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Les fondateurs des États-Unis d’Amérique ont redéfini de manière radicale la liberté humaine. 250 ans plus tard, le verdict est sans appel.
Avant même leur naissance en tant que nation, les États-Unis d’Amérique ont été qualifiés de « terre de liberté », une tradition qui remonte au moins au chant de Joseph Warren de 1774, « L’Amérique libre ». C’était un demi-siècle avant que Samuel Francis Smith n’évoque, en 1831, la « douce terre de liberté ». Thomas Jefferson qualifia à plusieurs reprises la nation naissante « d’Empire de la liberté ».
En effet, s’il est un concept, un espoir ou un rêve qui soit le plus fondamentalement et intimement lié à tout ce que l’Amérique représente, c’est sans doute celui de la liberté – un engagement en faveur de la liberté individuelle à une échelle peut-être jamais vue dans aucune autre nation auparavant. Alors que les États-Unis s’apprêtent à commémorer le 250e anniversaire de leur indépendance cette année, le thème de la liberté occupe une place prépondérante dans l’esprit de ceux qui célèbrent cet événement.
Tout au long de son histoire, des millions de personnes ont considéré l’Amérique comme un phare de liberté. C’est peut-être le don de la France, la statue de la Liberté, qui symbolise le mieux cette idée : la plaque qu’elle tient dans ses bras porte la date « 4 juillet 1776 », tandis que son piédestal est orné des célèbres vers tirés du poème d’Emma Lazarus, « Le Nouveau Colosse » : « Envoyez-moi vos fatigués, vos pauvres, envoyez-moi vos cohortes qui aspirent à vivre libres. »
Même au cours de la sanglante guerre civile, le président américain Abraham Lincoln, attaché aux principes de liberté humaine sur lesquels la nation avait été fondée et sur lesquels son pays était alors mis à l’épreuve, qualifia l’Amérique de « dernier et meilleur espoir de la Terre ».
Mais où ces 250 ans de liberté individuelle sans précédent ont-ils mené le « pays de la liberté » ? La nation a longtemps été une source d’inspiration pour le monde, mais elle est devenue de plus en plus grossière, déchirée par la haine et les divisions, voire violente dans sa vie politique, dégradée dans sa culture et chaotique dans sa morale. Cette phrase, prononcée avec révérence depuis des générations dans le cadre du serment d’allégeance, proclamant que le pays est « une nation indivisible sous Dieu », ne semble plus susciter que des rires gênés, tandis que les États-Unis paraissent divisés par des factions en colère, belligérantes et intransigeantes – peut-être davantage de nos jours qu’à n’importe quel autre moment de leurs 250 ans d’histoire.
Pour quelle raison ? Lorsqu’on analyse clairement le chemin parcouru depuis la fondation des États-Unis jusqu’à leur situation actuelle, il n’est pas le résultat d’un écart par rapport à leurs idéaux originels. Les concepts de liberté et d’indépendance des pères fondateurs n’ont pas été mis de côté, bien que des voix de tous bords politiques et de toutes allégeances prétendent le contraire. En fait, les États-Unis commencent à connaître l’épanouissement le plus complet de « l’arbre de la liberté » dont Thomas Jefferson parlait de manière si éloquente.
Du point de vue de Dieu, que l’œil humain peut percevoir à la lumière de Sa parole, l’état de chaos actuel et croissant de l’Amérique n’est pas un écart. Il est plutôt le résultat de l’engagement fondateur de la nation en faveur d’une conception radicale de la liberté individuelle. La seule solution est claire : nous devons nous conformer à la liberté telle que Dieu la conçoit et nous engager à suivre la seule voie efficace qui y conduit.
Les États-Unis ont été fondés sur un concept de liberté développé par les philosophes de la révolution scientifique du 17e siècle et, plus directement, par ceux des Lumières un siècle plus tard. Les écrits d’hommes tels que Thomas Hobbes, John Locke, Montesquieu et Jean-Jacques Rousseau regorgeaient d’idées nouvelles sur l’autogouvernance et la structure de la société humaine.
Certes, de nombreux fondateurs de l’Amérique ont été influencés par la Bible, mais les principes directeurs des États-Unis naissants se trouvent dans les œuvres des philosophes des Lumières. Par exemple, la séparation des pouvoirs en trois branches (exécutive, législative et judiciaire) transparaît dans les écrits de Montesquieu. Les débats des pères fondateurs révèlent la tension entre la conception de Hobbes d’une nature humaine non restreinte par un gouvernement fort et l’idée de Locke selon laquelle le gouvernement ne doit découler que du consentement des administrés. Quant au concept de Rousseau de « contrat social » et de recherche de la « volonté générale », nous le retrouvons dans la structure définitive du gouvernement américain, où la volonté du peuple s’exprime démocratiquement tout en étant filtrée par une structure républicaine.
De par sa conception, les États-Unis représentaient peut-être l’application la meilleure, la plus complète et la plus mûrement réfléchie des philosophies politiques de leur époque. Comme l’écrira plus tard Thomas Jefferson, la Déclaration d’indépendance s’appuyait sur « les sentiments harmonieux de l’époque » et « se voulait l’expression de l’esprit américain ».
Au cœur de cet esprit se trouvait une conception radicalement nouvelle de la liberté.
La conception qu’avaient les philosophes des Lumières de la liberté individuelle est souvent qualifiée de « libéralisme », pas au sens politique moderne opposant « libéraux » et « conservateurs », mais comme une étiquette désignant une idéologie centrée sur la liberté de l’individu qui possède ses droits face à tout gouvernement susceptible de le gouverner ou de lui imposer des idées sans son consentement libre et volontaire.
Ce libéralisme était très répandu parmi les penseurs des Lumières et a fortement influencé les pères fondateurs des États-Unis. Il représentait une rupture majeure avec la conception plus ancienne de la liberté. Dans son ouvrage Pourquoi le libéralisme a échoué, le philosophe politique Patrick Deneen explique : « Comme le recommandent les traditions anciennes et religieuses, la liberté n’est pas la libération de la contrainte, mais plutôt notre capacité à gouverner nos appétits et ainsi à atteindre une forme de liberté plus vraie – la libération de l’asservissement à nos appétits. »1
La philosophie des Lumières du libéralisme qui a animé les fondateurs des États-Unis a transformé ce concept de liberté humaine de manière fondamentale et radicale : « Le libéralisme rejette la conception ancienne de la liberté, cette capacité des êtres humains, donnée par l’éducation, à vaincre la poursuite servile des désirs triviaux et hédonistes […] Au contraire, le libéralisme entend la liberté comme une condition dans laquelle on peut agir librement dans un cadre qui n’est pas limité par le droit positif. »2
C’est ce sens de la liberté que les fondateurs de l’Amérique ont cherché à tisser dans leur nouvelle Amérique. L’ancien monde qu’ils avaient quitté était rempli de contraintes qui liaient et restreignaient les citoyens. Les Églises établies, les monarques, les obligations héritées et les attentes sociales rigides limitaient la capacité de l’individu à tracer sa propre voie selon sa conscience, ses ambitions et sa conception du bonheur. L’Amérique devait incarner une nouvelle terre d’opportunités où chaque individu pourrait se libérer de ces contraintes historiques.
Ce sentiment est exprimé dans l’une des phrases les plus célèbres de la Déclaration d’indépendance, au deuxième paragraphe : « Nous tenons pour évidentes pour elles-mêmes les vérités suivantes : tous les hommes sont créés égaux ; ils sont doués par le Créateur de certains droits inaliénables ; parmi ces droits se trouvent la vie, la liberté et la recherche du bonheur. Les gouvernements sont établis parmi les hommes pour garantir ces droits, et leur juste pouvoir émane du consentement des gouvernés. »3
Cette liberté de rechercher le bonheur, voire de définir le bonheur selon sa propre conscience, représentait une nouvelle conception de la liberté individuelle. L’idée selon laquelle la tâche du gouvernement n’était pas de façonner la conscience ou l’âme de l’homme, mais plutôt de protéger la liberté de chacun à façonner la sienne, était radicale pour l’époque.
C’est cette idée de liberté individuelle radicale qui a caractérisé les États-Unis au cours des 250 années qui ont suivi la signature de la Déclaration d’indépendance, créant une nation où chacun est libre de mener la vie de ses rêves. Libérés du carcan des idéologies imposées, des religions d’État ou des consciences contraintes, les Américains ont été libres de réussir et libres d’échouer, libres de pratiquer leur culte et libres de ne pas le faire, peut-être plus libres que n’importe quel autre peuple sur Terre ne l’a jamais été. La réussite de l’Amérique a ensuite inspiré d’autres nations, transformant le sens américain de la liberté individuelle en un idéal convoité par les citoyens de nombreux pays à travers le monde.
C’est précisément cette liberté individuelle qui déchire aujourd’hui les États-Unis. Ces 250 ans de liberté individuelle radicale ont engendré le chaos social et moral même que nous observons désormais dans le pays. Si les expressions « Soyez vous-même » et « Dites votre vérité » peuvent prêter à la moquerie, elles reflètent la conséquence extrême, mais naturelle, de la philosophie qui a guidé les fondateurs de la nation.
Au cœur de la philosophie du « contrat social » de Rousseau, qui sous-tend l’expérience américaine, se trouve la conviction qu’une communauté doit pouvoir définir ses propres règles, valeurs et principes, voire les modifier à mesure que la communauté évolue. Or, que se passe-t-il si cette communauté évolue vers le pire et non vers le meilleur ? Comment pouvons-nous même savoir si c’est le cas, puisque c’est à la communauté qu’il revient de définir le « pire » et le « meilleur » ? Lorsque le bien et le mal sont définis par un consensus de la communauté, les « torts » d’hier peuvent devenir les « droits » d’aujourd’hui et vice versa.
S’il n’existe aucune norme absolue sur la manière dont la famille doit fonctionner ou être structurée, quel obstacle empêcherait l’acceptation généralisée de l’homosexualité et la redéfinition du mariage pour y inclure les couples de même sexe, voire des groupes de trois personnes et davantage ? Pourquoi les rôles de genre, y compris la définition même des termes « homme » et « femme », ne pourraient-ils pas être remis en question ? Lorsqu’une communauté considère ces concepts comme des « contraintes externes » et des « normes coutumières », qu’est-ce qui pourrait retenir ceux qui cherchent à les modifier ? Si les anciens vices (comme le jeu, la prostitution, la prise de drogue ou l’alcoolisme) peuvent être légalisés et si la population le souhaite, qu’est-ce qui pourrait l’empêcher de le faire ? Qui pourrait affirmer que de telles clauses sont interdites dans le contrat social ?
La liberté d’expression qui permet à cette revue de prêcher l’Évangile du Royaume de Dieu au monde entier est la même qui a permis aux États-Unis de devenir le premier exportateur mondial de pornographie. Ce n’est pas un dysfonctionnement du système américain, c’est le principe même de ce système. Si le gouvernement peut définir ce qui relève d’une expression décente ou indécente, où se situent les limites de ce pouvoir ?
Certes, les fondateurs des États-Unis étaient généralement des hommes de bonne moralité. Mais comme l’a résumé Patrick Deneen, « le libéralisme a impitoyablement vidé un réservoir de ressources à la fois matérielles et morales, qu’il ne peut pas remplir de nouveau ».4 En veillant à ce qu’aucune institution n’ait le pouvoir de gouverner et d’orienter par la force la conscience des Américains, celle-ci a naturellement évolué vers un état d’absence de gouvernance et d’orientation.
Les pères fondateurs des États-Unis partageaient la crainte du philosophe Hobbes selon laquelle, sans un gouvernement suffisamment fort, l’humanité sombrerait dans une brutale « guerre de tous contre tous », chaque homme recherchant ses propres désirs, sa sécurité et ses passions au détriment de tous les autres. Mais ils redoutaient également la solution proposée par Hobbes : un gouvernement doté d’un pouvoir absolu. Au lieu de cela, les fondateurs ont cherché à maximiser la liberté individuelle en faisant confiance au peuple pour assumer la responsabilité de préserver son caractère et sa vertu.
Mais qui peut observer la situation actuelle des États-Unis et nier que la « guerre de tous contre tous » de Hobbes se profile à l’horizon ? La rhétorique et l’élaboration des politiques ont-elles déjà été aussi violentes ? Les Américains ont-ils déjà été aussi divisés, même sur les notions les plus fondamentales du bien et du mal ? Le sens d’une morale commune a-t-il déjà été aussi impuissant, voire inexistant ?
Encore une fois, Deneen résume bien la situation : « Le libéralisme a échoué ; non parce qu’il n’a pas été à la hauteur, mais parce qu’il est resté fidèle à lui-même. Il a échoué parce qu’il a réussi. »5
Pourtant, le chemin emprunté par l’Amérique n’est pas sans précédent. Quiconque se demande où vont les États-Unis – où mènent leurs 250 ans de liberté individuelle radicale – n’a qu’à ouvrir sa Bible et lire le livre des Juges.
L’ancien Israël, libéré de l’esclavage en Égypte, avait enfin pris possession de la terre que Dieu avait promise à ses ancêtres. Il lui suffisait d’observer les lois qu’Il leur avait données au mont Sinaï. Ces lois qui lui fournissaient une culture, une compréhension morale et un mode de vie lui garantissaient de bénéficier à perpétuité des promesses que Dieu fit à Abraham.
Dans un sens très concret, les Israélites formaient le peuple le plus libre que le monde ait jamais connu. Ils avaient pour bienfaiteur le Créateur de l’Univers, ils disposaient de Ses lois pour les guider et les maintenir en contact avec Lui. Il leur suffisait de choisir de suivre ces lois.
Cependant, après la mort de Josué et des anciens qui l’avaient connu, Israël s’égara. Le livre des Juges relate sa descente rapide vers un effondrement moral chaotique, la perversion et une violence insensée. Il ne restait plus aucune institution pour faire respecter les systèmes moraux et cérémoniels dont Dieu avait doté la nation. Certes, le sacerdoce ne fut pas aboli, mais en l’absence de toute autorité dirigeante, et face à une liberté de choix similaire, il devint tout aussi corrompu que le reste de la société. Sans institutions pour faire respecter, ni même encourager, une soumission unifiée à l’autorité de Dieu, l’ancien Israël se fractura rapidement en une multitude de tribus autonomes, donnant naissance à un paysage d’apostasie spirituelle, d’effondrement social et de brutalité extrême qui reflétait, voire dépassait, celui des nations païennes environnantes.
En l’espace de quelques générations, le peuple d’Israël renonça à son engagement de suivre les voies de Dieu. Au lieu de recevoir des bénédictions abondantes pour avoir vécu à la lumière de Sa sagesse, il sombra dans des actes de violence et de perversion effrénés, rappelant les horreurs de Sodome et Gomorrhe.
Comment cela a-t-il pu se produire ? Quelle fut la raison d’une telle chute, du plus haut sommet qu’une nation puisse atteindre jusqu’aux abîmes d’une dépravation autodestructrice ? Il est inutile de spéculer car Dieu nous révèle clairement la leçon à en tirer, la répétant de diverses manières dans le livre des Juges et s’assurant, par le dernier verset de ce livre, que nous la comprenions comme un résumé de toute l’expérience d’Israël : « En ce temps-là, il n’y avait point de roi en Israël. Chacun faisait ce qui lui semblait bon » (Juges 21 :25).
Notez que Dieu n’a pas dit : « Chacun faisait ce qui lui semblait mauvais. » Non, chacun faisait ce qui semblait bon à ses propres yeux. Autrement dit, chacun était fondamentalement libre de choisir « la vie, la liberté et la recherche du bonheur » telles que sa propre conscience définissait ces notions. Il n’y avait pas de roi pour leur dire le contraire. Aucune autorité n’imposait de code moral autre que celui auquel chaque tribu, chaque famille et chaque individu tenait à se conformer.
Les Israélites devinrent ainsi libres de former leur propre « contrat social » et de définir les valeurs qu’ils souhaitaient conserver ou rejeter. Pour le peuple d’Israël, l’époque des juges fut une période de liberté qui rappelle l’Amérique actuelle, une époque à laquelle « il n’y avait point de roi » et où « chacun faisait ce qui lui semblait juste ». Leur quête individuelle du bonheur aboutit à l’une des périodes les plus honteuses et les plus dégradantes de la longue histoire de l’Israël antique.
Bien qu’ils aient commencé avec le plus grand capital imaginable (une relation directe avec le Créateur leur assurant Sa protection et Ses bénédictions, l’ensemble de Ses lois, le mode de vie qu’Il avait conçu pour protéger le peuple physiquement et moralement, ainsi que l’absence de roi humain pour les opprimer ou les exploiter), la liberté des Israélites alimenta leur chute. « Chacun faisait ce qui lui semblait bon » et il en résulta la dégradation de leur société, ainsi qu’un retour à l’esclavage et à la servitude, sous différentes formes, alors qu’ils auraient dû être la nation la plus libre de la Terre.
Avec le recul, nous pouvons discerner les dangers de cette approche nouvelle et radicale de la liberté humaine adoptée par les fondateurs des États-Unis. Nous pouvons également percevoir la sagesse qui animait leur élan. Après tout, l’histoire européenne était marquée par des guerres et des conflits enracinés dans des divergences religieuses, y compris au sein de nations dites « chrétiennes », et gangrenée par la corruption chez ceux qui étaient censés être les gardiens et les modèles de la vertu et des valeurs. Les fondateurs des États-Unis espéraient que la vertu pourrait survivre sans contrainte ni coercition et que le peuple pourrait se maîtriser lui-même grâce à la morale et à la religion, comme l’avait écrit John Adams, deuxième président des États-Unis.6
En considérant la leçon du livre des Juges, nous devrions nous demander quelle est donc la réponse. Puisqu’un gouvernement humain puissant conduit irrémédiablement à la tyrannie et aux abus, tandis qu’un faible conduit inévitablement au chaos et à la dissolution, comment les êtres humains peuvent-ils se gouverner eux-mêmes ?
Il n’y a qu’une solution à ce dilemme. Nous devons comprendre que la véritable liberté est celle que Dieu nous révèle. Vous avez l’assurance que ce n’est pas la liberté vis-à-vis d’un contrôle extérieur et d’obligations non choisies. Au contraire ! La véritable liberté ne se trouve qu’en se détournant du péché et en s’engageant dans l’obéissance à Jésus-Christ, le Fils de Dieu, en recherchant Sa volonté et non la nôtre dans tous les domaines de notre vie.
C’est une véritable ironie. La liberté du monde engendre inévitablement l’esclavage du péché et du diable. Or, la véritable liberté exige elle aussi un esclavage, mais envers Dieu et Sa justice. Il n’y a pas de solution intermédiaire. L’apôtre Paul ne se faisait aucune illusion à cet égard :
« Ne savez-vous pas qu’en vous livrant à quelqu’un comme esclaves pour lui obéir, vous êtes esclaves de celui à qui vous obéissez, soit du péché qui conduit à la mort, soit de l’obéissance qui conduit à la justice ? Mais grâces soient rendues à Dieu de ce que, après avoir été esclaves du péché, vous avez obéi de cœur à la règle de doctrine dans laquelle vous avez été instruits. Ayant été affranchis du péché, vous êtes devenus esclaves de la justice » (Romains 6 :16-18).
L’apôtre Pierre comprenait cette même vérité. Il écrivit à propos de ceux qui ne comprennent pas le but de la liberté : « Ils leur promettent la liberté, quand ils sont eux-mêmes esclaves de la corruption, car chacun est esclave de ce qui a triomphé de lui » (2 Pierre 2 :19). L’apôtre Jacques, demi-frère de Jésus, appela les Dix Commandements « la loi de la liberté » (Jacques 1 :25 ; 2 :12).
La véritable liberté, la seule qui mérite ce nom, est la capacité de vivre libéré de l’esclavage du péché et de devenir l’esclave de Dieu. Comment l’humanité peut-elle atteindre cette liberté ? Cela ne vient pas de la volonté de l’homme. Lorsque Jésus-Christ reviendra, 6000 ans d’histoire humaine se seront écoulés depuis Adam et Ève. La leçon pour l’humanité sera que toutes les tentatives de l’homme pour s’autogouverner au cours de ces millénaires ont échoué. L’humanité aura échappé de justesse à son autodestruction juste avant le retour du Christ (Matthieu 24 :21-22).
Dieu ne permettra pas que cela ait lieu. Au contraire, Il enverra Jésus-Christ pour qu’Il monte sur Son trône et inaugure le règne du Royaume de Dieu.
Le gouvernement au « pouvoir absolu » envisagé par Thomas Hobbes sera établi, mais ce ne sera pas un gouvernement humain. Ce sera le règne du Fils de Dieu, le Prince de la paix (Ésaïe 9 :5), doté d’un pouvoir plus grand qu’aucun dirigeant humain n’ait jamais disposé, tout en offrant une liberté plus authentique que l’humanité n’ait jamais connue.
Cela ne se réalisera pas uniquement par la promulgation de lois sages et justes, bien que cela se produira (Ésaïe 2 :3). Comme le révèle le livre des Juges, la présence de lois n’est pas suffisante. Au cours de Son règne, le Christ accomplira ce qu’aucun dirigeant ou gouvernement humain n’a jamais réussi à atteindre : la transformation du caractère humain de l’intérieur. Comme Dieu le déclare : « Je mettrai ma loi au-dedans d’eux, je l’écrirai dans leur cœur ; et je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple » (Jérémie 31 :33). Lorsque le pied du Sauveur se posera sur le mont des Oliviers, l’humanité commencera enfin à connaître la véritable liberté qui partira de Jérusalem pour se répandre dans le monde entier.
Un gouvernement humain parfait est impossible. Les fondateurs des États-Unis, cherchant à empêcher qu’un certain mal n’afflige leur nation naissante, ont posé des fondations qui, 250 ans plus tard, ont donné naissance à un mal qui leur est propre. Nous pourrions difficilement leur en vouloir car la solution n’est pas entre les mains de l’homme.
Pourtant, ceux qui sont prêts à se soumettre à Jésus-Christ dès maintenant, au cours de cette vie – en déposant à Ses pieds la liberté qu’ils possèdent dans ce monde, puis en recherchant Sa volonté et non la leur – recevront le privilège de L’aider à apporter enfin la véritable liberté à l’humanité dans le monde à venir. Cela ne s’arrêtera pas là, car la parole de Dieu promet que la création « aussi sera affranchie de la servitude de la corruption, pour avoir part à la liberté de la gloire des enfants de Dieu » (Romains 8 :21).
Pour reprendre les mots de Lincoln, le « dernier et meilleur espoir de la Terre » ne représente pas les États-Unis d’Amérique. Il s’agit du retour de Jésus-Christ et de l’établissement du Royaume de Dieu. Que la connaissance de cette vérité nous incite tous à prier quotidiennement : « Que ton règne vienne ! » (Matthieu 6 :10).