La pénicilline n’est plus un médicament miracle !

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Dans un monde où les antibiotiques – un élément fondamental de science médicale moderne – ne seraient plus efficaces, quelles seraient les autres options ?


Que feriez-vous si vous tombiez malade avec une infection bactérienne comme le tétanos, la tuberculose ou une angine ? De nos jours, un médecin vous prescrira un traitement antibiotique – mais que se passerait-il si ce « médicament miracle » n’était pas disponible ? Y aurait-il un autre remède ? Telle était la situation il y a encore 75 ans, avant que le premier antibiotique (la pénicilline) commence à être produit à grande échelle.

Depuis lors, l’impact de la pénicilline est presque incalculable et ce médicament aurait sauvé deux cents millions de vies selon les estimations. Il tire son nom du champignon (moisissure) penicillium notatum dont il est dérivé. La pénicilline agit en détruisant la paroi cellulaire des bactéries, ce qui en fait un formidable antibiotique luttant contre les infections. Cependant, avec l’augmentation des souches de bactéries résistantes aux antibiotiques qui réduisent de plus en plus l’effet de ces médicaments, nous risquons de revenir à l’époque d’avant la pénicilline, lorsque peu de remèdes « médicaux » fonctionnaient. La science découvrira-t-elle un nouveau « super-médicament » pour combattre ces maladies ? Ou existe-t-il des solutions plus puissantes, qui auraient été négligées, pour prévenir et traiter les maladies ?

 

La découverte de la pénicilline

Le bactériologiste écossais Alexander Fleming a découvert les propriétés antibiotiques de la pénicilline par accident en 1928. Il avait laissé traîner des boîtes de Petri sales contenant des bactéries staphylococci dans son laboratoire, avant de partir en vacances pour deux semaines. Un champignon se développa dans les boîtes de Petri en tuant les staphylocoques autour de lui.

À son retour, Fleming identifia et isola rapidement l’élément actif, mais la faible quantité de pénicilline qu’il arrivait à extraire servait tout juste à effectuer ses expérimentations. Ce n’est qu’en 1939 que le scientifique Howard Florey et le biochimiste Ernst Chain approfondirent la recherche de Fleming et réussirent à produire de la pénicilline en plus grande quantité. En 1942, elle fut utilisée pour la première fois avec succès sur une patiente atteinte de septicémie et cela lui sauva la vie.

La Deuxième Guerre mondiale a fourni une motivation essentielle et un soutien financier permettant la production de la pénicilline à grande échelle. En 1944, les Alliés possédaient suffisamment de pénicilline pour traiter les soldats dont les blessures étaient infectées, afin qu’ils puissent retourner au front.

En 1945, Fleming, Florey et Chain reçurent conjointement le prix Nobel de médecine pour la découverte de la pénicilline et son efficacité dans le traitement de plusieurs maladies infectieuses. La même année, Fleming lança un sérieux avertissement concernant l’usage des antibiotiques en prévenant que l’homme « puisse facilement s’exposer à des doses insuffisantes et ainsi, expose ses microbes à des quantités du médicament qui ne sont pas mortelles, les rendant ainsi résistants » (SciencePresse.qc.ca, 1er mai 2014).

Les 75 dernières années ont montré que Fleming avait dit vrai. De nos jours, les antibiotiques sont de moins en moins efficaces, tandis que les superbactéries sont de plus en plus répandues. L’abus de ces médicaments et le fait que de nombreux patients ne terminent pas leur traitement ont provoqué le scénario prédit par Fleming. Les antibiotiques ont aussi été utilisés massivement dans l’agriculture et l’élevage, contribuant à la hausse des bactéries résistantes. Chaque année, 700.000 personnes décèderaient suite à la résistance aux médicaments et ce nombre devrait monter à 10 millions vers l’an 2050 (Review on Antimicrobial Resistance).

Dans un article du Monde de Demain paru en 2016, « Superbactéries ! La fin de l’ère des antibiotiques », John Meakin citait l’observation préoccupante de Margaret Chan, directrice général de l’OMS au cours d’un sommet mondial sur la santé en octobre 2015 : « La résistance microbienne est devenue une crise médicale et sanitaire majeure. Si les tendances actuelles se poursuivent, ce sera la fin de la médecine moderne telle que nous la connaissons. »

La pénicilline, identifiée par Fleming, provient d’un champignon se propageant dans l’air sous forme de spores. Dans la quête de nouveaux antibiotiques, les scientifiques testent désormais des microbes provenant de sources aussi diverses que le sol, des concrétions, le fond de l’océan Arctique, des fourmis coupe-feuille d’Amazonie et même du sang de varan de Komodo. Les malacidines trouvées dans le sol ont été testées avec succès sur plusieurs maladies bactériennes qui étaient devenues résistantes à la plupart des antibiotiques existants, y compris la superbactérie SARM. Les scientifiques ont aussi développé quelques antibiotiques de synthèse, mais la plupart sont semi-synthétiques, c’est-à-dire constitués de composés naturels ayant subi des modifications. Même si de nouveaux antibiotiques étaient découverts, le développement et les tests cliniques prendraient des années avant que ces produits ne soient sur le marché. Les laboratoires pharmaceutiques savent aussi que les antibiotiques ne sont pas très rentables et qu’ils fonctionnent seulement pendant 5 à 10 ans, avant que des souches résistantes de maladies se développent.

 

Ce que Dieu nous propose

Toutes ces nouvelles sources potentielles d’antibiotiques ont une chose en commun avec la découverte de Fleming : elles dérivent du monde physique qui nous entoure. Or, comme l’explique la Bible, ce monde a un Créateur ! Alexander Fleming identifiait et cherchait les attributs d’éléments présents dans la création divine, mais pourquoi ne pas aller plus loin dans la réflexion ? Pourquoi ne pas chercher Dieu Lui-même ? Dieu est bien plus puissant que n’importe quelle maladie ou que tout antibiotique. La Bible révèle un avantage disponible à ceux qui cherchent Dieu : c’est Lui qui nous guérit (Psaume 103 :2-3). Il peut nous « remettre sur pied » dans tous les sens du terme.

Dieu a le pouvoir de guérir. Lorsque les anciens Israélites quittèrent l’Égypte pour devenir le peuple de Dieu, Il promit de les épargner des maladies des Égyptiens, à condition qu’ils Lui obéissent (Exode 15 :26). Aussi longtemps qu’ils regardaient vers Dieu, Il Leur avait promis d’être une source de guérison (Exode 23 :25).

Ce principe est toujours valable de nos jours. Que devriez-vous faire si vous tombez malade ? Est-il logique de se tourner uniquement vers les « remèdes miracles » des hommes, alors que nous pouvons avoir accès au Créateur ? Ne devrions-nous pas impliquer Dieu dans notre santé et notre guérison s’Il est le centre de notre vie ? Voici ce qu’Il déclare à notre attention : « Quelqu’un parmi vous est-il malade ? Qu’il appelle les anciens de l’Église, et que les anciens prient pour lui, en l’oignant d’huile au nom du Seigneur ; la prière de la foi sauvera le malade, et le Seigneur le relèvera ; et s’il a commis des péchés, il lui sera pardonné. Confessez donc vos péchés les uns aux autres, et priez les uns pour les autres, afin que vous soyez guéris. La prière agissante du juste a une grande efficacité » (Jacques 5 :14-16).

Si nous nous reposons seulement sur l’ingéniosité de l’homme, l’avenir n’est pas rassurant au sujet de notre bataille contre les maladies (Luc 21 :11), mais Dieu peut apporter la guérison à ceux qui Le cherchent avec foi et en premier lieu (Matthieu 9 :27-30).

L’humanité a bénéficié de la capacité de détruire de nombreux pathogènes qui, autrement, nous tueraient. Mais cette capacité a ses limites. Nous devons nous souvenir que Dieu a l’autorité sur toutes les maladies ! Il veut jouer un rôle dans notre santé et notre bien-être si nous cherchons à Le connaître et à faire Sa volonté dans tous les aspects de notre vie. Si vous souhaitez en apprendre davantage à propos de ce sujet essentiel, demandez notre brochure gratuite Dieu guérit-Il de nos jours ? Vous pouvez aussi la lire ou la commander en ligne sur MondeDemain.org