Trois jours et trois nuits

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Jésus fut crucifié, enseveli et ressuscité, mais le récit biblique de ces événements ne correspond en rien à la tradition du Vendredi saint et du dimanche de Pâques. Il est essentiel que vous connaissiez la vérité !

La grande majorité de ceux qui se disent chrétiens croient que Jésus-Christ fut crucifié pendant le « Vendredi saint » et ressuscité le dimanche matin. Pourquoi ? L’ont-ils prouvé dans la Bible ? Est-ce même utile de le faire ? Tout le monde y croit et nous savons que la majorité a toujours raison, n’est-ce pas ? Qu’en est-il de vous ? Croyez-vous à la tradition du Vendredi saint et du dimanche de Pâques ? Si oui, pourquoi ? Est-ce parce qu’on vous l’a toujours enseigné ? Après tout, votre pasteur ou votre curé devrait le savoir mieux que quiconque.

Comment réagiriez-vous si je vous disais que cette tradition est totalement erronée, que Jésus n’a pas été crucifié un vendredi et qu’Il n’a pas été ressuscité un dimanche matin ? Et si je vous disais que je peux le prouver à partir de la Bible ? Peut-être me diriez-vous : « Quelle différence cela fait-il de savoir quand Jésus est mort et ressuscité, tant que nous croyons en Lui ? Est-ce vraiment important ? »

Oui, c’est important et pour une raison bien plus sérieuse que vous ne l’imaginez. Cet article s’adresse à ceux qui croient que la Bible est plus importante que la tradition. Est-ce votre cas ? Si oui, souhaitez-vous connaître la vérité ? Qu’en ferez-vous ensuite ? Serez-vous comme celui qui trébuche sur la vérité, se relève et continue son chemin comme si de rien n’était ?

Comme nous vous le disons souvent au Monde de Demain, ne nous croyez pas simplement parce que nous le disons ; croyez-nous parce que vous pouvez le vérifier dans les pages de la Bible ! Alors, ouvrez donc cette Bible, lisez par vous-même et découvrez la vérité qui s’y trouve depuis le début. Découvrez pourquoi ce sujet est d’une importance vitale.

Pourquoi est-ce important ?

Il est facile d’ignorer une vérité dérangeante en haussant les épaules et en se disant : « Quelle différence cela fait-il ? » Pour des sujets futiles, cela sera peut-être négligeable, mais lorsqu’il s’agit de la Bible et de votre vie éternelle, la vérité est primordiale. Elle fait une immense différence et vous comprendrez bientôt pourquoi.           

Les pharisiens s’opposaient constamment à Jésus à cause de leur jalousie et parce qu’Il ne suivait pas leurs traditions humaines. Ils Le critiquaient et ridiculisaient Ses doctrines. Ils désapprouvaient les personnes qu’Il fréquentait. Ils condamnaient Ses disciples pour avoir cueilli quelques épis de blé et les avoir mangés pendant le jour du sabbat alors qu’ils traversaient un champ. Ils Lui reprochaient de guérir pendant le sabbat.

Il est remarquable de constater combien de personnes s’opposent actuellement à Jésus en se rangeant du côté des pharisiens. Beaucoup ne s’en rendent pas compte, mais n’est-ce pas ce qu’ils font lorsqu’ils croient à tort que Jésus a transgressé le sabbat, justifiant ainsi le rejet de ce jour et la nécessité de le respecter ? Songez-y : si le Christ avait enfreint ne serait-ce qu’un seul des Dix Commandements, aurait-Il pu être notre Sauveur ? Les Écritures nous disent que « quiconque pratique le péché transgresse la loi, et le péché est la transgression de la loi » (1 Jean 3 :4). Or, Jésus n’a jamais péché !

Les pharisiens critiquaient les disciples de Jésus car ils ne se lavaient pas les mains selon le rituel traditionnel basé sur des traditions humaines. Voici ce qu’Il leur répondit : « Et vous, pourquoi transgressez-vous le commandement de Dieu au profit de votre tradition ? » (Matthieu 15 :3). Après leur avoir montré qu’ils transgressaient ouvertement le commandement d’honorer leurs parents, Jésus poursuivit : « Vous annulez ainsi la parole de Dieu au profit de votre tradition. Hypocrites, Ésaïe a bien prophétisé sur vous, quand il a dit : […] C’est en vain qu’ils m’honorent, en enseignant des préceptes qui sont des commandements d’hommes » (versets 6-7, 9). La plupart des chrétiens font-ils la même chose de nos jours, en remplaçant la loi de Dieu par des traditions humaines ? Oui, c’est le cas, comme nous le verrons à propos de la crucifixion et de la résurrection de Jésus ! Lors d’un échange controversé, des pharisiens ont demandé :

« Maître, nous voudrions te voir faire un miracle. Il leur répondit : Une génération méchante et adultère demande un miracle ; il ne lui sera donné d’autre miracle que celui du prophète Jonas. Car, de même que Jonas fut trois jours et trois nuits dans le ventre d’un grand poisson, de même le Fils de l’homme sera trois jours et trois nuits dans le sein de la terre » (Matthieu 12 :38-40).

Selon Jésus, le seul signe qu’Il donnerait pour prouver indubitablement Sa messianité serait de rester dans la tombe pendant la même durée que Jonas dans le ventre du poisson, soit trois jours et trois nuits. Vous aurez beau essayer, vous ne trouverez jamais trois jours et trois nuits entre le vendredi après-midi et le dimanche matin. Essayez quand même si vous le souhaitez !

Un subterfuge pour contourner le problème

Le Commentaire biblique Abingdon n’hésite pas à dire que Jésus s’est trompé : « La déclaration faite n’est pas correcte, car Jésus fut seulement dans le tombeau du vendredi soir au dimanche à l’aube. »1 Puisqu’il s’agit du seul signe que Jésus donnerait pour prouver qu’Il était le Messie, quelle conclusion pouvons-nous en tirer s’Il s’est trompé à ce sujet ? C’est un problème sérieux !

D’autres prétendent que l’expression grecque utilisée dans ce verset désigne simplement un ensemble « jour/nuit » ou un jour de 24 heures. Ainsi, le premier et le troisième jour pourraient n’être qu’une partie d’un ensemble « jour/nuit ». Cependant, c’est plutôt polémique. De plus, l’expression « trois jours et trois nuits » ne dépend pas uniquement du grec, puisque nous lisons aussi dans le texte hébreu que « Jonas fut dans le ventre du poisson trois jours et trois nuits » (Jonas 2 :1).

C’est la validité même de Jésus en tant que notre Sauveur qui est en jeu ! Il n’a pas annoncé une durée vague pendant laquelle Il serait dans la tombe. Non, Il insista sur une durée très précise, confirmée à la fois en grec et en hébreu. S’est-Il trompé sur cette durée ?

Bien sûr que non. Il savait ce qu’Il disait et la Bible révèle que Sa prédiction eut lieu exactement comme Il l’avait annoncé. L’erreur réside plutôt dans les traditions humaines transmises de génération en génération.

La Bible révèle que Jésus fut mis au tombeau pendant le jour de la préparation d’un sabbat, juste avant le coucher du soleil. « Le soir étant venu, comme c’était la préparation, c’est-à-dire la veille du sabbat, arriva Joseph d’Arimathée […] Il osa se rendre vers Pilate, pour demander le corps de Jésus » (Marc 15 :42-43). La plupart de ceux qui se penchent sur cette question supposent qu’il s’agit du sabbat hebdomadaire, mais cette hypothèse est erronée, comme nous le verrons.

Ce malentendu existe parce que le christianisme traditionnel a substitué des pratiques païennes à la vérité biblique et rejeté les Jours saints que Dieu a établis dans Sa parole. Cela a conduit à l’ignorance de certaines des pratiques les plus fondamentales du Nouveau Testament. La Pâque est souvent qualifiée avec mépris de « Pâque juive », mais Jésus et Ses disciples la célébraient (Actes 20 :6 ; 1 Corinthiens 5 :7-8). Ce que beaucoup appellent la Cène, ou « le repas du Seigneur », était en fait la Pâque.

« Le jour des pains sans levain, où l’on devait immoler la Pâque, arriva, et Jésus envoya Pierre et Jean, en disant : Allez nous préparer la Pâque, afin que nous la mangions […] Vous direz au maître de la maison : Le maître te dit : Où est le lieu où je mangerai la Pâque avec mes disciples ? […] Ils partirent, et trouvèrent les choses comme il le leur avait dit ; et ils préparèrent la Pâque. L’heure étant venue, il se mit à table, et les apôtres avec lui. Il leur dit : J’ai désiré vivement manger cette Pâque avec vous, avant de souffrir » (Luc 22 :7-8, 11, 13-15).

Bien que la plupart des gens soient plus ou moins familiers avec la Pâque, la Fête suivante leur est souvent inconnue, alors qu’il s’agit de l’élément nous permettant de comprendre combien de temps Jésus passa dans le tombeau. Voici ce que révèlent les Écritures :

« Voici les fêtes de l’Éternel, les saintes convocations, que vous publierez à leurs temps fixés. Le premier mois, le quatorzième jour du mois, entre les deux soirs, ce sera la Pâque de l’Éternel. Et le quinzième jour de ce mois, ce sera la fête des pains sans levain en l’honneur de l’Éternel ; vous mangerez pendant sept jours des pains sans levain. Le premier jour, vous aurez une sainte convocation : vous ne ferez aucune œuvre servile » (Lévitique 23 :4-7).

Deux sabbats cette semaine-là

Nous voyons que le lendemain de la Pâque est un Jour saint, un « grand jour », c’est-à-dire un sabbat annuel pendant lequel nous devons nous abstenir de toute « œuvre servile ». Lorsque Jésus célébra la Pâque avec Ses disciples, Il le fit peu après le coucher du soleil, au début du 14e jour du mois selon le calendrier hébraïque. Lorsque le soleil se coucha le lendemain soir, marquant le début du 15e jour, c’était le début d’un sabbat annuel et non du sabbat hebdomadaire. Par conséquent, le 14e jour était ce qu’on appelait un jour de préparation. Notez ce que Jean a rapporté : « Dans la crainte que les corps ne restent sur la croix pendant le sabbat, – car c’était la préparation, et ce jour de sabbat était un grand jour, – les Juifs demandèrent à Pilate qu’on rompe les jambes aux crucifiés, et qu’on les enlève » (Jean 19 :31).

La plupart des commentateurs suivent la tradition plutôt que la Bible, aussi nous indiquent-ils que le sabbat hebdomadaire et le sabbat annuel tombaient le même jour cette année-là, à savoir le samedi, mais ils omettent de souligner une grave contradiction biblique si tel était le cas. Si l’on en croit la Bible, il y avait deux sabbats cette semaine-là : le premier jour de la Fête des Pains sans Levain (un sabbat annuel, un “grand jour”) et le sabbat hebdomadaire du septième jour. C’est non seulement la seule explication qui ait du sens, mais c’est aussi et surtout la seule explication prouvant que Jésus était bien Celui qu’Il affirmait être !

Après la mort de Jésus, vers 15h, Joseph d’Arimathée se rendit chez Pilate pour réclamer Sa dépouille. Jean nous dit que Joseph fut aidé par Nicodème. Après que Pilate eut confirmé que Jésus était bien mort, tous deux emportèrent le corps, avec environ 100 livres d’aromates, jusqu’au tombeau où ils le préparèrent, avant d’en fermer l’entrée (Jean 19 :38-42). Tout cela prit du temps, et le résultat fut que le « grand jour », le sabbat annuel du premier jour de la Fête des Pain sans Levain, était presque arrivé. « C’était le jour de la préparation, et le sabbat allait commencer. Les femmes qui étaient venues de la Galilée avec Jésus accompagnèrent Joseph, virent le sépulcre et la manière dont le corps de Jésus y fut déposé, et, s’en étant retournées, elles préparèrent des aromates et des parfums. Puis elles se reposèrent le jour du sabbat, selon la loi » (Luc 23 :54-56).

Il aurait été impossible pour les femmes de rentrer chez elles et de préparer des aromates avant le sabbat annuel, car celui-ci était imminent. Par ailleurs, elles ne pouvaient pas préparer les aromates avant de les avoir achetés ; or, Marc 16 :1 nous dit que « lorsque le sabbat fut passé, Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques, et Salomé, achetèrent des aromates, afin d’aller embaumer Jésus ». En comparant ces deux passages, il est évident qu’il y avait deux sabbats avec un jour ordinaire entre les deux. Les femmes virent où le corps avait été déposé, puis rentrèrent chez elles pour observer le sabbat annuel. Après ce sabbat, elles allèrent acheter et préparer des aromates avant de se reposer pendant le sabbat hebdomadaire. Enfin, lorsqu’elles se rendirent au tombeau, tôt, le premier jour de la semaine (dimanche matin), le corps de Jésus avait déjà disparu.

Puisque Jésus resta exactement trois jours et trois nuits dans le tombeau, comme Il l’avait annoncé, alors Il fut ressuscité à la même heure où Il y fut placé. Nous savons que Son corps fut déposé dans le tombeau peu avant le coucher du soleil. Nous savons aussi que le corps avait déjà disparu lorsque les femmes vinrent pour l’embaumer, très tôt, le premier jour de la semaine – ce que nous appelons le dimanche matin. Lorsque nous comptons à rebours trois jours et trois nuits à partir du coucher du soleil du samedi soir, nous arrivons au mercredi. Expliquons à présent cela en harmonisant les deux sabbats.

Jésus célébra la Pâque avec Ses disciples un mardi soir. Il fut arrêté plus tard dans la nuit, puis jugé illégalement le matin (Marc 15 :1) et emmené pour être exécuté. Il fut crucifié vers 9h du matin le mercredi (verset 25) et Il mourut vers 15h (verset 34). Il fut placé dans le tombeau le mercredi en fin d’après-midi.2

Le coucher du soleil le mercredi marquait le début du Premier Jour des Pains sans Levain, ce « grand jour » de sabbat annuel. La nuit de mercredi et la partie diurne du jeudi constituent ainsi la première nuit et le premier jour. La nuit du jeudi et la partie diurne du vendredi (un jour “ouvrable” normal) constituent la deuxième nuit et le deuxième jour. La nuit de vendredi et la partie diurne du samedi (formant ensemble le sabbat hebdomadaire) constituent la troisième nuit et le troisième jour. C’est la seule façon de concilier Luc 23 :54-56 et Marc 16 :1. Il y avait nécessairement deux sabbats. C’est la seule façon par laquelle pouvait s’accomplir le signe révélant l’identité de Jésus : c’est-à-dire le Messie, le Sauveur du monde !

Certains se réfèrent à Marc 16 :9 pour affirmer que Jésus est ressuscité le dimanche matin : « Jésus, étant ressuscité le matin du premier jour de la semaine, apparut d’abord à Marie de Magdala, de laquelle il avait chassé sept démons. » Cependant, une résurrection le dimanche matin contredirait d’autres passages des Écritures, alors que devons-nous en penser ? Les Écritures se contredisent-elles (cf. Jean 10 :35) ?

Beaucoup de gens ne réalisent pas que les écrits originaux du Nouveau Testament ne comportaient aucune ponctuation. Il n’y avait même pas d’espace entre les mots qui étaient écrits les uns à la suite des autres. Cela pose un problème aux traducteurs. La plupart du temps, l’ajout de la ponctuation fluidifie efficacement la lecture, mais il arrive parfois que les préjugés des traducteurs créent un problème et ce verset en fait partie. Sur la base de leurs idées préconçues, ils placent une virgule après le groupe nominal « premier jour de la semaine », mais elle devrait être placée après « ressuscité », ce qui donne : « Jésus, étant ressuscité, le matin du premier jour de la semaine apparut d’abord à Marie de Magdala. » Ainsi, l’accent n’est plus mis sur le moment où Jésus fut ressuscité, mais lorsqu’Il apparut à Marie.

Est-ce important pour Dieu ?

Peu de gens prennent le temps de se demander la raison pour laquelle ils font certaines choses, surtout en matière de pratiques religieuses. Posons-nous quelques questions sur les traditions qui entourent la période des Pâques. Où trouve-t-on dans la Bible la tradition du Carême ? Où trouve-t-on l’interdiction de manger de la viande le vendredi au cours du Carême (1 Timothée 4 :1-3) – et par conséquent la tradition de consommer du poisson ce jour-là ? Quel est le lien entre la résurrection et le dimanche de Pâques, dont les traditions sont associées à une déesse païenne de la fertilité ? Dans certaines langues, le nom même des Pâques porte le nom d’Éostre, cette déesse de la fertilité – Easter (anglais), Ostern (allemand) ou Ouschteren (luxembourgeois). Où trouve-t-on dans les Écritures des symboles de la fertilité tels que les lapins et les œufs ? Quel est le rapport entre tout cela et Jésus-Christ ?

La Bible nous exhorte d’examiner toutes choses et de retenir ce qui est bon (1 Thessaloniciens 5 :21). Lorsque le peuple d’Israël était sur le point d’entrer en Terre promise, Dieu lui donna les instructions suivantes à propos des nations étrangères :

« Garde-toi de te laisser prendre au piège en les imitant, après qu’elles auront été détruites devant toi. Garde-toi de t’informer de leurs dieux et de dire : Comment ces nations servaient-elles leurs dieux ? Moi aussi, je veux faire de même. Tu n’agiras pas ainsi à l’égard de l’Éternel, ton Dieu ; car elles servaient leurs dieux en faisant toutes les abominations qui sont odieuses à l’Éternel, et même elles brûlaient au feu leurs fils et leurs filles en l’honneur de leurs dieux. Vous observerez et vous mettrez en pratique toutes les choses que je vous ordonne ; vous n’y ajouterez rien, et vous n’en retrancherez rien » (Deutéronome 12 :30-32).

Cette exhortation est-elle obsolète ? Pas si nous croyons que « Jésus-Christ est le même hier, aujourd’hui, et éternellement » (Hébreux 13 :8). Si vous souhaitez approfondir ce sujet d’une importance vitale, lisez notre brochure gratuite La vérité au sujet des Pâques. Si vous souhaitez célébrer la Pâque biblique avec d’autres personnes qui suivent les Écritures plutôt que les traditions humaines, n’hésitez pas à contacter un de nos bureaux régionaux. Nous avons des congrégations et des ministres dans de nombreux pays à travers le monde.

 

1.    Abingdon Bible Commentary, édition 1957, p. 976
2.    Les Romains comptaient les heures à partir de minuit, tandis que les Juifs les comptaient à partir de l’aube, vers 6h du matin, créant un décalage d’environ six heures. Par exemple, la 3e heure selon la manière juive de compter (Marc 15 :1) correspond à 9h du matin selon la méthode romaine.
 

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