule dépasse 1,3 milliard d’habitants, la Chine fera-t-elle partie de cette armée prophétisée ? Il est possible que l’immense population chinoise contribuera à cette armée, voire la dominera. D’autres peuples vivent à l’est de l’Euphrate, y compris des puissances nucléaires comme la Russie, l’Inde et le Pakistan. La prophétie décrit une puissance militaire appelée les « rois qui viennent de l’Orient » (Apocalypse 16 :12), signalant l’implication de plusieurs nations de l’est et du nord (voir Daniel 11 :44 ; Jérémie 50 :41). On peut naturellement déduire que « 200 millions » de soldats doivent impliquer une nation aussi immense que la Chine.
Nous devons laisser les Écritures s’interpréter elles-mêmes. C’est pourquoi cette Œuvre, depuis des décennies, met en garde contre la montée en puissance d’une Allemagne militarisée et renaissante, alors même que la plupart des observateurs prenaient pour acquis l’état de repentir et de pacification de cette nation après la Deuxième Guerre mondiale.
Les Écritures révèlent que le conflit mondial décisif de la fin des temps ne se concentrera pas sur les États-Unis. Comme d’autres nations, la Chine pourrait très bien fournir des armes ou des troupes qui prendront part à la bataille prophétisée de la fin des temps contre le Christ. Mais avant cela, un « roi du Sud » prophétisé (une confédération de nations du Moyen-Orient) s’opposera à un « roi du Nord » européen qui se retournera contre lui et le détruira (Daniel 11 :40-43). Finalement, cette puissance européenne sera impliquée dans un conflit contre des forces venant « de l’orient et du septentrion » (verset 44) et ces armées convergeront au mont Megiddo (en hébreu Har Megiddo ou Harmaguédon), à 90 km au nord de Jérusalem (Apocalypse 16 :16). Elles se déplaceront ensuite vers le sud pour affronter Jésus-Christ lors de Son retour. Lorsqu’elles arriveront à Jérusalem, les forces de l’Antéchrist seront vaincues et le Christ sera établi comme dirigeant de la Terre entière.
Il ne régnera pas en tant que président ou PDG, mais en tant que Roi. Il sera autocrate, mais Il gouvernera le peuple qu’Il sert avec une bienveillance totale et un amour pur. Contrairement aux dirigeants mondiaux qui attendent d’être servis par leurs administrés, Jésus-Christ a donné Sa propre vie pour sauver celle de Ses sujets. Il provoquera une véritable Révolution culturelle qui verra la paix et la prospérité s’épanouir sur la Terre comme jamais auparavant. Que Dieu hâte ce jour !