La Pologne et l’héritage de la Seconde Guerre mondiale

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Il y a soixante-dix ans, en septembre 1939, la Seconde Guerre mondiale débutait avec l’invasion allemande de la Pologne. À l’occasion du soixante-dixième anniversaire de cet événement historique, quels enseignements pouvons-nous tirer de l’histoire passée de la Pologne – pour son propre avenir et dans le cadre d’une future guerre mondiale ?


Le 1er septembre 2009 marque un triste anniversaire pour la nation polonaise. En ce jour de 1939 – il y a soixante-dix ans – les troupes allemandes franchissaient la frontière polonaise, mettant en route une série d’événements, qui allaient bientôt plonger l’Europe et le monde entier dans la plus terrible des guerres.

Que s’est-il passé ? Et que cela présage-t-il ? La Bible nous donne-t-elle des clés concernant l’avenir de la Pologne, de l’Europe et de la Russie, au cours des prochaines années ? De façon surprenante – mais sérieuse – la réponse est « oui » !

La destruction planifiée d’un peuple

Avant le mois de septembre 1939, Adolf Hitler avait déclaré au gouvernement polonais, et au monde, que l’Allemagne nazie souhaitait seulement disposer d’un Lebensraum (un “espace vital”), et « libérer » les Allemands pris dans un « corridor » adjacent à l’Allemagne. Mais en vérité, Hitler projetait d’envahir la Pologne toute entière. Le 22 août, soit dix jours avant le début de l’invasion, Hitler esquissa devant les dirigeants de la Wehrmacht sa politique concernant la Pologne, leur ordonnant de tuer « sans pitié et sans clémence, tous les hommes, les femmes et les enfants de descendance ou de langue polonaise » (Forgotten Holocaust : The Poles Under German Occupation, page 3. C’est nous qui traduisons tout au long de cet article). Hitler ajouta : « La destruction de la Pologne est notre priorité. Le but n’est pas de progresser jusqu’à un point défini, mais d’annihiler toutes les forces vives […] Soyez sans merci ! Soyez brutaux […] Il est nécessaire d’agir avec le maximum de fermeté […] Cette guerre est une guerre d’annihilation » (ibid., page 4).

C’est ainsi qu’un terrible cauchemar commença pour la Pologne et les Polonais, alors que la machine de guerre allemande se mettait en marche sur différents fronts. Les cibles civiles furent attaquées avec la même férocité que les cibles militaires. Les paysans travaillant dans les champs furent brutalement mitraillés par la Luftwaffe, les hôpitaux et les sanatoriums furent incendiés, et les grands axes de communication furent détruits, afin de créer un état de confusion et de peur, alors que le régime nazi ne menait pas simplement une guerre de conquête en Pologne, mais une guerre destinée à anéantir la nation.

Au cours de ce terrible mois de septembre, la Pologne a non seulement été dévastée par l’Allemagne nazie, mais aussi par son voisin oriental, la Russie. Le 23 août, soit neuf jours avant l’invasion, les ministres des affaires étrangères allemand et russe signèrent un traité de non-agression ; les deux nations complices signèrent également un ignoble protocole secret concernant le partage de la Pologne après sa défaite, entre l’Allemagne et la Russie. Lorsque la Russie attaqua la Pologne, le 17 septembre, la nation dut faire face à deux fronts simultanés.

Et la situation ne pouvait qu’empirer pour la Pologne. Non seulement parce que la nation était attaquée sur ses différentes frontières – mais aussi parce qu’elle fut trahie par ses amis occidentaux.

Trahie par les “Alliés”

Les forces polonaises se battaient désespérément, en essayant de gagner du temps jusqu’à l’arrivée de l’aide promise par la France et la Grande-Bretagne. Ces deux pays avaient déclaré la guerre à l’Allemagne le 3 septembre, deux jours après l’invasion. Mais, bien que la France se soit engagée à lancer une offensive majeure contre l’Allemagne, dans les quinze jours suivant l’attaque, celle-ci n’arrivait pas. L’historien Andrew Hempel écrit : « Alors que l’armée polonaise se battait seule, quatre-vingt douze divisions françaises étaient passivement stationnées derrière la Ligne Maginot, faisant face à trente-cinq divisions allemandes de réserve » (Poland in World War II : An Illustrated Military History, page 23). La perfidie meurtrière de l’Allemagne et de la Russie fut ainsi aggravée par la trahison des forces alliées envers la Pologne.

En dépit des promesses non tenues de l’Occident et des attaques sauvages sur les deux fronts, l’armée polonaise infligea des dommages significatifs aux envahisseurs.

La Pologne faisait-elle face à des voisins belligérants et agressifs pour la première fois de son histoire ? Non. De nos jours, la Pologne est encore suspicieuse à l’égard de ses voisins, et pas seulement à cause de ce qui s’est produit il y a soixante-dix ans. L’histoire commence des siècles plus tôt. Au 15ème siècle, le royaume de Pologne était un État puissant et reconnu, mais dans les années 1700, il subit une agression menée par les mêmes voisins qui l’attaquèrent en 1930 : la Russie, la Prusse et l’Autriche. « En trois campagnes successives, en 1772, 1793 et 1795, les trois voisins effacèrent la Pologne des cartes d’Europe » (Hempel, page 2). Cette humiliation se poursuivit au 19ème siècle, avec les insurrections ratées de 1830 et 1863 contre la Russie, qui se terminèrent par une cuisante défaite. Des milliers de Polonais furent exilés en Sibérie » (ibid., pages 2-4).

À la fin de la Première Guerre Mondiale, la Pologne émergea comme une nation libre et indépendante, pour la première fois en 123 ans (ibid., pages 4-5). Mais en 1939, un coup d’arrêt catastrophique mit fin à sa paix relative et à sa prospérité. À la fin de la Seconde Guerre Mondiale, après cinq années d’horreur pour les Polonais, leurs souffrances continuèrent sous le gouvernement soviétique. En dépit des services rendus à la cause des Alliés, la Pologne fut placée sous la gouvernance soviétique, dirigée d’une main de fer par le régime communiste. L’Union soviétique asservit rapidement la Pologne (et le reste de l’Europe de l’Est), ne relâchant la pression qu’après la chute du Rideau de Fer, en 1989.

L’histoire de la Pologne nous permet de comprendre la situation actuelle des Polonais. La Pologne est un petit pays en plein développement, qui cherche désespérément à acquérir l’assurance que les horreurs du passé ne se répéteront plus jamais. Mais ce pays, et le reste de l’Europe, réussiront-ils à rester libres ? L’Allemagne – et la Russie – vont-elles encore s’élever comme des puissances militaires mondiales belligérantes ?

Un Empire à venir

La Pologne a raison de se méfier de ses voisins européens. Les prophéties bibliques montrent que la montée de l’Allemagne nazie, dans les années 1930, n’était que la sixième résurgence du Saint Empire romain européen. La Bible montre aussi qu’il y a encore une résurgence à venir.

Où trouvons-nous ces prophéties ? Dans le livre de Daniel, nous apprenons que Dieu annonça quatre empires mondiaux : l’Empire babylonien, l’Empire médo-perse, l’Empire hellénique et l’Empire romain (Daniel 7 :3-7). Puis l’apôtre Jean parle des résurgences finales de l’Empire romain – et d’une « bête qui était, et qui n’est plus » (pour obtenir davantage d’informations à ce sujet, lisez notre brochure gratuite intitulée La bête de l’Apocalypse).

L’Empire romain s’effondra en 476 apr. J.-C., mais il fut restauré en 554 sous Justinien, avec l’aide de l’Église de Rome. Cette église est la femme prostituée, la « femme assise sur une bête écarlate [… et sur] sept montagnes », comme cela est décrit dans Apocalypse 17 :3, 9. Après Justinien, les résurgences successives de l’Empire romain sont : Charlemagne en l’an 800, Otto le Grand en 962 et Charles V de Habsbourg en 1530. La cinquième résurgence fut l’Empire de Napoléon Bonaparte, établi de 1804 à 1814. La sixième résurgence fut la puissance de l’Axe, qui dévasta la Pologne et une grande partie de l’Europe.

Mais un dictateur européen doit encore venir – la septième résurgence. « Ce sont aussi sept rois : cinq sont tombés, un existe, l’autre n’est pas encore venu, et quand il sera venu, il doit rester peu de temps » (Apocalypse 17 :10). Cette dernière résurgence de la bête, de l’Empire romain – une superpuissance européenne à venir – sera un groupe de dix nations, qui feront toutes allégeance à un seul « roi », et lui donneront leur puissance (versets 12-13). La Pologne est en droit de craindre un réveil de l’Allemagne, alors qu’elle va être à nouveau dévorée – avec d’autres nations européennes – par ce système. La Pologne pourrait même être l’un de ces dix « rois » – l’un des rois de la jambe orientale de l’Empire (Daniel 2 :33) – contraints de se soumettre à cet Empire, ou séduits par un puissant dirigeant charismatique comme Hitler. Et le pays devra faire face aux mêmes conséquences meurtrières que le 1er septembre 1939.   

Mais ce n’est pas tout. Les prophéties bibliques indiquent également qu’une autre armée, très puissante, se lèvera à l’Orient – incluant vraisemblablement la Russie – et entrera en compétition avec l’Europe pour la domination du monde. Le prophète Daniel a prédit une grande guerre entre ces deux géants. Une fois que le « roi » européen aura pris le contrôle de Jérusalem, remarquez l’étape suivante : « Des nouvelles de l’orient et du septentrion viendront l’effrayer [le roi du Nord], et il partira avec une grande fureur pour détruire et exterminer des multitudes » (Daniel 11 :44). Un bloc de 200 millions de soldats (Apocalypse 9 :16) venant de l’Est se confrontera à l’Europe conduite par l’Allemagne, et les deux camps feront assurément usage de puissantes armes nucléaires. Cet assaut causera de grandes souffrances dans le monde, tant parmi les nations en guerre que les nations non-engagées. Des millions de gens seront tués – un tiers de la population mondiale, selon la Bible – dans cette bataille décrite comme le « second malheur » dans Apocalypse 9. Jésus déclara que sans Son intervention, cette guerre terrifiante effacerait toute trace de vie sur terre (Matthieu 24 :22).

Les États-Unis sont-ils
les nouveaux meilleurs amis de la Pologne ?

Alors que la Pologne reste méfiante aux tendances belliqueuses de l’Allemagne et de la Russie, elle a activement recherché un nouvel allié de poids depuis la fin de la Guerre Froide. En mars 1990, quelques mois seulement après la chute du communisme en Pologne, la nation nouvellement libérée engagea les démarches nécessaires pour devenir membre de l’OTAN. En 1997, elle fut officiellement invitée à s’inscrire dans le processus d’engagement à l’OTAN.

En août 2008, la Pologne et les États-Unis ont signé des accords préliminaires à la construction d’un système de défense constitué de dix bases de lancement de missiles balistiques en Pologne. Pour justifier l’installation de ces missiles anti-missiles, les États-Unis ont invoqué leur sécurité intérieure face aux menaces iranienne et nord-coréenne. En retour, la Pologne a obtenu l’installation de missiles courte portée Patriot, pour la défense de son propre espace aérien, et l’assurance que les États-Unis lui porteraient assistance en cas d’attaque. Ce plan a fortement irrité la Russie, qui a menacé d’implanter ses propres missiles le long de la frontière polonaise (“Russia to station missiles near Poland”, Reuters, 5 novembre 2008). Mais cela a aussi fortement contrarié l’Allemagne, car la Pologne n’avait pas consulté l’Union européenne au préalable.

Pourquoi la Pologne souhaite-t-elle s’allier aussi fermement avec les États-Unis, en dépit de l’opposition manifeste de ses voisins ? Il suffit de se souvenir de l’histoire de la Pologne pour avoir la réponse. La mémoire des Polonais est toujours vivace à l’égard des traitements infligés pendant des siècles par ses voisins. Mais la Pologne peut-elle réellement assurer sa sécurité, et sa protection en s’alliant aux États-Unis ? Les alliances politiques peuvent se briser. Sur l’échelle des priorités, l’administration Obama a déjà rétrogradé l’importance de l’installation du système de défense anti-missile, par rapport à d’autres objectifs comme l’Iran et l’Afghanistan – et elle pourrait faire des concessions à la Russie, pour obtenir son aide au Moyen-Orient. La Pologne a déjà senti le vent tourner, et elle commence à sortir de son isolement politique en améliorant ses relations avec la Russie. [ndlr : Deux éléments-clés du projet de défense anti-missile – une base de lancement et un super-radar – ont été abandonnés le 17 septembre 2009, entraînant une détente des relations entre les USA et la Russie.]

Et même si la Pologne et les États-Unis développaient davantage d’accords sécuritaires, cela sauverait-il la Pologne ? Serait-ce l’assurance qu’il n’y aurait plus d’autres attaques, comme celle du 1er septembre 1939 ? La Pologne peut-elle compter sur les engagements, et sur les alliances militaires qu’elle noue avec des puissances occidentales ? La Pologne peut-elle faire confiance aux États-Unis ?

À long terme, la réponse est « non » ! Les prophéties bibliques expliquent que la puissance et la grandeur des États-Unis – et des autres nations occidentales – vont vaciller, puis s’effondrer complètement. Ce sera le résultat de leurs péchés nationaux. Inévitablement, le temps viendra où les États-Unis, et les autres nations occidentales, ne seront plus en mesure de défendre la Pologne, ni les autres nations de l’Europe de l’Est. Pourquoi ? Parce qu’elles ne seront même plus capables de se défendre elles-mêmes.

Un danger à venir

Le Dieu de la Bible avertit que l’Israël moderne – constituée des nations anglophones (y compris les États-Unis) et des nations occidentales européennes – sera dominé par cette bête européenne (pour obtenir davantage d’informations sur l’identité des nations israélites modernes, lisez notre brochure gratuite intitulée Les États-Unis et la Grande-Bretagne selon la prophétie). Longtemps après la fin de la captivité en Assyrie, le prophète Ézéchiel reçut l’ordre d’avertir Israël d’une autre captivité à venir.

Quelle est la raison de cette calamité à venir ? L’Israël moderne a refusé de se repentir de sa rébellion, et de sa désobéissance envers Dieu. « Il me dit : Fils de l’homme, va vers la maison d’Israël, et dis-leur mes paroles ! […] Mais la maison d’Israël ne voudra pas t’écouter, parce qu’elle ne veut pas m’écouter ; car toute la maison d’Israël a le front dur et le cœur endurci » (Ézéchiel 3 :4, 7). À cause de ses péchés nationaux, sa prospérité nationale et sa domination militaire prendront brutalement fin. Dieu utilisera le même instrument qui frappa la Pologne, c’est-à-dire l’Assyrie (l’Allemagne), pour humilier les descendants modernes d’Israël, en les menant dans la guerre et la captivité (Ésaïe 10 :5-6). Après cette période de trouble, telle que le monde n’en a jamais connue, les nations israélites reviendront de captivité, et elles pleureront amèrement et regretteront leurs péchés (Jérémie 30). Dieu avertit l’Amérique, et les nations de descendance britannique, de se repentir de ses péchés et de revenir vers Dieu ! Comme l’a rapporté le prophète Jérémie, Dieu déclare : « Voici, je prépare contre vous un malheur, je médite un projet contre vous [… parce que] mon peuple m’a oublié » (Jérémie 18 :11, 15).

Les nations occidentales ont joui d’une grande prospérité et domination militaire, au 20ème siècle, grâce aux promesses faites par Dieu à Abraham – pas à cause de leur supposée générosité, ou de leur propre force. Mais Dieu est sur le point de retirer ces bénédictions. Moïse avait averti la nation de l’ancien Israël : « Comment un seul en poursuivrait-il mille, et deux en mettraient-ils dix mille en fuite, si leur Rocher ne les avait vendus, si l’Éternel ne les avait livrés ? » (Deutéronome 32 :30). Les nations israélites modernes ont complètement perdu de vue qu’elles ont besoin de la main puissante de Dieu pour les aider, et elles ne se rendent pas compte à quel point elles seront impuissantes pour aider les autres nations, lors du désastre à venir.

Mais y a-t-il de bonnes nouvelles concernant une paix à venir, après ces événements prophétisés ? La réponse est « oui » ! Après la Grande Tribulation et le Jour du Seigneur, Jésus-Christ établira une nouvelle ère où les nations ne seront plus terrorisées par d’autres nations, et où les pays ne se trahiront plus les uns les autres par convenances politiques. Lorsque Jésus-Christ reviendra et établira Ses saints magnifiés sur les nations, leur autorité sera une bénédiction, pas une malédiction (Apocalypse 20 :6).

Dieu ramènera Son peuple de captivité, comme Ésaïe l’a prophétisé : « Dans ce même temps, le Seigneur étendra une seconde fois sa main, pour racheter le reste de son peuple, dispersé en Assyrie (l’Allemagne actuelle) et en Égypte, à Pathros et en Ethiopie, à Élam, à Schinear et à Hamath, et dans les îles de la mer » (Ésaïe 11 :11). Plus loin, Ésaïe prophétise encore : « Et il y aura une route pour le reste de son peuple, qui sera échappé de l’Assyrie, comme il y en eut une pour Israël, le jour où il sortit du pays d’Égypte » (verset 16).

Dieu amènera à la repentance des nations autrefois agressives, dans une communauté paisible sous l’autorité de Jésus-Christ. « En ce même temps, il y aura une route d’Égypte en Assyrie […] et les Égyptiens avec les Assyriens serviront l’Éternel » (Ésaïe 19 :23). Les nations despotiques et belliqueuses ne menaceront plus les petites nations, car le « loup » (symbolisant les grandes nations dévastatrices) habitera en paix avec « l’agneau » (symbolisant les petites nations, incapables de se défendre elles-mêmes). « Il ne se fera ni tort ni dommage sur toute ma montagne sainte : car la terre sera remplie de la connaissance de l’Éternel, comme le fond de la mer par les eaux qui le couvrent » (Ésaïe 11 :9).

Le 1er septembre 2009 marque l’anniversaire d’un projet destructeur, inspiré à quelques hommes par l’adversaire suprême de l’humanité, Satan le diable. Nous devons être conscients que la parole de Dieu nous dit qu’une époque, encore plus terrible, de guerre mondiale et de destruction de masse doit arriver, juste avant le règne millénaire de Jésus-Christ. Mais ceux qui prennent garde à cet avertissement, et qui attendent impatiemment l’intervention du Christ, pour le bien de l’humanité – ceux qui placent leur foi, leur confiance et leur obéissance en Dieu, et non en des hommes, en des armes ou en des alliances militaires – ceux-là seront protégés par un Dieu aimant et puissant (Apocalypse 12 :14-16).