Une crise de gouvernance ?

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Y a-t-il une crise de gouvernance au Canada ? En écoutant les actualités, il semblerait que ce soit le cas. Qu’il s’agisse d’un responsable local comme le maire de Toronto Rob Ford, ou fédéral comme Justin Trudeau, certains dirigeants canadiens parmi les plus haut placés ont récemment causé beaucoup de soucis à leurs partisans. Quelles leçons pouvons-nous tirer de leurs problèmes ?


 

Une ancienne prophétie, un exemple actuel

Jadis, le prophète Ésaïe fut inspiré à rapporter une condamnation contre la nation d’Israël à cause de son orgueil et de son arrogance en croyant qu’elle pourrait vaincre l’adversité par elle-même et vivre loin de Dieu (Ésaïe 9 :8-11). Ce choix s’avéra être un désastre, car sans la protection divine, Israël n’était pas assez fort pour se défendre des menaces environnantes. Comment une telle nation, qui avait été témoin de la délivrance surnaturelle de Dieu à travers son histoire, en est-elle arrivée à rejeter l’aide et les instructions divines ? Ésaïe répond en partie à cette question : « Ceux qui conduisent ce peuple l’égarent, et ceux qui se laissent conduire se perdent » (verset 15).

Cette description correspond-elle aux dirigeants canadiens actuels ? Voyons l’attitude de deux politiciens qui ont exprimé le souhait de devenir Premier ministre du Canada. Rob Ford, le maire de la plus grande ville canadienne, admet viser le poste de Premier ministre, mais que nous apprennent ses agissements sur la façon dont il conduirait la nation ? Justin Trudeau, fils de l’ancien Premier ministre Pierre Trudeau et actuel dirigeant du Parti libéral fédéral, a clairement révélé ses intentions de devenir le prochain Premier ministre canadien, mais souhaite-t-il être un dirigeant pieux ? Ces deux individus savent-ils ce que signifie être un dirigeant pieux ? Les Canadiens recherchent-ils la piété chez leurs dirigeants ?

De nombreux scandales

Rob Ford a récemment été impliqué dans plusieurs scandales. Le plus grand d’entre eux est peut-être d’avoir admis consommer du crack alors qu’il était à la tête de la ville de Toronto. Comme si cela pouvait justifier ce manquement à son devoir, il a déclaré avoir testé cette substance illicite après avoir abusé de l’alcool. Lorsqu’on lui a demandé s’il allait se retirer, il a répondu de façon provocatrice : « Je n’ai aucune raison de démissionner » (NouvelObs.com, 31 décembre 2013).

Certains conseillers municipaux ont fait valoir que la ville aurait pu être en danger si une situation d’urgence s’était déclarée pendant que le maire était sous l’emprise de l’alcool et de stupéfiants. Que ces commentaires soient motivés ou non par des calculs politiques, ils reprennent un principe biblique : « Ce n’est point aux rois de boire du vin, ni aux princes de rechercher des liqueurs fortes, de peur qu’en buvant ils n’oublient la loi, et ne méconnaissent les droits de tous les malheureux » (Proverbe 31 :4-5).

Le conseil municipal a supprimé les pouvoirs d’urgence du maire pour les donner à son adjoint Norm Kelly (Toronto Star, 18 novembre 2013). Un mois plus tard, Toronto a subit une forte tempête de neige accompagnée d’une période de grand froid, laissant de nombreux foyers sans électricité et sans chauffage pendant plusieurs jours. Mais Toronto ne savait plus qui était le responsable en cas de situation d’urgence, car Ford refusait de quitter son poste tandis que le conseil municipal avait remis les pouvoirs d’urgence à son adjoint. En tant que maire, Ford avait le pouvoir de déclarer une situation d’urgence, mais il n’avait pas les moyens de la gérer. Quant à son adjoint, il avait les moyens d’agir, mais pas le pouvoir de déclarer une situation d’urgence.

Pendant la crise, le conseiller municipal Denzil Minnan-Wong a déclaré que « l’arrangement actuel est inepte […] Je ne pense pas qu’il soit faux de dire que l’enthousiasme de l’adjoint au maire pour déclarer l’état d’urgence avait quelque chose à voir avec le fait qu’il voulait être en charge […] De la même manière, je pense que le maire ne voulait pas déclarer l’état d’urgence pour ne pas céder le contrôle à son adjoint » (Toronto Star, 23 janvier 2014).

Cette crise de gouvernance qui a affecté la population torontoise est le résultat d’avoir ignoré les principes divins de modération à l’égard de l’alcool et la condamnation des abus comme la consommation de crack (Proverbe 23 :29-35 ; Éphésiens 5 :15-18). Imaginez le résultat catastrophique que pourrait avoir une telle crise de gouvernance au niveau national ? En cas d’attaque extérieure ou pendant une épidémie, peut-on compter sur un dirigeant qui serait sous l’emprise de drogues ? Le maire Ford a déclaré qu’il avait consommé ces substances sur son temps libre personnel, mais un dirigeant a-t-il du temps privé en temps de crise ? Les urgences surviennent-elles seulement pendant les heures de bureau ?

À l’autre bout de l’échiquier politique, le dirigeant du Parti libéral Justin Trudeau cherche activement à obtenir le poste de Premier ministre, actuellement occupé par le dirigeant conservateur Stephen Harper. En plus des nombreuses gaffes de Trudeau rapportées dans la presse, comme sa tentative ratée de faire de l’humour sur la situation russo-ukrainienne, son admiration déclarée pour la « dictature de base » chinoise, ou ses remarques affirmant que le budget « va s’équilibrer de lui-même », il soutient l’avortement, la légalisation et l’usage du cannabis, ainsi que le mariage homosexuel. Ces agissements sont condamnés par Dieu (Exode 20 :13 ; Romains 1 :24-27). Le soutien de Trudeau pour le mariage homosexuel et l’avortement est dangereux pour la nation, qui souffre déjà d’un taux de naissances insuffisant pour renouveler la population. De telles politiques, qui vont accélérer la chute du peuple canadien, représentent clairement le choix de s’éloigner des standards divins régissant la famille (Genèse 2 :15-24 ; Éphésiens 5 :22-32).

Qui Dieu choisirait-Il ?

Que se passe-t-il lorsque les dirigeants ignorent les avertissements de Dieu dans leur vie personnelle et publique ? Ils prennent inconsciemment le risque d’attirer de terribles conséquences sur eux-mêmes et sur leurs partisans, car cette alternative engendre des problèmes et des souffrances (Lévitique 26 ; Deutéronome 28) – tandis que le mode de vie divin apporte des bénédictions.

L’apôtre Paul a écrit : « Soyez mes imitateurs, comme je le suis moi-même de Christ » (1 Corinthiens 11 :1). Paul voulait que les membres imitent le Christ, en ayant une conduite sainte. Ils devaient respecter le même standard. Le Christ est un dirigeant serviteur, Il n’est pas venu pour diriger les gens par intérêt personnel ou pour avoir de l’influence, mais plutôt pour aider et encourager ceux qui sont sous Son autorité (Matthieu 20 :25-28). Les dirigeants canadiens suivent-ils ce modèle de gouvernance de nos jours, lorsqu’ils établissent un mauvais exemple et promeuvent des politiques destructives ?

Le prophète Jérémie a révélé que le peuple aime souvent avoir des dirigeants qui l’égarent et il « prend plaisir à cela » (Jérémie 5 :30-31). Les Canadiens peuvent-ils éviter cette tendance ? La réponse est oui, à condition d’implorer Dieu pour avoir de bons dirigeants et d’être prêts à les suivre. Quel sera votre choix ?

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