Croyez-vous au véritable Évangile ?

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Quel message Jésus a-t-Il réellement prêché ? Le savez-vous ? N’en soyez pas si sûr ! Que voulait dire Jésus en utilisant l’expression « le Royaume de Dieu » ? Voici la bonne nouvelle : un nouveau monde approche !

Chapitre 1
Un message sur le Messager

Votre éternité dépend de votre volonté à comprendre et à croire au véritable Évangile ! L’apôtre Paul mit en garde les chrétiens de son époque : « Car, si quelqu’un vient vous prêcher un autre Jésus que celui que nous avons prêché, ou si vous recevez un autre esprit que celui que vous avez reçu, ou un autre évangile que celui que vous avez embrassé, vous le supportez fort bien » (2 Corinthiens 11 :4).

Des millions d’hommes et de femmes sincères ont supporté un faux évangile, car ils ont été séduits – beaucoup trop facilement séduits. Pourquoi ? Parce que beaucoup d’entre eux n’ont pas obéi au commandement divin « [d’examiner] toutes choses » (1 Thessaloniciens 5 :21) – comme le traduit la version Parole vivante : « Mettez tout à l’épreuve, vérifiez si ce qu’on vous dit est exact. » Jésus-Christ déclara : « Le temps est accompli, et le royaume de Dieu approche. Repentez-vous et croyez à l'Évangile » (Marc 1 :15, Ostervald). Croyez-vous au même Évangile que celui prêché par Jésus ? Vous devez en être sûr ! Car, de nos jours, de nombreux « évangiles » différents sont annoncés dans le monde !

Avez-vous déjà entendu des discours semblables à celui présenté ci-dessous ?

« Donnez votre cœur au Seigneur. Jésus est né dans une crèche en tant que le Christ, le Fils de Dieu, pour sauver toutes les âmes prêtes à L’accepter dans leur cœur. En grandissant, Il fit des miracles et Il pardonna aux gens. Il observa la loi difficile de Dieu pour nous tous, avant d’être cloué sur la croix avec cette loi archaïque. Il ressuscita d’entre les morts le troisième jour et Il apparut à de nombreux témoins. Puis Il retourna au ciel et Il commença à établir Son Royaume dans le cœur des hommes. Vous devez juste L’accepter, Il pardonnera alors vos péchés et Il entrera dans votre cœur – tel que vous êtes. Jésus vous sauve ! Croyez seulement en Lui et vous serez sauvé – né de nouveau. Lorsque vous mourrez, vous irez Le rejoindre dans les cieux – pour l’éternité ! »

Jésus a-t-Il réellement enseigné un tel Évangile ? Si vous avez accepté, sans vous poser de questions, la voix quasi unanime du « christianisme » traditionnel à cet égard, vous pensez probablement qu’il s’agit de la vérité. Mais voyez plutôt ce qu’a écrit Mark Twain :

« En matière de religion et de politique […] les croyances et les convictions sont, dans presque tous les cas, acquises en seconde main, sans être soumises au moindre examen, auprès d’autorités qui n’ont pas personnellement examiné les dogmes dont il est question, mais les ont-elles mêmes reçus en seconde main d’autres autorités qui n’étaient pas davantage portées à les examiner et dont les opinions à ce sujet ne valaient donc pas tripette » (Autobiographie de Mark Twain, éditions du Rocher, page 559, traduction Béatrice Vierne).

Connaissez-vous réellement ce que contient le véritable Évangile prêché par Jésus et Ses apôtres ? Ou vous êtes-vous contenté d’une simple hypothèse en suivant la foule, comme Mark Twain le fit remarquer, et en fondant vos croyances sur des opinions de seconde main ?

Un « Évangile » conforme à la compréhension générale vous a probablement été enseigné. Peut-être l’avez-vous découvert au milieu du flot de publications et d’émissions religieuses produites à l’heure actuelle. Quoi qu’il en soit, vous n’avez probablement jamais songé à remettre en question vos croyances. Après tout, si la plupart des autorités chrétiennes sont unanimes à ce sujet, elles doivent avoir raison. Est-ce vraiment le cas ?

Dans la célèbre prophétie donnée sur le mont des Oliviers, Jésus-Christ avertit : « Prenez garde que personne ne vous séduise. Car plusieurs [beaucoup, du grec polus] viendront sous mon nom, disant : C’est moi qui suis le Christ. Et ils séduiront beaucoup de gens » (Matthieu 24 :4-5). Beaucoup de versions modernes ou « actualisées » de la Bible mettent entre guillemets la phrase « C’est moi qui suis le Christ », en supposant que Jésus parlait d’individus qui prétendraient être eux-mêmes le Christ en personne. Mais au cours des siècles, nous n’avons pas vu « beaucoup » d’individus de ce genre être pris au sérieux et encore moins parvenir à séduire « beaucoup » de gens. D’autres proposent une interprétation différente en disant que Jésus se référerait à des individus qui prétendent être un « Sauveur » – comme ce fut le cas d’Hitler ou de Mussolini. Affirmer de telles choses revient à prendre de grandes libertés avec le texte original. Rappelez-vous que le Christ a dit : « plusieurs viendront sous mon nom. » Le sens littéral de ce verset est : « Faites attention à ce que personne ne vous induise en erreur. Car beaucoup se présenteront en utilisant Mon nom. Ils diront que Je suis le Christ et ils séduiront beaucoup de gens. »

Quel avertissement étonnant ! Le Christ prédit que beaucoup de faux prédicateurs parleraient à Son sujet et proclameraient qu’Il est le Christ, le Messie attendu. Pourtant, il est prophétisé que ces imposteurs, tout en reconnaissant la messianité de Jésus, séduiront ceux qui ne seront pas sur leur garde et ils les détourneront de la compréhension du véritable Évangile de Jésus ! Qu’en est-il de vous ? Se pourrait-il que vous ayez été séduit ? N’acceptez pas des hypothèses sans les vérifier ! Cherchez – prouvez – la vérité. Alors vous connaîtrez réellement la vérité et personne ne pourra vous manipuler !

De fausses hypothèses et de faux espoirs

Jésus déclara au sujet de certains faux enseignants religieux de Son époque : « Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est éloigné de moi. C’est en vain qu’ils m’honorent, en enseignant des préceptes qui sont des commandements d’hommes » (Matthieu 15 :8-9). Il dit clairement qu’il est possible de L’adorer sans but, inutilement – si cette adoration est basée sur des doctrines issues d’une vision erronée d’hommes qui interprètent les Écritures, plutôt que sur l’enseignement clair et limpide de la parole de Dieu !

Quel est donc l’Évangile prêché par Jésus ? A-t-Il simplement demandé aux gens de croire en Lui – ou était-ce beaucoup plus profond que cela ? C’est une question essentielle. En effet, si vous croyez à un mensonge plutôt qu’à la vérité, vous finirez avec une montagne de faux espoirs et d’attentes insatisfaites !

Le Christ expliqua le sort difficile de ceux qui s’attachent à de faux espoirs. « Vous, étant dehors, vous commencerez à frapper à la porte, en disant : Seigneur, Seigneur, ouvre-nous ! il vous répondra : Je ne sais d’où vous êtes. Alors vous vous mettrez à dire : Nous avons mangé et bu devant toi, et tu as enseigné dans nos rues. Et il répondra : Je vous le dis, je ne sais d’où vous êtes ; retirez-vous de moi, vous tous, ouvriers d’iniquité. C’est là qu’il y aura des pleurs et des grincements de dents, quand vous verrez Abraham, Isaac et Jacob, et tous les prophètes, dans le royaume de Dieu, et que vous serez jetés dehors » (Luc 13 :25-28).

Dieu accorde-t-Il beaucoup d’importance au fait que vous adhériez strictement, ou pas, à l’Évangile prêché par le Christ et Ses apôtres ? Par l’autorité de Jésus-Christ, je vous affirme que cela fait une très grande différence !

Après Sa crucifixion et Sa résurrection, Jésus apparut à Ses apôtres et Il leur confia cette mission : « Allez par tout le monde, et prêchez la bonne nouvelle à toute la création. Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné » (Marc 16 :15-16). Plus tard, le Christ inspira l’apôtre Paul à prononcer une double malédiction sur quiconque oserait prêcher un Évangile différent. Il écrivit aux chrétiens à Galates : « Mais, si nous-mêmes, si un ange du ciel annonçait un évangile s’écartant de celui que nous vous avons prêché, qu’il soit anathème ! Nous l’avons dit précédemment, et je le répète à cette heure : si quelqu’un vous annonce un évangile s’écartant de celui que vous avez reçu, qu’il soit anathème ! » (Galates 1 :8-9).

L’apôtre Paul déploya beaucoup d’efforts pour mettre en garde les chrétiens de Corinthe contre les faux ministres qui viendraient prêcher « un autre Jésus » et proclamer « un autre évangile » (2 Corinthiens 11 :4). C’est pourquoi je vous dis – en tant que ministre du Christ – qu’il est extrêmement important, pour vous et pour votre salut, de connaître le véritable Jésus-Christ de la Bible et de prouver par vous-même quel est le véritable Évangile qu’Il prêcha ! Jésus Lui-même est très clair à ce sujet !

Il est facile de montrer dans la Bible que l’Évangile ne tourne pas uniquement autour de la personnalité de Jésus, le Fils de Dieu. Bien évidemment, Jésus est notre Messie qui versa Son sang pour le pardon de nos péchés. Nous devons profondément apprécier et proclamer cette vérité. Mais cela ne constitue pas l’intégralité de l’Évangile. Certes, nous devons comprendre le sacrifice du Christ et la Bible dit : « Il n’y a de salut en aucun autre ; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés » (Actes 4 :12). Par conséquent, le nom de Jésus-Christ est absolument essentiel. Mais il est totalement faux de dire que « Jésus est l’Évangile, qu’Il est le Royaume de Dieu », comme beaucoup le font. Le véritable message de l’Évangile prêché par Jésus-Christ représente beaucoup plus que cela.

Évangile “du” Christ ou “au sujet” du Christ ?

Vers la fin de l’Ancien Testament, Dieu inspira cette prophétie : « Voici, j’enverrai mon messager ; il préparera le chemin devant moi. Et soudain entrera dans son temple le Seigneur que vous cherchez ; et le messager de l’alliance que vous désirez » (Malachie 3 :1). Selon Marc 1 :2-4, le premier messager mentionné par Malachie se réfère à Jean-Baptiste, qui prépara le chemin pour la première venue du Christ. Le Christ est ensuite mentionné comme « le Seigneur […] le messager de l’alliance », Il fut envoyé comme un « Messager ». La mission d’un messager est d’apporter un message de la part de quelqu’un d’autre – et c’est ce que fit Jésus, comme Il le dit clairement : « La parole que vous entendez n’est pas de moi, mais du Père qui m’a envoyé » (Jean 14 :24).

Le Père envoya le Christ annoncer un message de Sa part. Quel genre de message ? En français, le mot « évangile » vient du latin evangelium (bonne nouvelle), lui-même emprunté au grec euangelion (récompense, sacrifice offert pour une bonne nouvelle) et euangelos (qui apporte une bonne nouvelle) (cf. “Évangile”, Dictionnaire historique de la langue française, Le Robert, 2010). Dans le Nouveau Testament, euangelion a été traduit parfois par « évangile », parfois par « bonne nouvelle ». Le terme « évangélisation » – l’action de prêcher l’Évangile – en est dérivé. Les livres de Matthieu, Marc, Luc et Jean sont connus comme « les quatre Évangiles », car ils contiennent quatre récits distincts au sujet du Christ annonçant le message de la bonne nouvelle !

Mais quelle est cette bonne nouvelle ? Laissons les Écritures répondre à la question ! Reportez-vous à Marc 1 :14-15 et lisez ce que Dieu inspira à Marc d’écrire : « Après que Jean eut été livré, Jésus alla dans la Galilée, prêchant l’Évangile de Dieu. Il disait : Le temps est accompli, et le royaume de Dieu est proche. Repentez-vous, et croyez à la bonne nouvelle [l’Évangile]. » Voilà ce qu’est l’Évangile. Il n’y a qu’un seul Évangile et il concerne le Royaume de Dieu. Certains tenteront de nier l’importance du « Royaume de Dieu » dans l’Évangile en soulignant que Marc 1 :1 mentionne « l’Évangile de Jésus-Christ ». Il est aussi appelé « l’Évangile de Dieu » car c’est un message de la part de Dieu. Le Nouveau Testament utilise aussi l’expression « la bonne nouvelle du Royaume de Dieu ». C’est la substance même de l’Évangile ! Voyez ce que rapporte le commentaire biblique suivant :

« Les Évangiles synoptiques [Matthieu, Marc et Luc] s’accordent sur le fait que le Royaume de Dieu était le thème principal du message de Jésus […] Au total, ils contiennent une cinquantaine de déclarations et de paraboles de Jésus au sujet du Royaume […] Il existe donc un consensus au sein du canon sur le fait que le Royaume constituait l’axe principal de la théologie de Jésus » (Oxford Companion to the Bible, 1993, page 408).

Ne croyez pas aveuglément cette brochure – ni tout autre commentaire ou aide d’étude biblique. Croyez la Bible et croyez Dieu ! Les gens s’égarent spirituellement car ils se fient uniquement aux hommes. Les Écritures vous ordonnent : « Examinez [prouvez] toutes choses » (1 Thessaloniciens 5 :21). Vérifiez et examinez toutes ces choses par vous-même. Laissez de côté vos anciennes opinions et lisez ce que dit Dieu. Bientôt, il sera clair dans votre esprit que l’Évangile du Christ est Son message – un message qui vient du Père au sujet du Royaume de Dieu. C’est ce que Jésus affirma après avoir enseigné dans la ville de Capernaüm : « Il faut aussi que j’annonce aux autres villes la bonne nouvelle du royaume de Dieu ; car c’est pour cela que j’ai été envoyé » (Luc 4 :43). Matthieu 9 :35 témoigne qu’Il fit exactement cela : « Jésus parcourait toutes les villes et les villages, enseignant dans les synagogues, prêchant la bonne nouvelle du royaume. »

Selon Jésus, quel devrait être l’objectif principal de la vie ? « Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu » (Matthieu 6 :33). Dans un passage biblique extrait de la prière modèle (que beaucoup de gens connaissent mieux sous le nom du “Notre Père”), Jésus a dit : « Voici donc comment vous devez prier : Notre Père qui es aux cieux ! Que ton nom soit sanctifié ; que ton règne vienne » (Matthieu 6 :9-10). L’Évangile apporté par le Christ est effectivement la bonne nouvelle de ce Royaume à venir. C’est le message que Jésus prêcha. Il envoya Ses disciples prêcher exactement le même message. Et ils prêchèrent ce même message – jusqu’à la fin de leur vie !

L’Évangile du Christ commença à être corrompu lorsque de faux enseignants commencèrent à subvertir l’Église originelle. L’apôtre Paul avait conscience de cette falsification lorsqu’il écrivit, plus de 20 ans après la mort du Christ : « Il y a des gens qui vous troublent, et qui veulent altérer l’Évangile de Christ » (Galates 1 :7). Parmi le nombre croissant d’hérésies, celle qui prit le plus d’ampleur fut un « nouvel évangile » focalisé sur les événements de la vie du Christ et sur l’idée qu’il suffit simplement de croire en Sa personne pour être sauvé. Peu à peu, donc, le véritable Évangile du Christ fut supplanté par un faux évangile au sujet de la personne du Christ.

« Alors qu’Il était sur la Terre, le message proclamé par le Christ, et par ceux qu’Il envoya prêcher, était la bonne nouvelle du Royaume de Dieu qu’Il était venu établir […] Après la mort et la résurrection du Christ, elle est devenue la bonne nouvelle au sujet du Christ » (A Dictionary of the Bible, James Hastings, 1988, page 233).

Qu’en est-il du nom de Jésus ?

Le Christ envoya Ses disciples « prêcher le royaume de Dieu, et guérir les malades […] Ils partirent, et ils allèrent de village en village, annonçant la bonne nouvelle et opérant partout des guérisons » (Luc 9 :2, 6). Lorsque les apôtres furent de retour, au verset 10, le Christ les emmena dans un lieu désert. Mais « les foules, l’ayant su, le suivirent. Jésus les accueillit, et il leur parlait du royaume de Dieu ; il guérit aussi ceux qui avaient besoin d’être guéris » (verset 11).

Selon l’exemple et les instructions de Jésus : prêcher l’Évangile signifie prêcher au sujet du Royaume de Dieu !

Puis, lorsqu’Il se retrouva seul avec Ses disciples, le Christ leur demanda : « Qui suis-je au dire des hommes ? Ils répondirent : Jean-Baptiste ; les autres, Élie ; les autres, qu’un des anciens prophètes est ressuscité » (versets 18-19).

Le récit parallèle de Matthieu 16 fournit plus d’informations : « Et vous, leur dit-il, qui dites-vous que je suis ? Simon Pierre répondit : Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. Jésus, reprenant la parole, lui dit : Tu es heureux, Simon, fils de Jonas ; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais c’est mon Père qui est dans les cieux » (versets 15-17).

Nous voyons que le Christ n’avait pas encore révélé Sa véritable identité à Ses propres disciples. Mais Jésus les avait déjà envoyés prêcher l’Évangile du Royaume de Dieu. Notez au verset 20 : « Alors il recommanda aux disciples de ne dire à personne qu’il était le Christ. » Il leur donna cet ordre parce qu’Il ne voulait pas être crucifié prématurément. Avec ce verset, il est absolument certain que l’Évangile du Royaume de Dieu ne peut pas être une simple proclamation affirmant que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu. Nous venons en effet de lire dans Luc 9 :11 qu’ils avaient déjà commencé à prêcher l’Évangile – mais ils n’annonçaient pas encore aux gens que Jésus était le Christ !

Certains pourraient dire : « Oui, mais peut-être que l’Évangile prêché par le Christ et Ses apôtres portait sur le fait que le Messie devait mourir pour nos péchés et être ressuscité, sans mentionner l’identité réelle de ce Messie. » En guise de réponse, voyez ce que fit Jésus après que Pierre eut reconnu qu’Il était le Messie :

« Jésus leur recommanda sévèrement de ne dire cela de lui à personne. Alors il commença à leur apprendre qu’il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, par les principaux sacrificateurs et par les scribes, qu’il soit mis à mort, et qu’il ressuscite trois jours après. Il leur disait ces choses ouvertement. Et Pierre, l’ayant pris à part, se mit à le reprendre. Mais Jésus, se retournant et regardant ses disciples, réprimanda Pierre, et dit : Arrière de moi, Satan ! car tu ne conçois pas les choses de Dieu, tu n’as que des pensées humaines » (Marc 8 :30-33).

C’est uniquement après que Pierre L’eut identifié comme étant le Christ que Jésus commença à enseigner à Ses disciples qu’Il serait crucifié et qu’Il ressusciterait. Mais Pierre n’accepta pas très bien cet enseignement à ce moment-là. Il ne fait aucun doute que la proclamation de Jésus, en tant que le Christ crucifié, ne faisait pas partie de l’Évangile qu’Il avait confié à Pierre d’annoncer !

Pour bien clarifier ce point, voyez comment cet événement est rapporté dans Luc 9 :18-22. Au verset 22, le Christ informe Ses apôtres qu’Il devra mourir et être ressuscité. Mais ils ne le comprenaient toujours pas ! Le Christ dit alors à Ses disciples : « Pour vous, écoutez bien ceci : Le Fils de l’homme doit être livré entre les mains des hommes. Mais les disciples ne comprenaient pas cette parole ; elle était voilée pour eux, afin qu’ils n’en aient pas le sens ; et ils craignaient de l’interroger à ce sujet » (versets 44-45).

Jésus n’envoya pas les apôtres prêcher l’Évangile en annonçant qu’il suffit de croire en la personne du Christ, ou d’obtenir la rémission des péchés par Son sacrifice. L’Évangile ne se limite pas à parler seulement du Christ ! Certes, Jésus-Christ est l’Être le plus important qui ait jamais marché sur la Terre. En effet, Il était Dieu dans la chair, le Fils de Dieu, venu donner Sa vie pour expier les péchés de l’humanité. Et Il fut ressuscité pour devenir le Sauveur du monde. Tout cela est exact. Cependant, malgré cette nécessité absolue, ce n’est en aucun cas le seul objectif de l’Évangile du Royaume de Dieu. Ce n’est qu’après Sa résurrection que Jésus ajouta cet élément au message que les apôtres devaient prêcher : « Alors il [le Christ ressuscité] leur ouvrit l’esprit, afin qu’ils comprennent les Écritures. Et il leur dit : Ainsi il est écrit que le Christ souffrirait, et qu’il ressusciterait des morts le troisième jour, et que la repentance et le pardon des péchés seraient prêchés en son nom à toutes les nations, à commencer par Jérusalem. Vous êtes témoins de ces choses » (Luc 24 :45-48).

Le nom de Jésus-Christ – Son véritable nom – indique qui Il est, ce qu’Il fit pour nous et tout ce qu’Il enseigna, qu’Il ordonna et qu’Il défendit. Ces informations essentielles furent ajoutées – pour être enseignées avec l’Évangile du Royaume de Dieu – après la mort et la résurrection de Jésus. Est-ce une supposition ? Absolument pas ! Lisez le récit biblique rapportant la prédication des premiers évangélistes et des apôtres, plusieurs années après la mort du Christ.

Notez ce que Philippe prêcha en Samarie : « Mais, quand ils eurent cru à Philippe, qui leur annonçait [1] la bonne nouvelle du royaume de Dieu et [2] du nom de Jésus-Christ, hommes et femmes se firent baptiser » (Actes 8 :12).

La véritable Église doit prêcher ces deux éléments : premièrement, l’Évangile du Royaume de Dieu et, deuxièmement, le véritable nom de Jésus-Christ.

Chapitre 2
Qu’est-ce que le Royaume de Dieu ?

Nous avons vu que le véritable Évangile prêché par le Christ et Ses apôtres concernait le Royaume de Dieu. Mais quel est ce Royaume ? De nombreuses idées circulent à ce sujet. À l’époque du Christ, les Juifs pensaient qu’une figure – un Messie – mènerait leur nation physique dans une campagne militaire pour soumettre les autres gouvernements jusqu’à ce qu’ils règnent en maîtres absolus sur tous les hommes. Plus tard, un autre concept affirma que l’Église est le Royaume. D’autres crurent que le Royaume de Dieu est un royaume éthéré qui se trouve dans le cœur des hommes. D’autres encore conclurent qu’il doit se référer au bonheur éternel dans les cieux, car l’Évangile selon Matthieu utilise l’expression « le royaume des cieux ». Certains soutiennent également que le Royaume est la personne de Jésus Lui-même.

« Le “Royaume de Dieu/des cieux” est un sujet d’importance majeure dans la Bible pour deux raisons principales : sa fréquence dans les trois premiers Évangiles canoniques (synoptiques) du NT et la conviction qu’il se situe au centre même du message du Jésus historique. Sa signification, qui découle d’un monde de monarchies et de monarques orientaux très différents des démocraties occidentales modernes, a été interprétée de diverses manières. Historiquement, il a été associé à l’état futur des bienheureux ressuscités, immortels ; à l’Église ; à la méditation monastique ; à l’extase mystique ; à l’expérience de la piété religieuse ; à la libération progressive de la société par l’amour ; à la transformation future de ce monde ; à l’espérance apocalyptique du prochain monde ; et à un symbole ouvert à de nombreuses interprétations » (The Anchor Bible Dictionary, volume 4, page 49).

L’universitaire George E. Ladd décrivit comment un certain théologien réduisit le Royaume de Dieu au « domaine du subjectif et à une compréhension au niveau de l’esprit humain et de sa relation à Dieu. Le Royaume de Dieu est une puissance intérieure qui pénètre dans l’âme humaine et qui s’en empare. Il consiste en quelques vérités religieuses fondamentales d’application universelle. » Ladd mentionna qu’une interprétation plus récente « conçoit le Royaume comme l’absolu, le “Tout-Autre” qui est entré dans le temps et dans l’espace en la personne de Jésus de Nazareth » (The Gospel of the Kingdom, page 15). Il poursuivit :

« À l’autre extrême, il y a ceux, comme Albert Schweitzer, qui définissent le message de Jésus sur le Royaume comme un monde apocalyptique qui doit être introduit par une action surnaturelle de Dieu, lorsque l’Histoire sera interrompue et qu’un nouvel ordre céleste commencera. Le Royaume de Dieu n’est en aucun cas une réalité présente ou spirituelle ; il est entièrement futur et surnaturel » (ibid.).

Ladd souligna également le point de vue ou l’interprétation qui « associe d’une manière ou d’une autre le Royaume de Dieu à l’Église ». Depuis l’époque d’Augustin, « le Royaume a été identifié à l’Église » :

« À mesure que l’Église grandit, le Royaume grandit et s’étend dans le monde. De nombreux théologiens protestants ont enseigné une forme modifiée de cette interprétation, en affirmant que le Royaume de Dieu pourrait être identifié à la véritable Église incarnée dans l’Église visible. À mesure que l’Église apporte l’Évangile au monde entier, elle étend le Royaume de Dieu. Une version optimiste affirme que l’Église a pour mission d’amener le monde entier au Christ et de transformer ainsi le monde en Royaume de Dieu » (ibid.).

Une de ces interprétations est-elle correcte ? Où se trouve la vérité au milieu d’une telle confusion ? Qu’est-ce que le Royaume de Dieu ?

Qu’est-ce qu’un royaume ?

Pour comprendre le Royaume de Dieu, nous devrions commencer par définir ce qui caractérise n’importe quel royaume. La première définition du mot « royaume » est un « État régi, gouverné par un roi ou une reine » (Dictionnaire de l’Académie française, 9ème édition).

C’est également la définition biblique d’un royaume. Quatre éléments sont nécessaires pour constituer un véritable royaume : 1) un roi ou un dirigeant ; 2) un pays ou un territoire ; 3) des sujets ou des citoyens relevant de cette juridiction territoriale ; 4) des lois et une forme de gouvernement. Si nous enlevons un seul de ces éléments, il ne s’agit plus d’un véritable royaume. Et si nous croyons en une sorte de « royaume » éthéré, alors nous ne croyons pas au véritable Évangile !

La vérité au sujet du Royaume est révélée dans la parole de Dieu. Ce que pensent les hommes peut être intéressant et séduisant pour l’intellect, mais la vérité se trouve dans les Saintes Écritures. « Sanctifie-les par ta vérité : ta parole est la vérité » (Jean 17 :17).

La Bible révèle que le message de Jésus concernait le gouvernement et l’administration. Il est né pour devenir le Roi de l’humanité ! Le prophète Ésaïe a écrit à Son sujet :

« Car un enfant nous est né, un fils nous a été donné, et le gouvernement sera sur son épaule ; et on appellera son nom, Merveilleux, Conseiller, Dieu fort, Père du siècle, Prince de paix. À l’accroissement de son empire, et à la paix, il n’y aura pas de fin, sur le trône de David et dans son royaume, pour l’établir et le soutenir en jugement et en justice, dès maintenant et à toujours. La jalousie [le zèle] de l’Éternel des armées fera cela » (Ésaïe 9 :6-7, Darby).

Peu avant la conception humaine du Christ, l’archange Gabriel dit à Marie, qui serait Sa mère : « Il sera grand et sera appelé Fils du Très-Haut, et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père. Il régnera sur la maison de Jacob éternellement, et son règne n’aura point de fin » (Luc 1 :32-33).

Lors du procès de Jésus, Ponce Pilate Lui demanda s’Il était roi. « Jésus répondit : Tu le dis, je suis roi. Je suis né et je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma voix » (Jean 18 :37). Dans ce monde séduit, beaucoup trop de gens imaginent le Christ comme « l’enfant Jésus dans une crèche » ou comme un individu frêle et chétif cloué sur une croix. Ils ne considèrent pas Son rôle de futur Roi et Souverain omnipotent.

Le songe de Nebucadnetsar

Quelle est la nature du gouvernement qui reposera sur les épaules du Christ ? S’agit-il simplement d’une dévotion humaine au « petit Jésus » ? Certainement pas ! Le message et le plan de Dieu pour l’humanité sont cohérents. Près de 600 ans avant la naissance du Christ, le prophète Daniel fut inspiré à écrire au sujet du Royaume de Dieu à venir.

Pendant la captivité des Juifs sous l’ancien Empire néo-babylonien, ou chaldéen, Daniel servait ses maîtres dans le palais de l’empereur Nebucadnetsar. Ce souverain mondial fut troublé par un songe poignant au point d’en perdre le sommeil (Daniel 2 :1). Il devait en comprendre le sens ! Nebucadnetsar ordonna aux magiciens, aux astrologues et aux enchanteurs de sa cour de lui révéler la signification du songe. Mais ce despote rusé refusa de raconter le songe même à ses conseillers « de confiance » ! Il exigea qu’ils lui disent d’abord quel était le songe – afin de savoir si leur interprétation était crédible (versets 2-9). Bien sûr, ils en furent incapables (versets 10-11).

Mais Dieu avait donné à Daniel le don d’expliquer « toutes les visions et tous les songes » (Daniel 1 :17). Lorsqu’il fut amené devant Nebucadnetsar (Daniel 2 :25), il expliqua : « Ce que le roi demande est un secret que les sages, les astrologues, les magiciens et les devins, ne sont pas capables de révéler au roi. Mais il y a dans les cieux un Dieu qui révèle les secrets, et qui a fait connaître au roi Nebucadnetsar ce qui arrivera dans la suite des temps » (Daniel 2 :27-28) ou « à la fin des jours » (verset 28, Darby).

L’objectif de Dieu était de révéler à ce souverain païen qu’il existe un Dieu réel qui dirige l’Univers et de révéler ce qui arriverait « à la fin des jours ». Si vous voulez comprendre à l’avance les nouvelles passionnantes des événements à venir – dont l’aboutissement pourrait se produire de votre vivant – ouvrez la Bible, reportez-vous à cet étonnant chapitre du livre de Daniel et lisez vous-même !

« Ô roi, tu regardais, et tu voyais une grande statue ; cette statue était immense, et d’une splendeur extraordinaire ; elle était debout devant toi, et son aspect était terrible. La tête de cette statue était d’or pur ; sa poitrine et ses bras étaient d’argent ; son ventre et ses cuisses étaient d’airain ; ses jambes, de fer ; ses pieds, en partie de fer et en partie d’argile. Tu regardais, lorsqu’une pierre se détacha sans le secours d’aucune main, frappa les pieds de fer et d’argile de la statue, et les mit en pièces. Alors le fer, l’argile, l’airain, l’argent et l’or, furent brisés ensemble, et devinrent comme la balle qui s’échappe d’une aire en été ; le vent les emporta, et nulle trace n’en fut retrouvée. Mais la pierre qui avait frappé la statue devint une grande montagne, et remplit toute la terre. Voilà le songe. Nous en donnerons l’explication devant le roi » (Daniel 2 :31-36).

Ce songe avait-il une signification ? Bien sûr, puisque c’est Dieu qui l’avait inspiré ! C’était prophétique. Pourtant, certaines personnes pensent que les prophéties bibliques ne sont que de la poésie – sans aucun but pour guider ou prédire. D’autres croient qu’elles ont un sens, mais qu’il nous est impossible de le déchiffrer – jusqu’à ce qu’elles se réalisent, voire longtemps après. D’autres encore soutiennent que la signification prophétique est sujette à une interprétation personnelle.

Tous ces points de vue rejettent ou déforment un aspect essentiel du message du Christ. De telles opinions rendraient une grande partie de la parole divine inutile, car plus d’un quart de la Bible est composé de prophéties.

Or, Dieu nous dit que toute Écriture est utile (2 Timothée 3 :16) et Apocalypse 19 :10 nous enseigne que « le témoignage de Jésus est l’esprit de la prophétie ». L’apôtre Pierre a écrit : « Et nous tenons pour d’autant plus certaine la parole prophétique […] sachez tout d’abord vous-mêmes qu’aucune prophétie de l’Écriture ne peut être un objet d’interprétation particulière, car ce n’est pas par une volonté d’homme qu’une prophétie a jamais été apportée, mais c’est poussés par le Saint-Esprit que des hommes ont parlé de la part de Dieu » (2 Pierre 1 :19-21).

Nous ne devons jamais essayer d’interpréter la Bible afin de la faire correspondre à nos idées. De plus, nous ne devons pas croire l’interprétation personnelle des autres êtres humains. Nous devons étudier la Bible en profondeur – en comparant les passages entre eux. Laissons la Bible s’interpréter elle-même.

Une succession de royaumes mondiaux

Daniel donna l’interprétation divine du songe de Nebucadnetsar : « Ô roi, tu es le roi des rois » (Daniel 2 :37). Nebucadnetsar avait assujetti d’autres royaumes au sien. Il était le premier à se retrouver à la tête d’un empire, ou d’un royaume, qui dominait réellement le monde. Mais ce n’était pas par sa propre force : « Car le Dieu des cieux t’a donné l’empire, la puissance, la force et la gloire » (verset 37). Dieu révéla Sa suprématie dans les événements mondiaux en disant à Nebucadnetsar : « C’est toi qui es la tête d’or. Après toi, il s’élèvera un autre royaume, moindre que le tien ; puis un troisième royaume, qui sera d’airain, et qui dominera sur toute la terre » (versets 38-39).

Avez-vous bien compris ? Dieu parle ici de royaumes au sens littéral – une succession de gouvernements mondiaux. Il ne s’agit pas de concepts sirupeux et sentimentaux. Dieu rend la vérité parfaitement claire ! L’Empire chaldéen de Nebucadnetsar était représenté par la tête d’or. Un autre empire devait suivre, puis encore un autre. Si vous vérifiez dans un livre d’histoire, vous verrez que l’Empire perse émergea ensuite, suivi de l’Empire gréco-macédonien d’Alexandre le Grand.

Mais un autre empire, représenté par les deux jambes de fer, devait encore suivre : « Il y aura un quatrième royaume, fort comme du fer ; de même que le fer brise et rompt tout, il brisera et rompra tout, comme le fer qui met tout en pièces » (verset 40). C’est exactement ce que fit l’Empire romain. Nous voyons qu’il fut divisé en deux « jambes », avec pour capitales respectives Rome à l’ouest et Constantinople à l’est.

Si nous comparons ce récit avec Daniel 7, ainsi qu’Apocalypse 13 et 17, nous comprenons que le système de l’Empire romain comprendra dix résurgences, ou résurrections, au cours des siècles suivants. Les sept dernières résurgences seraient contrôlées par une fausse autorité religieuse. La dernière d’entre elles correspond aux pieds et aux orteils de la grande statue de Daniel 2. Les dix orteils de « fer mêlé avec l’argile » (verset 43) – un mélange fort et fragile (verset 42) – symbolisent dix dirigeants politiques contemporains qui donneront leur pouvoir à un puissant dirigeant charismatique (Apocalypse 17 :12-13). Ensemble, ces « rois » constitueront la dernière résurgence du quatrième empire mondial. Ce dernier super-État européen apparaîtra sous nos yeux ! Rappelez-vous que Daniel avait dit à Nebucadnetsar que cette vision révélait les événements qui se dérouleront « à la fin des jours ».

Lisons à présent les versets 44-45 de Daniel 2 qui expliquent la signification de la pierre qui se détacha de la montagne « sans le secours d’aucune main » pour devenir une grande montagne remplissant toute la Terre, après avoir brisé la statue représentant la succession des empires humains sur le monde. C’est la révélation que nous cherchons !

Voici comment le Tout-Puissant explique, avec des mots simples, ce qu’est réellement le Royaume de Dieu : « Dans le temps de ces rois [la dernière résurgence de l’Empire romain], le Dieu des cieux suscitera un royaume qui ne sera jamais détruit, et qui ne passera point sous la domination d’un autre peuple ; il brisera et détruira tous ces royaumes-là, et lui-même subsistera éternellement » !

Il n’y aura plus de « roi des rois » humain comme Nebucadnetsar ! Jésus-Christ régnera sur toute la Terre comme « Roi des rois et Seigneur des seigneurs » (cf. Apocalypse 19 :11-16). Apocalypse 11 :15 confirme la prophétie de Daniel. Lors du second Avènement du Christ, de fortes voix proclameront dans le ciel : « Le royaume du monde est remis à notre Seigneur et à son Christ ; et il régnera aux siècles des siècles. » Le monde de demain sera enfin instauré !

Lorsque vous étudiez la prophétie de Daniel en parallèle avec le livre de l’Apocalypse, il apparaît sans ambiguïté que le futur Royaume de Dieu sera un véritable gouvernement, tout comme les empires mondiaux qui l’auront précédé. Daniel conclut : « Le songe est véritable, et son explication est certaine » (Daniel 2 :45). Quelle bonne nouvelle merveilleuse et glorieuse !

D’autres prophéties du monde de demain

D’autres prophètes de l’Ancien Testament montrent clairement que le Royaume du Christ sera un futur gouvernement divin exerçant une autorité administrative mondiale sur cette Terre. Le Royaume de Dieu a-t-il déjà été établi ? La réponse est évidente à la lecture de quelques prophéties bibliques concernant le Royaume à venir :

« Il arrivera, dans la suite des temps, que la montagne de la maison de l’Éternel sera fondée sur le sommet des montagnes, qu’elle s’élèvera par-dessus les collines, et que toutes les nations y afflueront. Des peuples s’y rendront en foule, et diront : Venez, et montons à la montagne de l’Éternel, à la maison du Dieu de Jacob, afin qu’il nous enseigne ses voies, et que nous marchions dans ses sentiers. Car de Sion sortira la loi, et de Jérusalem la parole de l’Éternel. Il sera le juge des nations, l’arbitre d’un grand nombre de peuples. De leurs glaives ils forgeront des hoyaux [des houes], et de leurs lances des serpes : une nation ne tirera plus l’épée contre une autre, et l’on n’apprendra plus la guerre » (Ésaïe 2 :2-4 ; cf. Michée 4 :1-3).

Michée ajouta : « Ils habiteront chacun sous sa vigne et sous son figuier, et il n’y aura personne pour les troubler ; car la bouche de l’Éternel des armées a parlé » (Michée 4 :4). Qui pourrait prétendre aujourd’hui que cette prophétie s’est déjà réalisée ?

Devant le siège des Nations Unies, à New York, il y a bien la statue d’un homme martelant son épée pour la transformer en soc de charrue – mais il suffit de regarder les actualités télévisées ou les journaux pour se rendre compte que l’ONU n’a pas accompli cette merveilleuse prophétie disant que les nations n’apprendront plus la guerre !

Une autre prophétie célèbre d’Ésaïe devrait nous aider à examiner objectivement les arguments de ceux qui soutiennent que le Royaume est déjà là :

« Mais il jugera les pauvres avec équité, et il prononcera avec droiture un jugement sur les malheureux de la terre ; il frappera la terre de sa parole comme d’une verge, et du souffle de ses lèvres il fera mourir le méchant. La justice sera la ceinture de ses flancs, et la fidélité la ceinture de ses reins. Le loup habitera avec l’agneau, et la panthère se couchera avec le chevreau ; le veau, le lionceau, et le bétail qu’on engraisse, seront ensemble, et un petit enfant les conduira. La vache et l’ourse auront un même pâturage, leurs petits un même gîte ; et le lion, comme le bœuf, mangera de la paille. Le nourrisson s’ébattra sur l’antre de la vipère, et l’enfant sevré mettra sa main dans la caverne du basilic. Il ne se fera ni tort ni dommage sur toute ma montagne sainte ; car la terre sera remplie de la connaissance de l’Éternel, comme le fond de la mer par les eaux qui le couvrent. En ce jour, le rejeton d’Isaï sera là comme une bannière pour les peuples ; les nations se tourneront vers lui, et la gloire sera sa demeure » (Ésaïe 11 :4-10).

L’image d’une paix mondiale – y compris au sein du règne animal – décrit par cette prophétie a inspiré beaucoup de gens à se sacrifier et à travailler pour l’Œuvre de Dieu. Jésus n’a pas accompli cette prophétie du Royaume lors de Sa première venue. Les ours broutent-ils de l’herbe et les lions mangent-ils de la paille ? Cette prophétie doit encore s’accomplir, après le second Avènement du Christ. Il n’y a aucune confusion possible.

Une autre prophétie concernant le Royaume de Dieu à venir se trouve dans le livre de Zacharie :

« Ce sera un jour unique, connu de l’Éternel, et qui ne sera ni jour ni nuit ; mais vers le soir la lumière paraîtra. En ce jour-là, des eaux vives sortiront de Jérusalem, et couleront moitié vers la mer orientale, moitié vers la mer occidentale ; il en sera ainsi été et hiver. L’Éternel sera roi de toute la terre ; en ce jour-là, l’Éternel sera le seul Éternel, et son nom sera le seul nom […] Tous ceux qui resteront de toutes les nations venues contre Jérusalem monteront chaque année pour adorer le roi, l’Éternel des armées, et pour célébrer la fête des tabernacles » (Zacharie 14 :7-9, 16).

Malheureusement, beaucoup n’ont pas la foi pour croire que le Tout-Puissant entend ce qu’Il dit et dit ce qu’Il pense ! Dans ces prophéties, Dieu a déclaré sans ambiguïté qu’Il transformera complètement la civilisation. Il annonça à de nombreuses reprises Son règne de la fin des temps sur les nations de la Terre : « Il jugera le monde avec justice, et les peuples selon sa fidélité » (Psaume 96 :13). Afin de mettre l’accent sur cette prophétie, Dieu la répéta : « Car il vient pour juger la terre ; il jugera le monde avec justice, et les peuples avec équité » (Psaume 98 :9).

Pourquoi n’entendons-nous pas un tel Évangile dans le monde actuel ? Vous savez probablement pourquoi. Ce message est extrêmement impopulaire auprès de la plupart des dirigeants religieux, politiques et sociaux actuellement au pouvoir. Ils ne veulent pas perdre leur pouvoir ! C’est une des raisons pour lesquelles les principaux sacrificateurs et les pharisiens cherchaient à faire mourir Jésus (Jean 11 :47-53). Cependant, un véritable « nouvel ordre mondial » sera établi sous la direction de Jésus-Christ, qui changera radicalement les institutions politiques et religieuses de ce monde. Croirez-vous ce que Dieu dit, ou avalerez-vous les « concoctions philosophiques » préparées par des hommes désobéissants et pécheurs, séduits par Satan le diable, le « dieu » de ce monde (2 Corinthiens 4 :4) ?

Le Christ dit-Il que le Royaume est “proche” ?

Vers la fin des années 20 de notre ère, Jésus débuta Son ministère et Il « commença à prêcher, et à dire : Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche » (Matthieu 4 :17). Qu’entendait-Il par cela ? Il ne voulait assurément pas dire que le Millénium était arrivé – l’époque à laquelle les épées seront transformées en socs de charrue ! En effet, environ 40 ans après cette déclaration de Jésus, de terribles massacres frappèrent Son peuple lorsque les Romains massacrèrent des centaines de milliers de Juifs dans une violente répression contre leur révolte entre la fin des années 60 et le début des années 70 de notre ère (cf. Luc 21 :28-31) ! Cette domination sanglante et oppressive des royaumes humains cupides s’est poursuivie au cours des siècles. Comment le Royaume de Dieu aurait-il pu être « proche » ?

Pourtant, lorsque les adversaires jaloux du Christ L’accusèrent de chasser les démons par la puissance de Satan, Il leur répondit : « Et si moi, je chasse les démons […] le royaume de Dieu est donc venu vers vous » (Matthieu 12 :27-28). Comment le Royaume de Dieu pouvait-il être venu vers eux ?

Voici la réponse : par la présence du Roile Fils de Dieu – qui proclamait l’Évangile de ce Royaume ! Le Messie Lui-même se tenait devant eux !

La Bible utilise parfois les termes « roi » et « royaume » de manière interchangeable (cf. Daniel 7 :7-18, 23). Alors qu’Il était sur la Terre, Jésus-Christ exerça, par le Saint-Esprit, plusieurs des fonctions caractéristiques à Son statut de Roi en charge d’un royaume.

Une des caractéristiques frappantes du Royaume de Dieu est l’intervention divine et miraculeuse. Jésus guérissait les malades, Il ouvrait les yeux des aveugles, Il ressuscitait des morts et Il commandait les éléments de la nature comme Il le souhaitait ! Comme la rosée du matin, la réalité du Royaume de Dieu se posait – pour un instant, pendant le séjour du Christ sur la Terre – sur un monde physique en lutte pour comprendre la réalité spirituelle du Tout-Puissant.

Quand Jésus déclara que le Royaume de Dieu était venu vers eux, Il parlait de Ses actions et de leur impact. Il ne disait pas que Ses auditeurs seraient transportés dans le Royaume, ni que Son Royaume était déjà « établi ». Jésus proclamait simplement que le Roi du futur Royaume de Dieu était arrivé ! Cette réalité allait avoir de profondes répercussions. Le Royaume était « proche » car, lors de la première venue de Jésus-Christ, Sa présence et Ses actions eurent un impact immédiat sur la vie de certaines personnes, avant l’établissement littéral du Royaume sur la Terre.

Le Royaume est-il apparu immédiatement à l’époque des apôtres ?

Nous voyons dans l’Évangile de Luc que les disciples de Jésus croyaient « qu’à l’instant le royaume de Dieu allait paraître » (Luc 19 :11). C’est la raison pour laquelle Jésus leur donna la célèbre parabole de l’homme de haute naissance, aussi appelée parabole des mines :

« Un homme de haute naissance s’en alla dans un pays lointain, pour se faire investir de l’autorité royale, et revenir ensuite. Il appela dix de ses serviteurs, leur donna dix mines, et leur dit : Faites-les valoir jusqu’à ce que je revienne. Mais ses concitoyens le haïssaient, et ils envoyèrent une ambassade après lui, pour dire : Nous ne voulons pas que cet homme règne sur nous. Lorsqu’il fut de retour, après avoir été investi de l’autorité royale, il fit appeler auprès de lui les serviteurs auxquels il avait donné l’argent, afin de connaître comment chacun l’avait fait valoir » (Luc 19 :12-15).

Dans cette parabole, le Christ était « l’homme de haute naissance ». Il est allé dans un « pays lointain » – vers le trône de Son Père dans les cieux – pour recevoir le Royaume de Dieu. Puis Il reviendra avec, mais cela n’est pas encore arrivé. Il est toujours dans les cieux. Il n’est pas encore revenu. Lors de Son second Avènement, Il reviendra avec le Royaume. Dans la suite de la parabole, le Christ montra comment ceux qui auront servi Dieu avec zèle et diligence, en faisant valoir leurs capacités et leurs talents – représentés par des mines (une unité monétaire de l’époque) – recevront le pouvoir de diriger des villes ! À celui qui avait décuplé sa mine, Jésus dit : « C’est bien, bon serviteur ; parce que tu as été fidèle en peu de chose, reçois le gouvernement de dix villes. Le second vint, et dit : Seigneur, ta mine a produit cinq mines. Il lui dit : Toi aussi, sois établi sur cinq villes » (Luc 19 :17-19). Formidable ! Ceux qui auront réussi à vaincre pendant leur vie chrétienne obtiendront un poste d’autorité et de gouvernement dans le Royaume de Dieu. Quelle opportunité enthousiasmante de pouvoir servir les autres et de leur enseigner les voies divines !

Cette étonnante bonne nouvelle est rapportée dans beaucoup d’autres passages des Écritures. Il ne s’agit certainement pas de « voleter dans les cieux toute la journée ». Le livre de Matthieu ne parle pas d’un « royaume dans les cieux » mais du « royaume des cieux » – un royaume qui viendra ou qui descendra du ciel. L’apôtre Pierre assure que notre héritage (le Royaume) nous est actuellement « réservé dans les cieux » (1 Pierre 1 :4) – mais qu’il sera apporté sur la Terre par Jésus-Christ à Son retour – pas avant ! Ceux en qui le Christ habite par Son Esprit sont les ambassadeurs de ce Royaume, qui est actuellement « en attente » dans les cieux (2 Corinthiens 5 :20). Paul a écrit : « Mais nous, nous sommes citoyens des cieux, d’où nous attendons aussi comme Sauveur le Seigneur Jésus-Christ » (Philippiens 3 :20). Nous n’habiterons pas là-haut dans les cieux (cf. Jean 3 :13 ; Actes 2 :29, 34). Au contraire, le Royaume descendra jusqu’à nous au retour du Christ.

Jésus enseigna à Ses disciples qu’une époque de jugement arrivera où Il « s’assiéra sur le trône de sa gloire » (Matthieu 25 :31). « Alors le roi dira à ceux qui seront à sa droite : Venez, vous qui êtes bénis de mon Père ; prenez possession du royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde » (verset 34). Il est bien question d’une époque future, lorsque les justes hériteront le Royaume au retour du Christ dans toute Sa gloire. Pour l’instant, nous sommes les héritiers désignés du Royaume qu’Il apportera avec Lui, mais nous ne l’avons pas encore hérité.

Le Royaume de Dieu n’est pas l’Église. Mais les « frères et sœurs » dans l’Église devront entrer dans le Royaume à une époque future : « C’est pourquoi, frères, appliquez-vous d’autant plus à affermir votre vocation et votre élection ; car, en faisant cela, vous ne broncherez jamais. C’est ainsi, en effet, que l’entrée dans le royaume éternel de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ vous sera largement accordée » (2 Pierre 1 :10-11).

Le règne des saints dans le Royaume

À la fin de Son ministère, Jésus déclara à Ses disciples :

« Les rois des nations les maîtrisent, et ceux qui les dominent sont appelés bienfaiteurs. Qu’il n’en soit pas de même pour vous. Mais que le plus grand parmi vous soit comme le plus petit, et celui qui gouverne comme celui qui sert. Car quel est le plus grand, celui qui est à table, ou celui qui sert ? N’est-ce pas celui qui est à table ? Et moi, cependant, je suis au milieu de vous comme celui qui sert. Vous, vous êtes ceux qui avez persévéré avec moi dans mes épreuves ; c’est pourquoi je dispose du royaume en votre faveur, comme mon Père en a disposé en ma faveur » (Luc 22 :25-29).

La version Darby est plus précise : « Et moi, je vous confère un royaume comme mon Père m’en a conféré un » (verset 29). Jésus donna ensuite à Ses disciples un aperçu des récompenses et des responsabilités futures qu’ils recevront dans ce Royaume : « Afin que vous mangiez et buviez à ma table dans mon royaume, et que vous soyez assis sur des trônes, pour juger les douze tribus d’Israël » (verset 30). De quoi parle Jésus ? Il désigne ici une époque future où les disciples jugeront les douze tribus d’Israël. Jésus ne se référait pas à leur ministère immédiat.

Si Jésus voulait que Ses disciples comprennent que Son royaume était sur la Terre à cette époque-là, pourquoi donna-t-Il cette réponse à Pilate : « Mon royaume n’est pas de ce monde […] Si mon royaume était de ce monde, mes serviteurs auraient combattu pour moi afin que je ne sois pas livré aux Juifs ; mais maintenant mon royaume n’est point d’ici-bas » (Jean 18 :36).

Même après Sa mort et Sa résurrection, Il continua à parler « des choses qui concernent le royaume de Dieu » (Actes 1 :3). Jésus choisissait délibérément Ses mots, en sachant que Ses disciples étaient familiers avec les prophéties d’Ésaïe, de Daniel et de Zacharie. Ces prophètes avaient clairement prédit l’instauration d’un gouvernement divin et littéral sur cette Terre sous l’autorité du Messie. Les apôtres Lui demandèrent : « Seigneur, est-ce en ce temps que tu rétabliras le royaume d’Israël ? Il leur répondit : Ce n’est pas à vous de connaître les temps ou les moments que le Père a fixés de sa propre autorité » (Actes 1 :6-7). Jésus n’a jamais contredit leur conception biblique de l’instauration d’un authentique royaume sur la Terre – dominant sur toutes les nations. Il leur a simplement dit que le moment n’était pas encore venu.

Sous l’inspiration divine, Daniel a prédit ce qui se passera à l’instauration du Royaume :

« Je regardai pendant mes visions nocturnes, et voici, sur les nuées des cieux arriva quelqu’un de semblable à un fils de l’homme [Christ] ; il s’avança vers l’Ancien des jours [Dieu le Père], et on le [Christ] fit approcher de lui [le Père]. On lui [Christ] donna la domination, la gloire et le règne ; et tous les peuples, les nations, et les hommes de toutes langues le servirent. Sa domination est une domination éternelle qui ne passera point, et son règne [Son Royaume] ne sera jamais détruit » (Daniel 7 :13-14).

Où sera ce Royaume ? Notez que « tous les peuples, les nations, et les hommes de toutes langues le [serviront] ». Ce Royaume sera ici-bas, sur la Terre, comme tant de versets le montrent.

Dans Daniel 7, le prophète juif exilé vit en songe quatre bêtes sauvages, symbolisant les mêmes quatre royaumes mondiaux décrits dans le songe de Nebucadnetsar au chapitre 2. Voyez plutôt : « Ces quatre grands animaux, ce sont quatre rois qui s’élèveront de la terre ; mais les saints du Très-Haut recevront le royaume, et ils posséderont le royaume éternellement, d’éternité en éternité » (versets 17-18). Le verset 22 révèle « que le jugement fut donné aux saints du Souverain, et que le temps arriva où les saints entrèrent en possession du royaume » (version Ostervald). Les saints de Dieu posséderont le Royaume à cette époque – lorsqu’ils seront des êtres divins, glorifiés et immortels !

Un avenir impressionnant attend les saints de Dieu ! Ils recevront les pleins pouvoirs pour contribuer à apporter la joie et la paix réelles à ce monde sanglant et souffrant. Finies les solutions temporaires et inefficaces, finies les solutions de fortune ! Les saints immortels assisteront le Christ en mettant en œuvre des solutions et des réformes efficaces pour l’humanité entière. Oui, ils se joindront au Christ pour gouverner ce monde et régler les problèmes là où ils se trouvent – c’est-à-dire sur la Terre. Comme Jésus l’a dit : « Heureux ceux qui sont doux, car ils hériteront la terre ! » (Matthieu 5 :5, Colombe).

Dans le livre de l’Apocalypse, Jean a écrit que le Christ nous fera « rois et sacrificateurs à notre Dieu ; et nous régnerons sur la terre » (Apocalypse 5 :10, Ostervald). Ce même livre rapporte les déclarations suivantes du Christ : « À celui qui vaincra, et qui gardera jusqu’à la fin mes œuvres, je donnerai autorité sur les nations. Il les paîtra avec une verge de fer […] ainsi que moi-même j’en ai reçu le pouvoir de mon Père » (Apocalypse 2 :26-27) ; « Celui qui vaincra, je le ferai asseoir avec moi sur mon trône, comme moi j’ai vaincu et me suis assis avec mon Père sur son trône » (Apocalypse 3 :21). Le trône du Père est dans les cieux et le Christ est actuellement à Sa droite. Mais le trône du Christ, d’où les saints régneront avec Lui, sera le trône de David installé à Jérusalem (Luc 1 :32).

Nous pourrons être là, après le son de la dernière trompette prophétisée, lorsque le Christ reviendra comme Roi des rois. « Voici, je vous dis un mystère : nous ne mourrons pas tous, mais tous nous serons changés, en un instant, en un clin d’œil, à la dernière trompette. La trompette sonnera, et les morts ressusciteront incorruptibles, et nous, nous serons changés » (1 Corinthiens 15 :51-52). Lorsque la dernière trompette retentira et qu’un grand séisme secouera la Terre entière (Apocalypse 11 :13-15 ; 16 :18), les saints éprouveront sans aucun doute une joie ineffable en s’élevant dans les airs à la rencontre du Christ (1 Thessaloniciens 4 :13-18). Ils redescendront ensuite avec Lui sur le mont des Oliviers (Actes 1 :11-12 ; Zacharie 14 :3-4) pour commencer leur travail consistant à apporter la paix à un monde rebelle.

Sous l’autorité de Jésus-Christ, beaucoup d’entre nous assisteront David, le roi d’Israël, l’homme selon le cœur de Dieu, qui sera ressuscité et rétabli dans ses anciennes fonctions à la tête des douze tribus, ou nations, d’Israël (Jérémie 30 :9 ; Ézéchiel 37 :24). Nous connaîtrons Moïse, Abraham, Isaac, Jacob, ainsi que tous les autres saints et serviteurs de Dieu de toutes les générations. Car nous serons alors véritablement « nés de Dieu » – nés de la résurrection dans le Royaume familial de Dieu.

Les saints de Dieu – les « vainqueurs » – se verront confier, sous la direction du Christ, la tâche de s’occuper des tyrans qui auront mené l’humanité au bord de la destruction : « Que les fidèles triomphent dans la gloire, qu’ils poussent des cris de joie sur leur couche ! Que les louanges de Dieu soient dans leur bouche, et le glaive à deux tranchants dans leur main, pour exercer la vengeance sur les nations, pour châtier les peuples, pour lier leurs rois avec des chaînes et leurs grands avec des entraves de fer, pour exécuter contre eux le jugement qui est écrit ! C’est une gloire pour tous ses fidèles. Louez l’Éternel ! » (Psaume 149 :5-9).

Dans le Nouveau Testament, l’apôtre Jean a écrit sous l’inspiration divine : « Heureux et saints ceux qui ont part à la première résurrection ! La seconde mort n’a point de pouvoir sur eux ; mais ils seront sacrificateurs de Dieu et de Christ, et ils régneront avec lui pendant mille ans » (Apocalypse 20 :6). Les apôtres qui étaient remplis du Saint-Esprit et l’Église originelle de Dieu comprenaient parfaitement et enseignaient que le Royaume de Dieu serait un gouvernement littéral dirigé par le Christ et les saints ressuscités – un gouvernement qui sera établi à la fin de cette ère sur la Terre. Cette merveilleuse époque à venir est souvent appelée le « Millénium », qui signifie tout simplement une période de 1000 ans.

Dans son ouvrage, Histoire du déclin et de la chute de l’Empire romain, le célèbre historien Edward Gibbon consacra plusieurs lignes à la croyance du Millénium. Voici ce qu’il écrivit au sujet de l’Histoire des premiers chrétiens :

« L’ancienne doctrine des millénaires, qui eut tant de partisans, tenait intimement à l’opinion de la seconde venue du Messie. Comme les ouvrages de la création avaient été finis en six jours, leur état actuel était fixé à six mille ans, selon une tradition attribuée au prophète Élie [cf. Psaume 90 :4 ; 2 Pierre 3 :8]. Par la même analogie on prétendait qu’à cette longue période, alors presque accomplie, de travaux et de disputes, succéderait un joyeux sabbat de dix siècles [cf. Hébreux 3-4 ; Apocalypse 20 :6], et que Jésus-Christ, suivi de la milice triomphante des saints et des élus échappés à la mort, ou miraculeusement rappelés à la vie, régnerait sur la terre jusqu’au temps désigné pour la dernière et générale résurrection » (tome 1, éditions Laffont, page 343, traduction François Guizot).

L’humanité a reçu 6000 ans pour apprendre la leçon qu’elle est totalement incapable de se gouverner elle-même sans l’aide de Dieu. Le prophète Jérémie souligna que « la voie de l’homme n’est pas en son pouvoir ; ce n’est pas à l’homme, quand il marche, à diriger ses pas » (Jérémie 10 :23).

Le premier président des États-Unis, George Washington, exprima le même sentiment dans une lettre datée du 31 octobre 1786 : « Le genre humain, laissé à lui-même, est incapable de se gouverner » (Vie, correspondance et écrits de Washington, tome 5, pages 121-122, traduction François Guizot). De terribles crises à la fin de cette ère conduiront l’humanité au bord de l’autodestruction. Alors les gens commenceront seulement à réaliser la futilité de vouloir s’autodiriger. Ils auront été humiliés au point de chercher le gouvernement absolu de Dieu sur leur vie. Alors Dieu interviendra !

Naître dans le Royaume de Dieu

Le Royaume de Dieu régnera sur les peuples de la Terre. Mais ces sujets mortels ne seront pas dans le Royaume – ils seront seulement gouvernés par lui. Qui donc sera dans le Royaume ? Pourriez-vous en faire partie ?

Lorsque le Christ rencontra Nicodème, ce pharisien venu Le voir secrètement de nuit, Jésus alla droit au but : « En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu » (Jean 3 :3). Puis Il expliqua : « Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l’Esprit est esprit » (verset 6) – c’est-à-dire composé d’esprit. Nous ne sommes pas encore « nés de nouveau » – et il en sera ainsi tant que nous n’aurons pas été changés en êtres spirituels et immortels à notre future résurrection, comme le décrit 1 Corinthiens 15. Le verset 50 du même chapitre nous assure « que la chair et le sang ne peuvent hériter le royaume de Dieu ». En revanche, des êtres humains « de chair et de sang » peuvent-ils entrer dans l’Église ? Oui ! Donc l’Église ne peut pas être le Royaume de Dieu ! En effet, pour être dans ce Royaume, nous devons d’abord être nés de Dieu, en devenant Ses véritables enfants dans la famille divine.

Dans toute la création physique de Dieu, seule l’humanité a une conscience et peut faire la différence entre le bien et le mal, grâce à ce que la Bible appelle « l’esprit de l’homme » (1 Corinthiens 2 :11).

Ce dernier stimule le cerveau physique de l’homme avec l’intellect – pour nous donner cette merveilleuse intelligence, qui est incroyablement supérieure à celle de toute autre créature physique. Le Saint-Esprit se joint à cet esprit humain lors de la conversion (Romains 8 :16).

Le christianisme traditionnel confond la « nouvelle naissance » avec la « conversion ». Il n’y a pas assez de place dans cette publication pour prouver en détail ce que la parole divine révèle sur le concept de la « nouvelle naissance » ou le fait de « naître de nouveau ». Cependant, nous devons en parler brièvement car cela a une incidence directe sur la compréhension de la véritable nature du Royaume de Dieu.

La conversion initiale n’est que le début de la vie spirituelle – de même que la conception n’est que le début de la vie physique, mais ce n’est pas une « naissance ». La naissance a lieu après une période de gestation dans le ventre de la mère. De la même manière, la « naissance » spirituelle aura lieu après une période de gestation spirituelle au cours de cette vie physique. C’est un processus fascinant. Lors de la conversion – notre conception spirituelle – nous devenons « participants de la nature divine » (2 Pierre 1 :4), la nature même de Dieu, grâce à la présence du Saint-Esprit en nous. À mesure que nous croissons et que nous vainquons spirituellement, Dieu met de plus en plus de Sa nature divine en nous. Finalement, nous serons prêts à « naître » de Dieu, comme des enfants à part entière, lors de la résurrection.

Jésus doit être « le premier-né de beaucoup de frères » (Romains 8 :29), ou comme le traduit la version Parole de Vie : « Son Fils sera l’aîné d’une grande famille. » En tant que notre Sauveur, notre grand Frère et notre Souverain Sacrificateur, Jésus veut « conduire à la gloire beaucoup de fils » (Hébreux 2 :10). À la résurrection, ceux qui auront vraiment accepté Jésus-Christ comme leur Seigneur et Sauveur partageront assurément la gloire de Dieu. Ils deviendront « fils de la résurrection » comme Jésus (Luc 20 :36). Car Jésus Lui-même est né de la résurrection et Il est appelé à deux reprises « le premier-né d’entre les morts » (Colossiens 1 :18 ; Apocalypse 1 :5). Bien sûr, étant des membres plus jeunes de la famille divine, nous serons toujours soumis au Père et au Christ dans une obéissance et un amour absolus, comme nous le Lui aurons démontré tout au long d’une vie d’obéissance, de service et de succès.

Le véritable christianisme – le christianisme biblique – enseigne que le Royaume de Dieu sera un gouvernement littéral établi sur cette Terre au retour du Christ, au sein duquel les véritables chrétiens de notre ère serviront sous Jésus-Christ afin d’apporter enfin une paix mondiale. C’est effectivement une bonne nouvelle formidable ! Le Royaume de Dieu est la famille régnante de Dieu, dans laquelle nous entrerons lors de la future résurrection des morts. Le véritable Évangile est stupéfiant !

Chapitre 3
Le seul nom qui peut nous y mener

Pour vraiment réussir, une personne doit d’abord avoir un but ou un objectif. Dieu donne aux chrétiens le plus remarquable d’entre tous les objectifs : la vie éternelle dans Son Royaume. L’étape suivante consiste à apprendre comment atteindre cet objectif. Comment les saints de Dieu, qui sont des êtres humains, peuvent-ils entrer dans Son Royaume ? Que nous dit la Bible sur le « chemin » à prendre ? Jésus déclara :

« Que votre cœur ne se trouble point. Croyez en Dieu, et croyez en moi. Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père. Si cela n’était pas, je vous l’aurais dit. Je vais vous préparer une place. Et, lorsque je m’en serai allé, et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis vous y soyez aussi. Vous savez où je vais, et vous en savez le chemin. Thomas lui dit : Seigneur, nous ne savons où tu vas ; comment pouvons-nous en savoir le chemin ? Jésus lui dit : Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi » (Jean 14 :1-6).

Plus tard, l’apôtre Pierre déclara : « Il n’y a de salut en aucun autre ; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés » (Actes 4 :12). Le nom de Jésus-Christ est absolument essentiel. Rappelez-vous qu’il fut prêché par les premiers apôtres et évangélistes, tout comme le message sur le Royaume de Dieu à venir. Nous devons avoir le même objectif. Cependant, il faut nous assurer que nous parlons du véritable Christ.

De nos jours, beaucoup adorent un faux Jésus qui aurait soi-disant aboli les commandements du Père. Il est souvent représenté comme un homme frêle et efféminé, avec des cheveux longs et un regard éteint et lointain. Les gens louent Son nom et éprouvent de bons sentiments à Son égard.

Cela représente-t-il vraiment le fait de prêcher le nom de Jésus ? Non ! Voyez plutôt:

« NOM : Dans la pensée biblique, un nom n’est pas un simple moyen d’identification ; c’est une expression de la nature essentielle de celui qui le porte. Le nom d’un homme révèle son caractère […] Ce concept était partagé par les peuples du monde antique. Ainsi, connaître le nom de Dieu signifie connaître Dieu tel qu’Il s’est révélé (Psaume 9 :11). La révélation complète de Sa nature et de Son caractère est donnée en Jésus-Christ, qui a manifesté Son nom (Jean 17 :6, 26) » (Interpreter’s Dictionary of the Bible).

Le nom de Jésus inclut non seulement qui Il était et tout ce qu’Il faisait, mais aussi tout ce qu’Il enseignait et défendait. Quelles valeurs Jésus défendait-Il ? Quel mode de vie est-Il venu révéler ?

La loi du Royaume

Rappelez-vous qu’une des exigences de tout royaume est de posséder un système législatif pour gouverner. Dans le Royaume de Dieu, la loi suprême du pays sera les Dix Commandements – la grande loi spirituelle du Dieu tout-puissant. Le Christ déclara aux pharisiens : « La loi et les prophètes [l’Ancien Testament] ont subsisté jusqu’à Jean [Baptiste] ; depuis lors, le royaume de Dieu est annoncé, et chacun use de violence pour y entrer » (Luc 16 :16) – ou comme la Bible en français courant l’exprime dans un français plus moderne : « Depuis cette époque, la Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu est annoncée et chacun use de force pour y entrer. »

Mais cela ne signifie pas que le message du Royaume de Dieu a supplanté « la loi et les prophètes » – il lui a plutôt donné sa pleine expression ! Au début du ministère du Christ, Matthieu rapporta : « Jésus parcourait toute la Galilée, enseignant dans les synagogues, prêchant la bonne nouvelle du royaume, et guérissant toute maladie et toute infirmité parmi le peuple » (Matthieu 4 :23). Nous savons que Jésus prêchait l’Évangile ou « la bonne nouvelle du royaume ».

Alors que nous « [usons] de force » pour entrer dans le Royaume de Dieu, quelles œuvres spécifiques devrions-nous accomplir ? Dans les trois chapitres suivants, Matthieu 5 à 7, Jésus exposa un mode de vie tout entier dans ce qui est devenu le « sermon sur la montagne ». L’exhortation de Jésus à Ses disciples d’obéir avec zèle à l’ensemble des Écritures divines est choquante pour beaucoup de gens issus du christianisme dominant, car Il a dit : « Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes ; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir » (Matthieu 5 :17).

Le mot « accomplir » ne signifie pas « abolir » – contrairement à ce que beaucoup ont enseigné à tort ! Jésus magnifia (étendit) la loi divine. Il montra que nous devons l’observer dans la lettre mais aussi dans l’esprit, ou dans l’intention, en ajoutant que nous devons y obéir à la fois dans nos actions et dans nos pensées (2 Corinthiens 10 :5). Par exemple, Il enseigna qu’un véritable chrétien doit non seulement s’abstenir de tuer, mais il ne doit même pas entretenir une attitude de haine ou de violence (Matthieu 5 :21-22).

Jésus expliqua : « Vous avez appris qu’il a été dit : Tu ne commettras point d’adultère. Mais moi, je vous dis que quiconque regarde une femme pour la convoiter a déjà commis un adultère avec elle dans son cœur » (Matthieu 5 :27-28). Dans Son enseignement, les Dix Commandements étaient le fondement du mode de vie qu’Il proclamait. Ce qui comptait n’était pas seulement une croyance sentimentale dans la personne du Christ, mais un abandon total à Lui (et au Père), en tant que Seigneur et Maître. Dans Luc 6 :46, Jésus demanda : « Pourquoi m’appelez-vous Seigneur, Seigneur ! et ne faites-vous pas ce que je dis ? » Il n’a jamais dit : « S’il vous plaît, acceptez-moi ; ne voulez-vous pas me donner votre cœur ? » Au contraire, le Christ nous enseigna à nous focaliser constamment sur Dieu et Il déclara : « Le Père est plus grand que moi » (Jean 14 :28).

Si chacun vivait selon le code législatif parfait de Dieu, il n’y aurait absolument aucun problème. Nous aurions une société parfaite. Mais dans l’état actuel des choses, tous les problèmes de l’homme sont le résultat des infractions à ces lois. La Bible définit clairement le péché : « Le péché est la transgression de la loi » (1 Jean 3 :4).

Malheureusement, après avoir passé 6000 ans à essayer de déterminer la voie à suivre, l’humanité est encore aveugle à cette réalité. « Telle voie paraît droite à un homme, mais son issue, c’est la voie de la mort » (Proverbes 14 :12 ; 16 :25). L’humanité cherche la paix et l’harmonie depuis des siècles, mais elles lui échappent. « Ils ne connaissent pas le chemin de la paix » (Ésaïe 59 :8). Malgré toutes les lois de l’humanité, celle-ci n’a pas encore trouvé un système gouvernemental qui fonctionne sans la loi divine.

James Madison, le père de la Constitution américaine et le quatrième président du pays, avait très bien compris ce dilemme : « Nous n’avons pas misé tout l’avenir de la civilisation américaine sur le pouvoir du gouvernement, loin de là. Nous avons misé l’avenir […] sur la capacité de chacun d’entre nous à nous gouverner nous-mêmes, à subvenir à nos besoins, selon les Dix Commandements de Dieu » (America’s Christian Heritage, Plymouth Rock Foundation).

La loi divine est un aspect majeur de l’Évangile, car c’est vraiment une bonne nouvelle qui apporte une compréhension du mode de vie menant au bonheur parfait et durable, à l’abondance, à la paix et à la joie. Ce mode de vie fut expliqué au peuple de l’ancien Israël à travers la loi divine. Mais elle ne lui procura pas un bien-être durable, parce qu’il lui manquait la foi vivante pour continuer à marcher dans les voies divines. L’apôtre Paul a écrit : « Car cette bonne nouvelle nous [les disciples du premier siècle] a été annoncée aussi bien qu’à eux [les Israélites à l’époque de Moïse] ; mais la parole qui leur fut annoncée ne leur servit de rien, parce qu’elle ne trouva pas de la foi chez ceux qui l’entendirent » (Hébreux 4 :2). La bonne nouvelle leur a été délivrée en partie, mais ils n’avaient ni la compréhension ni la foi pour la recevoir.

De nos jours, nous savons que l’accomplissement de notre potentiel humain repose sur Jésus-Christ ! Il nous a montré le chemin. Lorsqu’Il commença à parler du Royaume de Dieu, Il disait à ceux qui L’écoutaient : « Repentez-vous, et croyez à la bonne nouvelle [à l’Évangile] » (Marc 1 :15). Nous devons nous repentir et croire – avoir la foi. Paul annonça le même message, « en prêchant le royaume de Dieu » (Actes 20 :25), ainsi qu’en « annonçant aux Juifs et aux Grecs la repentance envers Dieu et la foi en notre Seigneur Jésus-Christ » (verset 21).

Nous devons aller vers Dieu pour obtenir Son pardon. Afin qu’Il nous accepte, notre première action doit être de nous repentir d’avoir transgressé Sa loi spirituelle – résumée dans les Dix Commandements. Se « repentir » signifie être profondément désolé – au point de faire demi-tour, d’aller dans la direction opposée et de commencer à obéir à la loi divine qui transformera à jamais notre mode de vie. Nous devons aussi avoir « foi en notre Seigneur Jésus-Christ » – le Roi du Royaume de Dieu. Cela implique de croire et d’accepter Jésus comme notre Sauveur personnel, comme notre Souverain Sacrificateur actuellement dans les cieux et comme notre futur Roi.

Au début de l’Église du Nouveau Testament, le jour de la Pentecôte, l’apôtre Pierre fut inspiré d’annoncer le chemin menant au salut de l’humanité : « Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, pour le pardon de vos péchés ; et vous recevrez le don du Saint-Esprit. Car la promesse est pour vous, pour vos enfants, et pour tous ceux qui sont au loin, en aussi grand nombre que le Seigneur notre Dieu les appellera » (Actes 2 :38-39). Pierre déclara que nous devons nous repentir et être baptisés pour la rémission, ou le pardon, de nos péchés !

Dans Jean 3 :16, Jésus dit : « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. » Si nous avons une foi sincère en Jésus-Christ, nous ne sommes plus redevables de la peine de mort pour avoir transgressé la loi divine, car Il est mort à notre place. Les chrétiens véritablement convertis sont « justifiés par son sang » (Romains 5 :9). Être justifié signifie être déclaré innocent – obtenir le pardon inconditionnel de la terrible peine de la mort éternelle. Cela fait aussi partie de la bonne nouvelle !

Recevoir le don le plus précieux au monde

Nous devrions être profondément reconnaissants à Dieu que nous puissions être pardonnés de nos péchés, par la mort de Son Fils. Mais notre justification nous autorise-t-elle à revenir en arrière et à continuer de transgresser la loi spirituelle ? Absolument pas ! La pure vérité que beaucoup ne semblent pas vouloir comprendre, c’est que lors de la conversion un véritable chrétien doit se repentir réellement d’avoir enfreint la loi divine. À ce stade, il fait effectivement une « alliance avec son Créateur » pour cesser de pécher – pour arrêter de transgresser cette loi, les Dix Commandements !

Lors du baptême, en ayant la foi de recevoir la promesse du don du Saint-Esprit, un nouveau chrétien s’engage devant Dieu à cesser de pécher et à Lui soumettre son esprit, sa volonté et sa vie, afin que le Christ vivant l’aide à vivre une vie obéissante – en obéissant à la loi et à la volonté divines. Comme l’explique Paul : « Je suis crucifié avec Christ, et je vis, non pas maintenant moi, mais Christ vit en moi ; et ce que je vis maintenant en la chair, je le vis en la foi du Fils de Dieu, qui m’a aimé, et qui s’est donné lui-même pour moi » (Galates 2 :20, Martin). C’est par Jésus-Christ, qui vit littéralement Sa vie en nous, que nous sommes capables de garder les Dix Commandements comme un mode de vie. Observons-nous parfaitement les commandements ? Non. Nous sommes incapables de faire quoi que soit à la perfection ! Mais nous nous soumettons au Christ pour Le laisser observer la loi de Dieu en nous par la puissance du Saint-Esprit – et, dans la mesure où nous nous soumettons au Christ, nous parviendrons à obéir davantage à la loi divine. Mais nous devons croître continuellement « dans la grâce et dans la connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ » (2 Pierre 3 :18). À mesure que nous grandirons spirituellement dans notre vie chrétienne, nous observerons la loi de Dieu avec davantage de zèle et de foi.

Comment pouvez-vous vraiment obéir à la loi spirituelle de Dieu alors que vous cherchez à imiter et à suivre votre Sauveur ? Jésus-Christ a promis de vous donner le don du Saint-Esprit. Le Saint-Esprit est la nature même et l’amour de Dieu. En nous donnant Son Esprit, Il nous « engendre » et Il met une partie de Sa puissante nature en nous. Par Sa nature divine, nous sommes capables de grandir spirituellement. Le Saint-Esprit est l’Esprit « de force, d’amour et de sagesse » (2 Timothée 1 :7).

L’apôtre Paul a écrit : « Or, l’espérance ne trompe point, parce que l’amour de Dieu est répandu dans nos cœurs par le Saint-Esprit qui nous a été donné » (Romains 5 :5). Comment fonctionne l’amour de Dieu ? De quelle façon nous conduit-il ? « Car l’amour de Dieu consiste à garder ses commandements. Et ses commandements ne sont pas pénibles » (1 Jean 5 :3). Ainsi, l’amour de Dieu, transmis par l’Esprit, nous conduit à obéir aux Dix Commandements en tant que mode de vie. Cela aussi fait partie de la bonne nouvelle. C’est un aspect essentiel de l’Évangile.

En nous donnant Son Esprit – Sa nature divine – Dieu nous aide à vaincre le péché et à croître spirituellement. Il nous rend « éligibles » à la vie éternelle par cette délivrance spirituelle du péché et de l’emprise de Satan le diable. Par le Saint-Esprit, Il nous engendre dans Sa famille. Mais notre course n’est pas terminée pour autant. Nous devons encore « [courir] vers le but » avec sincérité avant de naître dans le Royaume de Dieu, au moment de la résurrection des morts (Philippiens 3 :13-14).

Quelle merveilleuse bonne nouvelle que d’être délivré du péché par le Christ ! « En lui vous aussi, après avoir entendu la parole de la vérité, l’Évangile de votre salut, en lui vous avez cru et vous avez été scellés du Saint-Esprit qui avait été promis, lequel est un gage de notre héritage, pour la rédemption de ceux que Dieu s’est acquis, pour célébrer sa gloire » (Éphésiens 1 :13-14). Oui, c’est aussi une bonne nouvelle de connaître réellement notre Père et notre Sauveur, ainsi que de recevoir la puissance du Saint-Esprit qui nous permet de vivre la vie qu’Il veut que nous vivions. Quelle bonne nouvelle pour toute l’humanité de pouvoir expérimenter la véritable joie du salut – se dévouer à un objectif, avoir l’amour et la paix d’esprit que nous n’avions jamais éprouvés auparavant.

Le Royaume de Dieu ne serait pas un aussi beau message si nous n’avions pas la possibilité d’en faire partie ! Mais nous pouvons être reconnaissants à Dieu car, dans Son grand amour et Sa miséricorde, Il nous a ouvert une voie – la voie – par la mort et la résurrection de Son Fils bien-aimé, Jésus-Christ. Quelle incroyable et merveilleuse bonne nouvelle !

Ce que Jésus-Christ fit, fait et fera

L’Évangile embrasse la totalité du plan de salut de Dieu. C’est un message centré sur l’identité et la nature de Dieu, ainsi que sur le plan qu’Il accomplit à travers l’humanité.

La réalisation de cet objectif pour chacun d’entre nous, individuellement, repose sur notre volonté de faire confiance à Jésus-Christ. L’Évangile révèle le mode de vie parfait qu’Il enseigna – la loi du Dieu vivant décrite à la fois dans l’Ancien et le Nouveau Testament, tous deux écrits sous Son inspiration.

L’Évangile souligne le rôle de Jésus qui est venu, en tant qu’Agneau sacrificiel de Dieu, ôter les péchés de ceux qui L’acceptent comme leur Sauveur personnel. L’Évangile nous montre aussi le rôle actuel du Christ en tant que Souverain Sacrificateur céleste qui intervient continuellement auprès du Père en notre faveur. C’est par le Saint-Esprit que Jésus vit Sa vie en nous lorsque nous nous soumettons à Lui. C’est ce qui nous permet d’obéir à la grande loi spirituelle de Dieu, les Dix Commandements !

Enfin, l’Évangile se concentre principalement sur le retour à venir du Christ avec puissance et gloire, comme le tout-puissant Roi des rois qui gouvernera ce monde et l’Univers entier sous l’autorité de Dieu le Père. Ses saints, ressuscités et immortels, régneront avec Jésus-Christ pour l’éternité. L’Évangile du Royaume de Dieu nous révèle un plan magnifique et prodigieux !

Notre objectif est le salut par la vie éternelle dans le Royaume. Et le véritable Jésus-Christ est le seul moyen d’y parvenir : « Car je n'ai point honte de l'Évangile de Christ, car c'est la puissance de Dieu, pour le salut de tous ceux qui croient, du Juif d'abord, du Grec ensuite » (Romains 1 :16, Ostervald). Le Christ nous a montré la voie. En L’acceptant et en Lui obéissant comme Seigneur et Maître – c’est-à-dire en gardant Sa sainte loi, les Dix Commandements – nous pourrons entrer dans le Royaume de Dieu. Quelle bonne nouvelle que Dieu nous ait donné une telle voie !

“Celui qui a le Fils a la vie…”

L’apôtre Jean déclara que son Évangile a été écrit « afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu’en croyant vous ayez la vie en son nom » (Jean 20 :31). Dans sa première épître canonisée, il écrivit : « Celui qui a le Fils a la vie ; celui qui n’a pas le Fils de Dieu n’a pas la vie. Je vous ai écrit ces choses, afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu » (1 Jean 5 :12-13).

Le Christ nous dit à tous : « Croyez à la bonne nouvelle [à l’Évangile] » (Marc 1 :15) – c’est-à-dire, croyez à Son message. Le message de la parole de Dieu est cohérent. Mais alors, comment pouvons-nous lire dans un verset : « Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé » (Actes 16 :31) et dans un autre : « Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements » (Matthieu 19 :17) ? Jean fut également très clair sur la nécessité d’observer les Dix Commandements. Il écrivit : « C’est par là que se font reconnaître les enfants de Dieu et les enfants du diable. Quiconque ne pratique pas la justice [n’observe pas la loi, cf. Psaume 119 :172] n’est pas de Dieu […] Celui qui garde ses commandements demeure en Dieu, et Dieu en lui ; et nous connaissons qu’il demeure en nous par l’Esprit qu’il nous a donné » (1 Jean 3 :10, 24).

Quelle est la réponse ? Le salut vient-il de ce que nous croyons ou de notre observance aux commandements – par « la foi » ou par « les œuvres » ? Laissons la réponse à l’apôtre Jacques : « Mes frères, que sert-il à quelqu’un de dire qu’il a la foi, s’il n’a pas les œuvres ? Cette foi peut-elle le sauver ? […] Il en est ainsi de la foi : si elle n’a pas les œuvres, elle est morte en elle-même […] Tu crois qu’il y a un seul Dieu, tu fais bien ; les démons le croient aussi, et ils tremblent » (Jacques 2 :14, 17, 19). Même les démons savent que Jésus est le Messie venu délivrer l’humanité. Mais cela ne les sauve pas pour autant. Nous devons utiliser la connaissance que Dieu nous donne : « Mais, ô homme vain ! veux-tu savoir que la foi sans les œuvres, est morte ? […] Ne vois-tu pas que la foi agissait avec ses œuvres [celles d’Abraham], et que par les œuvres la foi fut rendue parfaite […] Vous voyez donc que l’homme est justifié par les œuvres, et non par la foi seulement » (Jacques 2 :20, 22, 24, Ostervald).

Nous voyons donc que le salut n’est pas une question de foi ou d’œuvres – mais de foi et d’œuvres ! Une foi vivante et dynamique est toujours accompagnée d’une obéissance active aux lois divines. Comment l’ordre de croire en Jésus et en Son message s’inscrit-il dans ce contexte ? La réponse est simple : si nous croyons réellement ce que Jésus représente et ce qu’Il nous dit, alors nous Lui obéirons. Cela s’accomplit lorsque nous acceptons à la fois Sa personne et tout ce qu’Il enseigna. Après notre repentance et notre baptême, nous recevons le Saint-Esprit (Actes 2 :38) par lequel « l’amour de Dieu est répandu dans nos cœurs » (Romains 5 :5). Jean a écrit : « Car l’amour de Dieu consiste à garder ses commandements » (1 Jean 5 :3).

Comme nous l’avons déjà vu dans 1 Jean 3 :24, le fait de garder les commandements est une preuve que le Christ vit en nous par le Saint-Esprit. Si nous L’acceptons réellement dans notre vie, Il vivra Son mode de vie d’obéissance en nous si nous faisons périr notre vieille nature et que nous nous soumettons à Lui. Comme Paul l’a expliqué : « Je suis crucifié avec Christ, et je vis, non pas maintenant moi, mais Christ vit en moi ; et ce que je vis maintenant en la chair, je le vis en la foi du Fils de Dieu, qui m’a aimé, et qui s’est donné lui-même pour moi » (Galates 2 :20, Martin).

Notez ces mots : « la foi du Fils de Dieu ». Apocalypse 14 :12 montre que la véritable Église de Dieu possède la « foi de Jésus ». Dans un premier temps, nous devons faire preuve de « foi en Dieu » (Hébreux 6 :2). Mais ce n’est pas cette foi qui nous sauve. Nous devons posséder Sa foi qui agit en nous – celle par laquelle Il accomplissait des miracles. Cette foi fait partie du fruit de l’Esprit de Dieu (Galates 5 :22). À mesure que nous exercerons cette foi en observant la loi, celle-ci augmentera, de même que notre confiance et notre fidélité en Jésus-Christ. Agir dans la foi donne vie à la foi !

Il n’y a aucune contradiction ici. La foi vivante est l’obéissance active – ce qui est l’amour spirituel. Comment savons-nous si nous avons le Fils ? « Si nous gardons ses commandements, nous savons par cela que nous l’avons connu. Celui qui dit : Je l’ai connu, et qui ne garde pas ses commandements, est un menteur, et la vérité n’est point en lui. Mais l’amour de Dieu est véritablement parfait en celui qui garde sa parole : par cela nous savons que nous sommes en lui » (1 Jean 2 :3-5).

Appelés à la gloire !

Oui, le Christ est mort pour nous réconcilier avec Dieu. Mais ce n’était pas la finalité ! Ce qu’Il fait actuellement à travers nous n’est pas non plus la finalité. Jésus-Christ va « vous faire paraître devant lui saints, sans défaut et sans reproche, si du moins vous demeurez fondés et inébranlables dans la foi, sans vous détourner de l’espérance de l’Évangile que vous avez entendu » (Colossiens 1 :22-23). En tant que disciples du Christ qui Lui obéissent, nous devrions toujours nous accrocher fermement à l’espérance du véritable Évangile, à la formidable compréhension de notre ultime destinée.

Lorsque la dernière trompette sonnera, ceux qui auront vaincu et appris quotidiennement à « [courir] vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu » (Philippiens 3 :14) monteront dans les airs à la rencontre du Christ. Pouvez-vous imaginer l’intensité de l’exaltation que les saints ressentiront alors, en sachant qu’ils sont désormais membres à part entière de la famille de Dieu ? Ils auront enfin surmonté tous les obstacles pour atteindre leur ultime destinée – celle pour laquelle nous avons tous été créés ! Pour en apprendre davantage sur ce sujet essentiel, écrivez-nous afin de recevoir notre brochure gratuite, Votre ultime destinée.

Alors que nous nous élèverons pour rejoindre le Christ dans les airs, nous réaliserons que nous posséderons le niveau d’existence divin pour l’éternité – en tant que membres de la famille de Dieu. Cette apogée extraordinaire de notre vie humaine inspira l’apôtre Paul à écrire : « J’estime que les souffrances du temps présent ne sauraient être comparées à la gloire à venir qui sera révélée pour nous. Aussi la création attend-elle avec un ardent désir la révélation des fils de Dieu » (Romains 8 :18-19).

Quand le Royaume sera-t-il établi ?

Dans Matthieu 24 :36, le Christ a dit à Ses disciples : « Pour ce qui est du jour et de l’heure, personne ne le sait, ni les anges des cieux, ni le Fils, mais le Père seul. » Il se référait à Son second Avènement pour établir le Royaume de Dieu sur Terre. Bien que nous ne connaissions ni le jour ni l’heure exacte de l’établissement de Son Royaume, nous savons qu’il est proche. Matthieu 24, Marc 13 et Luc 21 nous donnent des « signes » à surveiller. Jésus déclara :

« Quand ces choses commenceront à arriver, redressez-vous et levez vos têtes, parce que votre délivrance approche. Et il leur dit une comparaison : Voyez le figuier, et tous les arbres. Dès qu’ils ont poussé, vous savez de vous-mêmes, en regardant, que déjà l’été est proche. De même, quand vous verrez ces choses arriver, sachez que le royaume de Dieu est proche. Je vous le dis en vérité, cette génération ne passera point, que tout cela n’arrive. Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point » (Luc 21 :28-33).

De terribles événements se multiplient aujourd’hui dans le monde. D’une certaine manière, c’est aussi une bonne nouvelle car cela signifie que le Royaume de Dieu est proche. Dans Matthieu 24 :14, Jésus a dit : « Cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans le monde entier, pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin. » En lisant cette brochure, vous êtes désormais en contact avec ceux qui prêchent cet Évangile ! Le fait que le Christ ait parlé de « cette bonne nouvelle » au milieu de Matthieu 24 prouve que l’Évangile inclut bien les événements prophétiques précédant l’arrivée de Son Royaume. C’est une bonne nouvelle parce que Dieu appliquera le seul remède efficace pour une humanité charnelle et obstinée : une prise de contrôle de la planète par la force – un coup d’état divin !

De nombreux dirigeants mondiaux, des scientifiques de premier plan et d’autres hommes brillants croient qu’un gouvernement mondial unique est le seul moyen d’empêcher l’humanité de s’autodétruire. Pourtant, chacun sait qu’elle n’y parviendra jamais d’une manière juste et en faisant preuve de coopération. Seul Dieu peut y parvenir. Et ne vous y trompez pas, Dieu le fera. Alors la paix et la joie du monde nous appartiendront finalement. Quelle bonne nouvelle formidable !

La prochaine fois que vous entendrez prêcher au sujet du merveilleux « Évangile », assurez-vous que ces personnes ne parlent pas uniquement de la première phase de la vie chrétienne – le pardon de nos anciens péchés par le sang de Jésus. Le véritable Évangile représente bien plus que cela ! Il va bien plus loin de ce que la plupart des gens comprennent. Les implications de la bonne nouvelle ultime sont transcendantes. Cette bonne nouvelle vous conduit à une vie glorieuse de service dans le Royaume de Dieu au cours du règne à venir du Christ sur la Terre. Un service et un règne sur le vaste Univers qui se poursuivront pour l’éternité ! La bonne nouvelle représente tout cela. Voici quel est le véritable Évangile de Jésus-Christ !