La signification prophétique et spirituelle du Jour des Expiations

Tableau blanc : La signification prophétique et spirituelle du Jour des Expiations

Le Jour des Expiations était sans doute le Jour saint le plus spécial observé par l’ancien Israël et s’accompagnait d’une cérémonie inhabituelle. Dans cette vidéo, nous nous servirons du Nouveau Testament pour expliquer la signification du Jour des Expiations et de ses rites.

[Le texte ci-dessous est l’adaptation de la transcription de ce tableau blanc du Monde de Demain.]

Le Jour des Expiations était sans doute le Jour saint le plus spécial observé par l’ancien Israël et s’accompagnait d’une cérémonie inhabituelle. Il était unique car c’était le seul Jour de l’année où Dieu commandait de jeûner, et c’était aussi le seul Jour de l’année où quelqu’un pouvait entrer dans le Saint des saints, à l’intérieur du Temple.

La cérémonie du Jour des Expiations

La cérémonie inhabituelle consistait à choisir deux boucs par tirage au sort (une méthode utilisée dans l’Ancien Testament pour déterminer la volonté de Dieu sur une question). L’un des boucs était immolé tandis que l’autre était emmené et chassé dans une « terre désolée ».

Or, la signification prophétique et spirituelle de ces rituels physiques n’est révélée que dans les écrits du Nouveau Testament, de sorte que l’ancien Israël ne comprenait pas pleinement leur sens. Dans cette vidéo, nous nous servirons donc du Nouveau Testament pour expliquer la signification du Jour des Expiations et de ses rites.

Trois aspects importants du Jour des Expiations

Mais, nous devons d’abord examiner quelques aspects importants de ce Jour, retrouvés dans l’Ancien Testament. Le premier aspect se trouve dans Lévitique 23 :27, où Dieu ordonna que ce Jour soit observé. Il dit :

« Le dixième jour de ce septième mois, ce sera le jour des expiations : vous aurez une sainte convocation, vous humilierez vos âmes [c’est-à-dire, jeûner voir Psaume 35 :13 ; Ésaïe 58 :3] […] C’est une loi perpétuelle pour vos descendants dans tous les lieux où vous habiterez » (Lévitique 23 :27, 31).

Dieu ordonna donc au peuple de jeûner pour observer ce Jour. Et ce Jour serait encore en vigueur même après l’instauration de la nouvelle alliance car nous lisons qu’il devait être observé chaque année comme une loi perpétuelle. En outre, tous les 50 ans, le Jour des Expiations marquait le début d’une année très spéciale, un deuxième aspect du Jour qui se trouve dans l’Ancien Testament mais ayant aussi une signification prophétique révélée dans le Nouveau Testament. Il s’agit de l’année du jubilé, une réinitialisation économique, agricole et sociale que Dieu conçut pour l’ancien Israël afin d’assurer un certain niveau d’égalité, de restauration et de renouveau. Voici ce qu’il est écrit dans Lévitique 25 :

« Le dixième jour du septième mois, tu feras retentir les sons éclatants de la trompette ; le jour des expiations, vous sonnerez de la trompette dans tout votre pays. Et vous sanctifierez la cinquantième année, vous publierez la liberté dans le pays pour tous ses habitants : ce sera pour vous le jubilé » (versets 9-10).

Un troisième aspect important du Jour des Expiations concerne le rituel impliquant deux boucs qui avait lieu chaque année ce Jour-là, préfigurant des événements prophétiques majeurs. La cérémonie complète est décrite dans Lévitique 16. Nous vous encourageons à lire le chapitre dans son intégralité, mais pour cette vidéo, nous nous concentrerons sur les deux boucs.

Le rituel du Jour des Expiations

Nous lisons : Le souverain sacrificateur « prendra les deux boucs, et il les placera devant l’Éternel […] Aaron [le souverain sacrificateur de l’époque] jettera le sort sur les deux boucs, un sort pour l’Éternel et un sort pour Azazel » (Lévitique 16 :7-8), ce que la version Semeur appelle le « bouc émissaire ». Nous parlerons de ce bouc « pour Azazel » dans un instant, mais continuons avec le passage.

« Aaron fera approcher le bouc sur lequel est tombé le sort pour l’Éternel, et il l’offrira en sacrifice d’expiation. Et le bouc sur lequel est tombé le sort pour Azazel sera placé vivant devant l’Éternel, afin qu’il serve à faire l’expiation et qu’il soit lâché dans le désert pour Azazel […] Il égorgera le bouc expiatoire pour le peuple, et il en portera le sang au-delà du voile […] il en fera l’aspersion sur le propitiatoire et devant le propitiatoire. C’est ainsi qu’il fera l’expiation pour le sanctuaire à cause des impuretés des enfants d’Israël et de toutes les transgressions par lesquelles ils ont péché […] Lorsqu’il aura achevé de faire l’expiation pour le sanctuaire, pour la tente d’assignation et pour l’autel, il fera approcher le bouc vivant. Aaron posera ses deux mains sur la tête du bouc vivant, et il confessera sur lui toutes les iniquités des enfants d’Israël et toutes les transgressions par lesquelles ils ont péché ; il les mettra sur la tête du bouc, puis il le chassera dans le désert, à l’aide d’un homme qui aura cette charge. Le bouc emportera sur lui toutes leurs iniquités dans une terre désolée ; il sera chassé dans le désert […] Celui qui aura chassé le bouc pour Azazel lavera ses vêtements, et lavera son corps dans l’eau ; après cela, il rentrera dans le camp […] Ce sera pour vous un sabbat, un jour de repos, et vous humilierez vos âmes. C’est une loi perpétuelle » (versets 9-31).

Il y a beaucoup à dire à ce sujet. Mais ce rituel institué par Dieu était différent de tous les autres dans l’Ancien Testament. Maintenant que nous avons examiné ces aspects clés de l’Ancien Testament concernant le Jour des Expiations, explorons la signification spirituelle et prophétique de ce Jour à partir des éclaircissements fournis par les écrits du Nouveau Testament. Commençons par les boucs.

Qui représente le premier bouc, celui pour l’Éternel ?

Le premier bouc, sur lequel tomba « le sort pour l’Éternel », devait être offert en sacrifice d’expiation pour les péchés du peuple, son sang étant répandu sur le propitiatoire dans le lieu très saint. Nous pourrions nous demander : « Quel sacrifice a expié nos péchés, et le sang de qui a été versé pour nous ? » Mais nous n’avons pas besoin de deviner, car ce que représente ce bouc est expliqué dans le livre des Hébreux, où plusieurs versets des chapitres 9 et 10 se rapportent à la cérémonie même accomplie le Jour des Expiations.

« Mais Christ est venu comme souverain sacrificateur des biens à venir ; il a traversé le tabernacle plus grand et plus parfait, qui n’est pas construit de main d’homme, c’est-à-dire qui n’est pas de cette création ; et il est entré une fois pour toutes dans le lieu très saint, non avec le sang des boucs et des veaux, mais avec son propre sang, ayant obtenu une rédemption éternelle » (Hébreux 9 :11-12).

« Car il est impossible que le sang des taureaux et des boucs ôte les péchés » (Hébreux 10 :4). Mais le « Christ […] s’est offert une seule fois pour porter les péchés de beaucoup » (Hébreux 9 :28) et « pour effacer le péché par son sacrifice » (verset 26). Ainsi, le premier bouc, qui était offert comme sacrifice pour le péché le Jour des Expiations, ne préfigurait nul autre que notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ.

Qui représente le second bouc, celui pour Azazel ?

Le second bouc, celui pour Azazel, représente un être très différent. Le mot hébreu Azazel est incorrectement traduit par « bouc émissaire » dans certaines versions de la Bible, telle que celle de la version Semeur. Azazel est en fait un nom propre. Cela ressort clairement du contexte. Le texte en hébreu au verset 8 présente les deux boucs parallèlement, comme traduit correctement dans la grande majorité des versions françaises, entre autres : « un sort pour l’Éternel et un sort pour Azazel ». Cela implique qu’un bouc est « pour l’Éternel », tandis que le second bouc ne l’est manifestement pas, mais est pour un autre, soit pour Azazel.

Ainsi, le bouc marqué « pour l’Éternel » était égorgé en tant que sacrifice pour le péché. Son sang servait à faire l’expiation pour le peuple, c’est-à-dire qu’il réconciliait le peuple avec Dieu en effaçant sa culpabilité.

« Il égorgera le bouc expiatoire pour le peuple, il en portera le sang au-delà du voile […] il en fera l’aspersion sur le propitiatoire et devant le propitiatoire. C’est ainsi qu’il fera l’expiation pour le sanctuaire à cause des impuretés des enfants d’Israël et de toutes les transgressions par lesquelles ils ont péché » (Lévitique 16 :15-16).

D’autre part, le bouc pour Azazel n’était pas immolé en sacrifice pour le péché, et l’expiation était faite sur lui. Le verset 10 dit : « Mais le bouc sur lequel le sort sera tombé pour Azazel, sera placé vivant devant l’Éternel, afin de faire sur lui l’expiation » (Lévitique 16 :10, Ostervald).

Il faut comprendre que le bouc pour Azazel ne faisait pas l’expiation pour le peuple. Plutôt, les péchés du peuple étaient placés sur sa tête et il était renvoyé vivant dans le désert. Le souverain sacrificateur confessait tous les péchés du peuple sur la tête du bouc pour Azazel, et celui-ci devait les emporter sur lui et être chassé dans le désert (verset 22).

Tandis que Jésus-Christ donna volontairement Sa vie pour être notre sacrifice pascal, le récit en hébreu laisse entendre que le bouc pour Azazel était chassé, forcé à se rendre dans le désert. Il convient également de noter qu’il était chassé dans le désert à l’aide « d’un homme qui aura cette charge » (verset 21), renvoyant le bouc dans « une terre désolée » (verset 22), qui n’était pas le souverain sacrificateur.

Si le premier bouc, celui pour l’Éternel, représente Jésus-Christ, qui représente donc ce mystérieux bouc pour Azazel ? Il ne représente nul autre que Satan, le diable. Dans une large mesure, Satan est coupable des péchés de l’humanité depuis le tout début (Genèse 3 :1-5). Apocalypse 12 :9 dit qu’il a séduit « toute la terre ». C’est sur la tête de Satan que repose une grande partie de la responsabilité du péché. En tant qu’instigateur du péché et séducteur de toute l’humanité, il doit porter la responsabilité de ces péchés, confessés sur sa tête, devant Dieu.

La signification prophétique du Jour des Expiations

Le Jour des Expiations a lieu entre la Fête des Trompettes, qui symbolise le Jour du Seigneur et le retour de Jésus-Christ, et la Fête des Tabernacles, qui symbolise le règne millénaire de Jésus-Christ. Ce placement chronologique ne s’agit pas d’une coïncidence, mais d’un dessein divin.

Le bannissement du bouc pour Azazel, chassé loin du peuple vers une terre désolée le Jour des Expiations, représente une étape absolument essentielle de la prophétie qui doit encore s’accomplir, à savoir le bannissement de Satan le diable, lequel aura lieu peu après le retour de Jésus et juste avant l’établissement de Son Royaume. Cela est décrit dans Apocalypse 20 :1-3 :

« Puis je vis descendre du ciel un ange, qui avait la clé de l’abîme et une grande chaîne dans sa main. Il saisit le dragon, le serpent ancien, qui est le diable et Satan, et il le lia pour mille ans. Il le jeta dans l’abîme, ferma et scella l’entrée au-dessus de lui, afin qu’il ne séduise plus les nations, jusqu’à ce que les mille ans soient accomplis ».

Ainsi, grâce au sacrifice de Jésus qui ôta le péché du monde, et après le bannissement de Satan, le diable, pendant mille ans, l’humanité pourra enfin devenir un avec Dieu. Le mot « expiation » signifie littéralement « réconciliation », car il s’agit de la réconciliation entre Dieu et l’humanité, comme le symbolise ce Jour.

Il est intéressant de noter que le jeûne qui a lieu ce Jour-là nous invite à l’humilité devant le Créateur de l’Univers et à nous aligner sur Sa volonté. C’est un outil spirituel qui nous aide à résister à Satan, à éliminer les distractions et à nous rapprocher de Dieu. Jacques dit :

« Soumettez-vous donc à Dieu ; résistez au diable, et il fuira loin de vous. Approchez-vous de Dieu, et il s’approchera de vous. Nettoyez vos mains, pécheurs ; purifiez vos cœurs, hommes irrésolus […] Humiliez-vous devant le Seigneur, et il vous élèvera » (Jacques 4 :7-10).

La signification prophétique de l’année du jubilé

Enfin, tout comme le Jour des Expiations marquait la proclamation de l’année du jubilé – temps de restauration et de renouveau – il annonce le règne millénaire de Jésus-Christ. Cette période est appelée les « temps du rétablissement de toutes choses » dans Actes 3 :21. Avec Jésus-Christ comme Roi des rois, Ses saints régnant sous Son autorité (Apocalypse 20 :4), Satan le diable banni pour mille ans et l’humanité enfin capable d’être en harmonie avec Dieu, la Terre sera remplie de paix, de joie et de toutes les bonnes choses qui lui font défaut actuellement.

Comme tous les Jours saints, le Jour des Expiations n’est pas réservé qu’aux Juifs. Dans Lévitique 23 :2, Dieu les appelle « Les fêtes de l’Éternel […] voici quelles sont mes fêtes ». Il nous a commandés de les observer (Lévitique 23 :14, 21, 31, 41). Ces Jours saints bibliques révèlent le magistral plan divin et nous aident à comprendre la chronologie des événements prophétiques clés de ce plan.

Oui, l’ancien Israël avait reçu l’ordre de les observer, mais l’Église du Nouveau Testament les a observés également (Actes 27 :9), et elle continue de les observer.

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La semaine dernière, les dirigeants de l’Union européenne se sont réunis pour discuter de l’évolution rapide de la situation sur le continent et de la manière d’y répondre (Politico, 12 février 2026 ; fr.euronews.com, 13 février 2026).

Jésus donna ces 3 symboles pour la Pâque de la Nouvelle Alliance

Tableau blanc : Jésus donna ces 3 symboles pour la Pâque de la Nouvelle Alliance

Jésus enseigna à Ses disciple d’observer la Pâque chaque année à l’aide de trois symboles profondément significatifs. Dans cette vidéo, nous utiliserons les Écritures pour expliquer ces trois symboles et leur signification.

[Le texte ci-dessous est l’adaptation de la transcription de ce tableau blanc du Monde de Demain.]

Jésus enseigna à Ses disciple d’observer la Pâque chaque année à l’aide de trois symboles profondément significatifs. Deux de ces symboles sont utilisés par une multitude d’Églises à travers le monde, bien souvent sans saisir toute la profondeur de leur signification spirituelle, alors que le troisième symbole est largement incompris, voire ignoré.

Dans cette vidéo, nous utiliserons les Écritures pour expliquer ces trois symboles et leur signification, et nous commencerons par le pain sans levain.

La signification du pain sans levain pris lors de la Pâque

Lorsque la Pâque fut arrivée, Jésus dit à Ses disciples : « J’ai désiré vivement manger cette Pâque avec vous, avant de souffrir » (Luc 22 :15). Il établit ensuite le symbole du pain. Nous lisons au verset 19 : « Ensuite il prit du pain ; et, après avoir rendu grâces, il le rompit, et le leur donna, en disant : Ceci est mon corps, qui est donné pour vous ; faites ceci en mémoire de moi. » Dans 1 Corinthiens 11, Paul écrit :

« Car j’ai reçu du Seigneur ce que je vous ai enseigné ; c’est que le Seigneur Jésus, dans la nuit où il fut livré, prit du pain, et, après avoir rendu grâces, le rompit, et dit : Ceci est mon corps, qui est rompu pour vous ; faites ceci en mémoire de moi » (versets 23-24).

Suivant l’exemple et les instructions de Jésus, les chrétiens doivent, une fois par an, célébrer la Pâque le 14 abib en début de soirée, comme cela est prescrit dans Lévitique 23. Il y a deux aspects principaux du symbolisme du pain non levé pris lors de la Pâque. L’un est mis en évidence 1 Corinthiens 10. Il y est dit :

« Le pain que nous rompons, n’est-il pas la communion au corps de Christ ? Puisqu’il y a un seul pain, nous qui sommes plusieurs, nous formons un seul corps ; car nous participons tous à un même pain » (versets 16-17).

Ce premier aspect réside dans le fait que lorsque les disciples prennent le pain sans levain avec d’autres frères et sœurs dans Son Église lors de la Pâque, cela symbolise l’unité du corps spirituel – le corps de Jésus-Christ, l’Église de Dieu. C’est important, car Dieu œuvre à travers Son Église et Son ministère, et à travers la communauté des disciples qui travaillent ensemble dans cette structure. En d’autres termes, il ne peut y avoir de chrétiens « dévoyés ». Son Église est unie comme un seul peuple, animé par la même pensée.

L’autre aspect important de la signification du pain se trouve dans Ésaïe 53 :

« Ce sont nos souffrances qu’il a portées, c’est de nos douleurs qu’il s’est chargé […] Mais il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités […] c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris » (versets 4-5).

Pierre l’exprima de la manière suivante :

« Lui qui a porté lui-même nos péchés en son corps sur le bois, afin que morts aux péchés nous vivions pour la justice ; lui par les meurtrissures duquel vous avez été guéris » (1 Pierre 2 :24).

Jésus endura les coups de roseau sur Sa propre chair et assuma les châtiments physiques qui découlent du péché dans cette vie. C’est par Ses meurtrissures que nous avons accès à la guérison de nos maladies, de nos infirmités et de nos autres maux si nous revendiquons cette promesse. Jacques dit :

« Quelqu’un parmi vous est-il malade ? Qu’il appelle les anciens de l’Église, et que les anciens prient pour lui, en l’oignant d’huile au nom du Seigneur ; la prière de la foi sauvera le malade, et le Seigneur le relèvera ; et s’il a commis des péchés, il lui sera pardonné » (Jacques 5 :14-15).

Son corps brisé, représenté par le pain sans levain pris lors de la Pâque, est étroitement lié à la guérison. Ce pain rompu est donc riche de sens. Il en va de même pour le prochain symbole de la Pâque de la nouvelle alliance : le vin.

Le symbolisme du vin de la Pâque

Nous lirons un passage dans le récit de Matthieu sur la dernière Pâque de Jésus :

« Il prit ensuite une coupe ; et, après avoir rendu grâces, il la leur donna, en disant : Buvez-en tous ; car ceci est mon sang, le sang de l’alliance, qui est répandu pour beaucoup, pour le pardon des péchés » (Matthieu 26 :27-28).

1 Jean 1 :7 dit : « le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché. » Et les versets 23 à 25 de Romains 3 :

« Puisque tous ont péché, et sont privés de la gloire de Dieu, et qu’ils sont justifiés gratuitement par sa grâce, par la rédemption [ou l’effacement d’une dette] qui est en Jésus-Christ, que Dieu avait destiné à être une victime propitiatoire [c’est-à-dire, le moyen d’obtenir la rémission] ; par la foi, en son sang […] le pardon des péchés commis auparavant » (Romains 3 :23-25, Ostervald).

Ainsi, boire du vin le soir de la célébration annuelle de la Pâque, dans le cadre de la commémoration du sacrifice du Christ, montre notre besoin et notre foi en Son sang pour couvrir nos péchés, nous rappelant l’engagement que nous avons pris de vivre une nouvelle vie dans l’obéissance et la soumission à Dieu.

Ainsi, le vin représente le sang versé de Jésus-Christ, par lequel nous obtenons le pardon de nos péchés.

Nous verrons ensuite que le troisième symbole a trait à l’attitude du chrétien lorsqu’il prend la Pâque, mais nous devons d’abord examiner deux passages pour nous aider à brosser un tableau pour avoir une vue d’ensemble du symbolisme du pain et du vin. Le premier se trouve dans Jean 6, où Jésus dit :

« Si vous ne mangez la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez son sang, vous n’avez point la vie en vous-mêmes. Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang a la vie éternelle ; et je le ressusciterai au dernier jour. Car ma chair est vraiment une nourriture, et mon sang est vraiment un breuvage. Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang demeure en moi, et je demeure en lui » (versets 53-56).

Christ parlait au sens spirituel. Ce que beaucoup n’ont pas compris. Ils pensaient qu’Il parlait littéralement, et à cause de cela, beaucoup de Ses disciples cessèrent de Le suivre à ce moment-là (Jean 6 :60-66). Il est donc essentiel que nous comprenions qu’Il aborde ici des concepts spirituels. L’autre passage qui parle de ces profonds concepts spirituels, se trouve dans Galates 2 :20. Il dit :

« Je suis crucifié avec Christ, et je vis, non pas maintenant moi, mais Christ vit en moi ; et ce que je vis maintenant en la chair, je le vis en la foi du Fils de Dieu, qui m’a aimé, et qui s’est donné lui-même pour moi » (Martin).

En d’autres termes, en prenant le pain et le vin chaque année la nuit de la Pâque, nous commémorons le sacrifice de Jésus pour notre pardon, et que notre vieil homme a été symboliquement crucifié avec Lui lors du baptême, de sorte que la vie que nous vivons désormais est vraiment La sienne et non la nôtre.

La signification du lavement des pieds

Le pain et le vin ont été utilisés par de nombreuses Églises au fil des siècles, souvent de manière inappropriée et sans en saisir toute la profondeur spirituelle. Mais le dernier symbole dont nous allons parler est encore plus méconnu, voire ignoré. En fait, c’est le premier élément que Jésus institua le soir de Sa dernière Pâque avec Ses disciples, à savoir… le lavement des pieds. Ce rituel n’est relaté que dans le récit de Jean où il est écrit :

« [Jésus] se leva de table, ôta ses vêtements, et prit un linge, dont il se ceignit. Ensuite il versa de l’eau dans un bassin, et il se mit à laver les pieds des disciples, et à les essuyer avec le linge dont il était ceint » (Jean 13 :4-5).

À l’époque de Jésus, il était courant que les serviteurs lavent les pieds de ceux qu’ils servaient. C’était le travail le plus humble d’un serviteur. Ainsi, lorsque Jésus s’est approché de Pierre, ce dernier Lui a dit : « Toi, Seigneur, tu me laves les pieds ! » (Jean 13 :6). « Non, jamais tu ne me laveras les pieds » (Jean 13 :8). Jésus était son Seigneur et Maître, et non son serviteur. Jésus lui donc dit : « Si je ne te lave, tu n’auras point de part avec moi » (Jean 13 :8). Ensuite Pierre répliqua : « Seigneur, non seulement les pieds, mais encore les mains et la tête » (Jean 13 :9). Ainsi, après leur avoir lavé les pieds, Jésus dit à Ses disciples :

« Si donc je vous ai lavé les pieds, moi, le Seigneur et le Maître, vous devez aussi vous laver les pieds les uns aux autres ; car je vous ai donné un exemple, afin que vous fassiez comme je vous ai fait. En vérité, en vérité, je vous le dis, le serviteur n’est pas plus grand que son seigneur, ni l’apôtre plus grand que celui qui l’a envoyé. Si vous savez ces choses, vous êtes heureux, pourvu que vous les pratiquiez » (Jean 13 :14-17).

C’est par Son exemple – et en leur demandant explicitement de suivre cet exemple – que le lavement des pieds est devenu une partie intégrante de l’observance de la Pâque, laquelle doit être célébrée une fois par an. Mais pourquoi Jésus leur lava les pieds ? Et pourquoi leur demanda-t-Il de se laver les pieds les uns aux autres ?

Que Jésus-Christ, le Fils de Dieu et Celui qu’ils appelaient Maître, se soit accroupi pour leur laver les pieds comme un humble serviteur, fut un acte remarquable et inoubliable d’une profonde humilité et d’un dévouement absolu. Paul encouragea les chrétiens à faire preuve de la même humilité, lorsqu’il dit :

« Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus-Christ : existant en forme de Dieu, il n’a point regardé son égalité avec Dieu comme une proie à arracher, [en d’autres termes, Il ne chercha pas à s’accrocher désespérément à cette égalité avec Dieu] mais il s’est dépouillé lui-même [Il s’est dépouillé de Sa gloire], en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes [Il n’est pas seulement devenu un homme, Il est devenu un homme moyen de l’époque et, même, Il est devenu comme un serviteur] ; et il a paru comme un vrai homme, il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix » (Philippiens 2 :5-8).

Ainsi, le Créateur de l’Univers, qui avait vécu de toute éternité, s’est humilié pour servir Ses disciples en leur lavant les pieds la soirée précédant le jour où Il servirait le monde entier par l’acte ultime d’humilité et d’amour qu’était le don de Sa vie. Lorsqu’il s’agit de la Pâque, cette leçon d’humilité est d’une grande importance. Considérons les commentaires de Paul dans 1 Corinthiens 11 :27-30 :

« C’est pourquoi celui qui mangera le pain ou boira la coupe du Seigneur indignement, sera coupable envers le corps et le sang du Seigneur. Que chacun donc s’éprouve soi-même, et qu’ainsi il mange du pain et boive de la coupe ; car celui qui mange et boit sans discerner le corps du Seigneur, mange et boit un jugement contre lui-même. C’est pour cela qu’il y a parmi vous beaucoup d’infirmes et de malades, et qu’un grand nombre sont morts. »

Qui peut prendre la Pâque ?

La Pâque de la nouvelle alliance et ses symboles ont une signification profonde pour chaque chrétien et ne doivent pas être pris à la légère. Et parce que nous ne devons pas la prendre indignement, elle n’est réservée qu’à ceux qui se sont repentis de leurs péchés, qui se sont engagés avec Dieu en se faisant baptiser dans Son Église et qui ont reçu le Saint-Esprit par l’imposition des mains. Jésus enseigna donc à Ses disciples à célébrer la Pâque comme commémoration de Son sacrifice, une fois par an, avec les trois symboles qu’Il établit la nuit précédant Sa crucifixion.

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La nouvelle tendance : les bagues de divorce !



Dans de nombreuses cultures, les couples mariés portent des alliances, signe extérieur de leur engagement l’un envers l’autre. Aujourd’hui, dans notre nouveau monde où règne l’anarchie et où l’amour de beaucoup se refroidit (Matthieu 24 :12), certaines femmes célèbrent leur « liberté » par rapport à ce qu’elles considèrent comme les chaînes du mariage en portant des « bagues de divorce » (Radio France, 26 janvier 2026).

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