N’oublions pas !

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“Dieu protège la Reine,
De sa main souveraine,
Vive la Reine !”


 

Lorsque j’allais à l’école dans les années 1950, dans la province de l’Ontario, chaque journée débutait avec ces paroles. Tous les enfants se levaient et chantaient ces paroles majestueuses de la première strophe de l’hymne royal du Canada.

Nous honorions ainsi l’autorité royale à la tête de notre nation, la reine Élisabeth II. Couronnée reine à l’abbaye de Westminster le 2 juin 1953, elle avait visité le Canada pour la première fois en 1951, en tant que princesse et accompagnée par son mari Philip, duc d’Édimbourg, avant de revenir en 1957 pour sa première visite officielle en tant que monarque régnant.

En 2010, elle et son mari ont effectué leur 22ème visite au Canada. Elle déclara pour l’occasion : « C’est un privilège de vous servir comme reine du Canada » et elle ajouta qu’il était agréable de « se sentir chez soi ». Quelles paroles d’encouragement remarquables de la part d’un monarque qui a toujours montré du respect pour son héritage et pour le poste officiel qu’elle détient, au titre de reine du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord. Il n’est pas étonnant que les paroles de cet hymne résonnent encore aux oreilles de nombreux Canadiens.

Dans l’ancien Israël l’expression « Vive le roi » était déjà utilisée. Dans 1 Samuel 10 :24, Samuel déclare en parlant du roi Saül : « Voyez-vous celui que l’Éternel a choisi ? Il n’y a personne dans tout le peuple qui soit semblable à lui. Et tout le peuple poussa des cris de : Vive le roi ! » Ces mots sont aussi rapportés dans 2 Chroniques 23 :11 pour le roi Joas.

Mais cet attachement au trône devrait-il aller au-delà de l’affectif ? Peut-on remonter à sa source, loin des côtes britanniques – dans le pays de l’ancien Israël ? Dieu a-t-Il joué un rôle dans la préservation de ce trône ?

Quant aux Canadiens, connaissons-nous la source et le « pourquoi » de nos bénédictions ?

Pour répondre à ces questions, nous allons examiner les promesses faites à un homme, Abraham, bien avant que la nation même d’Israël existât. Suite à l’obéissance d’Abraham, Dieu fit une alliance avec lui – qui eut des implications très étendues pour les nations et les peuples à venir.

Qui sont ces nations et ces peuples ?

Dieu déclara à Abraham : « J’établirai mon alliance entre moi et toi, et je te multiplierai à l’extrême […] car je te rends père d’une multitude de nations […] et des rois sortiront de toi » (Genèse 17 :2, 5-6).

Ces mêmes promesses furent renouvelées à son fils Isaac (Genèse 26 :1-5, 24), puis à son petit-fils Jacob (Genèse 28 :1-4).

Beaucoup de gens se focalisent sur l’aspect spirituel des promesses faites par Dieu à Abraham dans Genèse 12 :3 – la promesse de la grâce à travers sa postérité, Jésus-Christ, mais ces promesses comportent aussi un aspect physique qui a été accompli de nos jours par les peuples et les nations descendant d’Abraham, d’Isaac et de Jacob.

Les bénédictions du droit d’aînesse

Jacob, dont le nom fut changé en Israël, avait douze fils à qui il annonça ce qui arriverait à leur descendance « aux derniers jours » (Genèse 49 :1, Martin).

Parmi eux, Joseph hérita les bénédictions du droit d’aînesse et Juda reçut la promesse d’une lignée royale (1 Chroniques 5 :1-2).

Les bénédictions du droit d’aînesse furent partagées entre les fils de Joseph, Éphraïm et Manassé (Genèse 48 :13-16).

Tandis que Manassé devait devenir un grand peuple, Éphraïm devait devenir une « multitude de nations » (Genèse 48 :17-19) et une grande puissance colonisatrice (Genèse 49 :22). L’histoire politique et militaire des États-Unis et des nations de souche britannique, dont le Canada, confirment qu’elles ont reçu ces bénédictions du droit d’aînesse.

À partir du début du 19ème siècle et pendant 200 ans, les peuples anglophones ont dominé le monde à bien des égards. Une grande partie de la planète dépendait du Canada, de l’Australie, de la Nouvelle-Zélande et des États-Unis pour le blé, le maïs et d’autres denrées issues de l’agriculture. Nos nations ont vraiment été le « grenier » du monde. Ces pays ont aussi été bénis avec de colossales ressources en minerai et d’immenses prairies pour les troupeaux de vaches et de moutons.

Cette domination comprenait aussi le contrôle des grandes portes maritimes commerciales et militaires dans le monde, ainsi que la construction d’un empire qui dominât sur un quart des habitants et des terres émergées du globe.

Tout cela grâce à l’obéissance d’un seul homme, Abraham, et de sa loyauté envers notre Créateur. Cependant, Dieu avait aussi averti ses descendants que ces bénédictions leur seraient retirées à cause de leur désobéissance et leur mépris pour Lui et Ses commandements (Deutéronome 8 :7-20). À cause de l’héritage de la nation, il est essentiel que les Canadiens écoutent attentivement ces avertissements, mais aussi qu’ils connaissent la source et le « pourquoi » de leurs bénédictions.

Les bénédictions de la royauté

Dieu déclara à Abraham : « Des rois sortiront de toi. » Et Genèse 49 :10 rapporte que des rois sortiraient de la tribu de Juda et que le Christ Lui-même descendrait de cette tribu.

Il fut dit au roi David que « son trône sera affermi pour toujours » (1 Chroniques 17 :11-14, Ostervald). Jésus-Christ est né pour hériter ce même trône (Luc 1 :32).

Lorsque le Christ reviendra, Il s’assiéra sur ce trône, comme Roi des rois – et Son trône sera affermi pour toujours, accomplissant ainsi la promesse faite à David.

Beaucoup de gens pensent que cette lignée royale s’est éteinte avec Sédécias, de la tribu de Juda, à l’époque de la captivité à Babylone. Mais Sédécias avait deux filles (Jérémie 41 :10). Et l’histoire ne s’arrête pas là où beaucoup de gens le croient. Les promesses et les prophéties bibliques, ainsi que l’histoire d’Irlande, indiquent que la lignée de David fut rétablie par une descendante de Sédécias (Ézéchiel 17).

L’histoire irlandaise rapporte que le prophète Jérémie voyagea jusqu’en Irlande avec la fille de Sédécias, la princesse Tea-Tephi, qui se maria avec un roi irlandais. Leurs descendants régnèrent sur l’Irlande, l’Écosse puis l’Angleterre jusqu’à la reine actuelle, Élisabeth II.

Oui, un rétablissement eut lieu, comme Dieu l’avait promis – une histoire fascinante qui montre la main de Dieu dans l’histoire de Son peuple et dans l’accomplissement des promesses qu’Il fit à Son « ami » Abraham et au roi David.

Le Canada a été immensément béni grâce à la fidélité d’Abraham. C’est pourquoi les Canadiens devraient assurément honorer et respecter sa descendante, la reine Élisabeth II, et dire avec sincérité « Dieu protège la Reine ». Mais avant tout, nous devons anticiper le moment où Jésus-Christ reviendra gouverner comme Roi des rois et Seigneur des seigneurs, lorsque le monde prospérera sous Son règne de justice.

L’histoire ancienne et distante du Canada, ainsi que son héritage, sont souvent oubliés, négligés, voire incompris par beaucoup trop de gens. « N’oublions pas ! » Apprenons-en davantage sur l’origine de cette histoire et de cet héritage dans les pages de la parole de Dieu.