“Je suis Assurbanipal”

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Les musées se focalisent sur le passé, mais la grandeur du passé assyrien, présenté par les conservateurs du British Museum, est un aperçu non intentionnel de ce qui arrivera.


De nombreuses villes européennes permettent d’admirer les collections de reliques provenant de civilisations éteintes. En février 2019, une exposition intitulée « Je suis Assurbanipal : roi du monde, roi d’Assyrie » s’est achevée au British Museum de Londres. Celle-ci présentait une riche collection des trésors assyriens, collectés principalement au 19ème siècle.

Bien que la collection provienne principalement des vastes réserves du British Museum, certaines pièces venaient du Louvre à Paris et même de Téhéran. Le but de l’exposition était de montrer la puissance du roi Assurbanipal, ainsi que le dispositif bureaucratique et la machine militaire qui lui permirent de régner sur une si grande partie du monde connu à l’époque. La cruauté de l’armée assyrienne, représentée sur les panneaux gravés qui recouvraient les murs du palais royal, seraient choquants pour toute personne élevée dans l’approche humaniste de la guerre établie par les conventions de Genève. La brutalité des Assyriens pour soumettre leurs rivaux ou leurs ennemis est bien documentée dans l’Histoire. Ces panneaux servaient non seulement la propagande assyrienne, mais ils instillaient aussi la peur chez ceux qui les observaient.

En visitant cette exposition et en passant d’une salle à l’autre, avec ces bas-reliefs et ces pierres gravées dans le calcaire, j’avais l’impression que la vie dans l’ancien Empire assyrien était plutôt une expérience monochrome, avec peu de couleurs présentes. Heureusement, le personnel du musée avait utilisé des techniques numériques pour montrer à quoi ressemblaient ces gravures dans leurs couleurs originales. Les fragments les plus minuscules de pigment sur les objets peuvent donner des indices sur leur éclat, avant que le temps et le climat ne les endommagent.

 

Pourquoi les informations bibliques sont-elles ignorées ?

Trois choses me sont immédiatement venues à l’esprit en visitant cette exposition. Premièrement, les curateurs de la collection ont ignoré à peu près toutes les références bibliques. L’Assyrie fut une puissance mondiale dominante pendant une longue période couvrant la vie de plusieurs prophètes de l’Ancien Testament. Ce royaume est éminemment présent dans les pages des Écritures – à la fois comme un empire mondial majeur et comme un adversaire pour les maisons d’Israël et de Juda. Dans la Bible, les prophètes Ésaïe, Osée et Nahum ont parlé du rôle de l’Assyrie ainsi que de ses efforts pour contrôler le monde et la destinée humaine. Ésaïe a rapporté le pouvoir cruel de la machine de guerre assyrienne (Ésaïe 10 :5-7 ; 37 :10-13, 18). Les récits bibliques confirment et s’accordent parfaitement avec les représentations de la puissance militaire assyrienne sur les bas-reliefs du palais royal exposés à Londres. Le récit du prophète Jonas est construit autour de la tyrannie des Assyriens, dont la capitale était Ninive (Jonas 1 :2). Cependant, en traversant les salles de l’exposition, il n’y avait presque aucune référence aux récits bibliques – réduisant ainsi la Bible au silence. Voyez la différence avec les conservateurs et le personnel des générations précédentes qui publiaient même des livres montrant la pertinence des récits bibliques en parallèle avec les objets présentés. Pourquoi un des plus grands documents historiques de l’Histoire est-il ignoré de façon aussi injustifiée ?

Voyez la critique de l’exposition publiée par la journaliste Melanie McDonagh :

« Rien que les noms sont évocateurs pour tous ceux qui sont familiers avec l’Ancien Testament : les Élamites, les Babyloniens et les Koushites. Peu d’enfants apprennent cela désormais, aussi l’effet de ces grands objets archéologiques est moins impressionnant que pour les gens de l’époque victorienne qui les découvrirent dans les années 1840 » (Evening Standard, 6 novembre 2018).

L’Ancien Testament mentionne beaucoup plus de noms que ceux cités par Mme McDonagh. Le livre de la Genèse rapporte les origines de l’Empire assyrien, ainsi que les villes établies par celui-ci (Genèse 10 :10-12). Ces récits faisaient partie intégrante des expéditions archéologiques qui débutèrent au 19ème siècle. En fait, s’il n’y avait pas eu ces récits bibliques au sujet de l’Assyrie, les découvreurs intrépides et aventuriers du 19ème siècle n’auraient même pas cherché cet empire oublié – et ces objets brillamment exposés ne feraient probablement pas partie des collections du British Museum ou du Louvre.

 

La confirmation des Écritures

Ma deuxième réflexion est que parmi les 26.000 tablettes trouvées dans la librairie d’Assurbanipal, plusieurs d’entre elles confirment l’histoire telle qu’elle est rapportée dans les récits bibliques. Dans son livre Le verdict, complément d’enquête, Josh McDowell fait remarquer que « toutes les références vétérotestamentaires [c.-à-d. de l’Ancien Testament] à un roi assyrien se sont révélées correctes » (éditions Vida, page 121, traduction Lydie Benquet-Mallet).

Bien entendu, nous pourrions nous dire que les Assyriens semblent avoir compilé uniquement leurs succès, en minimisant ou en omettant leurs échecs. Ainsi, lorsque les Assyriens attaquèrent Jérusalem et perdirent toute leur armée, comme cela est rapporté dans 2 Rois 18 et 19, les tablettes d’argile assyriennes rapportent seulement : « Je l’ai fait prisonnier à Jérusalem [en parlant du roi Ézéchias], sa résidence royale est comme une cage pour un oiseau » (Ancient Near Eastern Texts Relating to the Old Testament, James Pritchard, 3ème édition, page 287). C’est une déclaration remarquable car les Assyriens s’assuraient normalement qu’ils avaient entièrement investi une ville ennemie et capturé son roi. Le récit de cette tablette d’argile montre qu’à cette occasion les Assyriens avaient échoué, en n’arrivant pas à rentrer dans Jérusalem et à capturer Ézéchias. Cela confirme la véracité du récit biblique.

Troisièmement, de par leur nature, les musées se focalisent sur le passé. Ils sont organisés autour de collections et façonnés par les études anthropologiques initiées par les Lumières. Les générations passées avaient un appétit insatiable pour comprendre les origines et les identités des peuples, à la fois anciens et modernes.

Cependant, beaucoup de gens des générations passées et présentes n’ont pas compris que l’Assyrie possède aussi un avenir qui ne s’est pas encore réalisé !

 

L’Histoire écrite d’avance

La grandeur du passé assyrien, présenté par les conservateurs du British Museum, est un aperçu non intentionnel de ce qui arrivera – fournissant une leçon salutaire à tous ceux qui ont visité l’exposition. Dans des éditions précédentes du Monde de Demain et dans nos émissions télévisées éponymes, nous avons déjà parlé du rôle de l’Assyrie dans les événements de la fin des temps rapportés dans la Bible – un scénario qui est en train de prendre forme sous nos yeux et qui fait la une des journaux. Pour en apprendre davantage au sujet de ce rôle à venir, visitez notre site Internet MondeDemain.org à la page « Commander » afin de visionner l’émission Un Quatrième Reich présentée par M. Yvon Brochu. Vous pouvez aussi lire nos articles « Allemagne : Un Quatrième Reich » (juillet-septembre 2012) et « L’avenir prophétique de l’Allemagne » (septembre-octobre 2018).

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