L’économie de la crise des stupéfiants

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Comment sortir du cercle vicieux de la consommation de drogue ?

Les gouvernements de nombreux pays semblent incapables d’endiguer le trafic de drogue dans les rues, les cités universitaires, les lieux de travail, voire les conseils d’administration. Cela engendre des conséquences désastreuses sur les familles et la société. Malgré leurs meilleures intentions, les autorités sanitaires n’arrivent pas à éliminer la consommation généralisée de stupéfiants et d’autres drogues nocives.

Depuis l’introduction du fentanyl, un puissant opioïde synthétique au moins 50 fois plus puissant que la morphine, les décès par overdose ont explosé. Depuis 2016, le Canada a enregistré plus de 50 000 décès liés à une intoxication aux opioïdes. Aux États-Unis, depuis 2017, plus de 300 000 décès ont été attribués à l’utilisation du fentanyl. Sa nocivité est bien connue des médecins et des consommateurs. Pourquoi donc est-il si répandu ?

C’est là qu’intervient le principe économique fondamental « de l’offre et de la demande ». Le marché n’a pas été éliminé car la demande reste immense. Les personnes dépendantes sont prêtes à payer le prix demandé, générant ainsi des bénéfices colossaux pour les trafiquants sans scrupules qui sont prêts à risquer des amendes financières et l’emprisonnement. Ces revenus sont si importants que des sociétés entières et même des gouvernements nationaux sont dominés par des cartels qui produisent, distribuent et vendent des produits addictifs et mortels.

Un problème ancestral

Ce problème moderne possède des racines anciennes. La Bible nous apprend qu’à l’époque de Noé, « l’Éternel vit que la méchanceté des hommes était grande sur la terre, et que toutes les pensées de leur cœur se portaient chaque jour uniquement vers le mal » (Genèse 6 :5). Salomon fut inspiré à écrire : « Ce qui a été, c’est ce qui sera, et ce qui s’est fait, c’est ce qui se fera, il n’y a rien de nouveau sous le soleil » (Ecclésiaste 1 :9).

Les forces de l’ordre ont un rôle essentiel à jouer dans la résolution de ce problème : « Parce qu’une sentence contre les mauvaises actions ne s’exécute pas promptement, le cœur des fils de l’homme se remplit en eux du désir de faire le mal » (Ecclésiaste 8 :11). Une action rapide de la part de la police, des procureurs et des tribunaux peut réduire le trafic et la vente de stupéfiants. Cependant, ce problème grave persistera tant que la demande ne sera pas considérablement réduite ou éliminée. Pour y parvenir, un changement d’attitude de la part des consommateurs est nécessaire. L’éducation est un outil puissant, mais il faut aller encore plus loin.

L’augmentation de la demande de stupéfiants semble aller de pair avec l’effondrement de la structure familiale traditionnelle dans le monde occidental. L’apôtre Paul donna cette instruction : « Et vous, pères, n’irritez pas vos enfants, mais élevez-les en les corrigeant et en les instruisant selon le Seigneur » (Éphésiens 6 :4). Proverbes 22 :6 donne un principe général à ce sujet : « Instruis l’enfant selon la voie qu’il doit suivre ; et quand il sera vieux, il ne s’en détournera pas. » De bonnes valeurs familiales inculquées dès l’enfance et mises en pratique au domicile permettront d’éliminer efficacement la demande et donc le marché des stupéfiants.

La Bible décrit de façon imagée les pièges et le désespoir résultant de l’intoxication : « Pour qui les : “Hélas, malheur à moi !” ? Pour qui les querelles ? Pour qui les plaintes ? Pour qui les plaies inutiles ? Pour qui les yeux rouges ? […] Tes yeux verront alors des choses étranges et tu laisseras échapper des paroles incohérentes » (Proverbes 23 :29, 33, Semeur).

Ces paroles s’appliquent à ceux qui sont esclaves de la dépendance aux drogues. Si les conséquences physiques sont dévastatrices, les conséquences spirituelles sont encore plus graves. Dieu décrit le jugement final qui sera infligé aux pécheurs non repentants : « Mais pour les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les débauchés, les magiciens, les idolâtres, et tous les menteurs, leur part sera dans l’étang ardent de feu et de soufre, ce qui est la seconde mort » (Apocalypse 21 :8). Il est intéressant de noter que le mot « magicien » est traduit du grec pharmakos, dont est dérivé le mot « pharmacie », impliquant que ce passage fait référence aux personnes qui consomment de la drogue.

Bien que vous ne puissiez changer la culture de la drogue dans la société, vous pouvez apporter des changements au sein de votre vie et de votre famille. En rejetant la culture de la drogue, votre exemple exercera une influence positive sur les autres.

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