La guerre spirituelle

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Que nous en soyons conscients ou non, chacun d’entre nous est engagé dans un combat spirituel. Pour remporter la victoire, nous devons comprendre qui est l’ennemi, le champ de bataille et les stratégies d’un soldat spirituel. Cette brochure vous apportera cette compréhension

introduction
Vous êtes en guerre

Beaucoup de gens prennent des résolutions pour la nouvelle année comme perdre du poids, faire plus d’exercice ou passer plus de temps en famille. Ces résolutions sont souvent moquées, car elles sont rarement prises au sérieux. L’année suivante, rares sont ceux qui peuvent affirmer avoir maintenu une résolution prise douze mois plus tôt. Ils continuent de prendre les mêmes résolutions année après année… perdre du poids, faire plus d’exercice, passer plus de temps en famille. Ils sont remplis d’espoir, mais ils changent rarement autant qu’ils le souhaiteraient.

Parfois, les changements que nous recherchons sont plus sérieux. Beaucoup luttent pour briser le cercle vicieux de comportements auto-destructeurs tels que la boulimie, la toxicomanie ou la pornographie. D’autres, voyant leur mariage s’effondrer, aspirent à changer et à s’améliorer pour devenir le conjoint idéal, mais ils retombent sans cesse dans le même schéma conflictuel ou dans la résignation, accélérant ainsi leur glissement vers l’amertume. Nous luttons pour surmonter nos pulsions les plus basses et nous y parvenons parfois, mais nous retombons ensuite dans nos vieilles habitudes. Bien souvent, nous sombrons encore plus bas qu’auparavant. Même l’apôtre Paul a écrit : « Ce qui est bon, je le sais, n’habite pas en moi, c’est-à-dire dans ma chair : j’ai la volonté, mais non le pouvoir de faire le bien. Car je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas » (Romains 7 :18-19).

Cependant, au milieu de cette lutte, Paul comprenait un élément que la majorité des êtres humains ignorent. Il savait qu’il était engagé dans une guerre. Il ne cherchait pas simplement une vie meilleure ou des habitudes plus saines : sa vie était guidée par un but fixé par Dieu. Il écrivit au sujet de ces ennemis invisibles qui luttaient contre tous les changements qu’il s’efforçait d’apporter : « Car nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes » (Éphésiens 6 :12).

Paul comprenait qu’il était engagé dans une guerre spirituelle.

Autour de nous, la majorité des gens n’ont aucune idée de cette réalité. Ils continuent de lutter contre les tentations et les influences néfastes, dans l’ignorance totale de la dimension spirituelle du combat qu’ils mènent. Le marché du développement personnel engrange des milliards d’euros de bénéfices en vendant des astuces et des techniques plus ou moins utiles, sans reconnaître l’aspect spirituel du conflit auquel nous sommes confrontés.

Cependant, si nous recherchons un véritable changement et une véritable croissance, nous devons accepter la vérité selon laquelle nous ne luttons pas simplement contre de mauvaises habitudes et des tendances destructrices. Nous menons un combat spirituel contre un ennemi réel qui cherche à nous détruire, non seulement dans cette vie, mais pour l’éternité.

La brochure que vous tenez entre vos mains a été rédigée pour vous aider à accepter cette réalité et à vous engager dans ce combat.

Dans les premiers chapitres, nous lèverons le voile sur le monde spirituel invisible que peu de gens reconnaissent et qu’encore moins comprennent. Il est essentiel d’appréhender la nature de notre ennemi et l’origine de son existence si nous voulons comprendre le contexte dans lequel se déroule notre combat. Une fois l’ennemi identifié, nous nous concentrerons sur les actions fondamentales à mettre en œuvre pour remporter une véritable victoire. Il ne s’agit pas d’actions spectaculaires comme celles que de nombreux télévangélistes désirent vous vendre, mais de la véritable armure spirituelle dont tout soldat a besoin. Enfin, d’après les déclarations de Dieu le Père et de Son Fils, Jésus-Christ, qui remportera la victoire finale, nous révélerons comment cette guerre prendra fin et comment chacun d’entre nous peut contribuer à ce dénouement victorieux.

Si vous êtes prêt à découvrir la vérité concernant la véritable guerre qui se déroule ici-bas et ce que vous devez entreprendre pour faire la différence, alors poursuivez la lecture.

Chapitre 1
Il existe un véritable diable

Lexistence d’un être spirituel bien réel appelé Lucifer, Satan, l’adversaire ou le diable est attestée du début à la fin de la Bible. Nous faisons sa connaissance au tout début du livre de la Genèse. Nous y lisons que Dieu créa le premier homme, Adam, à partir de la poussière de la terre, puis Il créa Ève pour qu’elle aide Adam et devienne son épouse, ainsi que la mère de l’humanité.

La guerre spirituelle ne tarda pas à éclater (Genèse 3) et nos premiers parents perdirent leur première bataille. Au chapitre 5 de cette brochure, nous en apprendrons davantage sur les armes disponibles. Pour l’instant, il suffit de dire qu’il s’agissait d’un combat pour savoir à qui obéir. Il est facile de rejeter le récit de la Genèse en le considérant comme une œuvre de science-fiction ou un conte pour enfants. Après tout, qui parmi nous a déjà rencontré un serpent qui parle ? Rappelez-vous cependant qu’à cette époque, Adam et Ève étaient en vie depuis très peu de temps. Comment auraient-ils pu savoir qu’un serpent ne pouvait pas parler ? Bien sûr, ce n’était pas le serpent qui parlait, mais un esprit puissant qui s’exprimait à travers l’animal.

Au commencement

D’où venait cet esprit ? Qui était cet être affirmant que Dieu avait menti à Adam ? Pour trouver la réponse, il faut remonter au commencement. Selon la Bible, le début de l’histoire ne se trouve pas dans la Genèse, mais dans les premiers versets de l’Évangile selon Jean. Deux Êtres y sont décrits comme étant Dieu. « Au commencement était la Parole [ou le Porte-parole, du grec Logos], et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. Elle était au commencement avec Dieu » (Jean 1 :1-2). Plus loin, Jean écrivit que « la Parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité ; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père » (verset 14).

Bien que ce passage soit simple, certaines personnes le trouvent déroutant à cause des traditions païennes qui leur ont été transmises au sujet du Dieu de la Bible. Mais si nous le lisons tel quel, sans l’interpréter à travers le prisme de traditions corrompues, ce que Jean a écrit devient indéniablement clair. Il y avait Dieu, connu ultérieurement sous le nom de Père et il y avait la Parole (ou le Porte-parole), Lui aussi Dieu, connu plus tard sous le nom de Fils ou de Jésus-Christ.

Jean 1 :3 révèle une autre vérité que beaucoup de gens ignorent, bien qu’elle soit exposée en termes faciles à comprendre : « Toutes choses ont été faites par elle [c.-à-d. la Parole, le Christ], et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans elle. » Qu’entend-on par « toutes choses » ? L’apôtre Paul l’a expliqué en détail à l’Église originelle :

« Le Fils est l’image du Dieu invisible, le premier-né de toute la création. Car en lui ont été créées toutes les choses qui sont dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles, trônes, dignités, dominations, autorités. Tout a été créé par lui et pour lui. Il est avant toutes choses, et toutes choses subsistent en lui. Il est la tête du corps de l’Église ; il est le commencement, le premier-né d’entre les morts, afin d’être en tout le premier » (Colossiens 1 :15-18).

Pourquoi si peu de gens comprennent-ils que Celui que nous connaissons comme le Dieu de l’Ancien Testament, avec qui les patriarches ont parlé et interagi, n’est autre que la Parole – Celui qui devint Jésus-Christ ? Afin d’ôter le moindre doute, Paul a précisé : « Frères, je ne veux pas que vous ignoriez que nos pères ont tous été sous la nuée, qu’ils ont tous passé au travers de la mer, qu’ils ont tous été baptisés en Moïse dans la nuée et dans la mer, qu’ils ont tous mangé le même aliment spirituel, et qu’ils ont tous bu le même breuvage spirituel, car ils buvaient à un rocher spirituel qui les suivait, et ce rocher était Christ » (1 Corinthiens 10 :1-4).

Le royaume angélique

Comme nous l’avons vu, c’est par Celui que nous connaissons sous le nom de Jésus-Christ que Dieu le Père créa « toutes les choses qui sont dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles, trônes, dignités, dominations, autorités » (Colossiens 1 :16). Cela englobe tout ! Par l’intermédiaire du Christ, le Soleil, la Lune, les étoiles et les galaxies ont été créés, ainsi que les choses invisibles dont les dignités, les dominations et les autorités.

Les Écritures utilisent parfois les étoiles pour symboliser les anges (Apocalypse 1 :20) et nous lisons qu’à une occasion « les étoiles du matin éclataient en chants d’allégresse, et que tous les fils de Dieu poussaient des cris de joie » (Job 38 :7). Pourquoi les anges de Dieu étaient-ils si heureux ? Le contexte de Job 38 est la création même de la Terre. Dieu demanda à Job : « Où étais-tu quand je fondais la terre ? Dis-le, si tu as de l’intelligence » (verset 4). Si les anges poussèrent des cris de joie lors de la création de la Terre, c’est qu’ils existaient déjà à ce moment-là. Par conséquent, ils furent créés avant la Terre et l’Univers physique. Lorsque Genèse 1 :1 nous dit : « Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre », les anges existaient déjà.

Nous avons vu que la Bible révèle l’existence de deux êtres spirituels connus sous les noms de Dieu et de la Parole. L’un et l’autre sont Dieu. Nous voyons ensuite que Dieu créa le royaume angélique, puis, à une époque ultérieure, les cieux et la Terre, mais nous ne savons pas combien de temps s’écoula entre ces deux étapes.

Pourquoi les anges poussèrent-ils des cris de joie lorsque la Terre fut créée ? Pour Dieu et pour les anges qu’Il a créés, notre planète occupe une place particulière au sein de l’Univers. Pour quelle raison ?

Pour le comprendre, nous devons nous rappeler que la Bible n’est pas un livre comme les autres. Ésaïe 28 :9-10 nous dit qu’elle doit être comprise comme un ensemble cohérent : « À qui veut-on enseigner la sagesse ? À qui veut-on donner des leçons ? […]  Car c’est précepte sur précepte, précepte sur précepte, règle sur règle, règle sur règle, un peu ici, un peu là. » Autrement dit, nous devons rassembler tous les passages bibliques traitant d’un sujet particulier. Que dit le reste de la Bible au sujet des anges et de leur relation avec notre planète ?

Ézéchiel 28 apporte une partie de la réponse. Ce chapitre commence par une remontrance que Dieu adresse au prince de Tyr (une ville importante située sur la côte actuelle du Liban). Ce prince était le dirigeant humain de la ville. Or, plus loin dans le chapitre, Dieu s’adresse au roi de Tyr et montre clairement qu’il ne s’agit pas d’un être humain. Nous apprenons ainsi que cet être n’est pas né mais qu’il fut créé ; il se trouvait également dans le jardin d’Éden. Il est décrit comme un chérubin, c’est-à-dire un puissant être angélique :

« La parole de l’Éternel vint à moi, disant : Fils d’homme, élève une complainte sur le roi de Tyr, et dis-lui : Ainsi dit le Seigneur, l’Éternel : Toi, tu étais la forme accomplie de la perfection, plein de sagesse, et parfait en beauté ; tu as été en Éden, le jardin de Dieu ; toutes les pierres précieuses te couvraient, le sardius, la topaze et le diamant, le chrysolithe, l’onyx et le jaspe, le saphir, l’escarboucle et l’émeraude, et l’or ; le riche travail de tes tambourins et de tes flûtes était en toi ; au jour où tu fus créé ils étaient préparés. Tu étais un chérubin oint, qui couvrait, et je t’avais établi tel ; tu étais dans la sainte montagne [le gouvernement] de Dieu, tu marchais parmi les pierres de feu » (Ézéchiel 28 :11-14, Darby).

La mention des tambourins et des flûtes suggère qu’il possédait de grandes capacités musicales (nous aborderons ce sujet au chapitre 3). Notez également qu’il est qualifié de « chérubin oint » aux ailes déployées. Que cela signifie-t-il ?

Dieu ordonna à Moïse d’ériger un tabernacle dans le désert, en lui donnant des instructions précises pour le construire, car il représentait les choses célestes (Hébreux 8 :5). L’arche de l’alliance, qui devait être placée dans le lieu très saint du tabernacle, représentait le trône de Dieu recouvert par les ailes déployées de deux chérubins (Hébreux 9 :5). Ces rôles de chérubins représentent assurément une position très élevée et c’est bien ce que nous comprenons à la lecture d’Ézéchiel. Poursuivons :

« Tu as été intègre dans tes voies, depuis le jour où tu fus créé jusqu’à celui où l’iniquité a été trouvée chez toi. Par la grandeur de ton commerce tu as été rempli de violence, et tu as péché ; je te précipite de la montagne de Dieu, et je te fais disparaître, chérubin protecteur, du milieu des pierres étincelantes. Ton cœur s’est élevé à cause de ta beauté, tu as corrompu ta sagesse par ton éclat ; je te jette par terre, je te livre en spectacle aux rois » (Ézéchiel 28 :15-17).

Les Écritures amalgament souvent les idées, comme c’est le cas ici, où elles ramènent rapidement la discussion sur le prince, le dirigeant humain de Tyr. Mais la digression abordant la puissance spirituelle qui se cache derrière le trône est très révélatrice. Cette entité spirituelle corrompue était une créature magnifique qui se laissa submerger par la vanité et l’orgueil. Un autre prophète, Ésaïe, rapporta d’autres informations à propos de cet être, comme son nom, et il expliqua les motivations de sa rébellion contre le règne de Dieu. Dans une digression similaire à celle d’Ézéchiel, Ésaïe évoqua brièvement l’esprit corrompu qui se cachait derrière le dirigeant humain de Babylone :

« Te voilà tombé du ciel, astre brillant, fils de l’aurore ! Tu es abattu à terre, toi, le vainqueur des nations ! Tu disais en ton cœur : Je monterai au ciel, j’élèverai mon trône au-dessus des étoiles [les anges] de Dieu ; je m’assiérai sur la montagne de l’assemblée, à l’extrémité du septentrion ; je monterai sur le sommet des nues, je serai semblable au Très-Haut » (Ésaïe 14 :12-14).

Notez que Lucifer, ce chérubin devenu Satan le diable, n’était pas satisfait de régner seulement sur la Terre. Il était tellement imbu de lui-même qu’il en vint à croire qu’il savait mieux que son Créateur comment diriger l’Univers, ce qui le conduisit à tenter de détrôner Dieu. Lucifer fut le premier narcissique, comme en témoignent les nombreuses occurrences du pronom personnel « je », culminant avec sa déclaration grandiloquente : « Je serai semblable au Très-Haut. »

Nous devons ensuite nous tourner vers le livre de l’Apocalypse pour comprendre à quel point ce chérubin était, et reste, rusé et persuasif.

Chapitre 2
Le dieu invisible de ce monde

Nous avons vu au chapitre précédent qu’un des anges les plus haut placés – un chérubin protecteur qui se trouvait initialement auprès du trône même de Dieu – se rebella contre son Créateur et tenta de Le détrôner. Pourquoi un être parfaitement créé se serait-il rebellé de la sorte ?

Lorsque Dieu créa le royaume angélique, Il ne créa pas des robots mais des êtres spirituels dotés du libre arbitre. Comme nous l’avons vu, Lucifer (qui signifie “porteur de lumière”) laissa son esprit se remplir d’orgueil, de vanité et d’arrogance. Il se laissa submerger par la colère et par la haine, pensant mieux savoir que son Créateur comment gouverner la création.

Comment Lucifer a-t-il pu imaginer un instant qu’il serait possible de renverser Celui sans qui il n’aurait jamais existé ? L’apôtre Jean nous donne une explication : « Celui qui hait son frère est dans les ténèbres, il marche dans les ténèbres, et il ne sait où il va, parce que les ténèbres ont aveuglé ses yeux » (1 Jean 2 :11). Vous connaissez sans doute des personnes tellement remplies de haine et de rage qu’elles agissent de façon irrationnelle. C’est ce qui arriva à Lucifer. Dieu l’avait créé comme un magnifique archange, mais il fut aveuglé par ses ambitions, éprouvant du ressentiment à l’égard de Celui qui se dressait sur son chemin. À la suite de son coup d’État manqué, il devint Satan (qui signifie “l’adversaire”).

Satan ne fut pas le seul à se révolter contre Dieu. Il chercha à rallier d’autres anges à sa cause et, comme de nombreux hommes politiques le font, il se mit probablement en avant aux yeux de ses « électeurs » et accusa son adversaire de malversations. Il commença probablement de façon modeste, semant le doute dans l’esprit des anges les plus proches de lui. Peut-être commença-t-il à se plaindre, remettant en cause l’équité ou la sincérité de Dieu, ou véhiculant des clichés tels que « Dieu ne nous aime pas » ou « Dieu est un tyran ». Jésus déclara que le diable « est menteur et le père du mensonge » (Jean 8 :44). Quel que soit le poison spirituel utilisé par Satan, il était efficace. Il finit par convaincre de nombreux anges, potentiellement un tiers d’entre eux (Apocalypse 12 :3-4), de se soulever avec lui dans le ressentiment et la rébellion contre Celui qui leur avait accordé l’existence. Lorsque la Bible mentionne des esprits impurs ou des démons, elle fait référence à ces anges rebelles.

La chute de Lucifer

La rébellion de Lucifer eut lieu avant le remodelage de notre planète, décrit dans Genèse 1. Lorsque les Écritures le décrivent pour la première fois dans le jardin d’Éden, il est déjà l’adversaire, le malin séducteur. Genèse 1 :1 déclare que Dieu créa les cieux et la Terre, mais ce verset ne mentionne pas quand ce premier acte de création eut lieu. Cependant, nous pouvons comprendre qu’un événement catastrophique se produisit après cette création originelle pendant laquelle les anges poussèrent des cris de joie, car le récit de la Genèse déclare ensuite que « la terre était informe et vide » (verset 2).

Comment la Terre se retrouva-t-elle dans un état si détérioré ? Que signifie l’expression « informe et vide » ? Était-elle inachevée ou faut-il prendre en compte d’autres éléments ?

Les mots hébreux traduits par « informe » et « vide » ne sont utilisés ensemble qu’à deux autres reprises dans les Écritures. Dans les deux cas, ils sont associés à une destruction et à une dévastation résultant du péché (Ésaïe 34 :8-11 ; Jérémie 4 :19, 23).

Dans Ésaïe 45 :18, nous lisons que Dieu créa la Terre « pour qu’elle ne soit pas déserte ». La Terre n’était donc pas inachevée au moment de sa création. L’ensemble des preuves tend vers une autre explication. Le récit de la création, dans la Genèse, est un vaste sujet que vous pouvez approfondir en lisant notre brochure intitulée Évolution ou création : la dimension manquante.

Puisque Dieu n’a pas créé la Terre pour qu’elle soit déserte, comment et pourquoi se retrouva-t-elle dans cet état ? Nous avons vu au chapitre précédent que le puissant chérubin Lucifer se rebella contre Dieu. Mais quelles furent les conséquences de sa rébellion ? Dans son épître, Jude mentionna trois exemples historiques notables de rébellion qui entraînèrent de graves conséquences négatives pour ceux qui s’étaient révoltés contre Dieu :

« Je veux vous rappeler, à vous qui savez fort bien toutes ces choses, que le Seigneur, [1] après avoir sauvé le peuple et l’avoir tiré du pays d’Égypte, fit ensuite périr les incrédules ; [2] qu’il a réservé pour le jugement du grand jour, enchaînés éternellement par les ténèbres, les anges qui n’ont pas gardé leur dignité, mais qui ont abandonné leur propre demeure ; [3] que Sodome et Gomorrhe et les villes voisines, qui se livrèrent comme eux à la débauche et à des vices contre nature, sont données en exemple, subissant la peine d’un feu éternel » (Jude 1 :5-7).

L’apôtre Pierre nous donna également trois exemples de la colère de Dieu contre la rébellion sans bornes. Deux d’entre eux figurent dans la liste de Jude :

« [1] Car, si Dieu n’a pas épargné les anges qui ont péché, mais s’il les a précipités dans les abîmes de ténèbres [du grec tartaroo, en référence au placement dans un état de restriction] et les réserve pour le jugement ; [2] s’il n’a pas épargné l’ancien monde, mais s’il a sauvé huit personnes dont Noé, ce prédicateur de la justice, lorsqu’il fit venir le déluge sur un monde d’impies ; [3] s’il a condamné à la destruction et réduit en cendres les villes de Sodome et de Gomorrhe, les donnant comme exemple aux impies à venir » (2 Pierre 2 :4-6).

Dieu ne permit pas que perdure le monde pécheur et rebelle à l’époque de Noé, c’est pourquoi Il le détruisit au moyen d’un déluge planétaire. Il ne toléra pas davantage l’immoralité sexuelle flagrante de Sodome et de Gomorrhe, faisant tomber du feu du ciel pour détruire ces villes. Il n’épargna pas non plus les Israélites qui se rebellèrent contre Lui après qu’Il les eut fait sortir miséricordieusement de l’esclavage égyptien. Le péché endémique entraîne une destruction proportionnée. Ne devrions-nous pas nous attendre à ce qu’un désastre similaire accompagne la rébellion de Lucifer et de la multitude d’anges qui se joignirent à lui dans leur révolte contre Dieu ? Jude et Pierre mentionnent tous les deux que les anges rebelles ont subi un tel châtiment. Comme nous l’avons déjà mentionné, Jésus était le Dieu de l’Ancien Testament ainsi que notre Sauveur. Par conséquent, avant Sa naissance humaine, Il était donc présent lorsque Satan s’est rebellé, comme Il l’affirma clairement : « Jésus leur dit : Je voyais Satan tomber du ciel comme un éclair » (Luc 10 :18).

Lorsque nous assemblons tous les passages bibliques traitant de ce sujet, nous constatons que Dieu a toujours existé. Ensuite, nous voyons que l’armée angélique fut créée, puis l’Univers. Parmi le nombre incroyable de galaxies, d’étoiles et de planètes du cosmos, l’endroit que nous appelons la Terre fit l’objet d’une attention particulière. Elle fut jadis la demeure de Lucifer et de nombreux anges. Après que ceux-ci « n’ont pas gardé leur dignité » et quittèrent « leur propre demeure » pour tenter de renverser Dieu, ils furent précipités sur la Terre et il en résulta une grande dévastation.

La « semaine de la création » que nous voyons dans Genèse 1 et 2 est l’œuvre de Dieu remodelant le monde et l’embellissant pour l’humanité, afin d’en faire le point d’orgue de Sa création et le centre de Son plan. Comme l’explique Psaume 104 : 30 : « Tu envoies ton Esprit : ils sont créés, et tu renouvelles la face de la terre. »

Une guerre contre l’humanité

La nuit où le Christ fut trahi, Il ne laissa planer aucun doute sur l’identité de celui qui détient le pouvoir sur ce monde. « Maintenant a lieu le jugement de ce monde ; maintenant le prince de ce monde sera jeté dehors » (Jean 12 :31) ; « Je ne parlerai plus guère avec vous ; car le prince du monde vient. Il n’a rien en moi » (Jean 14 :30 ; voir Jean 16 :8, 11). Comme Paul l’a écrit, Satan est le « dieu de ce siècle » (2 Corinthiens 4 :4) ou le « dieu de ce monde » (Parole vivante).

Le diable mène une guerre contre l’humanité. Si l’image caricaturale de cet être tout de rouge vêtu tenant une fourche à la main laisse entrevoir ses intentions, le véritable diable est bien plus rusé que cela. Comme nous le verrons au chapitre 4, les tromperies de Satan vont bien au-delà des tentations que nous éprouvons lorsque nous sommes tiraillés entre ce que nous devons faire et ne pas faire, en toute connaissance de cause.

À l’origine, Lucifer et les anges furent placés ici-bas pour administrer le gouvernement de Dieu sur la Terre. Beaucoup de choses antérieures à la création de l’homme nous sont inconnues, mais les géologues ont découvert dans les strates rocheuses de notre planète que de nombreuses créatures, très différentes de celles que nous connaissons aujourd’hui, vivaient il y a très longtemps. En revanche, comme nous l’avons déjà expliqué, nous savons que Lucifer et une multitude d’anges se rebellèrent. Ils cessèrent d’exercer le gouvernement de Dieu sur la Terre afin de commencer à régner selon leurs propres principes basés sur la compétition, l’égoïsme, l’exaltation de soi et la survie du plus fort.

Dieu donna à nos premiers parents l’occasion de remplacer le règne de Satan en les plaçant dans un magnifique jardin puis en attendant d’eux qu’ils travaillent et exercent une domination appropriée sur leur environnement et sur tous les êtres vivants de la Terre :

« Puis Dieu dit : Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu’il domine [qu’il contrôle, qu’il ait l’autorité, le pouvoir, la souveraineté] sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail, sur toute la terre, et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre. Dieu créa l’homme à son image, il le créa à l’image de Dieu, il créa l’homme et la femme » (Genèse 1 :26-27).

Combien de personnes lisent ces versets sans percevoir les vérités profondes qu’ils renferment ? Comprenons-nous vraiment que Dieu créa l’homme à Son image et à Sa ressemblance ? Cela devrait éveiller notre attention !

Considérez la responsabilité qui fut confiée à l’homme : la domination sur tout ce qui se trouve sur la Terre afin de prendre soin avec amour de cette planète et de ses habitants. « L’Éternel Dieu prit l’homme, et le plaça dans le jardin d’Éden pour le cultiver et pour le garder » (Genèse 2 :15). Par exemple, Dieu oppose le juste et le méchant dans la manière dont chacun traite ses animaux : « Le juste prend soin de son bétail, mais les entrailles des méchants sont cruelles » (Proverbes 12 :10).

Tout cela devient compréhensible lorsque nous découvrons le plan magistral de Dieu pour l’humanité. Le diable a convaincu les gens de croire toutes sortes d’idées erronées sur la raison d’être de l’homme. De nombreuses personnes se disant chrétiennes pensent qu’elles ont été créées pour profiter de cette existence physique, pour s’amuser et pour réussir autant que possible, avant d’aller au ciel pour y passer leur retraite ou contempler le visage de Dieu pour l’éternité dans une sorte de félicité céleste. C’est un mensonge absolu de la part du prince des ténèbres de ce monde ! Sa guerre contre l’humanité ne se limite pas aux comportements immoraux. Elle s’immisce dans la religion, y compris celle qui porte le nom de christianisme, comme nous le verrons au chapitre 4.

Cette brochure n’abordera pas en détail le dessein ultime et inspirant de Dieu pour l’humanité, mais un autre de nos ouvrages est consacré à ce sujet : Quel est le but de la vie ? Comme pour tout ce que nous proposons, nous vous en enverrons un exemplaire gratuit sur simple demande de votre part.

Méfiez-vous de l’occultisme

Dieu créa les anges dans le but de servir l’humanité, qui est le véritable point central de Son plan (Hébreux 1 :14), mais beaucoup d’entre eux ont décidé de devenir Ses adversaires. Nous voyons dans le livre de Daniel à quel point ces êtres spirituels corrompus sont tenaces dans leurs tentatives infructueuses de vaincre la volonté de leur Créateur. Après que le prophète Daniel eut passé trois semaines à rechercher Dieu avec ferveur, un ange puissant lui apparut dans une vision, lui donnant un aperçu de la guerre qui se déroulait dans le monde spirituel à une échelle stupéfiante :

« Il me dit : Daniel, ne crains rien ; car dès le premier jour où tu as eu à cœur de comprendre, et de t’humilier devant ton Dieu, tes paroles ont été entendues, et c’est à cause de tes paroles que je viens. Le chef du royaume de Perse m’a résisté vingt et un jours ; mais voici, Micaël, l’un des principaux chefs [un ange fidèle à Dieu], est venu à mon secours, et je suis demeuré là auprès des rois de Perse. Je viens maintenant pour te faire connaître ce qui doit arriver à ton peuple dans la suite des temps ; car la vision concerne encore ces temps-là » (Daniel 10 :12-14).

Les descriptions de Daniel nous révèlent davantage sur ce qui se passe dans le monde invisible des guerres qui opposent les anges et les démons haut placés :

« Il me dit : Sais-tu pourquoi je suis venu vers toi ? Maintenant je m’en retourne pour combattre le chef de la Perse ; et quand je partirai, voici, le chef de Javan viendra. Mais je veux te faire connaître ce qui est écrit dans le livre de la vérité. Personne ne m’aide contre ceux-là, excepté Micaël, votre chef. Et moi, la première année de Darius, le Mède, j’étais auprès de lui pour l’aider et le soutenir » (Daniel 10 :20 à 11 :1).

Ces passages révèlent la réalité des forces invisibles à l’œuvre dans notre monde. Satan est bien réel. Ses sbires, les anges déchus, sont bien réels et leur but est de détruire l’humanité. Cependant, ils font bien pâle figure face à Celui qui les a créés. De plus, il n’y a aucun doute concernant l’issue finale et ces anges rebelles eux-mêmes le comprennent : « Tu crois qu’il y a un seul Dieu, tu fais bien ; les démons le croient aussi, et ils tremblent » (Jacques 2 :19).

Néanmoins, Dieu nous donne de nombreux avertissements – en réalité, des commandements – afin de nous tenir à l’écart de toute expérience au contact des forces invisibles : devins, sorciers, voyants, mystiques, chiromanciens, médiums, nécromanciens, astrologues et toute personne recherchant des conseils « spirituels » en dehors des limites des Écritures. Ceux qui pratiquent l’occultisme, même par le biais de jeux apparemment inoffensifs (tels que les planches Ouija, les jeux vidéo démoniaques ou les cartes de tarot) manquent de sagesse. Ceux qui consultent des médiums et des voyants n’ont aucune idée de ce à quoi ils s’exposent potentiellement. Ceux qui s’adonnent à la consommation de drogues, des substances altérant l’esprit, jouent également avec le feu spirituel. Ces comportements n’entraîneront pas systématiquement une possession démoniaque, mais celle-ci est bien réelle. Seuls les insensés dans l’ignorance ouvrent leur esprit à ce cauchemar potentiel.

L’apôtre Jean nous a exhortés : « Bien-aimés, n’ajoutez pas foi à tout esprit ; mais éprouvez les esprits, pour savoir s’ils sont de Dieu, car plusieurs faux prophètes sont venus dans le monde » (1 Jean 4 :1). Il mit en garde contre le fait de suivre un prophète uniquement parce que sa prophétie s’est accomplie (Deutéronome 13 :1-4) et il donna un critère pour déterminer qui suivre : « Si l’on vous dit : Consultez ceux qui évoquent les morts et ceux qui prédisent l’avenir, qui poussent des sifflements et des soupirs, répondez : Un peuple ne consultera-t-il pas son Dieu ? S’adressera-t-il aux morts en faveur des vivants ? À la loi et au témoignage ! Si l’on ne parle pas ainsi, il n’y aura point d’aurore pour le peuple » (Ésaïe 8 :19-20), c’est-à-dire qu’il n’y a pas de lumière en eux.

Au chapitre suivant, nous étudierons plus en détail comment Satan dirige le cours de ce monde : ses divertissements, sa musique, sa politique, son commerce et sa culture (Éphésiens 2 :1-3). Il promeut une réalité alternative en prétendant que le chemin du bonheur se trouve dans les convoitises de la chair et de l’esprit, une séduction qui n’apporte rien d’autre que de la souffrance. Nous verrons que, même lorsque nous faisons confiance à notre propre raisonnement, il est possible d’agir en réalité sous l’influence de ce menteur et de ce meurtrier. C’est pourquoi nous devons revêtir l’armure complète de Dieu, telle qu’elle est décrite en Éphésiens 6 :10-18.

Dieu nous a créés comme des êtres dotés du libre arbitre et non comme des robots. Nous devons donc faire des choix entre le bien et le mal. Adam et Ève auraient pu choisir de faire confiance à Dieu et de Lui obéir, mais ils préférèrent écouter un étranger. Le même choix s’offre à chacun d’entre nous : allons-nous écouter le dieu de ce monde ou lui résister afin de développer le caractère que notre Créateur désire voir en nous ? Nous vous révélerons au chapitre suivant comment vous êtes engagé quotidiennement dans un combat spirituel, que vous en soyez conscient ou non !

Chapitre 3
Les trois fronts du combat

Le diable tente de faire avec vous et moi ce qu’il fit avec les anges et avec nos premiers parents : il veut nous convaincre de nous détourner de Dieu et de rejeter Son autorité sur notre vie. À long terme, il échouera dans sa tentative de détruire le plan de Dieu visant à amener des fils et des filles dans Son Royaume, mais pour l’instant, il inflige une douleur et une souffrance indicibles sur Terre, car la majorité de l’humanité est sous son emprise. Il est la source ultime du mal, mais nous y participons trop souvent de notre plein gré. Dans ce chapitre, nous examinerons les trois fronts sur lesquels Satan mène une guerre spirituelle contre vous et le reste de l’humanité. Nous verrons comment nous devons résister à ses manœuvres dans chaque situation.

Un des passages bibliques les plus significatifs à propos de cette guerre spirituelle se trouve dans l’épître de Paul adressée à l’Église de Dieu à Éphèse. Il y explique que le péché conduit à la mort, avant de décrire la force invisible qui attise le péché dans notre vie :

« Vous étiez morts par vos offenses et par vos péchés, dans lesquels vous marchiez autrefois, selon le train de ce monde, selon le prince de la puissance de l’air, de l’esprit qui agit maintenant dans les fils de la rébellion. Nous tous aussi, nous étions de leur nombre, et nous vivions autrefois selon les convoitises de notre chair, accomplissant les volontés de la chair et de nos pensées, et nous étions par nature des enfants de colère, comme les autres… » (Éphésiens 2 :1-3).

Nous allons nous concentrer sur trois expressions de ce passage : le train de ce monde, le prince de la puissance de l’air et l’esprit qui agit maintenant dans les fils de la rébellion. Il s’agit des trois principaux fronts sur lesquels nous devons tous mener le combat spirituel : la société, Satan et nous-mêmes.

Premier front : la société

Dieu est tout-puissant et Il dirige les événements afin d’accomplir Son plan global pour l’humanité. En revanche, Satan est encore le dieu de ce siècle, comme nous l’avons lu précédemment. Il détermine la définition de la morale de ce monde par le biais de ses gouvernements, de la politique, de l’éducation, du divertissement, du commerce et des médias. Il est d’une importance capitale de comprendre comment Satan agit sur la société afin de mener la guerre contre ses ruses trompeuses (2 Corinthiens 2 :11).

Un des principaux outils de Satan est le mensonge. Lorsque des dirigeants juifs accusèrent faussement Jésus d’avoir été conçu dans l’adultère, Il leur répondit : « Vous avez pour père le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement, et il ne se tient pas dans la vérité, parce qu’il n’y a pas de vérité en lui. Lorsqu’il profère le mensonge, il parle de son propre fond ; car il est menteur et le père du mensonge » (Jean 8 :44).

Fumer du tabac était très populaire il y a 75 ans, une habitude en train d’être remplacée par le vapotage et le cannabis. Les parents déconseillaient à leurs enfants de fumer, alors pourquoi le faisaient-ils ? Était-ce parce que les cigarettes étaient bonnes pour leur santé ? Certaines publicités et « études » des années 1950 promouvaient cette idée, mais c’était un argument difficile à vendre et voué à l’échec. Le tabac était annoncé et vendu grâce à une image : Lucifer étant devenu vaniteux dans sa façon de penser, il attise la vanité chez l’humanité. Pour les hommes, c’était le cow-boy bourru du cigarettier Marlboro ou le séducteur nonchalant. Pour les femmes, c’était la sophistiquée Virginia Slims. Les fabricants de tabac ont lutté contre les faits scientifiques en toute connaissance de cause, engrangeant des milliards de bénéfices sans se soucier des souffrances qu’ils causaient. La situation est-elle différente avec le vapotage et le cannabis ?

La musique et le divertissement comptent parmi les outils les plus puissants qui orientent le cours de ce monde. Satan possède un grand talent musical, comme nous le lisons à propos de Lucifer : « Tes tambourins et tes flûtes étaient à ton service, préparés pour le jour où tu fus créé » (Ézéchiel 28 :13). Satan est un être puissant et trompeur ; il utilise la musique dans la guerre qu’il mène contre nous. La musique influence puissamment les émotions. Elle peut nous élever ou, au contraire, nous plonger dans un état dépressif. Certaines musiques peuvent même libérer les gens de leurs inhibitions sexuelles. Ce fut le cas lors de l’incident du veau d’or, peu après que l’ancien Israël fut sorti d’Égypte (Exode 32 :19, 25).

La musique est un outil puissant pour le meilleur comme pour le pire. Pensez au nombre de chansons dont les paroles banalisent, voire glorifient, l’adultère, la fornication, l’ivrognerie, la dépendance et d’autres comportements autodestructeurs. Dans sa guerre contre l’humanité, Satan utilise la musique pour inculquer des thèmes contraires aux valeurs bibliques dans l’esprit des adultes et des enfants. Par exemple, Katy Perry était accompagnée d’un fan-club d’adolescentes qui chantaient et dansaient avec elle lorsqu’elle interprétait « J’ai embrassé une fille, et j’ai aimé ça » (I kissed a girl and I liked it). Songez au hard rock avec ses cris et ses hurlements émis par des artistes sous l’emprise de la drogue. Les marches patriotiques qui accompagnent les soldats partant à la guerre ont une approche plus subtile. De nombreux mouvements religieux populaires jouent des cantiques ou des chants sirupeux, contrastant avec le rythme endiablé du rock chrétien moderne.

Au-delà de la musique, réfléchissons à la façon dont nous nous divertissons avec les films, la télévision et les jeux vidéo qui font l’apologie de la violence, du chaos et de la débauche. Y a-t-il le moindre doute concernant l’identité du dieu de ce siècle ? Vous contentez-vous d’ingurgiter tout ce qu’on vous propose ? Ou votre chemin est-il guidé par la parole de Dieu ? Dans notre combat spirituel contre les influences de la société, nous devons tous surveiller ce que nous laissons entrer dans notre esprit (Psaume 119 :37 ; Proverbes 4 :25-27).

Deuxième front : Satan

Nous avons déjà abordé en détail l’influence du diable, mais revenons sur ce que Paul écrivit à propos de son influence, disant qu’il est « le prince de la puissance de l’air » (Éphésiens 2 :2). Que cela signifie-t-il ? Satan agit dans le cœur et l’esprit des êtres humains en nous influençant d’une manière que nous n’identifions pas toujours. Comme nous le verrons, Paul dit que nous avons besoin du bouclier de la foi pour éteindre les flèches enflammées que le malin lance contre nous. Comment cela fonctionne-t-il exactement ?

Ce concept était probablement plus difficile à comprendre avant le 20e siècle, mais il est désormais plus aisé de saisir ce mystère. Où que nous nous trouvions, à l’intérieur ou à l’extérieur, nous prenons pour acquis que de nombreuses voix et images invisibles, inaudibles et imperceptibles circulent autour de nous par le biais d’ondes électromagnétiques également invisibles. Elles proviennent d’un émetteur comme une antenne-relais ou un satellite, mais elles ne peuvent être déchiffrées que par un récepteur adéquat tel qu’un smartphone, un ordinateur, une radio ou une télévision.

Satan est un être spirituel qui transmet ou diffuse des idées sur le plan spirituel. Dieu le fait également, mais Son message est très différent de celui du prince déchu. Qu’elles proviennent de Dieu ou du diable, nous sommes capables de recevoir ces influences spirituelles car les êtres humains possèdent un esprit qui anime leur cerveau. Cependant, Satan ne diffuse pas seulement ses idées par des mots, mais aussi et surtout par des états d’esprit et des attitudes telles que la vanité, la luxure, la cupidité, la colère, la dépression et le ressentiment. Cette mauvaise influence spirituelle nous accompagne dès le plus jeune âge, si bien que nous y sommes habitués autant qu’à l’air que nous respirons.

Des pensées et des attitudes malveillantes envahissent constamment notre esprit à mesure que Satan les diffuse. C’est pourquoi il est impératif que nous comprenions qu’il existe un être maléfique qui nous livre une guerre spirituelle nuit et jour, sans relâche. Le diable diffuse ses attitudes de rancœur, de haine, de jalousie et de cupidité. Nous ne devons pas ignorer cette réalité. Une guerre fait rage pour le contrôle de nos humeurs et de nos pensées. Lorsque des idées de convoitise, d’avidité ou de ressentiment envahissent notre esprit, nous devons invoquer Dieu et faire tout ce qui est en notre pouvoir pour les chasser, de peur qu’elles ne s’inscrivent dans une approche impie de la vie et qu’elles ne finissent par façonner notre propre caractère.

Cette influence peut être très subtile ! Prenons l’exemple de l’apôtre Pierre. Pendant trois ans et demi, Jésus prêcha la bonne nouvelle du Royaume de Dieu à venir, mais vers la fin de Son ministère terrestre, Il annonça à Ses douze disciples qu’Il serait trahi et mis à mort par les dirigeants religieux de Jérusalem :

« Dès lors Jésus commença à faire connaître à ses disciples qu’il fallait qu’il aille à Jérusalem, qu’il souffre beaucoup de la part des anciens, des principaux sacrificateurs et des scribes, qu’il soit mis à mort, et qu’il ressuscite le troisième jour. Pierre, l’ayant pris à part, se mit à le reprendre, et dit : À Dieu ne plaise, Seigneur ! Cela ne t’arrivera pas. Mais Jésus, se retournant, dit à Pierre : Arrière de moi, Satan ! tu m’es en scandale ; car tes pensées ne sont pas les pensées de Dieu, mais celles des hommes » (Matthieu 16 :21-23).

Peu d’entre nous comprendraient cette situation sans la réprimande de notre Sauveur. Pierre prenait la défense du Christ. Il disait en substance qu’il mourrait pour empêcher que le Christ ne soit arrêté, ce qu’il affirma d’ailleurs un peu plus tard (Matthieu 26 :35). Quelle loyauté de la part de Pierre ! Pourtant, cela allait à l’encontre du plan de Dieu et Jésus reconnut la source invisible de l’attitude véhémente de Pierre : il s’agissait de Satan le diable !

Nous luttons non seulement contre l’influence anonyme et impersonnelle de la société, mais aussi contre l’influence très réelle et personnelle du diable.

Troisième front : nous-mêmes

Comme nous l’avons déjà lu, Paul a écrit que nous faisions partie des « fils de la rébellion » et que « nous vivions autrefois selon les convoitises de notre chair, accomplissant les volontés de la chair et de nos pensées, et nous étions par nature des enfants de colère, comme les autres » (Éphésiens 2 :2-3). Effectivement, « chacun est tenté quand il est attiré et amorcé par sa propre convoitise » (Jacques 1 :14).

Le troisième front de tout soldat spirituel, c’est donc bien lui-même.

Depuis l’époque d’Adam et Ève, Satan a encouragé la convoitise de la chair, la convoitise des yeux et l’orgueil de la vie (1 Jean 2 :15-17). De nos jours, ce n’est plus une seconde nature pour nous, c’est devenu notre première nature. Ayant été imprégnés dès notre plus jeune âge par le message du prince de la puissance de l’air, nos esprits naturels et charnels pensent intrinsèquement comme Satan. En effet, Paul avertit que « l’affection de la chair est inimitié contre Dieu, parce qu’elle ne se soumet pas à la loi de Dieu, et qu’elle ne le peut même pas. Or, ceux qui vivent selon la chair ne sauraient plaire à Dieu » (Romains 8 :7-8).

Puisque notre esprit charnel ne nous conduit pas vers les lois de Dieu, alors dans quelle direction nous entraîne-t-il ? Paul répondit à cette question dans Galates 5 :19-21 :

« Or, les œuvres de la chair sont évidentes ; ce sont la débauche, l’impureté, le dérèglement, l’idolâtrie, la magie, les rivalités, les querelles, les jalousies, les animosités, les disputes, les divisions, les sectes, l’envie, l’ivrognerie, les excès de table, et les choses semblables. Je vous dis d’avance, comme je l’ai déjà dit, que ceux qui commettent de telles choses n’hériteront point le royaume de Dieu. »

D’une certaine manière, nous sommes tous un peu narcissiques. La nature humaine, faite de vanité, de convoitise, d’avidité et d’ambition égoïste, est le défaut commun à tous les hommes, partout dans le monde. Comme l’a si bien écrit le dessinateur Walt Kelly dans sa bande dessinée Pogo, dans les années 1970 : « Nous avons rencontré l’ennemi et c’est nous-mêmes ! »

Dans l’exemple suivant, la réaction de Jacques et de Jean, deux autres apôtres du Christ, révèle à quel point notre propre nature peut ressembler à celle du dieu de ce siècle, même lorsque nous ne l’identifions pas.

Un jour, alors que Jésus et Ses disciples traversaient la Samarie pour se rendre à Jérusalem, les Samaritains refusèrent de les héberger. En effet, ceux-ci ne s’entendaient pas très bien avec les Juifs. « Jacques et Jean, ses disciples, voyant cela, lui dirent : Seigneur, veux-tu que nous disions que le feu descende du ciel et qu’il les consume, comme fit Élie ? » (Luc 9 :54, Ostervald).

Dans ce cas précis, Jacques et Jean pensaient s’appuyer sur de solides fondements bibliques pour justifier leur demande, invoquant l’exemple d’Élie, mais le contexte était différent. « Jésus se tourna vers eux, et les réprimanda, disant : Vous ne savez de quel esprit vous êtes animés » (verset 55). Ils semblaient animés d’une juste indignation au nom de leur Sauveur, mais en réalité ils révélaient que leur propre nature était bien plus proche de celle de Satan que de celle de Dieu.

En cherchant à mieux refléter dans notre vie la pensée, l’amour et la maîtrise de soi de Jésus-Christ, nous luttons contre des influences spirituelles provenant de trois directions différentes : la société, Satan et nous-mêmes. Ignorer l’une d’entre elles ouvre une brèche dans laquelle notre ennemi s’engouffrera pour conquérir le terrain qu’il désire.

Notre ennemi est vorace et l’une des plus grandes victoires remportées par Satan dans le monde est aussi l’une des plus choquantes. Quiconque cherche à s’engager dans le combat spirituel doit être conscient de cette victoire, de peur que le diable ne profite de notre ignorance pour faire de nous une de ses victimes supplémentaires. Nous aborderons cette surprenante victoire satanique au chapitre suivant.

Chapitre 4
La plus grande séduction de Satan

On a souvent dit que la plus grande ruse de Satan a été de convaincre les gens qu’il n’existe pas. Certes, il s’agit là d’une supercherie impressionnante et très répandue, mais ce n’est pas sa plus grande séduction. Quel est le plus grand mensonge : convaincre les gens que le diable n’existe pas ou convaincre les fidèles du christianisme dominant qu’ils suivent Dieu alors qu’en réa-lité ils suivent le diable ?

Comme nous le verrons, c’est exactement ce qu’il a réussi à faire. Nous lisons en effet dans le livre de l’Apocalypse : « Il fut précipité, le grand dragon, le serpent ancien, appelé le diable et Satan, celui qui séduit toute la terre, il fut précipité sur la terre, et ses anges furent précipités avec lui » (Apocalypse 12 :9). Considérez l’ampleur de cette affirmation : « celui qui séduit toute la terre ». Cette séduction généralisée représente le plus grand atout de Satan dans ses efforts incessants pour détruire l’humanité, y compris vous et moi, comme nous allons le voir dans ce chapitre.

Tout le monde peut-il avoir raison ?

La liste des différentes conceptions sur la manière d’adorer Dieu est presque infinie ! Certains croient au baptême des nourrissons, tandis que d’autres ne baptisent que les adolescents ou les adultes. Certains utilisent des icônes ou des images dans leur culte, tandis que d’autres y voient une transgression du deuxième commandement, voire du premier car même les Dix Commandements sont numérotés différemment d’un groupe à l’autre. La plupart des « chrétiens » observent le dimanche, qui est le jour de culte choisi par l’empereur romain Constantin, alors que d’autres observent le sabbat du septième jour, le samedi. La plupart croient que l’âme est immortelle et qu’elle monte au ciel ou descend en enfer après la mort, mais il y a de nombreux désaccords sur ce point. Beaucoup affirment que le salut se limite à la décision d’accepter le Christ lors d’une cérémonie émouvante devant un autel, tandis que d’autres voient un conflit entre cette idée et les mises en garde de Jésus concernant le chemin étroit et difficile (Matthieu 7 :13-14), impliquant de ce fait une forme d’enseignement et de discipline.

Ces différences ne sont que la partie émergée de l’iceberg. Le « christianisme » sous toutes ses formes constitue actuellement le premier groupe religieux sur Terre. Mais comment pourrait-il être en phase avec Dieu puisque Satan a séduit le monde entier ? Songez-y !

Lorsque les disciples de Jésus L’interrogèrent sur Son retour et sur la fin des temps, le premier avertissement qu’Il leur donna concernait le faux christianisme : « Il s’assit sur la montagne des Oliviers. Et les disciples vinrent en particulier lui poser cette question : Dis-nous, quand cela arrivera-t-il, et quel sera le signe de ton avènement et de la fin du monde ? Jésus leur répondit : Prenez garde que personne ne vous séduise. Car plusieurs viendront sous mon nom, disant : C’est moi qui suis le Christ. Et ils séduiront beaucoup de gens » (Matthieu 24 :3-5).

Il n’y avait pas de ponctuation dans le texte grec original du Nouveau Testament. Celle-ci a été ajoutée par les traducteurs ou les éditeurs. Ainsi, dans la traduction Segond (“… disant : C’est moi qui suis le Christ”) ou Ostervald (“… disant : Je suis le Christ”), le deux-points n’était pas présent dans le texte original. Cette phrase ne devrait pas être coupée ainsi et le pronom personnel « moi » se réfère bien au Christ : « Car plusieurs viendront sous mon nom, disant [que] c’est moi qui suis le Christ » (Segond) ou « Car plusieurs viendront en mon nom, disant [que] je suis le Christ » (Ostervald). Jésus nous mit d’abord en garde contre la séduction. Puis Il déclara que beaucoup viendraient en Son nom, prétendant parler en Son nom, proclamant ou admettant qu’Il est le Christ, le Messie à venir. C’est ainsi qu’ils « séduiront beaucoup de gens ».

Peu importe que ces séducteurs soient eux-mêmes égarés (voir 2 Timothée 3 :13), le point important est que des doctrines contraires à la Bible ne peuvent pas être justes. Or, la liste des fausses doctrines correspondant à cette description et enseignées par de nombreuses religions est longue.

Des avertissements

Le Nouveau Testament regorge d’avertissements contre la séduction au nom du Christ. Vers la fin du 1er siècle, Jude avertit qu’il s’était « glissé parmi vous certains hommes dont la condamnation est écrite depuis longtemps, des impies, qui changent la grâce de notre Dieu en dérèglement, et qui renient notre seul maître et Seigneur Jésus-Christ » (Jude 1 :4). C’est pourquoi il s’est « senti obligé de vous envoyer cette lettre pour vous exhorter à combattre pour la foi qui a été transmise aux saints une fois pour toutes » (verset 3). La tromperie et la corruption s’introduisirent très tôt dans le développement du mouvement chrétien.

Paul réprimanda également les Corinthiens pour avoir accepté un autre Jésus, reçu un autre esprit et adhéré à un autre évangile (2 Corinthiens 11 :4). Il adressa cette remontrance à des personnes qu’il avait lui-même enseignées ! Comment est-ce possible ? Pourquoi adoraient-ils un autre Jésus ? Pourquoi acceptaient-ils un évangile différent de celui du Christ ? Qui avait introduit un autre esprit dans la congrégation de Corinthe ? La réponse se trouve aux versets suivants : « Ces hommes-là sont de faux apôtres, des ouvriers trompeurs, déguisés en apôtres de Christ. Et cela n’est pas étonnant, puisque Satan lui-même se déguise en ange de lumière. Il n’est donc pas étrange que ses ministres aussi se déguisent en ministres de justice. Leur fin sera selon leurs œuvres » (verset 13-15).

Les ministres de Satan ne se présentent pas vêtus de rouge, avec des cornes et brandissant une fourche. Ils ne s’annoncent pas comme des ministres de Satan. Au contraire, ils se présentent comme des ministres de justice. Ne s’agit-il pas du summum de la séduction et du combat spirituel ?

Songez-y : par définition, une personne séduite ne sait pas qu’elle est séduite. Se pourrait-il que vous soyez dans cette situation ? Puisque Satan a trompé le monde entier (Apocalypse 12 :9), alors la grande majorité de ceux que nous considérons comme chrétiens doit faire partie de cette séduction. Selon le Christ, vous ne pouvez pas venir « tel que vous êtes ». Son commandement est de se repentir et de changer (Marc 1 :14-15).

L’adultère spirituel

L’ampleur de la séduction de Satan se révèle dans une prophétie concernant notre époque. Apocalypse 17 décrit une femme chevauchant la bête de la fin des temps :

« Puis un des sept anges qui tenaient les sept coupes vint, et il m’adressa la parole, en disant : Viens, je te montrerai le jugement de la grande prostituée qui est assise sur les grandes eaux. C’est avec elle que les rois de la terre se sont livrés à la débauche, et c’est du vin de sa débauche que les habitants de la terre se sont enivrés. Il me transporta en esprit dans un désert. Et je vis une femme assise sur une bête écarlate, pleine de noms de blasphème, ayant sept têtes et dix cornes. Cette femme était vêtue de pourpre et d’écarlate, et parée d’or, de pierres précieuses et de perles. Elle tenait dans sa main une coupe d’or, remplie d’abominations et des impuretés de sa prostitution. Sur son front était écrit un nom, un mystère : Babylone la grande, la mère des prostituées et des abominations de la terre » (Apocalypse 17 :1-5).

Les Écritures utilisent souvent une femme pour symboliser une Église ou une religion (par ex. Éphésiens 5 :31-33 ; Apocalypse 19 :7-8). Dans Apocalypse 17, il s’agit d’une femme déchue décrite comme « la grande prostituée ». De nos jours, quel groupe est considéré comme « l’Église-mère » ? Voici une question tout aussi importante pour le monde protestant : qui sont les « filles prostituées » de cette « Église-mère », mentionnées au verset 5 ?

L’adultère n’existe pas que sous la forme physique. Comme Jésus l’a dit, le fait de convoiter une personne avec laquelle nous ne sommes pas mariés est une forme d’adultère. Notez comment Dieu établit un lien entre l’idolâtrie et la prostitution dans Ézéchiel 16. Nous lisons aussi qu’avoir un autre dieu devant le vrai Dieu est considéré comme un adultère spirituel (Ézéchiel 6 :9). Ceux qui affirment être disciples du Christ mais adorent un faux dieu, même par ignorance, commettent un adultère spirituel.

La plus grande séduction de Satan est bel et bien le christianisme de contrefaçon. Que nous en soyons conscients ou non, le diable mène une guerre de séduction à notre encontre et il n’y a pas de territoire neutre dans cette guerre. Les lieux de refuge que nous pourrions trouver dans nos luttes spirituelles (des lieux qui portent parfois le nom même de notre Sauveur) appartiennent en réalité à l’ennemi. Il n’y a là ni refuge, ni soutien, mais une corruption supplémentaire, aussi subtile et séduisante soit-elle.

La petite armée

Cela signifie-t-il que Dieu n’aurait pas de véritable Église dans le monde ? Puisque Satan a séduit le monde entier, il serait judicieux de nous demander si la taille ou le nombre est toujours un gage de qualité ou une preuve de vérité. Les êtres humains ont tendance à le croire, mais la Bible rapporte comment Dieu limita délibérément la célèbre armée de Gédéon à 300 hommes pour affronter un ennemi bien plus nombreux (Juges 7 :2-7). Lorsque Dieu est avec nous, le nombre n’a pas d’importance et Il veut que cela soit bien clair dans notre esprit. Dieu révèle que d’autres facteurs peuvent entrer en jeu. Par exemple, pour réduire l’effectif de Gédéon à 300 hommes, Il observa la manière dont chacun d’entre eux but de l’eau. Leur choix indiquait peut-être leur niveau de vigilance et la façon dont ils pourraient réagir au combat. Dieu fit preuve d’une telle attention aux détails en d’autres occasions.

Lorsque Dieu donna Ses lois aux Israélites, Il leur dit de ne pas avoir peur lorsqu’ils s’apprêteraient à affronter un ennemi plus nombreux, car Il serait avec eux (Deutéronome 20 :1-4). Il ordonna ensuite aux officiers de réduire l’armée à ceux qui seraient les plus aptes à la tâche. Tous ceux qui seraient craintifs ou préoccupés par une situation personnelle devraient être renvoyés (versets 5-9). De tels soldats nuiraient en effet au moral des troupes. Il est évident que la qualité l’emportait sur la quantité.

Que cela signifie-t-il pour vous et moi ? La véritable Église de Dieu est une armée de Gédéon, un petit troupeau, comme Jésus l’a indiqué : « Ne crains point, petit troupeau ; car votre Père a trouvé bon de vous donner le royaume » (Luc 12 :32). Notre Sauveur a promis que l’Église qu’Il a fondée existerait jusqu’à Son retour, aussi petite soit-elle (Matthieu 16 :18), mais ce n’est pas un endroit pour les mercenaires ou ceux qui ne sont pas prêts à lutter contre les influences de la société, de Satan et de leur propre nature charnelle, ni pour ceux qui préfèrent le confort d’une foi portant le nom du Christ mais représentant en réa-lité le camp séducteur de l’ennemi. La véritable Église est un endroit pour ceux qui sont disposés à servir fidèlement Jésus-Christ en tant que guerriers spirituels, prêts à revêtir leur armure et à rejoindre le combat.

Si vous vous reconnaissez dans cette description, poursuivez votre lecture afin de découvrir ce qui est requis pour devenir un soldat engagé dans un véritable combat spirituel sous les ordres du Chef de l’armée de l’Éternel (Josué 5 :13-15).

Chapitre 5
Les armes de notre combat

Nous avons vu qu’un conflit se déroule dans le monde spirituel et qu’il nous affecte profondément. La plupart des gens reconnaissent cette lutte entre le bien et le mal, parfois représentée par l’image d’un petit être avec des cornes, habillé en rouge et tenant une fourche, assis sur l’épaule d’une personne et d’un ange auréolé, tout de blanc vêtu, assis sur l’autre épaule. Cette caricature banalise tragiquement la véritable source du mal et l’ampleur des séductions de Satan.

« La lutte suprême » est le titre d’un des cantiques préférés de beaucoup de chrétiens, mais comprennent-ils les paroles qu’ils chantent ? Si tout a déjà été accompli pour nous, comme beaucoup le prétendent, et que nous n’avons rien d’autre à faire que de prononcer la « prière du pécheur », où se trouve la lutte ? Y a-t-il ou non une guerre à mener ?

L’apôtre Paul reconnaissait que nous devons mener une guerre spirituelle et que le combat dans lequel nous sommes engagés est une question de vie ou de mort. Il expliqua à l’évangéliste Timothée que cette lutte exige de véritables épreuves et sacrifices. « Souffre avec moi, comme un bon soldat de Jésus-Christ. Il n’est pas de soldat qui s’embarrasse des affaires de la vie, s’il veut plaire à celui qui l’a enrôlé » (2 Timothée 2 :3-4). Paul qualifia également Épaphrodite et Archippe de compagnons de combat (Philippiens 2 :25 ; Philémon 1 :2). Cela ne s’accorde pas avec l’idée selon laquelle « il n’y aurait rien à faire, car le Christ a tout fait pour vous ».

L’armure de Dieu

Par l’intermédiaire de Son fidèle serviteur Paul, Dieu révèle que vous avez besoin d’une armure dans votre combat contre un ennemi invisible et rusé. Il ne s’agit pas d’une cotte de mailles et d’un casque en fer, mais d’une armure spirituelle. Cette métaphore est clairement inspirée de la description d’Ésaïe 59 :17, mais, Paul ayant souvent été prisonnier et enchaîné (Éphésiens 3 :1 ; 4 :1 ; 6 :20), elle fut peut-être renforcée en observant les soldats romains qui montaient la garde auprès de lui. C’est dans ce contexte qu’il a écrit : « Au reste, fortifiez--vous dans le Seigneur, et par sa force toute-puissante. Revêtez-vous de toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir tenir ferme contre les ruses du diable » (Éphésiens 6 :10-11).

Le diable n’est pas un personnage de dessin animé. Il est impitoyable et « rôde comme un lion rugissant, cherchant qui il dévorera » (1 Pierre 5 :8). Un véritable serviteur du Christ ne doit pas marcher dans la crainte, mais il ne faut jamais sous-estimer l’ennemi, « car nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes » (Éphésiens 6 :12). Nous lisons également que « si nous marchons dans la chair, nous ne combattons pas selon la chair. Car les armes avec lesquelles nous combattons ne sont pas charnelles ; mais elles sont puissantes, par la vertu de Dieu, pour renverser des forteresses » (2 Corinthiens 10 :3-4).

Quelles sont ces forteresses qu’il faut renverser ? Contre quoi devez--nous lutter ? « Nous renversons les raisonnements et toute hauteur qui s’élève contre la connaissance de Dieu, et nous amenons toute pensée captive à l’obéissance de Christ » (2 Corinthiens 10 :5). De toute évidence, Paul montre clairement que tout n’a pas été accompli pour vous. Vous devez amener vos pensées les plus intimes à l’obéissance complète au Christ (verset 6).

Cela signifie-t-il que vous pourriez mériter le salut par vos propres efforts et laisser le Christ en dehors de votre lutte ? Absolument pas ! Il a payé le prix de vos péchés par Son sang versé, car « vous savez que ce n’est pas par des choses périssables, par de l’argent ou de l’or, que vous avez été rachetés de la vaine manière de vivre que vous aviez héritée de vos pères, mais par le sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans tache » (1 Pierre 1 :18-19). Oui, Il nous a rachetés par Sa mort (Romains 5 :8).

C’est Sa mort qui nous justifie – qui nous met en règle avec Dieu – mais la justification n’est pas le salut. La justification est le pardon des péchés passés. En revanche, c’est la vie du Christ en nous, par la puissance du Saint-Esprit, qui nous sauve : « À plus forte raison donc, maintenant que nous sommes justifiés par son sang, serons-nous sauvés par lui de la colère. Car si, lorsque nous étions ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son fils, à plus forte raison, étant réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie » (Romains 5 :9-10). Ceux qui ont été baptisés et dont les péchés ont été pardonnés luttent désormais pour se soumettre à Jésus-Christ, pour Lui permettre de vivre chaque jour un peu plus Sa vie en eux. Il s’agit d’un vaste sujet que nous abordons en détail dans notre brochure gratuite Jean 3:16 – les vérités cachées du verset d’or.

Le combat se déroule d’abord dans votre esprit, comme Paul le décrit aux Colossiens :

« Attachez-vous aux choses d’en haut, et non à celles qui sont sur la terre. Car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec Christ en Dieu […] Faites donc mourir ce qui, dans vos membres, est terrestre, la débauche, l’impureté, les passions, les mauvais désirs, et la cupidité, qui est une idolâtrie. C’est à cause de ces choses que la colère de Dieu vient sur les fils de la rébellion ; c’est ainsi que vous marchiez autrefois, lorsque vous viviez dans ces péchés » (Colossiens 3 :2-3, 5-7).

Pierre expliqua que le diable rôde comme un lion rugissant, cherchant qui il dévorera (1 Pierre 5 :5-9). Mais Jacques ajouta que si vous lui résistez, il battra en retraite : « Soumettez-vous donc à Dieu ; résistez au diable, et il fuira loin de vous. Approchez-vous de Dieu, et il s’approchera de vous. Nettoyez vos mains, pécheurs ; purifiez vos cœurs, hommes irrésolus » (Jacques 4 :7-8). Pierre et Jacques donnèrent tous deux ce conseil dans le contexte de l’humilité, plutôt que de l’orgueil – la cause de la chute de Lucifer. L’orgueil entraîne la ruine de beaucoup de gens. C’est pourquoi Paul recommanda à Timothée de ne pas ordonner dans le ministère « un nouveau converti, de peur qu’enflé d’orgueil il ne tombe sous le jugement du diable » (1 Timothée 3 :6).

Votre tâche consiste à revêtir l’armure en toute humilité, à résister au diable et à mener votre combat en vous efforçant de placer votre vie sous l’autorité de Jésus-Christ. Comme Paul l’a écrit : « C’est pourquoi, prenez toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir résister dans le mauvais jour, et tenir ferme après avoir tout surmonté » (Éphésiens 6 :13). L’apôtre passa ensuite en revue cette armure, élément par élément, en expliquant la signification de chacun d’entre eux dans ce combat.

La vérité pour ceinture

Paul commence par attirer notre attention sur l’importance de la vérité. « Tenez donc ferme : ayez à vos reins la vérité pour ceinture » (Éphésiens 6 :14). Les personnes qui prient et assistent chaque semaine au culte ou aux assemblées sont sans doute sincères dans leur adoration de Dieu, mais la sincérité suffit-elle ? Adorent-elles dans la vérité ?

Alors que Jésus rentrait chez Lui en Galilée, Il s’arrêta pour se reposer dans une ville de Samarie et une femme vint puiser de l’eau au puits de Jacob. Il lui demanda de Lui donner à boire et une conversation intéressante s’engagea :

« Nos pères ont adoré sur cette montagne ; et vous dites, vous, que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem. Femme, lui dit Jésus, crois-moi, l’heure vient où ce ne sera ni sur cette montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père […] Mais l’heure vient, et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ; car ce sont là les adorateurs que le Père demande. Dieu est Esprit, et il faut que ceux qui l’adorent l’adorent en esprit et en vérité » (Jean 4 :20-24).

Paul exhorta aussi les Corinthiens à se nourrir des « pains sans levain de la sincérité et de la vérité » (1 Corinthiens 5 :8, Ostervald). La sincérité ne suffit pas. Vous devez également adorer Dieu dans la vérité. Vous ne devez jamais oublier qui est l’auteur du mensonge (Jean 8 :44). Satan a corrompu par le mensonge l’adoration du vrai Dieu. Il a remplacé les commandements divins par de fausses doctrines et traditions. Vous pouvez approfondir ce sujet en lisant notre brochure gratuite intitulée Le christianisme contrefait de Satan.

La ceinture d’un soldat de l’Antiquité maintenait tout son attirail en place, comme le fait la vérité. Êtes-vous prêt à rejeter les mensonges réconfortants, mais vides de sens, et à serrer la ceinture de la vérité autour de votre armure pour mener le bon combat de la foi ? Ou vous laisserez-​vous emporter par les séductions et les mensonges de Satan ?

L’importance de la justice

Nous devons ensuite revêtir « la cuirasse de la justice » (Éphésiens 6 :14). La cuirasse protège le cœur et les poumons qui sont essentiels à la vie. Satan vous dit de « suivre votre cœur », mais Dieu vous dit, par l’intermédiaire de Son prophète Jérémie, que « le cœur est tortueux par-dessus tout, et il est méchant : qui peut le connaître ? » (Jérémie 17 :9). Satan vous dit : « Fais-toi confiance. » Mais Dieu vous dit : « Confie-toi en l’Éternel de tout ton cœur, et ne t’appuie pas sur ta sagesse » (Proverbes 3 :5).

Les serviteurs de Satan disent : « Il n’est pas nécessaire d’observer la loi, puisque le Christ a tout accompli pour nous. » Mais Dieu révèle que c’est Lui qui définit la justice, « car tous tes commandements sont justes » (Psaume 119 :172). Jésus dit au jeune homme qui voulait savoir ce qu’il devait faire pour hériter la vie éternelle : « Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements » (Matthieu 19 :17). Les serviteurs de Satan vous disent que l’observance des commandements est pénible et que vous avez uniquement besoin de l’amour, mais « l’amour de Dieu consiste à garder ses commandements. Et ses commandements ne sont pas pénibles » (1 Jean 5 :3).

Au dernier chapitre, nous aborderons plus en détail le sujet essentiel de l’obéissance à Dieu. Pour l’instant, vous devez retenir que la justice n’est pas un simple sentiment que vous ou une autre personne pouvez définir ou décider. Dieu est juste (Deutéronome 32 :4) et ceux qui cherchent à passer l’éternité avec Lui s’efforceront d’accomplir les œuvres de la justice avec l’aide de Jésus-Christ qui vit en eux par Son Esprit. Voyez comment Paul exhorta Timothée : « Pour toi, homme de Dieu, fuis ces choses [la cupidité et l’égoïsme], et recherche la justice, la piété, la foi, l’amour, la patience, la douceur » (1 Timothée 6 :11).

Le véritable Évangile

Votre but dans la vie et la direction que vous prenez sont deux éléments cruciaux. Satan est le maître de la contrefaçon et de la tromperie subtile, c’est pourquoi les pieds d’un soldat ont besoin d’être protégés. Certains historiens considèrent que la sandale ou la botte du légionnaire romain, la caliga, fut un élément essentiel des succès militaires de l’Empire. C’est pourquoi Paul vous exhorte à mettre « pour chaussures à vos pieds le zèle que donne l’Évangile de paix » (Éphésiens 6 :15). Il fait référence au véritable Évangile, car de faux évangiles circulaient déjà dès le 1er siècle (Galates 1 :6-9 ; 2 Corinthiens 11 :4).

Pourtant, ce conseil révèle que vous devez faire bien davantage que connaître l’Évangile du Royaume de Dieu que Jésus proclama pendant trois ans et demi. Rester les bras croisés à attendre le Royaume n’est pas suffisant. Dieu appelle Ses serviteurs à diffuser le véritable Évangile (pas un évangile de contrefaçon) dans le monde entier ! Soutenir la mission que le Christ a confiée à Son petit troupeau (Matthieu 28 :18-20 ; Marc 16 :15) vous donne un but et change votre perspective de la vie, ainsi que votre regard sur le monde et les milliards de personnes qui ont désespérément besoin de la vérité divine. Vous pouvez en apprendre davantage à ce sujet en lisant notre brochure Croyez-vous au véritable Évangile ?

Le bouclier de la foi

Ensuite, « prenez par-dessus tout cela le bouclier de la foi, avec lequel vous pourrez éteindre tous les traits enflammés du malin » (Éphésiens 6 :16). Tout au long de Son ministère, Jésus évoqua souvent le manque de foi dont faisaient preuve Ses disciples. Lorsqu’Il demanda à Pierre de venir vers Lui en marchant sur l’eau, celui-ci y parvint jusqu’à ce qu’il regarde les vagues autour de lui et commence à couler. Jésus le sauva de la noyade, puis lui demanda : « Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? » (Matthieu 14 :31). Jacques nous dit que, si nous manquons de sagesse, nous devons la demander à Dieu, mais nous devons la demander avec foi et sans douter (Jacques 1 :2-8).

L’adversaire sema le doute dans l’esprit d’Ève en la convainquant que Dieu ne disait pas la vérité. Il nous lance également des flèches empoisonnées de doute : « La Bible est-elle vraiment la parole de Dieu ? Pourquoi Dieu a-t-Il laissé mourir la personne que j’aimais ? Dieu prendra-t-Il soin de moi si je perds mon emploi pour avoir observé Son sabbat ? Dieu est-Il juste ? Existe-t-Il ? » Il n’est donc pas surprenant de lire que « sans la foi c’est impossible de lui plaire : car il faut que celui qui s’approche de Dieu, croie que Dieu est, et qu’il est un rémunérateur de ceux qui le cherchent diligemment » (Hébreux 11 :6, Ostervald 2018).

Le bouclier de la foi est votre moyen de défense contre les doutes instillés par le diable.

Le casque du salut

Les ministres de Satan proclament que la nouvelle alliance a aboli les lois de Dieu. Or, c’est tout le contraire : elle les écrit dans le cœur et l’esprit des êtres humains. « Voici l’alliance que je ferai avec eux, après ces jours-là, dit le Seigneur : Je mettrai mes lois dans leur cœur, et je les écrirai dans leur esprit » (Hébreux 10 :16 ; 8 :10). C’est dans l’esprit que nous prenons nos décisions concernant notre conduite et les doctrines que nous allons suivre. Le Saint-Esprit agit avec notre conscience pour clarifier la saine doctrine et les bonnes décisions (1 Pierre 4 :1-2 ; 3 :15-16). Il n’est pas étonnant que Paul nous exhorte à prendre « aussi le casque du salut » (Éphésiens 6 :17) afin de protéger notre esprit contre les doctrines trompeuses.

Dans une autre épître, Paul établit un parallèle entre ce casque et « l’espérance du salut » (1 Thessaloniciens 5 :8). L’espérance du véritable salut contribue à protéger notre esprit et notre façon de penser. Jean décrivit cette espérance et les bienfaits qui en découlent : « Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous serons n’a pas encore été manifesté ; mais nous savons que, lorsqu’il paraîtra, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu’il est. Quiconque a cette espérance en lui se purifie, comme lui-même est pur » (1 Jean 3 :2-3).

Lorsque vous êtes animé par l’espérance du salut et par tout ce que Dieu accomplit dans votre vie, en vue de votre naissance dans Sa famille en tant qu’un de Ses enfants à part entière lors du retour du Christ, cela vous pousse à vous purifier, c’est-à-dire à rechercher Ses voies et à rejeter les faux espoirs qui envahissent votre esprit dans ce monde et qui vous entraînent vers le péché. L’espérance du salut nous protège effectivement comme un casque.

Notre arme offensive

Comment distinguer la vérité de l’erreur ? La réponse de Paul est de prendre « l’épée de l’Esprit, qui est la parole de Dieu » (Éphésiens 6 :17). L’épée de l’Esprit de Dieu tranche à travers l’amas d’idées confuses. « Car la parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante qu’une épée quelconque à deux tranchants, pénétrante jusqu’à partager âme et esprit, jointures et moelles ; elle juge les sentiments et les pensées du cœur » (Hébreux 4 :12). Ni la tradition humaine ni la philosophie ne peuvent vous guider fidèlement dans la vérité, mais seulement la parole de Dieu, la Bible : « Ta parole est une lampe à mes pieds, et une lumière sur mon sentier » (Psaume 119 :105).

Il est instructif d’examiner l’exemple de Jésus-Christ lorsqu’Il fut tenté par le diable après avoir jeûné pendant quarante jours dans le désert, au tout début de Son ministère terrestre. Comme le rapportent Matthieu 4 et Luc 4, nous voyons que Jésus repoussa toutes les tentations de Satan en maniant l’épée de l’Esprit, la parole de Dieu, comme une arme. Finalement, un coup décisif mit le diable en déroute lorsque Jésus lui dit : « Retire-toi, Satan ! Car il est écrit : Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu le serviras lui seul » (Matthieu 4 :10).

Un soldat efficace a besoin d’armes et d’une armure, mais aussi d’entraînement et de discipline. Poursuivez votre lecture pour découvrir comment cela s’applique à la guerre spirituelle et comment vous devez vous soumettre avec diligence à l’entraînement de Dieu tout au long de votre vie.

Chapitre 6
Les quatre disciplines d’un soldat

Tout soldat a besoin d’un programme d’entraînement. Ceux qui luttent pour grandir et vaincre les ruses du diable doivent se discipliner quotidiennement, mais d’une manière différente des militaires dans le monde, « car l’exercice corporel est utile à peu de chose, tandis que la piété est utile à tout : elle a la promesse de la vie présente et de celle qui est à venir » (1 Timothée 4 :8). Heureusement, vous n’avez pas à deviner comment vous préparer au combat spirituel car Dieu vous donne quatre moyens principaux d’exercer votre esprit et vos pensées afin de vous soumettre à Son Saint-Esprit.

La prière quotidienne

Beaucoup connaissent le « Notre Père », mais combien d’entre ceux qui le prononcent en comprennent sa signification ? Cette prière se trouve dans deux passages différents du Nouveau Testament et il faut comparer ces deux récits pour en avoir une bonne compréhension.

Jésus n’a jamais souhaité que les gens répètent machinalement cette prière. Jésus donna le « Notre Père » en tant que modèle de prière en réponse à un de Ses disciples : « Jésus priait un jour en un certain lieu. Lorsqu’il eut achevé, un de ses disciples lui dit : Seigneur, enseigne-nous à prier, comme Jean l’a enseigné à ses disciples » (Luc 11 :1).

Jésus répondit alors à cette demande. « Il leur dit : Quand vous priez, dites… » (Luc 11 :2). Si vous disposiez uniquement de ce récit, vous pourriez supposer qu’Il souhaite que vous mémorisiez et répétiez ces mots par cœur. Certains enfants ont appris une prière populaire qui commence par « Seigneur, je te remercie pour cette belle journée… » Ma sœur et moi avions également appris par cœur une prière de remerciement que nous récitions machinalement avant le dîner. Mais Jésus veut-Il que vous Le priiez ainsi ?

Le récit de Matthieu ajoute une légère nuance : « Voici donc comment vous devez prier… » (Matthieu 6 :9). Il fit également une mise en garde importante en guise de préambule : « En priant, ne multipliez pas de vaines paroles, comme les païens » (verset 7). Le par cœur est une bonne chose et il possède un but important. Mais le problème de cet apprentissage est que nous risquons de ne plus réfléchir à la signification des mots une fois que nous les avons appris. Ils peuvent alors devenir ce contre quoi Jésus nous a mis en garde : la multiplication des vaines paroles. Lorsque nous comprenons que Jésus nous a donné un modèle afin de nous enseigner comment prier et de quels sujets parler à Dieu lorsque nous nous adressons à Lui, alors Ses instructions prennent tout leur sens.

Pour développer la discipline de la prière quotidienne, vous devriez lire et étudier le modèle de prière que Jésus nous a donné. Lisez Ses instructions contenues dans Luc 11 :1-4 et Matthieu 6 :5-13. Méditez sur chaque phrase et sur la manière dont elle éclaire votre approche envers Dieu, ce qu’il faut demander et sur quels points vous concentrer. Si vous souhaitez vraiment pratiquer la sorte de prière qui porte des fruits dans votre combat spirituel, demandez un exemplaire de notre brochure gratuite Douze clés pour des prières exaucées.

L’étude quotidienne de la Bible

La Bible reste le livre le plus vendu au monde, comme c’est le cas depuis les débuts de l’imprimerie moderne. Aucun autre ouvrage ne s’approche de sa popularité et de sa portée, de loin ou de près. Comme nous l’avons mentionné au chapitre 5, la Bible est « l’épée de l’Esprit » : la parole de Dieu est un outil essentiel pour mener la guerre spirituelle.

Une des principales raisons pour lesquelles vous devriez étudier et mettre en pratique les enseignements bibliques est d’acquérir la sagesse. Dans l’Ancien Testament, un livre est consacré à la transmission de la sagesse : les Proverbes. Le début de ce livre en explique le but : « Proverbes de Salomon, fils de David, roi d’Israël, pour connaître la sagesse et l’instruction […] Que le sage écoute, et il augmentera son savoir, et celui qui est intelligent acquerra de l’habileté » (Proverbes 1 :1-2, 5). Salomon souligne ensuite que la sagesse se trouve partout si nous la cherchons activement et que les conséquences peuvent être graves si nous refusons de l’écouter. Dans la guerre spirituelle, la sagesse peut faire la différence entre la victoire et la défaite. La Bible est la seule source de sagesse à laquelle nous pouvons nous fier totalement.

Une autre raison d’étudier la Bible est d’apprendre et de se rappeler le but de la vie. À quoi cela sert-il de vivre cent ans, d’amasser une fortune et d’avoir une famille formidable si nous ne comprenons pas le sens de la vie ? La Bible nous dit qu’il existe un but au-delà du court laps de temps que nous passons dans cette vie physique. Elle révèle quelque chose de bien plus passionnant, quelque chose que nous pouvons à peine imaginer.

La Bible aborde notre avenir à de nombreuses reprises, mais nous ne citerons qu’un exemple : « Car tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu […]  L’Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. Or, si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers : héritiers de Dieu, et cohéritiers de Christ, si toutefois nous souffrons avec lui, afin d’être glorifiés avec lui » (Romains 8 :14-17). Paul écrivit aussi : « Je serai pour vous un Père, et vous serez pour moi des fils et des filles, dit le Seigneur tout-puissant » (2 Corinthiens 6 :18). Oui, Dieu veut que vous fassiez partie de Ses propres enfants, que vous deveniez cohéritier avec Jésus-Christ afin de prendre possession de l’Univers tout entier. Les Écritures révèlent bien d’autres choses à ce sujet. Garder fermement à l’esprit le but de la vie est essentiel pour vaincre les attaques spirituelles de Satan.

Une troisième raison de lire et d’étudier la Bible est d’apprendre les lois spirituelles qui régissent la vie et toute société harmonieuse. De la même manière que des lois naturelles régissent les éléments physiques de cet Univers, des lois spirituelles régissent le comportement humain. Si vous essayez de mener votre vie sans tenir compte des grandes lois spirituelles de Dieu, vous vous exposez à des problèmes. La loi spirituelle de Dieu, les Dix Commandements, enseigne qu’il n’est jamais juste de tuer, de commettre l’adultère ou de manquer de respect à ses parents, même si vous serez parfois tenté de commettre ces actes au cours de votre existence. Dieu a donné Sa loi pour vous aider à prendre de bonnes décisions conformes à Son caractère. Si vous vous fiez uniquement à ce que vous ressentez dans une situation donnée, vous risquez très fortement d’enfreindre une des lois de Dieu et d’en subir les conséquences automatiques, telles qu’un mariage brisé, la culpabilité, la maladie ou des représailles violentes, pour n’en citer que quelques-unes. Mais si vous décidez à l’avance de vivre selon une norme plus élevée que ce qui vous semble bon sur le moment, vous pouvez éviter ces conséquences douloureuses et devenir un soldat utile dans l’armée de Dieu.

Une raison souvent négligée de lire et d’étudier la Bible est d’en apprendre davantage sur l’avenir. Saviez-vous que plus d’un quart de la Bible est constitué de prophéties et que la plupart d’entre elles concernent notre époque ? La Bible révèle l’histoire à l’avance ! Mais seuls ceux qui étudient ce livre extraordinaire connaîtront ce qui se passera bientôt. En effet, la Bible contient le plan de bataille de Dieu que chaque soldat de Son armée doit connaître. Vous pouvez en apprendre davantage sur ce sujet essentiel en lisant notre brochure gratuite Comprendre la prophétie biblique.

Vous ne pouvez pas être un soldat chrétien efficace si vous ne brandissez pas quotidiennement votre épée : la parole inspirée de Dieu, la Bible !

La méditation quotidienne

Même si vous vous plongez quotidiennement dans la Bible, il est facile de lire quelques versets sans prendre le temps d’y réfléchir et de les examiner en profondeur afin de voir comment ils s’appliquent à vous personnellement. Lire les instructions de Dieu est instructif, mais que pouvez-vous faire pour comprendre comment en tirer profit dans votre propre vie ? La réponse se trouve dans un outil simple mais souvent négligé dans la croissance spirituelle : la méditation.

Malheureusement, la méditation est une discipline spirituelle largement méconnue, souvent confondue avec des pratiques païennes ou occultes. Si vous posez la question à une intelligence artificielle ou un moteur de recherche, vous obtiendrez probablement une réponse du type : « La respiration lente est une pratique de yoga qui augmente le taux d’oxygène dans votre cerveau et élimine les toxines, réduit le stress, renforce le système immunitaire, fortifie les poumons et le cœur. » Cela peut sembler anodin, mais pratiquer cette sorte de « méditation » ouvre la voie aux idées religieuses orientales et obscurcit la compréhension de la méditation biblique qui apporte des bienfaits beaucoup plus profonds qu’un simple soulagement du stress.

Lorsque Josué succéda à Moïse à la tête des Israélites, Dieu lui dit : « Que ce livre de la loi ne s’éloigne point de ta bouche ; médite-le jour et nuit, pour agir fidèlement selon tout ce qui y est écrit ; car c’est alors que tu auras du succès dans tes entreprises, c’est alors que tu réussiras » (Josué 1 :8). La méditation biblique consiste à assimiler dans votre esprit les Écritures, les valeurs divines, les exemples bibliques et les principes de justice, puis à y penser en prenant le temps de réfléchir à leur application dans votre vie, en examinant vos propres pensées et actions, et en imaginant comment vous pourriez chercher à croître et à vivre davantage selon la voie de Dieu.

Malheureusement, beaucoup de gens négligent la méditation qui est pourtant un outil essentiel pour vaincre. Réfléchissez – méditez – chaque jour sur ce que vous cherchez à surmonter ; rappelez-vous que vous pouvez y parvenir avec l’aide de Dieu ; gardez toujours à l’esprit que Dieu récompensera ceux qui l’emporteront dans leur combat spirituel (voir Apocalypse 2 :1 à 3 :21). Par exemple, si vous avez tendance à vous plaindre, pensez à consacrer quelques minutes au début de chaque journée à réfléchir aux raisons pour lesquelles vous vous plaignez, aux moments où vous êtes le plus susceptible de le faire, à propos de quels sujets vous vous plaignez et ce que vous devez faire pour surmonter cette habitude. Concentrez-vous sur la manière de surmonter ce problème, demandez et acceptez le pardon de Dieu. Parlez-Lui en toute franchise de ce péché.

Bien sûr, la méditation nécessite des moments de calme dans votre vie (voir Genèse 24 :63) et le monde actuel est conçu pour vous priver de ces moments. Souvenez-vous que la société est un de nos fronts de combat ! Elle y parvient notamment par le biais des réseaux sociaux, dont le caractère addictif n’est un secret pour personne. Si la technologie vous vole les moments précieux et calmes dont vous avez besoin pour méditer sur la parole de Dieu et Son mode de vie, vous privant ainsi d’une ressource indispensable dans votre effort pour mener le combat spirituel, il est peut-être temps de faire le point et de vous demander quels sont les effets des réseaux sociaux et des technologies numériques sur vous et votre famille. La route peut sembler agréable, mais où vous mène-t-elle ?

Saisissez chaque moment que vous parviendrez à récupérer – en vous détournant du flot incessant de photos, d’actualités et de commentaires creux générés par des algorithmes et défilant sur votre smartphone – pour le réinvestir dans la discipline spirituelle de la méditation biblique. Le jeu en vaut vraiment la chandelle.

Le jeûne occasionnel

En bon soldat, Paul nous a dit : « Je traite durement mon corps et je le tiens assujetti, de peur d’être moi-même désapprouvé après avoir prêché aux autres » (1 Corinthiens 9 :27). La prière, l’étude de la Bible et la méditation sont les principaux moyens de vous rapprocher de votre Créateur, mais il existe un autre outil spirituel : le jeûne. De quoi s’agit-il ?

Il existe de nombreuses approches non bibliques du jeûne, mais elles ne vous apporteront rien sur le plan spirituel. Le jeûne biblique n’est pas une question de santé, bien qu’il puisse contribuer à l’améliorer. Il ne s’agit pas de renoncer au café, à la viande ou aux sucreries pendant 40 jours en guise de pénitence. Ce n’est pas un moyen d’impressionner Dieu ou de Le forcer à céder pour obtenir ce que vous désirez. Ce n’est pas non plus un moyen d’exercer une pression politique pour contraindre les autres à céder à vos exigences. Jeûner pour de mauvaises raisons ne vous mènera nulle part, comme le montre Ésaïe 58 :1-6. 

Certes, le jeûne biblique consiste à s’abstenir à la fois de nourriture et de boisson pendant un temps donné (généralement 24 heures), mais il implique bien davantage que cela. C’est un moment consacré à la prière, à l’étude de la Bible et à la réflexion. C’est un moment pour faire preuve d’humilité, pour sonder votre cœur et votre esprit, pour implorer Dieu de vous révéler ce que vous devez changer. C’est un moment pour vous approcher de Dieu afin qu’Il vous aide à vaincre le péché ou un obstacle majeur auquel vous êtes confronté.

Toute personne ayant une dépendance à l’alcool, au tabac, à la pornographie, aux ragots, aux accès de colère ou à tout autre péché ferait bien de jeûner, de confesser ses péchés à Dieu et de s’approcher de Lui. Plusieurs jeûnes seront parfois nécessaires, mais il est possible de vaincre le péché. Ressentir la faim et la soif nous rappelle à quel point nous sommes faibles et combien nous avons besoin de Dieu dans notre existence.

Examinez les Écritures et vous verrez que certains des événements les plus importants de l’histoire d’Israël furent liés au jeûne. Dieu donna les Dix Commandements à Moïse pendant un jeûne (Exode 34 :27-28). Le roi Josaphat proclama un jeûne pour le peuple de Juda lorsqu’il fut menacé par Moab, Ammon et les habitants de la montagne de Séir. Dieu intervint et provoqua ces nations à se tourner les unes contre les autres (2 Chroniques 20 :1-4, 10, 22-23). Esther demanda aux Juifs de se joindre à elle pour jeûner pendant trois jours, sans boire ni manger, alors que tous les Juifs de l’Empire perse étaient sur le point d’être exterminés (Esther 4 :16). Des prophéties importantes furent révélées à Daniel alors qu’il jeûnait (Daniel 9 :3, 20-27). Esdras et un groupe de Juifs jeûnèrent avant d’entreprendre un voyage périlleux de Babylone à Jérusalem (Esdras 8 :21-23). Le Christ vainquit Satan à l’issue d’un long jeûne (Matthieu 4 :1-11).

Certains pensent que le jeûne est inutile car, lorsque les disciples de Jean-Baptiste demandèrent pourquoi les disciples de Jésus ne jeûnaient pas comme eux, « Jésus leur répondit : Les amis de l’époux [les disciples du Christ] peuvent-ils s’affliger pendant que l’époux est avec eux ? Les jours viendront où l’époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront » (Matthieu 9 :15). Puisque le jeûne est un moyen de se rapprocher de Dieu, il n’était pas nécessaire que les disciples du Christ jeûnent tant qu’Il était physiquement présent parmi eux. Cependant, Pierre, Jacques, Jean et tous les disciples commencèrent à pratiquer le jeûne après la résurrection.

Le jeûne consiste à s’humilier. C’est un élément fondamental du seul jeûne spécifiquement ordonné par Dieu, un jeûne annuel appelé Jour des Expiations. L’humilité est le contraire de l’orgueil et de la vanité, l’attitude même que Satan tente de susciter en chacun de nous. Actes 27 :9 fait référence au Jour des Expiations, comme tous les spécialistes de la Bible, ou presque, le reconnaissent. Puisque les serviteurs de Dieu ont pratiqué le jeûne dans l’Ancien comme dans le Nouveau Testament, pourquoi un véritable disciple de Dieu ne le ferait-il pas aujourd’hui ?

Quel est le but ultime de la mise en pratique de ces quatre disciplines dans votre vie ? Poursuivez la lecture pour découvrir l’importance d’un outil essentiel que le christianisme contrefait de Satan vous pousse à ignorer : la soumission et l’obéissance aux commandements de Dieu.

Chapitre 7
Un bon soldat obéit aux ordres

La discipline n’est pas une fin en soi : son but est de nous aider à atteindre un objectif. Les quatre disciplines dont nous avons parlé au chapitre précédent ne font pas exception à la règle. Nous ne prions, n’étudions, ne méditons et ne jeûnons pas pour cocher une case dans une liste, mais pour approfondir et élargir notre obéissance aux commandements de Dieu, car l’obéissance est essentielle pour tout disciple du Christ. Comme nous l’avons déjà vu, Jacques a dit : « Soumettez-vous donc à Dieu ; résistez au diable, et il fuira loin de vous » (Jacques 4 :7). La volonté de se soumettre à Dieu et de Lui obéir en toutes choses distingue les guerriers « en dilettante » de ceux qui s’engagent véritablement dans le combat spirituel pour remporter la victoire.

Ce que Dieu attend de notre part

Beaucoup voient en Dieu un Être impossible à contenter. Ils Le perçoivent comme un Être sévère et exigeant qui prend plaisir à punir les gens et qui semble haïr Sa propre création. Est-ce vraiment le cas ? D’autres tombent dans l’extrême opposé en pensant que Dieu n’exige pratiquement rien de nous. Aucune de ces deux conceptions n’est correcte.

Qu’est-ce que Dieu attend vraiment de nous ? Saviez-vous que la Bible répond précisément à cette question ? « On t’a fait connaître, ô homme, ce qui est bien ; et ce que l’Éternel demande de toi, c’est que tu pratiques la justice, que tu aimes la miséricorde, et que tu marches humblement avec ton Dieu » (Michée 6 :8). Le roi David exprima un sentiment similaire en demandant : « Ô Éternel ! qui séjournera dans ta tente ? Qui demeurera sur ta montagne sainte » (Psaume 15 :1).

Ces questions reflètent ce que Dieu exige de toute personne qui espère entrer dans Son Royaume. Notez à présent la réponse donnée dans les Psaumes :

« Celui qui marche dans l’intégrité, qui pratique la justice et qui dit la vérité selon son cœur. Il ne calomnie point avec sa langue, il ne fait point de mal à son semblable, et il ne jette point l’opprobre sur son prochain. Il regarde avec dédain celui qui est méprisable, mais il honore ceux qui craignent l’Éternel ; il ne se rétracte point, s’il fait un serment à son préjudice. Il n’exige point d’intérêt de son argent, et il n’accepte point de don contre l’innocent. Celui qui se conduit ainsi ne chancelle jamais » (Psaume 15 :2-5).

Ces paroles ne semblent pas provenir de quelqu’un vivant sous la coupe du Dieu stéréotypé de l’ancienne alliance. Et si ce Dieu n’était pas aussi sévère que certains le croient ?

Qu’en est-il des Dix Commandements ? Sont-ils aussi oppressifs que certains le croient ? Sont-ils un fardeau ? Sont-ils impossibles à respecter ? Certains le pensent et me l’ont dit personnellement. J’ai également entendu dire que nous ne pouvons rien faire pour être sauvés et que tout a déjà été accompli pour nous. Est-ce vraiment ce que déclare la parole de Dieu ?

Notez ce que Jean, considéré comme l’apôtre de l’amour, a écrit à propos des commandements divins : « Car l’amour de Dieu consiste à garder ses commandements. Et ses commandements ne sont pas pénibles » (1 Jean 5 :3).

Certains diront : « Mais Jésus n’est-Il pas venu pour clouer ces commandements à la croix ? Ne les a-t-Il pas abolis ? » Lisons ce que Jésus répondit lorsqu’un jeune homme riche vint Le voir et Lui posa la question suivante : « Maître, que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle ? » (Matthieu 19 :16).

C’est une question légitime. Qu’a répondu Jésus ? « Si tu veux entrer dans la vie [éternelle], observe les commandements » (verset 17).

Puisque l’obéissance aux commandements est une condition nécessaire à la vie éternelle, comme Jésus l’a clairement affirmé, ne voudriez--vous pas les connaître ? Il est possible que vous puissiez réciter les Dix Commandements sous leur forme courte, mais comprenez-vous véritablement l’intention spirituelle sur laquelle ils reposent ? Notre brochure gratuite Les Dix Commandements est un des ouvrages les plus importants que nous ayons jamais publiés. Vous pouvez en obtenir un exemplaire gratuit sur simple demande de votre part.

La loi est une bénédiction

Il est triste que beaucoup de gens, jeunes et âgés, perçoivent Dieu comme un Être sévère, dur et avide de punir, alors qu’en réalité Il est tout le contraire. Comme nous l’avons déjà vu, le Dieu de l’Ancien Testament est Celui-là même qui devint Jésus-Christ. « Car en lui ont été créées toutes les choses qui sont dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles, trônes, dignités, dominations, autorités. Tout a été créé par lui et pour lui » (Colossiens 1 :16).

Tout comme on me l’a enseigné jadis, peut-être vous a-t-on également dit que la loi de Dieu est un fardeau, qu’il est impossible de l’observer, qu’elle n’est plus nécessaire et que le Christ a tout accompli pour nous. La Bible dit-elle cela ?  Non ! Ces idées sont fausses à tous égards. Comme nous l’avons déjà lu, « l’amour de Dieu consiste à garder ses commandements. Et ses commandements ne sont pas pénibles » (1 Jean 5 :3).

Qui allez-vous croire ? Votre voisin ? Votre pasteur ? Ou l’apôtre Jean ?

Qu’en est-il des paroles mêmes de Jésus dans le sermon sur la montagne ? « Ne pensez pas que je sois venu abolir la loi ou les prophètes ; je ne suis pas venu pour abolir, mais pour accomplir. Car je vous le dis en vérité : Jusqu’à ce que le ciel et la terre aient passé, il ne passera pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre que tout ne soit accompli » (Matthieu 5 :17-18, Ostervald 2018).

Jésus expliqua ensuite que nous devons obéir non seulement à la lettre de la loi, mais aussi à son esprit ou à son intention. En voici un exemple : « Vous avez appris qu’il a été dit : Tu ne commettras point d’adultère. Mais moi, je vous dis que quiconque regarde une femme pour la convoiter a déjà commis un adultère avec elle dans son cœur » (Matthieu 5 :27-28).

Il serait difficile d’exprimer plus clairement ce que le Christ attend de nous. Mais pourquoi avons-nous reçu la loi de Dieu ? Est-ce pour nous priver de tout ce qui est bon ou pour nous préserver de tout acte provoquant de la tristesse et de la souffrance ? Notez la réaction de Dieu face aux enfants d’Israël : « Oh ! s’ils avaient toujours ce même cœur pour me craindre et pour observer tous mes commandements, afin qu’ils soient heureux à jamais, eux et leurs enfants ! » (Deutéronome 5 :29).

Dieu sait que l’obéissance à Sa loi nous préserve des problèmes. Elle nous protège contre les douleurs et les souffrances inutiles. Considérez le premier commandement : « Je suis l’Éternel ton Dieu qui t’ai fait sortir d’Égypte, du pays où tu étais esclave. Tu n’auras pas d’autre dieu que moi » (Exode 20 :2-3, Semeur).

Vous vous dites peut-être que vous n’êtes jamais allé en Égypte, ni en servitude. Les Juifs eurent la même réaction lorsque Jésus-Christ leur déclara : « Vous connaîtrez la vérité, et la vérité fera de vous des hommes libres » (Jean 8 :32, Semeur). Ils furent stupéfaits et « lui répondirent : Nous sommes la postérité d’Abraham, et nous ne fûmes jamais esclaves de personne ; comment dis-tu : Vous deviendrez libres ? En vérité, en vérité, je vous le dis, leur répliqua Jésus, quiconque se livre au péché est esclave du péché » (versets 33-34).

L’apôtre Paul exprima ainsi cette vérité : « Ne savez-vous pas qu’en vous livrant à quelqu’un comme esclaves pour lui obéir, vous êtes esclaves de celui à qui vous obéissez, soit du péché qui conduit à la mort, soit de l’obéissance qui conduit à la justice ? » (Romains 6 :16).

Contrairement aux idées reçues, la loi de Dieu n’est pas un fardeau, mais une ligne directrice et un guide qui nous libèrent des fardeaux résultant de la transgression de cette loi. C’est pourquoi l’apôtre Jacques la qualifia de « loi de la liberté » : « Celui qui aura plongé les regards dans la loi parfaite, la loi de la liberté, et qui aura persévéré, n’étant pas un auditeur oublieux, mais se mettant à l’œuvre, celui-là sera heureux dans son activité » (Jacques 1 :25).

Mettre la parole en pratique

Le Christ a déclaré : « Je suis l’Alpha et l’Oméga, le commencement et la fin […] Celui qui vaincra, héritera toutes choses […] Mais, pour les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les fornicateurs, les empoisonneurs, les idolâtres, et tous les menteurs, leur part est dans l’étang ardent de feu et de soufre ; ceci est la seconde mort » (Apocalypse 21 :6-8, Ostervald). Selon l’Alpha et l’Oméga, c’est-à-dire Jésus-Christ (Apocalypse 1 :8), nous devons vaincre le péché.

Fondamentalement, c’est là tout l’enjeu de la guerre spirituelle.

C’est la leçon que Jésus mit en avant dans la vision qu’Il donna à l’apôtre Jean dans Apocalypse 2 et 3, où chaque message nous exhorte à être des vainqueurs. Cela va bien au-delà d’une simple exhortation : c’est une exigence. Aucun d’entre nous ne parviendra à surmonter totalement ses faiblesses au cours de cette vie, mais nous devons vaincre notre nature charnelle au quotidien. Notre existence doit contenir des preuves visibles pour Dieu.

Considérons la parabole des mines. L’homme qui cacha sa mine et ne la fit pas fructifier se la vit retirer (Luc 19 :22-24). Le fait que sa mine lui soit retirée et qu’il soit qualifié de « méchant serviteur » nous fait comprendre qu’il n’entrera pas dans le Royaume de Dieu. Bien que la parabole des talents soit différente à certains égards, elle enseigne la même leçon aux peureux, aux paresseux et aux méchants. Notez les trois caractéristiques contenues dans cette parabole : « J’ai eu peur […] Son maître lui répondit : Serviteur méchant et paresseux […] Et le serviteur inutile, jetez-le dans les ténèbres du dehors, où il y aura des pleurs et des grincements de dents » (Matthieu 25 :25-26, 30). Ces trois groupes (ceux qui ont peur de marcher dans la foi et d’obéir, ceux qui refusent de se repentir de leurs péchés et ceux qui sont trop paresseux pour en faire l’effort) sont des serviteurs inutiles qui seront jetés dans l’étang de feu et qui n’entreront pas dans le Royaume de Dieu.

Chacune de ces paraboles montre que Dieu comprend que nous ayons des capacités et des parcours de vie différents, mais Il ne tolère ni la paresse ni l’absence de progrès. Nous ne pouvons pas rester les bras ballants en espérant que tout soit fait à notre place. Jacques souligna cet aspect lorsqu’il nous exhorta à mettre en pratique la parole et pas seulement à l’écouter. Si nous faisons partie de ce deuxième groupe, alors nous nous trompons nous-mêmes. « Car, si quelqu’un écoute la parole et ne la met pas en pratique, il est semblable à un homme qui regarde dans un miroir son visage naturel, et qui, après s’être regardé, s’en va, et oublie aussitôt comment il était » (Jacques 1 :23-24).

Nous pourrions objecter et nous demander pourquoi des gens voudraient se tromper eux-mêmes. En tant qu’êtres humains, nous sommes tous coupables de cette attitude d’une manière ou d’une autre. Nous ne nous voyons pas tels que les autres nous voient – et assurément pas tels que Dieu nous voit. Nous sommes souvent aveugles à l’égard de nos défauts que les autres peuvent facilement percevoir. Le plus souvent, ce n’est malheureusement pas une question d’aveuglement, mais le fait que nous justifions un problème, que nous repoussons le moment de nous en occuper ou que nous refusons de l’affronter. Changer ses mauvaises habitudes n’est pas facile et la nature humaine, influencée par Satan, cherche souvent la voie de la facilité. L’apôtre Paul transmit un message similaire aux Romains en leur écrivant que « ce ne sont pas, en effet, ceux qui écoutent la loi qui sont justes devant Dieu, mais ce sont ceux qui la mettent en pratique qui seront justifiés » (Romains 2 :13).

Quelques conseils pratiques pour vaincre

Dans ma jeunesse, j’allais souvent chasser l’oie. Les oies des neiges arrivent par milliers dans le sud de la Louisiane. Lorsqu’elles volent suffisamment bas, il semble facile d’en toucher une en tirant « dans le tas ». Beaucoup pensent qu’il suffit de viser dans leur direction générale pour pouvoir en déguster une le soir même. Mais c’est une illusion car, en réalité, il y a beaucoup d’espace entre chaque oie. Il est facile de les rater complètement et un tir approximatif peut vous entraîner dans une course folle pour récupérer un oiseau blessé. Un chasseur expérimenté sait qu’il augmente ses chances de réussite en visant un volatile en particulier.

De la même manière, une approche approximative pour vaincre le péché ne donne pas les mêmes résultats qu’en se concentrant sur un seul péché à la fois. Nous ne devons pas oublier tous les autres péchés lorsque nous sommes confrontés à l’un d’entre eux, mais les péchés, les mauvaises habitudes et les faiblesses doivent être traités individuellement si nous voulons les vaincre. Vos faiblesses sont comme des oies volant au-dessus de votre tête. Allez-vous tirer approximativement dans leur direction ou vous focaliserez-vous sur l’une d’entre elles, avant de passer à la suivante ? Bien que vous puissiez travailler sur plusieurs faiblesses à la fois (ce que vous devez sans doute faire, car vous ne devez oublier aucun péché vous affectant), le fait de concentrer vos efforts sur la plus grosse « oie » est un bon point de départ.

Êtes-vous coupable d’adultère en visionnant de la pornographie ? C’est malheureusement un problème qui touche aussi bien les hommes que les femmes, toutes catégories d’âge confondues. Internet a rendu ces contenus facilement accessibles et il est parfois nécessaire de « couper le cordon » afin d’éliminer la source du problème (Matthieu 5 :27-30). Fumez-vous ou vapotez-vous ? Consommez-vous trop d’alcool ou cherchez-vous des excuses trompeuses pour justifier votre prise de cannabis ? Profanez-vous le sabbat divin du septième jour ? Ce sont de grandes « oies » sur lesquelles nous devons nous focaliser et que nous pouvons vaincre avec l’aide de Dieu, mais nous ne pouvons pas rester passifs et nous attendre à ce qu’Il fasse tout le travail à notre place. Il veut agir avec nous et en nous, mais nous devons travailler avec Lui à notre salut (Philippiens 2 :12-13). Cela exige que nous soyons disposés à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour y parvenir. Ces problèmes ne disparaîtront pas d’eux-mêmes.

Nous comprenons que nous sommes sauvés par la grâce aimante de Dieu et que nous ne surmonterons jamais toutes nos faiblesses au cours de cette vie, mais nous avons notre part à jouer. Comme nous le voyons dans les Écritures, certains péchés peuvent nous empêcher d’entrer dans le Royaume (1 Corinthiens 6 :9-10 ; Apocalypse 21 :8). Pour ceux qui n’ont pas pris au sérieux leur besoin de se soumettre à Dieu, d’obéir à Ses commandements et de vaincre le péché, c’est le moment de passer aux choses sérieuses.

Le changement produit de bons fruits et les bons fruits sont agréables à manger. Comme nous le rappelle Jacques, « celui qui aura plongé les regards dans la loi parfaite, la loi de la liberté, et qui aura persévéré, n’étant pas un auditeur oublieux, mais se mettant à l’œuvre, celui-là sera heureux dans son activité » (Jacques 1 :25).

Alors, sur quelle « oie » allez-vous vous concentrer en premier ? Choisissez-en une. Choisissez la plus grosse. Faites-en votre cible. Songez ensuite au bonheur que vous éprouverez lorsque vous pourrez vous réjouir d’avoir surmonté un péché qui vous aura culpabilisé pendant tant d’années, reprenant ainsi du terrain à l’ennemi pour le placer sous la bannière de Dieu.

Conclusion
La fin de la guerre

Nous avons vu que le chérubin déchu, Lucifer, mène une guerre contre l’humanité en général et contre chacun d’entre nous en particulier. Lui et ses sbires, connus sous le nom de démons, attisent sans cesse le mal dans notre monde. Quelle sera l’issue de tout cela ? Quel sera le résultat de notre lutte face à celui qui ne nous apporterait rien d’autre que la douleur, la souffrance et la destruction éternelle ? Quel sera le résultat de nos efforts, de notre combat spirituel permanent pour placer nos vies sous l’autorité de Celui qui est mort et qui vit désormais pour nous ? Au-delà de notre propre existence, quelle sera l’issue pour le reste du monde ?

En réalité, tout cela a déjà été décidé. Votre volonté de vous engager pleinement dans la guerre spirituelle au cours de votre vie actuelle déterminera le rôle que vous occuperez dans votre existence à venir.

Satan sera mis à l’écart

Apocalypse 19 décrit le retour du Christ en tant que Roi des rois et Seigneur des seigneurs. Cet événement est symbolisé par la Fête des Trompettes, un Jour saint biblique annuel. Les serviteurs de Dieu régneront ensuite avec le Christ pendant mille ans (Apocalypse 20 : 4), ce qui est symbolisé par la Fête des Tabernacles. Entre ces deux Fêtes se trouve le Jour des Expiations, représentant la mise à l’écart de Satan qui sera lié pendant mille ans afin de l’empêcher de séduire l’humanité pendant le règne du Christ :

« Puis je vis descendre du ciel un ange, qui avait la clé de l’abîme et une grande chaîne dans sa main. Il saisit le dragon, le serpent ancien, qui est le diable et Satan, et il le lia pour mille ans. Il le jeta dans l’abîme, ferma et scella l’entrée au-dessus de lui, afin qu’il ne séduise plus les nations, jusqu’à ce que les mille ans soient accomplis. Après cela, il faut qu’il soit délié pour un peu de temps » (Apocalypse 20 :1-3).

Le diable sera mis à l’écart pendant mille ans. Cela aura lieu au retour du Christ et ses responsabilités lui seront retirées, ainsi qu’à ses anges déchus, afin d’être remises aux saints (Apocalypse 20 :1-4 ; 5 :10). Ce sera la récompense des disciples du Christ qui seront ressuscités lors de la première résurrection !

Comprenons-nous l’ampleur de cette récompense ? Saisissons-nous quelle immense responsabilité et quelle confiance le Christ placera en nous à ce moment-là ? Cette confiance aura été forgée par le combat spirituel que nous menons actuellement au cours de cette vie, avant Son retour. Ceux qui sont prêts à vaincre dès maintenant, alors que Satan dirige encore ce monde, seront témoins de son élimination et de leur couronnement en tant que nouveaux dirigeants du monde sous l’autorité de leur Sauveur. Ils œuvreront à Ses côtés pour transmettre et enseigner la vérité qu’ils auront appliquée dans leur propre vie, jusqu’à ce qu’elle remplisse la Terre « comme le fond de la mer par les eaux qui le couvrent » (Ésaïe 11 :9).

L’histoire ne s’arrête pas là. « Après cela, il faut qu’il soit délié pour un peu de temps [et] quand les mille ans seront accomplis, Satan sera relâché de sa prison. Et il sortira pour séduire les nations qui sont aux quatre coins de la terre » (Apocalypse 20 :3, 7-8).

Ce sera une dernière épreuve pour l’humanité. Ceux qui suivront Satan auront pris la bonté de Dieu pour acquise : une fois libéré, Satan les convaincra que Dieu est injuste et qu’ils doivent définir eux-mêmes le bien et le mal. Mais lorsque la poussière de cette bataille finale sera retombée, Satan sera banni pour l’éternité (Apocalypse 20 :8-10). Pour en apprendre davantage sur la période comprise entre la mise à l’écart de Satan pendant mille ans et son élimination définitive, n’hésitez pas à commander un exemplaire gratuit de notre brochure Le mystère révélé de l’Apocalypse.

L’éternité nous attend

Une fois que Satan sera éliminé et que l’humanité fera partie de la famille de Dieu – à l’exception des méchants qui refuseront de se repentir et qui seront détruits dans l’étang de feu, réduits en cendres sous les pieds des justes (Malachie 4 :3) – que se passera-t-il ? Quelle sera la récompense des soldats qui pourront enfin déposer leurs armes à la fin de la guerre ?

Jean 3 :16 révèle que « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle ». Cette existence éternelle ne signifie pas que nous deviendrons des anges ou une sorte d’êtres « surhumains », comme le croient à tort beaucoup de ceux qui se disent chrétiens. La Bible révèle que tous ceux qui ont été appelés à suivre le Christ le sont pour devenir fils et filles de Dieu, les enfants mêmes du Dieu vivant, des frères et sœurs, cohéritiers avec le Christ (Romains 8 :14-21 ; Hébreux 2 :10-18 ; 2 Corinthiens 6 :18). Comme nous l’avons lu dans 1 Jean 3 :1-3, nous deviendrons alors semblables au Christ glorifié. Nous savourerons l’éternité avec Lui dans cet état, au sein de Sa famille. Peut-il y avoir un avenir plus glorieux pour des êtres aussi imparfaits que nous, dans notre état actuel ? Cela peut devenir votre ultime destinée et la mienne.

Pour ceux qui triomphent dans cette vie, la récompense inclut toutes choses. Dans le dernier livre de la Bible, Jean fut inspiré à écrire que « celui qui vaincra, héritera toutes choses ; je serai son Dieu, et il sera mon fils » (Apocalypse 21 :7, Ostervald).

Les enjeux de notre guerre spirituelle sont les plus élevés qui soient, mais la plus grande des récompenses nous attend à son issue !

Nous ne devons jamais oublier qui est à nos côtés dans notre lutte quotidienne contre celui qui dirige le cours de ce monde. « Ce n’est pas par des choses périssables, par de l’argent ou de l’or, que vous avez été rachetés de la vaine manière de vivre que vous aviez héritée de vos pères, mais par le sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans tache » (1 Pierre 1 :18-19). La nuit où Jésus fut trahi, Il encouragea Ses disciples, y compris ceux de notre époque, avec ces paroles réconfortantes : « Je vous ai dit ces choses, afin que vous ayez la paix en moi. Vous aurez des tribulations dans le monde ; mais prenez courage, j’ai vaincu le monde » (Jean 16 :33).

En effet, notre Sauveur a vaincu les tentations de la société pécheresse dans laquelle Il vivait. Il a vaincu Satan dans le désert, se qualifiant ainsi pour le remplacer, dans un avenir proche, en tant que Souverain de ce monde. Il a vaincu les attraits de l’ego, cette nature pécheresse inhérente à la condition humaine, en étant le seul Être à mener une vie physique sans avoir jamais péché. Lorsque nous L’avons à nos côtés comme Chef et comme Frère d’armes, nous pouvons à notre tour vaincre la société, Satan et notre nature charnelle, afin de sortir victorieux de notre guerre spirituelle.